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Appel Île-de-France Décroissance

 
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Vincze



Joined: 31 Jan 2008
Posts: 96

PostPosted: 20 Jan 2010 23:42    Post subject: Appel Île-de-France Décroissance Reply with quote

Appel Île-de-France Décroissance

Appels Régions-Décroissance

Comme l’année dernière pour les élections européennes, des Objecteurs de Croissance ont lancé un appel pour des Uto-pistes Décroissance aux élections régionales.

Nous proposons ainsi d’ouvrir le débat sur des propositions pour une Décroissance sereine, soutenable et conviviale en Île-de-France.

Nous invitons toutes celles et ceux qui ont envie de construire avec nous ce projet Île de France - Décroissance à nous rejoindre soit en s'inscrivant en ligne soit en envoyant un courriel à contact(at)adoc-france.org.

Nous souhaitons, afin de participer aux débats lors de la campagne électorale, déposer une liste et faisons donc un appel à candidatures.

Nous vous invitons aussi
Au lancement de notre campagne
Le dimanche 7 février à 14h30
(lieu à confirmer)

Nous publions d'abord notre introduction à un projet citoyen et politique pour les élections régionales en Île de France. Suivront dans les prochains jours deux autres textes, résultat d'un travail citoyen et ouvert qui a pour vocation d'être critiqué, discuté et, nous le souhaitons, repris et complété.
Introduction à un projet citoyen et politique
Pour les élections régionales en Île de France

Une croissance infinie dans un monde fini est une absurdité !



La Décroissance n’est pas la décroissance de tout pour tous, ni un retour en arrière vers un pseudo bonheur perdu, mais bien un virage, une bifurcation que nous devons prendre afin de sortir des engrenages destructeurs de la société de croissance.
La Décroissance remet avant tout en question notre société de consommation mais sans hypothéquer nos acquis démocratiques, sociaux et culturels.

Avec ses meilleurs outils en « isme » que sont le capitalisme, le libéralisme économique, le productivisme..., la société de croissance accumule dramatiquement toutes les crises : environnementale, sociale, économique, culturelle et politique.

Devant ce constat, il est urgent de dire que :

l’alternative ne sera pas « entre croissance et décroissance » mais bien entre

« Décroissance volontaire et récession subie ».

Les problèmes sociaux, économiques et environnementaux de notre système ne pourront être résolus ni en ajustant quelques paramètres à la marge, ni par les seules initiatives personnelles. Pour ces raisons, il est essentiel de proposer un projet politique capable de transformer ce modèle qui met en danger notre avenir. C’est dans le cadre d'une « société de Décroissance » qu’il faut envisager la Décroissance en Ile-de-France.

Les problèmes que rencontre aujourd'hui l'Île-de-France sont immenses.



L'Ile-de-France, un monstre économique...

* Riche de 12 millions d'habitants, la région Ile-de-France est la 5ème plus puissante agglomération au monde avec un PIB de plus de 550 milliards d'euros, soit plus de 28% du PIB national.

…dans une impasse :

* Les quelque 23 millions de déplacements mécanisés par jour, dont plus de la moitié effectués en voiture sur un territoire aménagé en conséquence, sont extrêmement énergivores et polluants.


* 50% de notre territoire est consacré à l’agriculture - essentiellement productiviste et dépendante du pétrole (mécanisation, pesticides, engrais) - et n'est utilisé qu'à hauteur de 20% pour la consommation locale.

…avec un budget dérisoire :

* Le budget du Conseil Régional est de 4,5 milliards d'euros ce qui représente moins de 1% du PIB de l'Île-de-France, alors que sa responsabilité englobe les transports, la formation et l'apprentissage, l'aménagement du territoire, l'aide aux entreprises, la culture...


Les solutions que nous proposons en Île-de-France :

Pour l'agglomération parisienne : - 90% de la population et 20% de la superficie – constitue une structure monocentrique multipolaire (croissance des distances entre lieux d'habitation, de travail et de vie) .

* Nous proposons le programme des villes en transition pour sortir du centralisme parisien, redéployer, relocaliser la vie et l'économie dans les villes redensifiées de l'ensemble de la Région : la décroissance radicale des transports urbains, du gâchis énergétique et de la pollution au profit d'une croissance du temps libre et du bien-être.

Pour les zones rurales représentent 7 500 emplois en agriculture intensive, pour 50% de la superficie de la région.

* Nous proposons de redynamiser ces zones par la création d'emplois dans l'agriculture, l'artisanat, la vie locale sociale et culturelle, grâce au passage de l'agriculture intensive à des formes plus respectueuses de l'environnement (biologique, paysanne, maraîchère...) : la décroissance de notre dépendance au pétrole et de l'extension des villes au bénéfice de la relocalisation des activités et de l'habitat.

A suivre...

Association d'Objecteurs de Croissance (AdOC)
http://actu.adoc-france.org/

Une croissance infinie dans un monde fini est une absurdité !
La plate-forme de convergence
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Kobayashi



Joined: 08 Apr 2004
Posts: 1885

PostPosted: 22 Jan 2010 7:56    Post subject: Reply with quote

En ces temps messianiques qui approchent où un pic d'épidémie de fièvre électorale H2N2 est paraît-il attendu au mois de mars quand il va falloir bientot voter (afin de changer le monde) pour le Parti des décroissants aux régionales, en mettant une carte de voeux dans un boite et l'envoyer au père noël :

Je décris là rapidement quelques éléments de cette critique du travail comme critique antipolitique, ce que l'on retrouvera plus amplement notamment dans ce texte du théoricien allemand Robert Kurz (" Critique de la nation, de l'Etat, du droit... "), le plus prolixe représentant en ce pays du courant de la critique de la valeur : " Critique de la nation, de l'Etat, du droit, de la politique et de la démocratie "

La critique du fétichisme de la valeur est une critique antipolitique, qui ne peut passer ni par l'Etat, ni par des syndicats, des partis politiques ou des pratiques autoritaires. Encore moins par le fait de faire " de la politique " (quelle soit électoraliste ou pas, que l'on ait des ambitions de " pouvoir ", de carrière ou pas, ce n'est pas une question de vouloir en faire sa profession ou pas, en opposant le gentil citoyen au méchant professionnel). C'est la politique en tant que telle qui doit être dénoncée comme fausse et immanente au monde auquel certains voudraient pourtant paradoxalement l'opposer. La politique et l'Etat, comme la nation qui n'ont rien d'une entité supra-historique (mais doivent être étudiés de manières historiquement spécifique à un monde social donné), sont des instances immanentes à ce monde de socialisations abstraites constitué par la métamorphose folle de la valeur : ils ne sont que l'autre face (politique, Etat, nation, droit, démocratie) de la médaille de la modernisation et de ses catégories économiques (argent, capital, marchandise...). L'instance publique juridique faisant passer les individus aux XIXe et XXe siècles de sujets des rois à des sujets de droits, permet la " libre " mise à disposition de la capacité de travail des individus sur le marché de la marchandise-travail (auparavant l'individu était déterminé par des rapports de subordination direct de type féodal, religieux ou royal), alors que la socialisation abstraite par le travail met dans le même instant tous les individus dans une dépossession généralisée de la reproduction de leur vie concrète. Mais dans les sociétés modernes seul celui qui dépense du travail abstrait est considéré comme sujet de droits à titre plein. Seul ce travail qui avale visiblement du travail vivant pour le transformer socialement en du travail abstrait invisible incorporé aux marchandises selon les règles de rentabilité, de compétivité et de concurrence, peut accéder à la dignité de ce qu'est le véritable " travail " au sens capitaliste (travail que le mouvement ouvrier n'a cessé d'affirmer la positivité en s'identifiant à lui). Et comme " la valeur c'est le mâle " (Roswitha Scholz), longtemps les femmes exerçant majoritairement un travail domestique qui ne correspond pas à ce que la machine de la valorisation considère comme être du travail créant de la valeur, c'est-à-dire un travail pouvant prendre la forme du travail abstrait tout en étant du travail productif au sens capitaliste (producteur de valeur et de survaleur donc), elles furent longtemps écartées de ce statut de sujet de droits abstraits (droit de voter, etc.).



De plus, l'instance publique politique cette fois-ci, n'est en rien une instance autonome, surplombant l'économie et disposant de ses propres moyens d'action, elle ne fait que ponctionner sur le procès de valorisation capitaliste (sous forme d'impôts) afin d'assurer des tâches de reproduction élargie du capital, que celui ci ne pourrait pas assumer selon ses règles de fonctionnement. En effet, la reproduction élargie de notre société, ne peut pas seulement exister par le procès de la valeur qui s'auto-valorise (le capital). Ce dernier, constitué des processus abstraits de socialisation (dont le travail) qui formalisent et donnent un contenu à une très grande partie des échanges humains, ne peuvent s'occuper par exemple des soins aux enfants donnés par une mère, du travail domestique à la maison ou de l'éducation pour tous. Dans la société capitaliste, qui veut une reproduction de la capacité de travail des individus (et pas les faire mourir sans les avoir utilisés pendant plus de 40 ans), il faut des institutions sociales tels que l'école, la sécurité sociale, la structuration urbaine (des routes, etc., qui ne peuvent pas être construits à l'échelle concurrentielle des entreprises). Ainsi une santé minimale pour tous est importante pour le capitalisme, la sécurité sociale sert ainsi totalement ce besoin là du capitalisme, et n'est en rien un principe de solidarité opposé au capitalisme comme le pense un anti-libéralisme très mutilé. L'école aussi par exemple, qui dans sa forme spécifiquement moderne est déjà une mise en préparation de la qualification, productivité et rentabilité du futur travailleur qu'est l'élève : Les parents travaillent, les élèves apprennent à travailler demain. Une note scolaire cela peut être déjà l'anticipation d'un futur niveau de salaire. L'Etat-Providence de l'après Seconde Guerre mondiale dans une période d'ascencion ambivalente de la valorisation (l'accroissement énorme de la productivité grâce à l'automation annonçait forcément la crise du travail abstrait, donc les " Trente piteuses ", mais aussi l'excroissance du capital fictif boursier), portait ce processus d'élargissement de la reproduction capitaliste, par la mise en place à ce moment là de l'Ecole comme ascenceur social au sein des cages (postes) de travail dans lesquelles on peut se débattre mais pas s'échapper, car la socialisation passe par le travail (qui ne travaille pas, ne mange pas). Toute politique publique dépend ainsi dans sa condition de possibilité, de bons procès de valorisation au sein de la métamorphose folle de la valeur. Quand la croissance s'effondre, les fonctionnaires ne sont plus payés pendant des mois, comme aujourd'hui dans de nombreux pays. Si la croissance économique se réduit (comme depuis les années 70 dans les pays développés, jamais nous avons connu les +5% de croissance d'auparavant), si le taux et la masse de profit se réduisent au niveau du capital global, alors l'instance publique politique n'a plus les sources de financement de ses politiques publiques, l'Etat réduit alors sa voilure (fin de l'Etat-Providence, qui ne pouvait avoir lieu qu'au sein des Trente Glorieuses dans une période faste pour la valorisation) et les impôts aux entreprises afin de tenter de les laisser survivre dans la guerre économique à laquelle elles participent et qui dans le même temps les dépassent. C'est là le fondement objectif des politiques néolibérales qui apparaîtront justement dans les années 70, quand la crise du travail abstrait accélée par l'accroissement de la productivité dans les Trente Glorieuses, se montrera au grand jour. Et si le travail abstrait est en crise, alors partout on assiste à la " fin de la politique ", comme le montrait le Manifeste contre le travail, c'est-à-dire la fin du capitalisme d'Etat hérité du XXe siècle (dont le communisme a été une des formes, puisque forme valeur et la survaleur existaient toujours en son sein). C'est d'ailleurs l'énorme paradoxe des " décroissants ", comment ne peut-il pas être contradictoire d'opposer la politique à l'économie, en disant d'un côté comme le fait l'inconséquent Serge Latouche, qu'il faut la mise en place de politiques publiques sous le forme d'un programme autour des " 8R" (restructuration, recyclage...) tout en induisant une baisse de la croissance capitaliste ? On reste là, dans la double illusion de la politique : penser qu'elle puisse s'opposer structurellement à l'économie, et penser que dans ce monde là où la politique se réduit à la forme argent de la politique (il faudra bien payer des fonctionnaires d'une administration, des programmes de recyclage, créer une fiscalité écologique, etc), une baisse de la croissance (et qui est de toute façon déjà là, du fait non de la volonté politique de quelques uns, mais du fait de la limite interne même au capitalisme) peut permettre une existence à la politique. C'est là l'impuissance de la décroissance politique. On rêve d'un capitalisme sans plus-value.



A l’automne dernier, après pourtant l'essouflement de l'hystérie planétaire autour de Barack Obama le " messie " incarnant une improbable bonne volonté politique dans une société fétichiste, la déconvenue pour beaucoup a encore été totale : le sommet de Copenhague avait fait rêver beaucoup d’écologistes ou la sphère médiatique ainsi que le « bon sens » de l’opinion publique européenne, mais sa décision (ou plutôt sa non décision) a ramené à la réalité ces doux rêves régulationnistes. La réalité du fétichisme de l'abstraction réelle valeur. La douche a été particulièrement froide. La politique ne s'oppose donc pas à l'économique, comme le pensent encore la gauche et l'extrême-gauche, et c'est ce que nous explique Robert Kurz dans le texte qui suit. Jacques Ellul lui aussi, mais d'un autre point de vue que celui de la " wertkritik " (critique de la valeur) qui part elle des formes de socialisations spécifiquement modernes au regard de celles des sociétés précapitalistes (et non d'une analyse de la technique, toujours pensée par Ellul comme forme transhistorique de rapport au monde), dénonçait la politique dans son livre L'illusion politique de manière intéressante. De plus, c'est l'anarchisme contemporain et son rejet de l'Etat, des formes partis et syndicales, qui peut trouver un allié dans ce texte de Robert Kurz. Pour autant, si la grande force de l'anarchisme a toujours été sa dimension anti-autoritaire notamment anti-étatique comme anti-élection, sa compréhension de l'économie est restée très erronée puisque qu'elle n'a cessé d'affirmer une positivité du travail (même sous la forme de l'oeuvre), perçu comme élément suprahistorique des sociétés humaines, en cherchant simplement à le libérer de son exploitation par le capital. Pertinence donc, mais aussi limite d'un anarchisme a refondé sur ce point important, je dirais même ce point capital.
_________________
Critique de la valeur et du travail

Brochure du Manifeste contre le travail de Krisis.

http://sortirdeleconomie.ouvaton.org/ (3 n° du bulletin)
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Vincze



Joined: 31 Jan 2008
Posts: 96

PostPosted: 03 Feb 2010 12:07    Post subject: Lancement de la campagne Île-de-France - Décroissance Reply with quote

Appel Île-de-France Décroissance

Nous vous invitons aussi au lancement de notre campagne
Île-de-France - Décroissance
Le dimanche 7 février à 14h00
au CICP – 21 ter, rue Voltaire – 75011 Paris – M° Rue des Boulets

Au programme :

* Projection du film Simplicité volontaire et Décroissance de Jean-Paul Decourt.
* Le point technique et administratif sur les candidatures et la campagne.
* Débat convivial sur les utopistes Décroissance en Île-de-France.
* Discussion libre et conviviale autour d'un pot (nous vous invitons toutes et tous à ne pas arriver les mains vide... Clin d'oeil ).

A dimanche ! Sourire

Association d'Objecteurs de Croissance (AdOC)
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