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Transition Towns : point de vue anglais sur la décroissance
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ktche



Joined: 15 Jun 2004
Posts: 1383

PostPosted: 16 Dec 2008 22:57    Post subject: Reply with quote

Un exemple de ville industrielle en pleine mutation : Detroit

Les acteurs de cette mutation ne sont pas toujours ceux qu'on espère voir se mobiliser pour une sortie de l'économie...

http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=20601010&sid=aMV8_J49diKs&refer=news

Désolé pour l'article en anglais, j'essayerai de publier une traduction dès que possible.
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ktche



Joined: 15 Jun 2004
Posts: 1383

PostPosted: 17 Dec 2008 15:13    Post subject: Reply with quote

Quote:
Les trois grands constructeurs automobiles eucanahiens au bord de l'implosion. De grandes portions de Detroit sont déjà vides.

Avec une surface à l'abandon équivalente à toute la ville de San Francisco, Motown (surnom de Detroit : Motor Town) se retrouve avec 138 milles carrés (350 km²) où alternent des espaces en friche et des ilots encore occupés par des zones résidentielles et commerciales. Environ six acres inexploités (2,5 hectares) sur 17.000 (7000 hectares) ont déjà été reconvertis en 500 mini-fermes, ce qui manifeste le mal que vont avoir les urbanistes à redonner un intérêt productif aux terrains.

La ville, comme l'industrie automobile, doit se replier sur ce qui reste viable, déclare June Thomas, professeure d'urbanisme à l'Université du Michigan de Ann Arbor.

« La question est de savoir comment », ajoute-t-elle. « Il n'y a pas de schéma directeur. »

La 11e ville d'Eucanahie est à court de solutions et d'argent tandis que ses trois plus grandes entreprises mendient une aide fédérale et que l'économie se contracte. Alors que Detroit n'est même pas sûr de savoir de combien diminueront ses revenus, les dernières estimations de la mairie évalue le déficit à 200 millions de dollars, représentant une part de plus en plus importante d'un budget annuel de 3,1 milliards de dollars.

La population de ce qui était autrefois la plaque tournante d'une activité manufacturière bourdonnante qui s'est développée à partir de l'expansion de l'industrie automobile, est descendue à moins de 850 000 habitants après avoir atteint 1,9 millions d'habitants dans les années 1950. On s'attend à une nouvelle diminution alors que les plus grandes industries de la région suppriment des emplois

« Les gens quittent la ville pour essayer de trouver du travail », déclare David Martin, du programme de préservation urbaine de la Wayne State University. Ceux qui restent « n'ont pas les moyens de partir »

Taux d'expulsion

Cet exode laisse Detroit avec la plus grande pauvreté et le taux d'expulsion le plus élevé en Eucanahie et, avec 10,1 % en octobre dans la partie comprenant Livonia et Dearborn, l'un des taux de chômage les plus élevés du pays.

« Comment s'ajuster au bon niveau d'activité quand il semble qu'il n'y ait pas limite inférieure ? » demande le promoteur Fred Beal de l'entreprise JC Beal Construction Inc, qui veut transformer, pour 50 millions de dollars, des locaux vacants de la tour David Broderick près du centre ville, en bureaux, magasins, restaurants et lofts.

Detroit a tenté vainement pendant des décennies de se reconvertir, les maires successifs construisant des stades, accueillant des casinos et aménageant les rives du fleuve. Ces efforts comprenaient le Renaissance Center, un complexe hôtelier et de bureaux en centre ville qui fut entamé par Ford dans les années 1970 et cédé à GM (General Motors) deux décennies plus tard, après avoir échoué à stimuler le développement à long terme.

Prendre ses distances avec les bagnoles.

Aujourd’hui, des associations d’entreprises telles que Detroit Renaissance vont de l'avant avec des projets pour identifier les quartiers où les ressources devraient être concentrées et aider la région à ne plus dépendre de l’automobile. Ces organisations veulent utiliser des unités de recherche dans les hôpitaux locaux pour attirer des entreprises innovantes dans le domaine de la santé et des biotechnologies et, selon Doug Rothwell, président de Detroit Renaissance, favoriser aussi une synergie créative autour du « patrimoine » de la ville que représente ses agences de publicité.

« Il faut construire l’économie sur un plus grand nombre de plus petites entreprises », dit-il. Cela signifie « une création de 20 emplois à chaque fois, plutôt que le remplacement en une fois des milliers d'emplois que l’on est en train de perdre. »

Les projets actuels se concentrent en centre ville, le long de la rivière Détroit et dans un couloir de quatre miles (6,5 km), le long de l’avenue Woodward jusqu’à l'ancien siège de GM, un immeuble de bureaux aujourd’hui utilisé par l’Etat.

« On ne va pas redévelopper les 138 miles carrés en même temps », déclare Olga Stella, vice présidente pour le développement des entreprises à la Detroit Economic Growth Corp, qui coordonne les efforts de relance de la ville. « Les acteurs privés du marché ont pris des décisions sur l'endroit où ils veulent se développer. »

Des choix difficiles

La ville n'a pas fait les mêmes choix pour le moment. Le service des loisirs de Detroit est le seul organisme qui a reconnu la nécessité de décroitre, explique Thomas. Son plan directeur de 2006 en appelle à « de moins nombreux mais de meilleurs sites et équipements.''

« C'est un signe de ce qui est à venir pour d'autres services », déclare Thomas.

La planification a été retardée par la démission de l’ancien maire durant deux mandats, Kwame Kilpatrick, après qu’il ait plaidé coupable d’avoir menti au sujet d'une affaire extraconjugale. La ville organisera une élection spéciale en mai pour laquelle 18 candidatures sont déjà déposées.

Le 25 novembre le Conseil municipal a adopté un Plan de Stabilisation du Voisinage, qui attend 47 millions de dollars du gouvernement fédéral pour s'attaquer aux problèmes de bâtiments vacants et de terrains inoccupés dans la ville. On estime à 55.000 les parcelles considérées comme improductives parce qu’elles ne rapportent pas d'impôts et coûtent de l'argent à entretenir.

La subvention devrait servir à abattre 2350 des dizaines de milliers de maisons abandonnées à Detroit et nettoyer les sites pour leur futur développement. Si les acheteurs ne se présentent pas, les urbanistes envisagent d'ajouter ces espaces à des parcs publics ou des zones réservées pour les loisirs ou la préservation de l'environnement.

Des banques pour les terrains

Une banque pour les terrains créée par la ville en juillet serait chargée de coordonner le projet s’il est approuvé par Washington. Cet intermédiaire de marché pour les terrains vacants va rendre plus facile et moins coûteux pour les promoteurs l’investissement dans les zones urbaines. Dans un programme similaire à Cleveland, des parcelles sont vendues pour moins d’un dollar à partir du moment où les acheteurs acceptent d’en conserver la propriété et d’en payer les impôts.

« Nous sommes à la recherche d’idées particulièrement novatrices », déclare George Jackson, directeur de Detroit Economic Growth.

L’une d’elle est Urban Farming (l'agriculture urbaine). Dans de nombreux endroits de Detroit, les terrains sur lesquels s’érigeaient des habitations voient pousser concombres, tomates, poivrons et choux.

La ville a plus de 500 jardins et « nous prévoyons d’en tripler le nombre chaque année », déclare Michael Travis, directeur adjoint de Urban Farming, une entreprise à but non lucratif installée à Detroit, qui aide à défricher des terres et fournit des engrais et du terreau.

Mécénat d'entreprise

Urban Farming a été lancé par la chanteuse pop Taja Sevelle en 2005 et a séduit le mécénat du label de Sevelle, Atlantic Records, et des entreprises telles que Whole Foods Market Inc et Home Depot Inc. La société a des « mini-fermes » dans sept autres villes, notamment New York, Los Angeles et Minneapolis.

Les récoltes sont vendues sur les marchés ou données à des soupes populaires. La production de l’année est partie « rapidement parce que les gens ont tant besoin de nourriture », déclare Sevelle.

Les fermes pourraient également augmenter la valeur des habitations. Dans de nombreux quartiers, la proximité de jardins maraichers pourrait ajouter jusqu'à 5000 dollars au prix de vente, déclare Russ Ravary, un agent immobilier, qui travaille dans la ville et la banlieue environnante. Le prix moyen d'une maison a diminué de 55 % pour atteindre 18 578 dollars au cours des neuf premiers mois de l'année, selon le Conseil des Agents Immobiliers de Detroit.

Cependant Ravary admet que des mini-fermes sont au mieux un palliatif.

« Je n’aime pas l’avouer », dit-il, « mais je ne voudrais pas mettre mon argent à Detroit. »
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ktche



Joined: 15 Jun 2004
Posts: 1383

PostPosted: 06 May 2009 8:00    Post subject: Reply with quote

Des images pour illustrer les propos ci-dessus

http://florent-tillon.fr/detroit-wildlife-florent-tillon.html
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