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Discussion sur le changement climatique et la biodiversité

 
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Kathrin
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PostPosted: 20 May 2008 13:24    Post subject: Discussion sur le changement climatique et la biodiversité Reply with quote

Salut, tout le monde!!

Étant la Schtroumpfette "Diffuseuse" pendant la discussion du 18 mai sur le changement climatique et la biodiversité dans le Samovar, j'ai rédigé un petit "protocole" et j'ai rajouté les dates des rencontres/des festivals/etc. J'espère que ca va être utile !! Alors, bonne lecture à tous !!

A bientôt !! Kathrin

...

Le Pas de Côté :

Le changement climatique est sur toutes les lèvres : il s’agit de sauver « la planète ». Mais qu’est-ce que cela veut dire, quels sont les vrais défis et quel rôle l’être humain prend et devait prendre ?

Le GIEC, le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution climatique (ou bien l’IPCC, Intergouvernmental Panel on Climate Change) a été créé en 1988 lors de la conférence de La Haye. En 1990, un premier rapport du groupe constate que le réchauffement climatique est comparable à la variabilité naturelle. Mais déjà en 1995, le GIEC remarque l’influence de l’homme sur le climat et il fait le rapport entre le réchauffement et le développement industriel. En 2001, à partir des données statistiques, le GIEC perçoit que le réchauffement au cours des dernières 50 années est probablement dû aux activités humaines : aujourd’hui, grâce au dernier rapport de 2005, il n’y a plus de doutes sur la responsabilité humaine par rapport au changement climatique.
Le taux de CO2 est le plus élevé depuis 800 000 ans ce qui est principalement dû à l’exploitation des énergies fossiles – surtout le charbon, le pétrole et le gaz – et l’essor de leur usage depuis les années 1950. Cela entraîne l’accumulation des gaz à effet de serre dans l’atmosphère et le réchauffement de la Terre : le défi supplémentaire se constitue de l’effet à long terme résultant de la durée de vie très longue de ces gaz.
En plus, le changement climatique n’influe pas seulement sur la température (qui pourrait augmenter jusqu’à 5°C en un siècle) mais aussi sur le cycle de l’eau et, dans un sens large, sur toute la biosphère. Partant de là, on peut construire un imaginaire avec trois cercles qui sont interdépendants les uns des autres : l’atmosphère menacée par le changement climatique ; la biosphère avec les écosystèmes et le défi de la biodiversité ainsi que l’anthroposphère (donc, le rôle de l’Humanité).
L’écosystème désigne la relation des espèces avec leur milieu environnemental qui serait, à condition qu’il y ait la biodiversité la plus large possible, en évolution constante. Or, les journaux publient en permanence des articles d’avertissement : 60% des écosystèmes permettant la vie sur la Terre sont dégradés ce qui entraîne un déclin alarmant de la biodiversité, et surtout de la biodiversité qui ne se voit pas mais qui est cependant plus large en masse et en diversité.
L’interférence entre les écosystèmes et leur biodiversité et le changement climatique est évidente : le groupe de travail II du GIEC a publié en 2007 un rapport qui souligne cette interdépendance et met l’accent sur la poursuite de la migration des espèces (comme par exemple le noisetier répandu en France qui migre vers la Finlande), la disparition des espèces (comme par exemple le chêne) et la prolifération des espèces due à la disparition d’un compétiteur (comme par exemple la prolifération des méduses ou la propagation continue des maladies). De surcroît, tout cela a des conséquences sur l’Humanité (migration, paupérisation, augmentation des conflits, défis de nutrition, etc.) qui est obligé à s’adopter à une nouvelle donnée écologique caractérisée par des déluges, par des canicules, par la désertification, etc. Donc, un changement du mode de vie qui est lié étroitement à la décroissance est indispensable pour limiter le changement climatique et ses effets (cf. Hervé Le Treut).

Utopie ou non de pouvoir limiter les gaz à effet de serre et de changer la mauvaise route où l’on se trouve encore en ce moment ? Par des énergies renouvelables qui entraînent forcément la décroissance et demandent une autre civilisation de vie…par les médias qui devraient encore faire un effort pour adopter un véritable rôle positif dans la prise de conscience…non pas par l’économie verte qui s’efforce de produire des 4x4 avec des moteurs à hydrogène mais par une économie qui est effectivement liée à l’écologie.
Dans la discussion, une question a rapidement surgi : est-ce qu’il faut mettre l’accent sur la responsabilité de tous ou est-ce qu’on est contraint d’un système autour de nous qui s’auto-entretient et avec lequel il faut rompre complètement ? Car on est techniquement capable de lutter contre beaucoup de mal dans le monde mais comme la propriété privée prône sur la distribution et l’intérêt personnel domine l’intérêt général, il y a des effets pervers qui s’illustrent par l’exemple suivant : les pharmaciens produisent des traitements sur le VIH mais les pays du Sud qui en ont besoin le plus sont privés de ces traitements. Un droit d’ingérence de tous ou un droit de regard pourrait surmonter cet obstacle.
Le débat s’est poursuivi par la problématique suivante : l’Humanité est paradoxalement exclue du cercle de la biodiversité, elle est au centre et elle se permet de dominer la nature. Cette pensée est étroitement liée à la pensée progressiste et à la croyance en la science qui veut résoudre tous les problèmes qui se posent. Finalement, on pourrait se poser la question pourquoi il y a la science et jusqu’où elle a intention d’aller ? Une phrase qui résume bien la discussion a été la suivante : « On a perdu le poids de nos actes. »

Bibliographie utile :
Jean-Pierre Dupuy : « Pour un catastrophisme éclairé. Quand l’impossible est certain »


Des rencontres/festivals/actions relatifs au sujet :

Vendredi et Samedi, 30 et 31 mai
- Gradignan : « Festimut »
- Vélorution
- Léognan

Dimanche, 15 juin
- Toulouse : « Rencontres toulousaines »

Samedi, 29 juin
- Gradignan : « Festival Zarpette »

4, 5 et 6 juillet
- Sanguinet : Festival

Dimanche, 20 juillet
- St Émilion : « Tour de France de la biodiversité »

12 – 15 juillet
- Rencontres des Objecteurs/-trices de croissance à la Ferme « La Batailleuse »
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jaf



Joined: 14 Mar 2008
Posts: 167
Location: Auvergne(63)

PostPosted: 20 May 2008 22:16    Post subject: Reply with quote

Le réchauffement climatique est bien sensible (plus que visible) lorsqu'on touche le capot de son véhicule, après que le moteur ait tourné.
S'il n'y avait que le sien, on pourait rire de cette constatation!

Seulement, au même instant où nous en parlons, des milliers de moteurs "thermiques" marchent...
La combustions du pétrole fournit de la chaleur, et la seule échappatoire pour celle-ci est l'atmosphère, qui donc se réchauffe.
En moins de 300 ans, l'humanité a quasiment brûlé tout le pétrole qui a mis entre 70 et 100 millions d'années à se former.

Avec frénésie, nous assistons sous nos yeux à la fin de programmée de cette matière première, à la fonte des poles, aux incendies des forêts, à l'extinction de toutes les biodiversités!
On pourrait crier STOP, arrêter soi-même de participer à ce grand gaspillage, cela ne suffirait pas!

La Terre est partie sur son aire et on se demande si le qualificatif "Sapiens" (celui qui sait) a bien lieu d'être accolé à "homo".
Les nuages chargés de pluie glanée aux pôles s'amoncellent, recouvrent nos pays tempérés et nous préparent des surprises météorologiques.

A mon avis, les océans ne déborderont pas comme prévus (bonne nouvelle dans les catastrophes annoncées), car les pôles sont légèrement applatis par rapport à la rotondité de la Terre. cette différence par rapport au rayon moyen de la Terre est de 15 kilomètres.
Ce bout de calotte permet d'en contenir des litres...

Nous allons vers un futur inconnu, décidé par une sorte d'apprenti sorcier, qu'on appelle homme. Préparons-nous à l'impensable, car l'humanité n'est vraiment pas raisonnable. Mort de rire Idée
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Deun



Joined: 14 Mar 2005
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Location: Colombes(92)

PostPosted: 21 May 2008 9:25    Post subject: Re: Discussion sur le changement climatique et la biodiversi Reply with quote

Kathrin wrote:
l’Humanité est paradoxalement exclue du cercle de la biodiversité, elle est au centre et elle se permet de dominer la nature.


C'est en son nom que la nature est dominée, mais ni toi ni moi ne dominons quoi que ce soit, pas même les protocoles qui ont conduit à des abstractions telles que :

Kathrin wrote:
Le taux de CO2 est le plus élevé depuis 800 000 ans ce qui est principalement dû à l’exploitation des énergies fossiles


C'est plutôt l'impuissance de chacun qui est la donnée de base pour aborder ces questions, non pas tous ces chiffres que tu donnent qui n'en sont qu'une conséquence.
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jaf



Joined: 14 Mar 2008
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Location: Auvergne(63)

PostPosted: 21 May 2008 23:03    Post subject: Reply with quote

L'impuissance de chacun, sans doute, mais dans une société qui élit des responsables dans cette société hiérarchisée, il est facile de repérer ceux ou celles qui ont une bribe de puissance....

C'est peut-être parce que cette "domination" (toute relative) de quelques uns par rapport à toute cette masse suiveuse, que les décideurs décident de ne pas faire grand-chose, afin de ne pas aller contre le mouvement général.
Malgré les situations qui changent, la réaction des responsables, mais de toute manière non coupables, elles, ne changent pas quant à leur traitement.

Par exemple, actuellement, les pêcheurs râlent contre le pétrole trop cher.
Il n'y a presque plus de pétrole, ni de poissons, il faudrait qu'un responsable suggère de revenir, peut-être, à la marine à voile; les pêcheurs pourraient à la fois protéger la ressource halieutique tout en se passant du pétrole.

Ben, non, la solution encore une fois envisagée, c'est la pêche à la subvention pour se payer du gasoil.
Les pêcheurs devraient, si cela continue, organiser des ballades en mer, pour expliquer à la population cliente comment, autrefois, les océans, les mers étaient poissonneux Exclamation

Je ne sais pas comment se présentera la fin de ce conflit, que déjà d'autres se préparent!
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Deun



Joined: 14 Mar 2005
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Location: Colombes(92)

PostPosted: 22 May 2008 9:17    Post subject: Reply with quote

jaf wrote:
il faudrait qu'un responsable suggère de revenir, peut-être, à la marine à voile


Qui ça ?
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korrotx.
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PostPosted: 22 May 2008 10:03    Post subject: Reply with quote

Quote:
il faudrait qu'un responsable suggère de revenir, peut-être, à la marine à voile; les pêcheurs pourraient à la fois protéger la ressource halieutique tout en se passant du pétrole.
Revenir à la voile pour cause de pétrole trop cher, ça a été fait par certains pendant un des deux chocs pétroliers des années 1970, sans attendre de suggestion d'un "responsable". Le problème est que les voiliers encore utilisables à l'époque sont passés depuis longtemps à la casse.
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bug-in



Joined: 13 Mar 2003
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PostPosted: 22 May 2008 16:40    Post subject: Reply with quote

Et j'ose a peine imaginer l'état des savoirs faires...
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Participer a libérer et cultiver les conditions locales et pérennes d’existences et d’autodéterminations des vivants, sans domination.
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jaf



Joined: 14 Mar 2008
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Location: Auvergne(63)

PostPosted: 22 May 2008 22:49    Post subject: Reply with quote

Je parlais de la marine à voile, comme ça, pour aider!
En fait, je suis végétarien depuis 7 ans, je n'ai pas mangé de poissons durant cette période.

Si c'est trop compliqué de savoir mener sa barque à la voile, il reste pour ceux qui aiment le poisson de mer, d'aller au bout de la jetée du port et de sortir sa canne à pêche. Sans doute que là aussi il faut avoir conservé des savoir-faire!!! Exclamation

Je serai plutôt partisan que ces pêcheurs retournent à la terre, et cultivent des légumes. On peut s'en nourrir, et se passer carrément de devoir tuer des animaux.

Cette éventualité que je pratique en vrai (donc qui n'est plus une éventualité à mon niveau) depuis des années est sans doute trop en avance sur les événements en cours; aussi, attendons de voir comment les choses vont tourner dans les jours ou les semaines à venir.
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bug-in



Joined: 13 Mar 2003
Posts: 4057
Location: prox. Montpellier

PostPosted: 27 May 2008 15:18    Post subject: Reply with quote

Le savoir faire, c'est aussi savoir fabriquer de tel bateau... c'est cela qui est a mon sens inquiétant et en disparition. mais nous sommes pleins de ressources Sourire
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Kobayashi



Joined: 08 Apr 2004
Posts: 1885

PostPosted: 15 Aug 2008 14:02    Post subject: Reply with quote

Bientot les dirigeants du monde appliqueront la bureaucratie de la décroissance, c'est du moins ce que commencent désormais à leur réclamer les " experts "...

Quote:
La sixième extinction des espèces peut encore être évitée
LE MONDE | 13.08.08 |

L'espèce humaine, forte de 6,7 milliards d'individus, a tellement modifié son environnement qu'elle porte maintenant gravement atteinte à la biodiversité des espèces terrestres et marines, et à terme à sa propre survie. A tel point que des scientifiques, de plus en plus nombreux, n'hésitent pas à parler d'une sixième extinction, succédant aux cinq précédentes - dues à d'importantes modifications naturelles de l'environnement - qui ont scandé la vie sur Terre. L'Union mondiale pour la nature (UICN), qui travaille sur 41 415 espèces (sur environ 1,75 million connues) pour établir sa liste rouge annuelle, estime que 16 306 sont menacées. Un mammifère sur quatre, un oiseau sur huit, un tiers de tous les amphibiens et 70 % de toutes les plantes évaluées sont en péril, constate l'UICN.

Est-il encore possible de freiner ce déclin des espèces, qui risque de s'amplifier quand notre planète portera 9,3 milliards d'humains en 2050 ? Les biologistes américains Paul Ehrlich et Robert Pringle (université Stanford, Californie) pensent que oui, à condition de prendre plusieurs mesures radicales sur le plan mondial. Ils les présentent dans les Comptes rendus de l'Académie des sciences américaine (PNAS) du 12 août, qui consacrent un dossier spécial à la sixième extinction.

En préambule, ces deux chercheurs n'hésitent pas à déclarer que "l'avenir de la biodiversité pour les dix prochains millions d'années sera certainement déterminé dans les cinquante à cent ans à venir par l'activité d'une seule espèce, Homo sapiens, vieille de seulement 200 000 ans". Si l'on considère que les espèces de mammifères - dont nous faisons partie - durent en moyenne un million d'années, cela place Homo sapiens au milieu de l'adolescence. Or cet "ado" mal dégrossi, "narcissique et présupposant sa propre immortalité, a maltraité l'écosystème qui l'a créé et le maintient en vie, sans souci des conséquences", ajoutent sévèrement Paul Ehrlich et Robert Pringle.


SURCONSOMMATION


Il faut donc, selon eux, insuffler un changement profond dans les mentalités, de façon à porter un autre regard sur la nature. Car, disent-ils, "l'idée que la croissance économique est indépendante de la santé de l'environnement et que l'humanité peut étendre indéfiniment son économie est une dangereuse illusion". Pour contrer cette dérive, il faut commencer par maîtriser l'expansion démographique et diminuer notre surconsommation des ressources naturelles, dont une bonne part sert à assouvir des goûts superflus et non des besoins fondamentaux. La pisciculture et l'aviculture sont par exemple moins coûteuses en transport et en fioul que l'élevage des porcs et des boeufs, réunis dans le sacro-saint cheeseburger au bacon...

Autre angle d'attaque : les services offerts par la biosphère sont nombreux et gratuits. Elle fournit les matières premières, les systèmes naturels de filtration des eaux, le stockage du carbone par les forêts, la prévention de l'érosion et des inondations par la végétation, et la pollinisation des plantes par des insectes et des oiseaux. A elle seule, cette dernière activité pèse 1,5 milliard de dollars aux Etats-Unis. Aussi serait-il souhaitable d'évaluer le coût des services offerts par la nature et de l'intégrer dans les calculs économiques pour assurer leur protection.

Pour financer le développement des zones protégées, pas assez nombreuses et trop morcelées, Paul Ehrlich et Robert Pringle proposent de faire appel à des fondations privées dédiées à la conservation. Ce qui coûte moins cher au contribuable et permet de générer des sommes importantes. Au Costa Rica, un fonds de ce genre, Paz con la naturaleza, a drainé 500 millions de dollars, somme qui servira à financer le système de conservation du pays. On peut aussi associer plus étroitement pasteurs et agriculteurs à la préservation de la biodiversité, en évitant de leur imposer des décisions sur lesquelles ils n'ont pas prise, et à condition qu'ils y trouvent leur compte. Cela passe par des explications et une meilleure éducation dans ce domaine. Mais rien n'empêche aussi de restaurer les habitats dégradés.

Cependant, les deux chercheurs s'inquiètent du divorce croissant, dans les pays industrialisés, entre la population et la nature, divorce dû à l'utilisation intensive du multimédia. Ils remarquent que, "aux Etats-Unis, la montée des médias électroniques a coïncidé avec une baisse importante des visites des parcs nationaux, après cinquante ans de croissance ininterrompue". Et il semble que des phénomènes similaires aient lieu dans d'autres pays développés. Aussi, avec un sens certain de l'à-propos, Paul Ehrlich et Robert Pringle proposent-ils d'ajouter une dimension écologique aux univers virtuels les plus connus, tel Second Life.

Christiane Galus


Quote:
Les grandes extinctions du passé.

Les débuts de la vie remontent à 3,7 milliards d'années. Mais il a fallu attendre l'explosion du cambrien, il y a 500 millions d'années (Ma), pour qu'apparaissent les premiers organismes marins complexes. A partir de cette date, cinq grandes extinctions ont eu lieu.


LA PREMIÈRE, IL Y A 440 MA, a fait disparaître 65 % des espèces, toutes marines. Des glaciations importantes suivies d'un réchauffement auraient provoqué de grandes fluctuations des niveaux marins.



LA DEUXIÈME, IL Y A 380 MA, a causé la mort de 72 % des espèces, marines pour l'essentiel. La catastrophe serait due à un refroidissement global succédant à la chute de plusieurs météorites.



LA TROISIÈME, IL Y A 250 MA, a été si importante que la vie a failli ne pas s'en relever. On estime que 90 % de toutes les espèces (marines et terrestres) ont disparu. Les causes de la catastrophe sont encore en débat, mais on pense que d'immenses coulées de lave en Sibérie, peut-être provoquées par la chute d'un astéroïde, ont profondément changé le climat et diminué l'oxygène dissous dans l'eau des mers.



LA QUATRIÈME, IL Y A 200 MA, est associée à l'ouverture de l'océan Atlantique et à d'importantes coulées de lave qui ont réchauffé le climat. 65 % des espèces ont péri.



LA CINQUIÈME, IL Y A 65 MA, est la plus connue, car elle est associée à la disparition des dinosaures et de 62 % des espèces. Les causes avancées sont la chute d'un astéroïde dans le golfe du Mexique et d'importantes coulées de lave en Inde.



PLUS PRÈS DE NOUS, AU COURS D'UNE PÉRIODE ALLANT DE 50 000 À 3 000 ANS, avant aujourd'hui, la moitié des espèces des grands mammifères pesant plus de 44 kg ont disparu. Certains chercheurs incriminent principalement l'homme et estiment que la sixième extinction, celle qui est due à l'action d'Homo sapiens a déjà commencé.

_________________
Critique de la valeur et du travail

Brochure du Manifeste contre le travail de Krisis.

http://sortirdeleconomie.ouvaton.org/ (3 n° du bulletin)
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