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critique du "retour au local"

 
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Deun



Joined: 14 Mar 2005
Posts: 1536
Location: Colombes(92)

PostPosted: 11 Sep 2005 17:12    Post subject: critique du "retour au local" Reply with quote

Suite du débat qui a eu lieu ici
http://zecc.free.fr/phpbb2/viewtopic.php?p=11674#11674
Revenons sur le thème du retour au local, et réflechissons aux problèmes que pose ce discours


1. parlons décentralisation

Je pense quand même qu'il faut prendre avec des pincettes l'idée de ce "retour au local", et ne pas le prôner comme le fait Latouche dans l'abstrait, sans mentionner des choses lourdes comme la "décentralisation" de l'Etat et dont les effets ne suivent pas ce qu'attendrait le sens commun (à savoir décentralisation = autonomie locale).

Car ce qui est pervers est ceci : on a une unité territoriale de fait qui est à l'échelle de l'Etat, que l'on peut critiquer mais que l'on ne peut pas défaire comme ça. Ensuite on défait cette unité, selon une "modernisation" pas très discutée, mais qui de fait est définie selon l'idéologie dominante du moment (globalisation des échanges).
Le résultat est pire, en fait. Car les ressources sont très inégalement réparties suivant les territoires, d'une part. La bureaucratie et les "délocalisations" de toute sorte ont augmenté, d'autre part.

L'évolution des organisations des entreprises montre que l'autonomie locale (que sont les interfaces commerciales en l'occurence) n'est pas contradictoire avec une intégration plus grande de l'ensemble. Donc au total un accroissement du système technicien pour parler vulgairement.
Cela se vérifie aussi avec la construction de l'UE : décentralisation de l'Etat et intégration dans un ensemble supérieur européen qui est l'UE.

Donc retour au local, oui, certes, mais faut pas griller les étapes et faire croire n'importe quoi aux gens.

Il y a là un vrai questionnement : quel est l'échelon pertinent, aujourd'hui, pour une relocalisation de l'économie, c'est-à-dire celui où l'on pourrait défaire les infrastructures lourdes de la mondialisation ?
A mon sens, certainement pas à l'échelon local (commune)....

Quelque part, on a perdu trop de temps, dans les affres de la mondialisation, pour que d'un coup on puisse retourner "au local".
Le niveau d'action n'est-il pas national plutôt que local ?

2. comment défaire le processus de globalisation

D'abord sur le plan de l'énergie, les réseaux sont nationaux pour l'électricité, mondiaux pour le reste. Comment défaire ça ? Qu'est-ce qu'on peut garder ?

Par exemple, EDF me semble être une nuisance capitaliste, contraire à une relocalisation, quand elle vend son électricité à l'extérieur ou quand elle prend des participations dans d'autres entreprises.

Ensuite culturellement. On a un marché national de main-d'oeuvre et de niveau de diplôme, qui passe au niveau européen avec l'UE. Comment défaire ça ?

En gros on est dans un processus de mondialisation, toujours. La précarité augmente, et donc on se retrouve très occupés à identifier ce contre quoi il faut lutter. Et c'est très ambigu, très compliqué, car il y a un écart entre le symbole et ce qu'il y a derrière. Voir pour EDF, que spontanément on pourrait défendre, parce que c'est l'échelon national, qu'il y a un certain respect des travailleurs, mais qui justement se sert d'une assise nationale pour se constituer en nuisance capitaliste. On pourrait le dire d'autres grosses entreprises aussi.

Décroissance équitable, donc. Mais avec quel seuil d'inégalité entre régions au delà duquel ce n'est plus équitable ?
Est-ce que si on met ce seuil, on ne fait pas le jeu du capitalisme mondialisé, qui profite justement des différentiels entre régions, et qui se satisfait par conséquent pleinement d'un retour au local ("retour" fantasmé et qui est en réalité une décentralisation/intégration dans un ensemble supérieur comme vu précédemment) ?
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Kobayashi



Joined: 08 Apr 2004
Posts: 1885

PostPosted: 11 Sep 2005 18:30    Post subject: Reply with quote

Très intéressant débat en effet et des problèmes très justes soulevés.

Je suis entièrement d'accord avec toi pour dire que la décentralisation est un danger pouvant consolider et accroitre les inégalités entre les régions (il existe des régions pauvres et des régions riches - mais ne pourrait t-on pas voir là dans une certaine mesure ce que tu dis à propos des inégalités sociales ?).

Les Verts et la Commission européenne militent tout deux paradoxalement pour une décentralisation poussée, vers une fédération de territoires appelés Euro-Régions. Et en effet, que des écologistes prônent la même chose que des politiques publiques cherchant d'abord l'efficacité du libéralisme économique a de quoi faire réfléchir. Alors comme tu dis, jouer la carte de la délocalisation et du local se serait faire le jeu du libéralisme économique. Rappelons ce qu'est l'idéal dans l'organisation spatiale du libéralisme économique : les territoires se spécialisent sur leurs " avantages comparés ".

Mais il me semble après avoir dit ces quelques méfiances vis-à-vis de la décentralisation, que le " local " dont parle la décroissance n'est pas celui des Verts ni de la commission européenne. Le local dont parle Latouche est en fait issu de l'oeuvre de Bernard Charbonneau (dont j'ai pas les livres sous les yeux mais dont j'essayerai de mettre quelques citations la prochaine fois de ce qu'il pense être le local à privilégier) : c'est le local du " bassin de vie ", l'espace des vivants, des relations concrètes faites de chair et d'os, en phénomélogie on dirait le local de la " communauté intersubjective ". Bref le local qui est celui de la spatialisation des réseaux d'affinités que tissent les vivants. C'est le local du " Volem viure al païs " (désolé pour l'orthographe Confus ) en gros. Philosophiquement c'est l'" Habiter " dont parle Heidegger (dans Essais et conférences, articles " Bâtir Habiter Penser " et " ...L'homme habite en poète... " voir aussi Heidegger, " Pourquoi nous restons en province " dans Le Magazine Littéraire, n°235, novembre 1986 un texte éclairant sur le local), c'est-à-dire que tout homme se tient dans le monde comme venu vers lui à partir d'un chez soi, bref l'ancrage en un sol natal permet la constitution du Soi et par là de l'altérité. Le local c'est aussi l'idée d'une communauté authentique, du creuset d'un vie essentielle (dans nos termes décroissants nous associons souvent le local à l convivialité). Cela m'est très douloureux de faire cette confession, mais pour moi, ce qu'il ressort de la " philosophie rurale décroissante " (comme d'ailleur de la " philosophie rurale libertaire " au XIX s.) a beaucoup avoir avec ce que pense Heidegger (il faudrait là sur ce lien poser cette question à Latouche dans un possible interview). Il faut noter par exemple que l'urbaniste Thierry Paquot, disciple d'Ivan Illich et par là proche des thématiques de la décroissance, est un pro-heideggérien. Et c'est pas un hasard. Sur un tout autre domaine que le local, on a pu dire que Ellul était l' " heideggérien français " même s'il ne fait jamais référence au philosophe nazi. Il faudrait que je développe beaucoup pour bien me faire comprendre... (mais j'ai là peu de temps). Sur Heidegger et donc ici sur sa pensée du local j'ai été très marqué par deux articles :

- Jean-Marie Brohm, " Du révisionnisme philosophique dans les limites de la simple raison. Heidegger et le national-socialisme " dans la revue Prétentaine 9/10 avril 1998.
- Marc Perelman, " Bâtir Habiter Penser contre Heidegger " dans Prétentaine 16-17. 2004

Il y a là dans ces deux articles un critique virulente de tous les présuposés philosphiques de tout pensée privilégiant le local. Ce qui me dérange aussi c'est qu'on y trouve aussi une critique virulente de ce qui serait la sobriété et la simplicité volontaire que nous prônons, et qu'Heidegger appelait clairement et publiquement de ses voeux. C'est assez complexe et difficile à dire dans des termes qui ne jargonnent pas trop... J'essayerai de présenter ce propos dès que j'ai un peu plus de temps pour le synthétiser.

Guy Debord était aussi attaché au " lieu " qu'il transformait par la situation. Est-ce que la " situation " debordienne a elle aussi des présuposés heidegériens invisbles ? C'est ce que certains lui ont reproché... pour ma part c'est un débat très lourd et je me suis pas du tout positionné là-dessus.

M'fin il faudra parler de tout cela (du local) et comme tu le fais dans la perspective de l'aménagement du territoire qu'appele de ses voeux Bernard Charbonneau.
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Guest






PostPosted: 11 Sep 2005 20:35    Post subject: Reply with quote

Est-ce que le fait qu'Heidegger ait été pro-nazi invalide forcément toutes ses analyses?
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Kobayashi



Joined: 08 Apr 2004
Posts: 1885

PostPosted: 11 Sep 2005 22:18    Post subject: Reply with quote

Non certainement pas !! Je ne suis pas pour séparer l'oeuvre de l'engagement de l'homme. Mais on ne peut certainement taxer l'oeuvre d'Heidegger de nazie, c'est n'importe quoi. Que dans certaines thématiques ou sous-thématiques Heidegger ait dérapé, là il me semble que l'on peut discuter si le nazisme politique d'Heidegger ait recouvert son thème philosophique. Et là je suis certainement d'accord pour dire qu'Heidegger (comme d'ailleurs de nombreux autres phénoménologues) a pris ses distances avec la méthode de la phénoménologie pour plonger dans de l'idéologie. Mais de toute façon on ne peut réduire l'oeuvre au nazisme et puis la philosophie c'est comme le football : il y a une première, une deuxième division et puis ceux qui tiennent la guérite de vente de glaces et de pop-corns (Onfray, Ferry, Comte-Sponville, BHL...). Heidegger avec Husserl, Lévinas, Henry, Ricoeur, Derrida font partis de la première division.

Il faut noter aussi qu'il y a un arrière-plan historico-politique très virulent derrière les articles de Jean-MArie Brohm et Marc Perelman que je cite. Ils sont tout les deux issus du trotskisme et ont détesté et détestent encore la secte marxiste althussérienne. Depuis la crise des marxismes à la fin des années 1970, une polémique s'est engagée, dans laquelle les trotskistes ont dénoncé chez les althussériens et maoistes ( le groupe de la Gauche Prolétarienne par exemple) un passage de Marx à Heidegger et Nietzsche. Donc un reniement, une apostasie. Les trotskytes les qualifient dès lors de " Bergers de l'Etre " car un véritable secte philosophique commence à prendre Heidegger pour " Le " Maitre. Et en effet en France aujourd'hui la grande majorité des défenseurs du nietzschéo-heideggériannisme vient du marxisme althussérien et des franges maoistes. Les trotskistes enveloppés dans leur habits anti-staliniens et antitotalitaires se sont donc jetés à corps perdu dans la polémique sur le nazisme d'Heidegger quand le scandale a éclaté en 1987. Bref ces deux articles font partis de la résistance du marxisme trotskyste à la vague heideggérienne de l'extrême-Gauche à partir du début des années 1980. Il faut il me semble prendre du recul par rapport à ce qu'ils disent et aussi relativiser leur charge.

Mais enfin le mieux sera de juger sur pièce quand j'aurai fait un petit résumé (j'espère cette semaine)

Je pense aussi qu'éclaircir cette question du local au travers de cette polémique autour de la thèse heideggérienne de l' "Habiter ", peut nous permettre d'y voir plus clair, et de trancher positivement ou négativement les réticences de certains d'entre-nous au local. Si on peut aussi considérer dans un certain sens Heidegger comme un philosophe ayant des liens étroits avec la pensée écologiste, ce débat autour du local peut aussi nous éclaircir dans le débat philosophique engagé par ceux qui accusent tout écologiste voulant conserver ou protéger la nature, de réactionnaires...
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ktche



Joined: 15 Jun 2004
Posts: 1383

PostPosted: 11 Sep 2005 22:54    Post subject: Reply with quote

Kobayashi wrote:
" ...L'homme habite en poète... "


Ca, c'est Hölderlin, pas Heidegger (même s'il ne s'est pas privé de redondir dessus) M. Green
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ktche



Joined: 15 Jun 2004
Posts: 1383

PostPosted: 11 Sep 2005 22:59    Post subject: Reply with quote

Kobayashi wrote:
[...] en France aujourd'hui la grande majorité des défenseurs du nietzschéo-heideggériannisme vient du marxisme althussérien et des franges maoistes


J'en connais... je veux dire : j'en connais la grande majorité M. Green
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bug-in



Joined: 13 Mar 2003
Posts: 4057
Location: prox. Montpellier

PostPosted: 29 Sep 2005 23:48    Post subject: Reply with quote

Beaucoup de mots pour peut de chose me semble t'il (vous me corrigerez allègrement je n'en doute pas).

La localisation, vivre chez soi en quelque sorte et pas empiétez n'importe ou, ce n'est "fermer", ni "vivre en solitaire" ou "seul". Une décentralisation sans solidarité entre les décentralisation ce n'est pas l'autonomie à mon sens c'est l'autarcie.
Et une société sans échange sociaux, c'est la mort (pour faire vite).
Plus je nous lis, plus je sens des fractures entres nos différentes positions, j'espère qu'elle resterons complémentaire.

Si je poste court, comme ce message, c'est pas pour dire que ce que vous avez dit n'a pas d'importance mais justement pour revitaliser le problème avec peut de mot.

Le problème me semble simple, pas forcément sa solution, mais je ne pense pas non plus que nous sommes là pour dire ce qu'il faut faire, ni comment le faire. Déjà valorisons la question.
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Deun



Joined: 14 Mar 2005
Posts: 1536
Location: Colombes(92)

PostPosted: 30 Sep 2005 9:38    Post subject: Reply with quote

Je réponds pour moi : mon propos sur de nombreux points (informatique, inégalités, décentralisation, ...) est d'avertir de ces structures lourdes contre lesquelles la concrétisation de la décroissance va rencontrer en son sein même.
En gros je me dis qu'une auto-critique sévère de la décroissance va dans le bon sens, parce qu'elle permet à d'autres gens que nous de s'approprier les problèmes posés ! Et je me dis aussi qu'il y a beaucoup de fonctionnaires, travaillant dans les collectivités locales, qui doivent avoir bien des choses à dire (concrètes) sur le "localisme" prôné par nos universitaires et militant attitrés !...


Quote:

Une décentralisation sans solidarité entre les décentralisation ce n'est pas l'autonomie à mon sens c'est l'autarcie.


Complètement d'accord !

On reviendra sur ce sujet essentiel de la place de l'Etat (en France) et de la décentralisation...
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Kobayashi



Joined: 08 Apr 2004
Posts: 1885

PostPosted: 30 Sep 2005 17:55    Post subject: Reply with quote

Bon j'essaye de revenir sur ce que j'ai écrit à propos du sol chez Heidegger. Tout d'abord l'article de Marc Perelman qui accusait Heidegger de nazisme dans son texte " Batir Habiter Penser ". Pour me faire mon opinion sur la valeur de l'analyse phénomémologique d'Heidegger dans ce texte, j'ai essayé (d'abord de le relire bien entendu) de voir ce qu'en pensé d'autres philosophes. Rapidement j'ai compris que les thèmes à propos du sol dans ce texte, viennent d'une réflexion précedente dans le texte sur " L'origine de l'oeuvre d'art " qui fonde lui véritablement la thématique du sol.

Hors - et pour moi c'est une caution qui dégage Heidegger de l'accusation de nazisme dans ce texte - Husserl (donc le maître de Heidegger) dans un manuscrit (où il s'attaque au rapport entre la chair subjective et le sol - fascicule où il montre que non, " La Terre ne se meut pas ") fait directement référence au texte sur " L'origine de l'oeuvre d'art " et en valide - par une autre terminologie - le fond de la thèse heideggérienne. (bon je vais évidemment pas expliciter sinon je me ferai pas comprendre).

Bref (et à la relecture de l'article de Perelman qui finalement n'attaque pas frontalement le texte d'heidegger, mais dans sa périphérie), l'idée d'une présence de l'idéologie rurale du nazisme dans ce texte m'apparait fausse.

De plus l'apologie du retour au local, du sol, voire de la nature comme seul espace de civilisation opposé à un monde urbain et industriel fait de perversion, de dégénerescence, d'immoralité, n'est pas le seul fait du nazisme. Le romantisme allemand du XIX siècle, l'idéologie de l'ensemble des mouvements agraires européens et des syndicats agricoles de tous bord, font cette apologie du sol comme espace du vrai, de la vie réelle, de la civilisation.

L'oeuvre de B. Charbonneau - qui est le penseur " décroissant " qui a le plus réfléchi à la place du local dans une nouvelle société - s'inscrit dans cette sensibilité du vivre paysan, anti-centralisateur, anti-parisien, défavorable au monde des villes. On retrouve cela dans le ton de Charbonneau (chez F.Partant aussi mais beaucoup plus rarement), mais il cherche à chaque fois (et on voit qu'il y met beaucoup de courage) à présenter ce retour au local en mettant radicalement de côté l'idéologie rurale réactionnaire de la Droite (" La Terre ne ment pas "). Son projet c'est un petit peu comment organiser un " retour au local " de Gauche (voire souvent avec de forts accents révolutionnaires), projet fortement teinté d'auto-gestion et de valeurs libertaires. On voit qu'à chaque fois Charbonneau ressent la nécessité de nettement se distinguer de l'idéologie rurale de Droite : sa position complexe sur la défense du régionalisme par exemple illustre parfaitement cela.

Il complexifie admirablement le " retour au local ". C'est assez magistral, et la démonstration emporte souvent la conviction. J'essayerai de faire un résumé de sa pensée - très historisante - sur le retour au local et notamment sur les rapports entre l'Etat et le local qui font débats parmi nous.
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Lolotte



Joined: 05 Jul 2005
Posts: 54
Location: Massif jurassien

PostPosted: 09 Oct 2005 21:57    Post subject: Reply with quote

Deun wrote:
Et je me dis aussi qu'il y a beaucoup de fonctionnaires, travaillant dans les collectivités locales, qui doivent avoir bien des choses à dire (concrètes) sur le "localisme" prôné par nos universitaires et militant attitrés !...


ouais, moi j'en connais une très très personnellement ! Clin d'oeil
ce que je peux dire dans un premier temps, c'est que les marges de manoeuvres locales sans action globale (càd sans remise en cause globale du système et de ses bases), sont très très loin d'être à la hauteur des enjeux. et que pour tout dire, elles sont même ridicules... enfin, je pense qu'on en reparlera !
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Mans



Joined: 04 Oct 2005
Posts: 220
Location: Rhône-Alpes

PostPosted: 09 Mar 2006 21:11    Post subject: Retour à la vie locale et société contre l'Etat Reply with quote

une source d'inspiration futur pour le retour au localisme ?

http://www.apres-developpement.org/alire/textes/contributions/R%E9volution%20au%20village.htm
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