forum.decroissance.info » Forum Index forum.decroissance.info »
Lieu d'échanges autour de la décroissance
 
 FAQFAQ   SearchSearch   MemberlistMemberlist   UsergroupsUsergroups   RegisterRegister 
 ProfileProfile   Log in to check your private messagesLog in to check your private messages   Log inLog in 

Du fétichisme

 
This forum is locked: you cannot post, reply to, or edit topics.   This topic is locked: you cannot edit posts or make replies.    forum.decroissance.info » Forum Index -> Sortir de l'économie ?
View previous topic :: View next topic  
Author Message
kazh ar c'hoad



Joined: 23 Dec 2008
Posts: 131
Location: Pays de St Brieuc (22)

PostPosted: 11 Apr 2009 21:15    Post subject: Du fétichisme Reply with quote

Si nous devions admettre que toute forme religieuse s'appuie sur un fétichisme, que l'économie à son tour dans notre société capitaliste se structure aussi par rapport à une forme de fétichisme (de la valeur et de la marchandise), et que ces différentes formes de fétichisme issues néanmoins d'une même forme de pensée ont toutes pour corrolaire d'objectiver la force d'une société, sa puissance d'être, nous pouvons alors avancer qu'un véritable progrès de la conscience humaine (par la sortie de l'économie et de ses prédicats tels l'argent, la valeur, le travail dans notre cas) serait de dépasser toute forme de fétichisme.
Comment peut-on entrevoir cette évolution ? Par quels actes peut-on faire en sorte d'accroitre la conscience collective envers sa propre force, sa propre capacité de socialisation, sans risquer une certaine forme de totalitarisme ?

L'autogestion et ses contraintes, sa nécessité d'en découdre d'avec la complexité et la multiplicité humaine, en est une solution, mais non suffisante.
Des pratiques de circulation des biens, autre que l'échange marchand, sont aussi des facteurs de re-socialisation aptes à pouvoir élever la conscience des personnes envers leur responsabilité et leur pouvoir, mais sont-elles capables à elles-seules de vaincre toute forme de fétichisme, même liées à une forme d'autogestion ?

Je ne pense pas pour ma part que le fétichisme soit inhérent à l'humain et donc indépassable. Il y a donc matière à débattre au sujet de l'origine du fétichisme et de son dépassement possible. Comment en d'autres termes orienter notre évolution afin de libérer notre force sociale des fétiches dans lesquelles nous les avons enfermé depuis si longtemps (dieux ou marchandises) ?
_________________
"Le travail est une pollution qui crée toutes les autres"
Un anonyme sur un mur de Brest en 1980

http://www.libertat22.lautre.net

http://ecologie-et-emancipation.over-blog.com
Back to top
View user's profile Send private message
bug-in



Joined: 13 Mar 2003
Posts: 4057
Location: prox. Montpellier

PostPosted: 11 Apr 2009 22:08    Post subject: Reply with quote

Il faudrait définir ce que l'on entend par fétichisme.
Personnellement si le fétichisme c'est l'attachement, une sorte de sacré ou de paradigme, à une valeur, un objet, une idée etc... je crains pour ma part être en désaccord et dire que le fétichisme est nécessaire à une vie politique, dans la mesure ou il pourrait être par exemple la "fin" de notre action, ce que l'on vise au final.

Par contre j'aurai tendance a dire qu'il y a peut-être un grand pas entre un fétichisme non conscient voire extérieur (défini par les autres) et un que l'on aurait participer a mettre en place.

Grosso modo, si l'on veux se lancer dans les hautes sphères je crois que ta question rejoins dans la philosophie politique la possibilité d'une société laïque, qu'est ce qui au final fait que les gens sont lié dans cette société, si ce n'est pas par la religion (acte de relier) ? On peut dire, avec Bayle notamment qu'effectivement une société laïque est possible. Mais avec Hume arrive une autre question : ne mettrons pas pour ainsi dire en place une religion de la laïcité ? N'arriverai t'on pas au final a la reflexion de Rousseau sur la nécessité d'une religion populaire ?

Personnellement j'adhère assez aux thèses de Hume sur les questions de la connaissance et du savoir. Pour moi même la science est une forme de croyance. Et il faut un minimum de croyance nécessaire que l'on ne remet pas en doute chaque matin pour pouvoir vivre correctement (par exemple la croyance en la gravité, savoir que les choses tombent quand on les lâches, c'est quand même utile! Je vais pas le vérifier chaque matin).
_________________
Pour des communautés libertaires écocentrique et affinitaire

Participer a libérer et cultiver les conditions locales et pérennes d’existences et d’autodéterminations des vivants, sans domination.
Back to top
View user's profile Send private message
kazh ar c'hoad



Joined: 23 Dec 2008
Posts: 131
Location: Pays de St Brieuc (22)

PostPosted: 13 Apr 2009 17:29    Post subject: Reply with quote

bug-in wrote:
Il faudrait définir ce que l'on entend par fétichisme.
Personnellement si le fétichisme c'est l'attachement, une sorte de sacré ou de paradigme, à une valeur, un objet, une idée etc... je crains pour ma part être en désaccord et dire que le fétichisme est nécessaire à une vie politique, dans la mesure ou il pourrait être par exemple la "fin" de notre action, ce que l'on vise au final.

Par contre j'aurai tendance a dire qu'il y a peut-être un grand pas entre un fétichisme non conscient voire extérieur (défini par les autres) et un que l'on aurait participer a mettre en place..


Je fais un lien entre le concept de fétichisme et celui d'aliénation (de la pensée), donc effectivement, je fais référence à un fétichisme que tu nommes non conscient, extérieur. Par contre je pense qu'il y aurait tout de même une différence assez nette à faire dans ce domaine entre le fétichisme religieux et celui qui aliène nos pensées à la valeur et au travail ; et ce du fait de leur mode d'apparition et de la profondeur affective à partir de laquelle chacune est apparu (mais bon, ce n'est qu'une impression et ça demanderait à être creusé)

Quote:
Grosso modo, si l'on veux se lancer dans les hautes sphères je crois que ta question rejoins dans la philosophie politique la possibilité d'une société laïque, qu'est ce qui au final fait que les gens sont lié dans cette société, si ce n'est pas par la religion (acte de relier) ? On peut dire, avec Bayle notamment qu'effectivement une société laïque est possible. Mais avec Hume arrive une autre question : ne mettrons pas pour ainsi dire en place une religion de la laïcité ? N'arriverai t'on pas au final a la reflexion de Rousseau sur la nécessité d'une religion populaire ?


La laÏcité est effectivement très souvent en lien avec une autre forme de fétichisme qui est celui de la république et de la citoyenneté. L'aliénation peut s'effectuer dans ce cas au travers de valeurs sensées être supérieures à toute forme d'auto-organisation (et ceci dit sans forcément rejeter certaines de ses "valeurs républicaines et laÏques" dans l'absolu, car exprimant parfois des évolutions sociales indéniables). La laÏcité peut devenir éventuellement une forme de religiosité, pourquoi pas.

Quote:
Personnellement j'adhère assez aux thèses de Hume sur les questions de la connaissance et du savoir. Pour moi même la science est une forme de croyance. Et il faut un minimum de croyance nécessaire que l'on ne remet pas en doute chaque matin pour pouvoir vivre correctement (par exemple la croyance en la gravité, savoir que les choses tombent quand on les lâches, c'est quand même utile! Je vais pas le vérifier chaque matin).


Il peut exister (et il existe !) une croyance en la science, une foi en la science, liée d'ailleurs parfois à une certaine forme de laÏcité. Mais en ce qui concerne les "découvertes" de la science, je ne pense pas que nous puissions parler de croyance mais de crédit que nous apportons à des théories et pour lesquelles nous sommes plus ou moins aptes à en vérifier à un moment ou à un autre la véracité (autant que faire se peut). Ce ne sont pas les "découvertes" en elles-même qui peuvent représenter une quelconque forme d'aliénation ( ne pouvant effectivement refaire quotidiennement le processus de recherche en ce qui concerne telle ou telle découverte, nous devons bien à un moment faire confiance en ceux qui ont, ou ont eu, l'autorité - et non le pouvoir ! - de le faire) mais bien plutôt le fait de faire passer des théories pour des vérités (théorie de l'effet de serre et de ses conséquences supposées par exemple, ou de la sélection naturelle et de sa récup par les libéraux)).


Mais quel serait une forme de fétichisme positif dans un dessein politique ?
Sous la forme d'une fin en politique (s'il s'agit de cela), ne pourrait-elle justement, pré-supposer et donc amoindrir la portée de l'agir-ici-et-maintenant, les moyens, en plaçant l'idéal au-dessus de l'expérience et de la médiation créatrice ?

(je n'ai pas de réponses toutes faites.........je m'interroge) Clin d'oeil
_________________
"Le travail est une pollution qui crée toutes les autres"
Un anonyme sur un mur de Brest en 1980

http://www.libertat22.lautre.net

http://ecologie-et-emancipation.over-blog.com
Back to top
View user's profile Send private message
kazh ar c'hoad



Joined: 23 Dec 2008
Posts: 131
Location: Pays de St Brieuc (22)

PostPosted: 26 Apr 2009 18:28    Post subject: Reply with quote

Critica Radical wrote:
NE COUREZ PLUS VERS L’EFFONDREMENT

L’inmpensable et l’impossible vont se rencontrer !



Un homme se tourmentait quand il voyait son ombre et il était de mauvaise humeur quand il remarquait ses traces. Un jour, il décida de s’en débarrasser. Il se leva et s’est mis à courir pour se libérer tant de l’une que de l’autre.

Mais l’ombre l’accompagnait toujours et, quand il posait le pied sur sol pour marcher, ses traces apparaissaient. D’après lui, son erreur était due au fait qu’il ne courait pas comme il fallait. Donc, il s’est mis à courir à toute vitesse et sans s’arrêter.

Un savant apprit l’histoire de homme et décida de l’aider. Le savant s’arrêta pour réfléchir et il découvrit une façon de mettre fin à la souffrance de l'homme. Mais quand il lui rendit visite, il apprit que l’homme

avait succombé tandis qu’il courait. Le savant avait pensé qu’une chose, qui semblait impensable, constituait une réponse pour l’homme. Il suffisait qu’il s’abrite à l’ombre pour que la sienne disparaisse et qu’il s’arrête pour que ses traces ne se

forment plus.

Des ombres et des traces menacent l’humanité et la planète. Elles annoncent que les êtres humains sont face à une crise sans précédent dans leur histoire. En pleine troisième révolution industrielle, le capitalisme, grâce à la microinformatique, rend pour la première fois le travail obsolète. En rendant obsolète le travail, il rend obsolète la société capitaliste elle-même avec ses fondements.

Voyons : le but de la production moderne est de transformer l’argent en plus d’argent. Cela n’est possible que parce que, dans le capitalisme, l’argent est l’incarnation du travail. À l'époque de son développement, des usines avec plus de 30 000 travailleurs ont surgi. Et cela a eu lieu parce que dans le capitalisme, le fondement du système consiste

dans la valorisation de l’argent qui surgit comme une forme de richesse constituée par la dépense de travail humain direct, ayant à la base le temps de travail. En cela réside le coeur du système, la valorisation de la valeur, la valorisation de l’argent. Tous les obstacles qui se sont dressés face à ce but, y compris les obstacles révolutionnaires, ont été battus par la dynamique,

par l’expansion et par l’implantation du capitalisme. Aujourd’hui, la production dépend moins du temps de travail

et de la quantité de travail employé et beaucoup plus de machines fort sophistiquées et performantes – créées par la science et la technologie – dans la production. Comme on le sait, le capital ne peut pas supprimer totalement le travail vivant du processus de production de la marchandise. En fin de compte, de ce travail il extrait le surtravail et le profit. Mais, étant donné

qu’il faut augmenter la productivité, en raison de la concurrence, le temps de travail demeure de plus en plus réduit.

Face à cet immense amas de travail mort, le travail vivant reste réduit au seul maintien et à la seule supervision de la machinerie

technico-scientifique. L’augmentation continue de la productivité du travail atteint un tel niveau que la valeur nouvelle ajoutée à chaque unité de produit est tellement insignifiante et mesquine que la mesure par le biais de la valeur

est devenue insoutenable. Par conséquent, ni le travail ni même le temps de travail ne sont plus les conditions principales de la production. Le travail commence à cesser d’être la source principale de la richesse et le temps de

travail sa mesure. L’humanité se trouve donc confrontée à la suppression de la poule aux oeufs en or du capital, le travail.

L’échange du travail vivant contre du travail objectivé se présente, alors, comme le dernier moment du développement actuel du

rapport de valeur, de la production basée sur la valeur. Nous sommes en face d’une révolution qui change profondément le sens du rapport social, de la richesse, du temps et du travail. La limite historique du capitalisme apparaît.

La tentative de dépasser cette impasse par le biais de la spéculation boursière, c’est-à-dire l’argent produisant de l’argent, aiguise énormément La crise actuelle et dévoile les proportions ainsi que les conséquences de

l’effondrement mondial. Des ordinateurs très sophistiqués, les nouveaux médias et les technologies de communication, des bulles spéculatives avec plus de 400 trillions de dollars dans les marchés boursier et immobilier n’arrivent plus à cacher cette réalité. La société solide de l'argent court de plus en plus pour se décomposer dans les airs. En outre, le travail, par ses racines, est aussi masculin, blanc et occidental. À cela s'attache une dépréciation des femmes. Tous les moments de la reproduction sociale séparés du travail leur ont été imposés. Ce qui revient à dire que le capitalisme ne peut pas être compris seulement

comme la connexion entre ses formes catégorielles, mais aussi et toujours comme un processus de dissociation. Au code de la discipline au travail s'est aussi rattachée une dépréciation des personnes non blanches. Elles sont

sensées être insoumises à la raison moderne. Par ailleurs, les crises internes du système sont constamment attribuées à un pouvoir étranger, extérieur. En ce sens, ce qui est arrivé aux juifs dans l'histoire européenne est tout à fait

exemplaire.

En raison de cela, depuis les Lumières, le machisme, le sexisme, le racisme et l'anti-sémitisme étaient transmis avec la positivation du travail qui était à la base et faisait partie de la substance du processus de valorisation de la valeur, de l'argent. Si ce rapport essentiel a été surmonté, Il reste à surmonter la société elle-même, ainsi que les catégories sur lesquelles

se fonde le capitalisme ; de cette manière, son dépassement s'impose ainsi que celui du machisme, du sexisme, du racisme et de l'anti-sémitisme.

Ainsi, il n'y a plus de retour possible aux Lumières, aux mythes de la révolution bourgeoise, à État des travailleurs, à une pré-

modernité idéalisée, au romantisme agraire, etc.. En plus de cela, tous les mouvements sociaux, qu’ils soient de guérilla, révolutionnaires, politiques, de gestion de la crise, syndicales, paysans, ainsi bien que culturels, artistiques, étudiants, religieux, écologiques, féministes, des ONG's ET altermondialistes, etc, — qui ont fait partie de l'histoire de l'ascension et de

la mise en place du système moderne de production de marchandises et de sa métaphysique réelle et qui, donc sont des mouvement qui n'ont pas transcendé à l'ontologie capitaliste — tous sont devenus caducs. Et ils sont

devenus caducs parce qu'ils n'arrivent à penser la critique et la pratique qu'à l'intérieur des catégories de la matrice capitaliste.

Cependant, les gens continuent à s'enfuir et ils ne s'arrêtent pas pour penser que cette forme de vie a vieilli, que ses chemins tracés n'ont plus d'issues, plus d'horizons et qu'à l'heure actuelle on atteint la limite du système. Pour ouvrir les horizons, à notre époque, il faut par conséquent se fonder sur une nouvelle théorie de la crise capitaliste pour penser et faire

face au défi de la crise mondiale de la troisième révolution industrielle au XXIeme siècle. Une crise qui signifie l'effondrement historique du système et de tous les rapports sociaux correspondants. Une crise qui s'exprime en tant que crise écologique, crise de la société du travail, crise de la politique et de l'État national, de même que crise des rapports entre les genres.

Penser ce défi signifie réfléchir sur la question du dépassement de notre époque. Il ne s'agit pas que du dépassement de

l'histoire qu'il y a eu jusqu'ici. En fin de compte, ce n'est pas que la Guerre Froide qui est arrivée à son terme. L'histoire mondiale de la modernisation est, elle aussi, arrivée à son terme. Ce n'est pas que de l'histoire

spécifiquement moderne que l’on parle ici, mais de l'histoire mondiale des rapports fétichistes en général. Le fétichisme nous accompagne depuis le seuil de l'humanité. C'est pourquoi notre histoire est l'histoire des rapports

fétichistes. Et pas seulement l'histoire contemporaine, il faut le dire. Même si les rapport sociaux ont été bien différents au cours de l'histoire des sociétés jusqu'à nos jours, une conclusion s'impose : toutes ces sociétés ont été

dirigées par des moyens fétichistes. De même, il n’y a jamais eu de sociétés auto-conscientes, qui décidaient librement sur l'emploi de leurs possibilités. Le système moderne de production de marchandises ne représente que la dernière forme sociale de la dynamique aveugle du fétichisme.

De cette manière, le monde capitaliste commence, à partir de maintenant, à être perçu en tant qu'une étape passagère dans l'histoire de l'humanité. Et la consanguinité, le totémisme, la propriété du sol et la valeur sont, de la même façon, considérés comme des étapes plus longues de ce processus à travers lequel l'être humain s'est détaché de la nature, devenant

un être relativement conscient par rapport à la première nature, mais pas encore par rapport à la deuxième nature, qui est sa propre connexion sociale crée par lui-même.

Pourtant, réfléchir à la nature du fétiche et à sa crise dans le contexte actuel nous permet de comprendre qu’est en marche une occasion à ne pas rater de construire d'ores et déjà une société auto-consciente, la société de l'émancipation humaine. Il faut penser l'impensable !

Le fondement du système producteur de marchandises — capitaliste ou socialiste — a atteint sa limite. Les ombres et les traces de ce système sont bien visibles. Mais la logique qui explique sa limite ne l'est pas. Elle exige de réfléchir sur l'essence et non sur l'apparence du capitalisme. Pendant longtemps cette pensée est restée impensable, occulte et inconnue. Aujourd’hui, à cause de la nature de la crise, elle vient à la surface, et en même temps elle exige son développement et impose le

dépassement pratique du système. Si, dans le passé, la critique radicale du travail, de la dissociation-valeur et du sujet a été une possibilité non accomplie, elle est aujourd’hui devenue une nécessité indispensable, et il n'est plus possible de la remettre à plus tard pour des raisons même de survie. Il faut faire l'impossible !

Saisir cette logique ainsi que la surmonter a été jusqu'ici présenté comme impensable et impossible. Percevoir cette logique a permis de découvrir que le système aboutirait à une crise finale. Aujourd’hui, le système producteur de marchandises voit la faillite de sa dynamique, il tourne à vide, se dirige vers l'effondrement, il engendre des êtres humains encore plus mutilés, il mondialise la barbarie et assassine la nature. Cela nous a mené à l'impasse destructrice actuelle, qui produit chaque jour des

petits esprits avec leurs refuges et leurs rapports d'intolérance, le terrorisme, la xénophobie, le fanatisme religieux, la haine, les conflits ethniques, la déforestation, le réchauffement climatique, la violence, la fragmentation et

bassesse de la théorie, les migrations socio-économiques, les guerres civiles, les ennuis, la dépression, la passivité, l’impuissance, l’insécurité, l’isolement, la mesquinerie, la peur, le stress, le malheur, la tristesse, les

suicides, la superficialité, le malaise psychique, le folie, etc.. Cette précarisation de la vie atteint des niveaux insupportables

puisque l'état d'esprit absurde qui s'empare de la société est devenu une frénésie commerciale. Les gouvernements et les marchés commencent à investir dans la peur à cause de la violence et les gens essaient d’atténuer leurs inquiétudes par les plaisirs de consommer, chaque jour, des marchandises et leurs passions. Mais la crise fondamentale de la modernité et de la post-modernité ne porte pas en soi-même forcément la libération du fétichisme. Tout au contraire, l'émancipation dépend de l'action humaine. Il

tient à nous de dépasser la crise.

Enfin une proposition pour faire face à ce défi sans précédent! L'impensable et l'impossible se retrouveront à Fortaleza et à Paris ! En fin de compte, la critique situationniste du fétichisme en 1968 et les efforts de ceux et celles qui développent la critique radicale antifetichiste aujourd'hui, se retrouveront pour les 40 ans du Mai parisien. Vous aussi, vous pouvez

penser l'impensable et faire l'impossible pour mettre un terme à La destruction de l'humanité et de la nature! On peut, de cette façon, surmonter la paralysie de la pensée critique et construire un nouveau mouvement de

transformation de la société, basé sur la critique radicale de la valeur, de la dissociation et du sujet, un mouvement capable de sortir de l'immanence et surmonter le système producteur de marchandises! Un mouvement transnational qui se dresse face à la chambre interdite, pour en forcer la porte, pénétrer à l’intérieur et dévoiler ses secrets. Ne faites pas comme

l'homme de la fable ! Ne vous effondrez pas avec le système! La limite du système n'est pas la limite du genre humain! Un autre monde ne sera possible que lorsqu'on dépassera l'ontologie capitaliste! Construisez la lutte la plus belle et la plus consciente de tous les temps! Déclarez votre amour à l'humanité et à la planète! Pour penser, arrêtez-vous! Pour agir, allez au-

délà!



Antifétichistes de tous les pays, unissez-vous !


Un texte paru sur le site de Critica Radical. Même si je partage les analyses de ce texte, j'emets tout de même des doutes sur notre capacité (humaine) à dépasser tout fétichisme, d'une façon qui pourrait tendre vers l'absolu dans un certain idéal et dans un avenir plus ou moins lointain.
_________________
"Le travail est une pollution qui crée toutes les autres"
Un anonyme sur un mur de Brest en 1980

http://www.libertat22.lautre.net

http://ecologie-et-emancipation.over-blog.com
Back to top
View user's profile Send private message
Display posts from previous:   
This forum is locked: you cannot post, reply to, or edit topics.   This topic is locked: you cannot edit posts or make replies.    forum.decroissance.info » Forum Index -> Sortir de l'économie ? All times are GMT + 1 Hour
Page 1 of 1

 
Jump to:  
You can post new topics in this forum
You can reply to topics in this forum
You cannot edit your posts in this forum
You cannot delete your posts in this forum
You cannot vote in polls in this forum


Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group