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Psychologie, publicité et politique

 
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anonyme XXI



Joined: 18 Oct 2005
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Location: Lyon

PostPosted: 13 Sep 2010 7:08    Post subject: Psychologie, publicité et politique Reply with quote

salut à tous-tes,

Le présent forum contient déjà le sujet suivant :
Psychothérapies

Mais c'est le seul actuellement qui traite de la psychologie.

Comme les arts martiaux, la psychologie peut être utilisée pour soigner (forum Santé) mais aussi pour détruire (management, marketing, publicité...).

Lors de mes premières découvertes en psychologie il y a dix ans, j'ai été frappé de constater à quel point nous étions peu formés à la psychologie, "nous" : c'est à dire le commun des mortels.

On peut se poser la question de l'enseignement : pourquoi ne sommes-nous pas formés à quelques rudiments au lycée, voire en collège ?

On peut se poser la question de la formation des enseignants (de la crèche à l'université). La connaissance du développement de l'enfant et de l'adolescent sont aujourd'hui des domaines bien construits. Ces contenus sont-ils suffisamment intégrés dans la formation à la pédagogie ?

J'ai également constaté l'ampleur des dégâts dans la manipulation publicitaire, et la réaction habituelle de déni : "moi, la pub, je m'en fous, elle ne m'influence pas". Celui-là même qui ira acheter dans la minute qui suit une bouteille de Gnin-gnin-gnin, sans savoir pourquoi, et sans même se poser la question.

La psychologie est utilisée abondamment en management, pour créer les conditions de l'asservissement de la majorité des salariés, et la domination d'une bande de prédateurs sans foi ni loi. Des êtres toxiques, violents, pervers...

J'ai ensuite constaté le vide sidéral en politique : soit les politiciens sont merveilleusement formés à la dialectique, au discours langue de bois, à l'argumentation... Soit ils n'ont pas le moindre début de formation en psychologie. Concernant le pauvre psychopathe qui nous tient lieu de président, j'hésite : je pense que c'est les deux à la fois.

Les syndicalistes me semblent également très démunis.

Pendant la marche pour la décroissance dans le Nord, j'avais inventé le concept et slogan des 4P : "Publicité, Patron - Précarité, Prison". Les patrons, en tant que préservant les intérêts du capital et de la production, utilisent la publicité pour faire pression sur les individus, qu'ils frustrent jusqu'à la précarisation, voire la mise en prison.

Je me souviens que je suis venu à la décroissance par l'anti-publicité. L'arme de la publicité étant essentiellement la psychologie, il me parait nécessaire que les objecteurs de croissance se forment au moins aux rudiments de la psychologie pour pouvoir objecter à la publicité, et plus globalement en politique, dans l'action syndicale et toutes les formes de lutte et de résistance.

La pensée publicitaire s'est étendue par le biais du marketing. Le marketing a investit la politique, le syndicalisme, voire le militantisme.

Un parti politique est vendu comme une lessive. Depuis Séguela et Mitterand, un homme politique soigne son "image".

Chaque région, chaque département de France possède son logo, et son slogan. La plupart des grandes communes française arborent leur slogan aux entrées principales de la ville. Et ces slogans rivalisent tous d'imbécilité et de mensonge.


Quelques exemples, pour le plaisir des oreilles :
Tourcoing
"Tourcoing la créative" http://www.tourcoing-tourisme.com/
"La ville se réinvente" : la ville est un personnage qui se créé lui-même !
http://www.defistourcoing.com/media/journal_les_defis_1__096480500_1402_02112006.pdf
"une ville à vivre" (le même document ci-dessus) : comme si il y avait des villes où ne pas vivre, ou des villes où mourir ?
"Bien vivre sa ville" : vivre sa vie, je comprends, mais vivre sa ville ?
"la ville réinvente le logement" : la ville est un personnage concepteur (on pourrait à la limite glisser de "ville" à "municipalité" et "équipe municipale").

Bourges
"Une vitalité qui vient de loin" http://encyclopedie.bourges.net/industXXIesiecle.htm
Le document ci-dessus explique comment mieux "vendre la ville" !


La plupart des syndicats, qui sont censés défendre l'humain face au pouvoir et à l'argent, utilisent les mêmes vieilles recettes : slogans débiles, visuels affligeants, jeux de mots imbéciles... Ils singent.

Il est temps de passer à autre chose. L'ère du pétrole touche à sa fin. L'ère de la naïveté commune également. La psychologie est utilisée à la fois comme outil de manipulation des masses et comme outil d'émancipation des individus.


Voici donc deux grandes questions de départ pour articuler psychologie et décroissance :

1. Quelle peut être la contribution de la psychologie à l'après développement ?
2. Dans le champ de la psychologie, y a-t-il un courant "décroissant" ?


Mais aussi :

Comment sortir de la manipulation de masse, comment déjouer la publicité, s'en protéger, la désactiver ?
La politique (le pouvoir en général) attire-t-elle des êtres déséquilibrés, pervers, malveillant, maltraitant ?
Comment déjouer ou confronter un pervers narcissique, un directeur de l'action culturelle, un maire... par exemple ?


Renoncer à la manipulation des masses, en politique et commercialement, semble impossible, au vu de l'histoire de l'humanité.

Émanciper les individus a aussi ses limites : il restera toujours une proportion d'individus fragiles, qui ne peuvent pas aller plus loin. Et c'est d'ailleurs cette fragilité qui fait l'humanité de nos sociétés.

La décroissance étant avant tout une question collective, la réponse est (presque) toute trouvée : là où le collectif sert le psychologique. Là où un projet de société structurant répond aux besoins essentiels des individus.

Une politique "positive" : celle qui structure et nourrit, là où la force du collectif occupe les fonctions archétypales, paternelle et maternelle.

Pendant la marche pour la décroissance en 2005, je me souviens avoir rencontré de nombreux étudiants en psycho, en socio et même en psycho-socio ! Et je ne lis pas beaucoup de sujets concernant la psycho sur ce forum (peut-être suis-je passé à côté). Je les appelle à contribution.

Je déposerai également mes notes de lecture et l'avancée de mes recherches dans ce domaine. Comme j'ai un droit de modification, je pourrai rédiger quelques articles sur des thèmes précis, par exemple le narcissisme, la névrose, la mort chez l'enfant, etc...

xxi


Last edited by anonyme XXI on 06 Nov 2010 19:18; edited 1 time in total
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anonyme XXI



Joined: 18 Oct 2005
Posts: 1177
Location: Lyon

PostPosted: 15 Oct 2010 17:18    Post subject: Reply with quote

Ma réflexion tourne actuellement à propos de la mort. Est-ce parce que j'ai déjà atteint l'âge incroyable de 47 ans ? Je lis "Thérapie existentielle", d'Irvin Yalom, que je crois avoir déjà cité dans l'article "Mourir" (forum "Santé").

Le premier passage que j'ai envie de reporter, un peu au hasard, concerne le narcissisme. En fait, ce n'est pas tout à fait par hasard : il me semble que c'est le sujet le plus pertinent en lien avec la décroissance et, chose amusante, c'est un trait de mon caractère (que je soigne), ce qui me pousse évidemment à m'exposer sur ce site. Cool


Consumérisme et narcissisme
Je fais l'hypothèse que la société consumériste contemporaine, introduite par les théories de la micro-économie, a bénéficié des apports de la psychologie, élaborés essentiellement aux USA dans les années '70, et que le narcissisme a rapidement présenté un moteur psychique très intéressant pour passer d'une économie de demande (basée sur les besoins du consommateur) à une économie d'offre, basée sur les besoins du producteur, et de plus en plus sur les besoins du distributeur, qui travaille à casser le lien entre producteur et consommateur pour mieux assurer son pouvoir et son profit.

Le narcissisme est décrit page 173, dans une section intitulée "Le sentiment de particularité (être spécial)" au chapitre 4 - "Mort et psychopathologie". Il s'agit d'un système de défense face à l'angoisse terrifiante que génère sa mort personnelle; un autre système de défense étant la croyance en un "sauveur ultime".


Des systèmes de défense psychiques
Les chamans en parlent très bien : nous avons de multiples systèmes de défense, empilés les uns sur les autres, qui nous protègent. Je les vois comme des membranes souples, comme celle qui entoure une cellule biologique. On peut les déformer, elles résistent. Et si on insiste, on les transperce. Il y a épanchement, crise, et transformation.

La voie de l'émancipation, c'est de travailler progressivement ses propres défenses, pour se libérer. C'est la voie des artistes et des chamans.

La voie "normale", qui concerne une grande majorité d'individus, consiste à ne pas faire grand chose : vivre avec sa structure, ses défenses qui permettent de s'adapter aux différentes épreuves de la vie (comme les plantes s'adaptent en produisant une chimie infinie).

La voie pathologique est à l'inverse.

Quote:
Ces deux croyances, en la particularité et en un sauveur ultime, peuvent se révéler hautement adaptatives. Les deux, toutefois, peuvent être sur-investies et étirées au point où elles perdent leur caractère adaptatif et laissent passer l'angoisse, le sujet étant alors contraint de recourir à des mesures extrêmes pour se protéger, qui entraînent des manifestations psychopathologiques se traduisant par une rupture ou une surenchère de ces défenses.

La métaphore de la membrane biologique (osmotique) m'est venue en lisant ce passage de Yalom : la membrane est "étirée", elle en perd son étanchéité, devient poreuse et laisse passer l'angoisse. Remarquons que dans cette métaphore, l'angoisse hérite du caractère "liquide".
Soit il y a rupture de la membrane, soit sa matière est renforcée pour en assurer à nouveau l'étanchéité (ou une perméabilité acceptable par le sujet).

Cette notion de membrane me semble essentielle : chez les êtres vivants, c'est ce qui détermine l'enveloppe, la séparation entre soi et autres, c'est tout simplement ce qui permet d'exister.


Pourquoi s'intéresser à un sujet aussi horrible (la mort) ?
Rapidement, la grande idée de l'auteur est : la mort est un peu oubliée en psychothérapie, parce que même les thérapeutes sont terrifiés par elle, et ont tendance à l'évacuer dans la cure. Ce qui est dommage, car une approche très pragmatique peut être complémentaire à l'approche analytique classique de la recherche des traumatismes (passés).

Quote:
(p. 162) Grâce à cette dialectique, le thérapeute est en mesure d'intervenir au niveau le plus profond, cette dialectique se fondant sur une compréhension de l'angoisse primaire qui existe dans le présent immédiat : le thérapeute appréhende les symptômes de son patient en tant que réaction à l'angoisse de mort activée et présente, et non en tant que que réponse à l'évocation d'un traumatisme passé.

Or la mort est une loi naturelle, imposée par notre biosphère, sur laquelle nous n'avons aucun moyen de décision. Nous autres humain sommes présent sur la terre, sans avoir demandé à y être. Nous naissons et mourrons sans l'avoir non plus demandé !

La mort est donc une loi.
Donc une limite.

Le lien avec la décroissance est évident, puisque la décroissance propose de réintroduire des limites partout où elles sont nécessaires et font défaut.


Qu'est-ce que le sentiment de particularité ?
Quote:
(p. 163) Au plus profond de nous-mêmes, nous croyons que la loi de la mortalité s'applique aux autres mais pas à nous.

Quote:
(p. 167) Beaucoup pensent alors que s'ils avaient su, véritablement su, un peu plus tôt, ils auraient vécu différemment.

Au passage, on peut se demander si un objecteur de croissance, qui "vit différemment", sans attendre d'être atteint par la vieillesse ou une maladie irréversible, n'a pas déjà fait se travail d'acceptation de la mort...
Ou au moins le deuil de la société du confort, du progrès, de la technologie...

Yalom détaille également le sentiment de particularité en
- L'héroïsme compulsif
- Le bourreau de travail
que je développerai peut-être ultérieurement . Après cette longue présentation, nous voici enfin aux porte du sujet : le narcissisme.


Last edited by anonyme XXI on 23 Oct 2010 10:43; edited 1 time in total
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Jeuf



Joined: 14 Nov 2004
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Location: 63 et 75

PostPosted: 18 Oct 2010 10:20    Post subject: Reply with quote

Vaste chantier en perspective...
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Kercoz



Joined: 20 Sep 2008
Posts: 967
Location: bordeaux

PostPosted: 18 Oct 2010 13:29    Post subject: Reply with quote

anonyme XXI wrote:
Ma réflexion tourne actuellement à propos de la mort

Consumérisme et narcissisme
Je fais l'hypothèse que la société consumériste contemporaine, introduite par les théories de la micro-économie, a bénéficié des apports de la psychologie, élaborés essentiellement aux USA dans les années '70, et que le narcissisme a rapidement présenté un moteur psychique très intéressant pour passer d'une économie de demande (basée sur les besoins du consommateur) à une économie d'offre, basée sur les besoins du producteur, et de plus en plus sur les besoins du distributeur, qui travaille à casser le lien entre producteur et consommateur pour mieux assurer son pouvoir et son profit.

Le narcissisme est décrit page 173, dans une section intitulée "Le sentiment de particularité (être spécial)" au chapitre 4 - "Mort et psychopathologie". Il s'agit d'un système de défense face à l'angoisse terrifiante que génère sa mort personnelle; un autre système de défense étant la croyance en un "sauveur ultime".
)

Je préfère la démo de Goffman dans les "Rites interactifs"
Dans une société originelle, donc un groupe réduit , chacun se connait et une fois sa "face" valorisée ou confirmée , on retourne a son hamac.
A contrario , ds une société hypertrophiée , les individus ne se connaissant pas ne font qu 'exposer ostensiblement des "images" de valorisations (4x4 ou blondasse a glandes mammaires hypertrophiées" . Cette exposition échoue car la "valeur" de l'individu est suspecte , non démontrée (pour etre reconnu , il faut etre connu) . Nous avons été formaté durant trop longtemps pour accepter une modif de ce modèle sans traumatime .
L'individu , non "recoinnu" malgès son ostentation, va le ressentir et se sentir frustré . Ne le verbalisant pas correctement il cherchera une autre ostentation en consommant .Cette "demande" est perçue par le système et utilisé , voire favorisé en tant qu'outil favorisant le consumérisme et la demande .
Cette analyse est de type socilologique . La tienne (narcicisme ) la rejoint , maius est du type psycho .IL, me semble que la socio peut permettre d'étudier les causes (voire les soigner) , la Psycho ne pouvant que compenser des traumatismes ou des conséquences sociétales ....Mais c'est un vaste débat .
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ktche



Joined: 15 Jun 2004
Posts: 1383

PostPosted: 18 Oct 2010 14:00    Post subject: Reply with quote

Kercoz wrote:
Je préfère la démo de Goffman dans les "Rites interactifs"


Déjà disséminé en de multiples hors sujet, ce propos ne semble pas vouloir être débattu par son auteur à la recherche d'une "surface d'exposition" submergeant ses contradicteurs. Des éléments permettant d'en évaluer la pertinence peuvent être consultés et enrichis dans ce fil dédié : http://forum.decroissance.info/viewtopic.php?t=8239
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anonyme XXI



Joined: 18 Oct 2005
Posts: 1177
Location: Lyon

PostPosted: 23 Oct 2010 10:42    Post subject: Reply with quote

Kercoz wrote:

Je préfère la démo de Goffman dans les "Rites interactifs"

Salut Kercoz,

C'est un peu l'oeuf et la poule : nous pouvons convenir que nous sommes passés d'une société "atrophiée" (soumise aux contraintes naturelles, logique de survie, peu de maitrise de l'environnement...), à une société hypertrophiée : logique industrielle, apparence de l'abondance et organisation sociale de la pénurie, maitrise excessive et effroyable de l'environnement.

Kercoz wrote:

... Nous avons été formaté durant trop longtemps pour accepter une modif de ce modèle sans traumatime .

Je ne connaissais pas et j'adhère. Même si nous sommes des êtres adaptatifs, une majorité de nos comportements sont trop ancrés dans nos gènes de Cro-Magnon (depuis 30 000 à 10 000 ans environ), la construction du cerveau (toujours énigmatique), et l'inconscient collectif... pour être modifiés en 100 ans.

On peut faire ce constat concernant l'alimentation. Cette thèse peut paraitre archaïsante, donc contraire au progrès humain (historique), mais elle m'intéresse parce qu'elle met aussi en échec la société spectaculaire et consumériste.

Kercoz wrote:

L'individu , non "reconnu" malgré son ostentation, va le ressentir et se sentir frustré . Ne le verbalisant pas correctement il cherchera une autre ostentation en consommant. Cette "demande" est perçue par le système et utilisé, voire favorisé en tant qu'outil favorisant le consumérisme et la demande .
Cette analyse est de type sociologique . La tienne (narcissisme) la rejoint, mais est du type psycho.

Ah, je n'ai pas eu le temps de présenter un outil indispensable : la pyramide des besoins de Maslow (ce bon vieil outil qui peut nous permettre un pont entre psycho et socio) !

Un individu peut être reconnu dans son groupe familial, mais non reconnu (voire méprisé) dans l'espace social. Or la publicité, qui est quand même le sujet de départ, agit avant tout dans l'espace social. Donc ce sujet est à la fois psychologique et sociologique. Personnellement, je l'aborderai plutôt du point de vue psycho que je connais mieux.

Dans une économie "atrophiée", une économie de demande, la publicité pouvait-elle exister ? Il me semble que la publicité apparait historiquement aux USA dès les années '20 et est massivement importée avec l'après-guerre. La publicité est intimement liée à la consommation de masse, et une économie d'offre.

Ce qui est nouveau, c'est la captation de la libido, comme dirait Bernard Stiegler. Qu'ils se sentent reconnus ou non dans l'espace social, les individus consuméristes sont captivés par un pouvoir central qui les fascine : un message venu d'en haut, dont l'origine est perdue (le saint père ?), et diffusé massivement.

On peut faire glisser la proposition dans le champ des médias de masse et l'actualité (la retraite à 62 ans) : de nombreux individus sont des consommateurs d'information, qu'ils ingurgitent comme une junk-food que leur cerveau ne prend même pas le temps de digérer : ils sont fascinés par les messages, par une réflexion élaborée par un autre. Leur façon d'être reconnu, c'est de penser comme "tout le monde", c'est-à-dire comme le présentateur de TF1 (petite digression) : "les manifestants sont des casseurs, ils mettent en danger la propriété et l'ordre, donc nos valeurs traditionnelles, donc la cause qu'ils défendent est douteuse : les manifestants sont nos ennemis, les grèves doivent s'arrêter au plus tôt quitte à les mâter dans un bain de sang..."

Chaque individu se projette dans un champ symbolique très vaste, qui lui renvoie de temps en temps une image de lui, et lui confère en définitive un sentiment d'appartenance.

Kercoz wrote:

Il me semble que la socio peut permettre d'étudier les causes (voire les soigner), la Psycho ne pouvant que compenser des traumatismes ou des conséquences sociétales.... Mais c'est un vaste débat.

Je ne pense pas que ces deux disciplines soient tellement éloignées l'une de l'autre. Chacune permet de comprendre et de soigner (ou de détruire, puisque la sociologie est massivement utilisée en marketing).

Il me semble que les objecteurs de croissance objectent avant tout personnellement : c'est une démarche individuelle, donc psychologique, même s'il s'agit de créer un nouveau modèle de société. Sans doute le mouvement des "villes en transition" peut être vu comme un mouvement social. Pour l'instant, je n'observe pas de mouvements sociaux qui revendiquent la décroissance !

La plupart des objecteurs de croissance que j'ai pu rencontrer ont une structure de personnalité très forte, auto-référentielle, sujet que je développerai ultérieurement.
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anonyme XXI



Joined: 18 Oct 2005
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Location: Lyon

PostPosted: 23 Oct 2010 10:45    Post subject: Reply with quote

Le narcissisme

Déni de la mort dans la société occidentale

Je pars de la réflexion d'Irvin Yalom et son bouquin déjà cité plus haut. Le narcissisme est une défense personnelle (une parmi d'autres possibles) pour se protéger d'une angoisse terrifiante : celle de sa propre mort

Avant de tenter d'expliquer ce que je comprends du narcissisme, je fais donc l'hypothèse suivante :
la société occidentale (mortifère, hypertrophiée, post-industrielle/capitalisme de l'information, consumériste, post-monothéiste...) tenait depuis longtemps la mort à distance. Aujourd'hui, elle se permet un luxe très dangereux : la nier.

Et je rejoindrai sans doute Kercoz avant même qu'il n'ait eu le temps d'objecter : la plupart des sociétés humaines ont placé la mort comme un élément central, non par appétit mortifère, mais comme lieu obligatoire de la construction individuelle. C'est sans doute un incontournable, non respecté par notre société.

Pourquoi nier collectivement la mort est-il dangereux ?
Parce que ça bloque le processus d'évolution individuel !

Et que devient une société faite d'individus empêchés dans leur évolution ? Une société violente, chaotique et incontrôlable. Une société d'éternels adolescents narcissiques, addictifs, border-line... qui finissent par confondre réalité et jeux vidéos, et viennent place Bellecour à Lyon casser quelques vitrines pour éprouver le sentiment de réalité (je l'ai fait moi-même étant jeune, casser une vitrine, c'est très jouissif, c'est un objet sonore et visuel fascinant).

Les publicitaires et les médias dominants ont parfaitement conscience de leur responsabilité. Mais ils ne se considèrent pas comme les seuls responsables, pris dans un système global, et se sentent bien à l'abri. Verrons-nous un jour des casseurs casser la gueule des publicitaires et des présentateurs de télé (pas les pauvres caméramans de terrain tabassés par les flics) ? Encore faut-il les trouver, bien blottis au cœur du système. Et puis il faudrait ensuite buter tous les patrons, comme fait Yolande Moreau dans "Louise Michel", le film de ce début d'année.

Donc si on peut tenter de faire une équation :

Déni de la mort (social) =>
Publicité flattant le narcissisme (entre autres) =>
Narcissisme individuel sur-développé =>
Blocage de l'évolution individuelle =>
Individus potentiellement violents =>
Produits de consommation violents (jeux vidéos, télé poubelle...) =>
Passage à l'acte (délinquance) =>
Société mortifère

La société mortifère étant incapable d'accepter sa propre image (inavouable) n'aura de cesse de se fuir, donc de dénier la mort : la boucle est bouclée.


Le narcissisme - origine et symptômes

Une façon de gérer son angoisse fondamentale, c'est de croire en sa particularité : "Je ne suis pas comme les autres (je suis mieux)", jusqu'à penser : "les autres meurent mais pas moi".

On comprend que cette croyance entraine "une reconnaissance proportionnellement réduite des droits et de la particularité de l'autre" (Yalom p. 173).
Quote:
La structure de personnalité narcissique se décline dans une grande diversité de formes : certains patients pensent pouvoir offenser les autres mais être préservés de toute critique personnelle; ils croient naturellement que la personne dont ils tomberont amoureux éprouvera des sentiments réciproques; ils attendent des cadeaux, des surprises et de la sollicitude, qu'ils se montrent incapables de donner au autres; ils s'attendent à être aimés et admirés du fait de leur présence.

(p.174)
Quote:
Sans relâche, le thérapeute doit chercher à faire comprendre à ces patients que ces attentes ne sont légitimes que dans les premiers mois de la vie, lorsqu'un nourrisson peut exiger de la mère un amour inconditionnel sans qu'il soit question de réciprocité.

Note : la personnalité narcissique est placée par Richard Meyer dans le champ amalgamé, à l'entrée de la phase d'attachement.
Cf. le modèle ontodynamique, par exemple ici
http://www.psych-inte.org/fr/affiche_texte.php?idp=25
(petits pbm d'affichage)

Dans un groupe, une personnalité narcissique a tendance à monopoliser l'attention et faire preuve d'hostilité. La demande du narcissique est souvent satisfaite par le groupe dans les premiers temps, et créé à la longue une tension et un rejet de l'individu.

Certains de nous connaissent le mythe de Narcisse : il est fasciné par son image, qu'il contemple dans une mare, et finit par tomber à la renverse et se noie.

Chacun comprend la mise en garde de cette courte histoire : "il est néfaste de trop se contempler".

Mais le narcissique se voit-il vraiment ?
Et quel est l'équivalent dans la réalité de cette métaphore de la mare (ou du miroir) ?


Prenons le narcissique en situation comme décrit ci-dessus : il prend beaucoup de place, on entend que lui dans un groupe, au détriment des autres.

Il prend toute la place et en laisse peu aux autres. Il se survalorise et dévalorise les autres : il ne les voit pas.

Le narcissique utilise le groupe un peu comme un écran sur lequel il peut projeter une image enjolivée de lui-même. Il pousse le groupe à lui renvoyer l'image qu'il souhaite avoir de lui-même.

Il y a donc une double violence dans la relation :
- peu de place laissée aux autres,
- une relation faussée (les autres sont manipulés).

Le miroir, c'est donc le groupe.
Et contrairement au cliché du narcissique contemplant son image, le narcissique ne se voit pas.

Non seulement le groupe lui renvoit une image faussée, mais il fuit l'introspection et ses ressentis : il ne se regarde pas, et évite bien de le faire, sous peine de tomber dans une profonde dépression.


Quel est le lien entre narcissisme et consumérisme ?

La publicité véhiculant des images valorisantes, il a été facile d'utiliser la tendance narcissique à des fins commerciales. Le publicitaire propose une image flatteuse sur laquelle le sujet peut se projeter, s'identifier, par ressemblance.

Exemple type :
Le jeune homme aux cheveux ébouriffés, sympa, souriant, dynamique. Stéréotype narcissique, il lui faut un rapport faussé au groupe, survalorisant, et sans réel contact. Il est "branché" (à quoi ? pas aux autres en tout cas), et "fashion-victime" (fashion => fascination, et victime de son rapport aux autres).
Pour améliorer et entretenir une image de soi valorisée, il doit donc se procurer les accessoires nécessaires :
- lecteur mp3 et toute la panoplie de gadgets high-tech/connectique d'une part,
- les chemises cintrées, jeans faussement usés et toute la panoplie de fringues et autres cosmétiques pour métrosexuel d'autre part.

La survalorisation a lieu dans les deux sens : l'image que lui envoie le groupe, et l'image de soi qu'il donne aux autres.

La connectique audio-vidéo lui permet d'obtenir l'image envoyée par le groupe, par la société toute entière (le flot gigantesque d'images accessibles à peu de frais). Etre vu en possession du gadget branché lui permet
- d'améliorer l'image qu'il envoie au groupe,
- de montrer son appartenance au corps social, par une forme de soumission conformiste.

La panoplie fashion-victime est un deuxième signal qu'il envoie, pour garantir sa soumission conformiste. Elle fonctionne également à double sens, plus subtilement, puisque le fashion-victime fabrique la mode : il oblige les modistes à fabriquer une image faussée de lui-même, qui lui convienne, à lui ainsi qu'à une multitude d'êtres semblables (ce qui fait que je ne trouve plus de pantacourts, qui ne sont plus à la mode, alors que je trouve ça très pratique pour rouler en vélo, que je suis obligé de m'en fabriquer moi-même avec des vieux pantalons, et que je conchie les fashion-victimes !).


Nous entendons parler depuis une trentaine d'années de "la montée de l'individualisme". S'agit-il d'individualisme ou de narcissisme ? Cette évolution sociale est-elle une évolution historique "naturelle" ?
Quelles en sont les causes ?

Tout d'abord, comment pouvons-nous affirmer qu'il y a bien une "montée de l'individualisme" ?
Par l'observation d'une diminution de fréquence des comportements favorables au collectif : altruisme, politesse, relations entre les générations... Par une augmentation de fréquence des comportements défavorables au collectif : agressivité et agressions, isolement, indisponibilité, égocentrisme ?

A travers ce terme d'individualisme, il nous semble reconnaitre les caractéristiques du narcissisme :
- l'égocentrisme ou la survalorisation de soi, qui attire tout à soi comme par aimantation,
- l'isolement, puisque le narcissique ne voit pas réellement le groupe : il n'est pas réellement en contact.
- l'agressivité, qui s'épanche naturellement sur la pente de la dévalorisation des autres.

Chose amusante, à l'heure où j'écris ces lignes, une manifestation de motards passe sous mes fenêtres, place de la Guillotière (motards = narcissiques ?) !

Il nous semble, pour ces raisons, que la montée de l'individualisme est avant tout une progression narcissique. Quelles en sont les causes ?

Cette évolution historique ne nous semble pas naturelle, mais bien fabriquée par l'ère industrielle. Avant les médias de masse, dont on peut dater l'origine assez précoce vers 1850, il était difficile pour l'individu d'obtenir une image du groupe à large échelle, au niveau d'un pays tout au moins, et "ciblée" sur une catégorie d'individus ressemblants (une perte de diversité sociale), le jeune homme branché par exemple.

La tradition lui permettait d'être accueilli et reconnu à une échelle régionale et familiale essentiellement. Il lui était possible de rejoindre des groupes d'individus ressemblants : armée, écoles universitaires, confrèreries, compagnonnages... Mais cette "incorporation", littéralement "entrée dans le corps social" (on retrouve la notion d'amalgame), se faisait au contact du groupe.

L'individu était en relation avec le groupe, et l'image du groupe était issue de la réalité (éprouvante), et non d'une fabrication publicitaire (flatteuse).

La société priorisait alors la vie locale et la diversité sociale (même parmi une classe sociale uniforme, il existait une diversité de générations vivant ensemble).

La société occidentale contemporaine priorise a contrario l'échelle commerciale la plus large (la mondialisation) et le standard : un ensemble fini de modèles, issus du moule industriel, reproductibles à l'infini, donc in fine une perte de diversité.

Et ces modèles sont choisis sur leur potentiel commercial. En effet, quelle est la place de la lesbienne, du schizophrène, du prisonnier, du jeune issu de l'immigration maghrébine, ou de la vieillarde incontinente... dans l'imaginaire et le modèle consumériste ?

La disparition de la biodiversité s'explique sans doute d'autant mieux.

Il en résulte une tension entre l'individu (ses besoins et aspirations fondamentales) et ce que lui propose la société consumériste. Tous les individus ne peuvent pas, heureusement, se reconnaitre dans le modèle narcissique. Et les objecteurs de croissance sont de ceux-là.

Ce qui pose la question sous-jacente : quel travail de deuil les objecteurs de croissance mettent en oeuvre ? En quoi leur système de défense face à la mort diffère de celui des consuméristes ?
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anonyme XXI



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PostPosted: 23 Oct 2010 16:13    Post subject: Reply with quote

La pyramide des besoins de Maslow


Kercoz m'a devancé : j'avais l'intention de commencer par ça, et puis le souhait de parler du narcissisme est venu en premier...

On trouve de nombreux schémas en cherchant dans la catégorie "image" "Pyramide de maslow" sur un moteur de recherche.

C'est un outil à la fois psychologique du point de vue de l'individu, et sociologique.

On trouve la sécurité en deuxième position, après les besoins physiologique.

Et on peut se questionner sur ce terme, ou son corolaire "l'insécurité", très à la mode depuis notre actuel président.

Notre société serait-elle bloquée sur les besoins primaires, qui ne seraient plus fournis ?

Le contraire du besoin d'appartenance serait le racisme, le contraire du besoin d'appartenance : la dévalorisation de soi, et le contraire du besoin de réalisation : la soumission.

Le capitalisme en panne en occident, société du chômage de masse, ne fournit plus les besoins d'estime et de réalisation, que fournissait la société du travail paternaliste des trente glorieuses.

Richard Meyer propose de juxtaposer une pyramide des besoins individuels et une pyramide inversée des exigences sociales, en vis-à-vis, mais je n'ai pas trouvé de représentation graphique sur le net.

Il décline ensuite sa pyramide des besoins individuels (6 niveaux au lieu des 5 de Maslow) dans un modèle ontodynamique (cité plus haut) qui montre leur développement chronologique dans le développement individuel :
- bulle primitive, ou équilibre de base,
- matrice fusionnelle, ou attachement,
- socialisation, ou protection (appartenance),
- socialité, ou puissance (reconnaissance),
- matrice affective, ou intimité,
- et enfin, univers créatif.

Ce modèle est intéressant dans le sens où il présente une vue générale du développement individuel, et les différentes possibilités de sortie de la normalité, d'une part vers le champ amalgamé, d'autre part vers le champ clivé.

L'autisme est la sortie vers le champ amalgamé à la première étape de l'équilibre de base.
La personnalité narcissique est la deuxième sortie, à l'entrée de l'étape d'attachement.


Amalgame et clivage

Toute la question consiste à trouver "la bonne distance" entre soi et autre.

L'amalgame est l'absence de distance, ou "fusion".
Le clivage est une distance excessive.

J'y reviendrai en développant, au fur et à mesure de mon apprentissage.

xxi
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Kercoz



Joined: 20 Sep 2008
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PostPosted: 23 Oct 2010 19:43    Post subject: Reply with quote

anonyme XXI wrote:
Kercoz wrote:

Je préfère la démo de Goffman dans les "Rites interactifs"

Salut Kercoz,

C'est un peu l'oeuf et la poule : nous pouvons convenir que nous sommes passés d'une société "atrophiée" (soumise aux contraintes naturelles, logique de survie, peu de maitrise de l'environnement...), à une société hypertrophiée : logique industrielle, apparence de l'abondance et organisation sociale de la pénurie, maitrise excessive et effroyable de l'environnement.
.

Merci de me répondre .
Je n'aime pas trop le terme "société atrophiée" .
La société archaique a maitrisé et , ce , avanr l'homminidification , son environnement /territoire . Le groupe etait adapté aux possibilités de son territoire et l'individu au groupe .
Ce modèle EST le modèle "naturel" de gestion de ts les systèmes sur terre . J'oppose a ce modèle l'hypertrophie du groupe et sa centralisation avec la mondialisation comme but ultime .
La difference des deux modèle est essentiellement structurale : parcellisé-autorégulée versus centralisé a gestion linéaire .

////////
Je ne connaissais pas et j'adhère. Même si nous sommes des êtres adaptatifs, une majorité de nos comportements sont trop ancrés dans nos gènes de Cro-Magnon (depuis 30 000 à 10 000 ans environ), //////
C'est plus vieux que ça . Les instincts précèdent le passage a l'animal socialisé qui précède de loin l'homminidification . Notre formatage sur les rites sociaux (culturels donc) s 'est fait essentiellement avant l'humanisation de l'homme .

///////Un individu peut être reconnu dans son groupe familial, mais non reconnu (voire méprisé) dans l'espace social. Or la publicité, qui est quand même le sujet de départ, agit avant tout dans l'espace social. Donc ce sujet est à la fois psychologique et sociologique. Personnellement, je l'aborderai plutôt du point de vue psycho que je connais mieux. /////

Si l'on prend comme hypothèse que le formatage anterieur est rigide , il s'effectue sur l'individu ET son groupe ........a l'exclusion de tout environnement exogène humain (ttes les tribus se nomme "homme" ds leur language . Ils sont les seuls humains . Et une tribu c'est une famille élargie
Le problème de la psychologie c'est qu'elle est contemporaine et que le contemporain est (surtout le notre) un épiphénomène sur la branche humanoide .
un image interessante : a quoi sert de lutter contre des vagues qui te mouille les pieds ? étudier les vagues ne peut apprendre si la mer decend ou monte et encore moins le coef de la marrée.
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anonyme XXI



Joined: 18 Oct 2005
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Location: Lyon

PostPosted: 22 Jan 2011 8:56    Post subject: Reply with quote

Salut Kercoz,

Un sujet me questionne depuis longtemps : l'immunité. On constate que l'immunité est sérieusement dégradée chez les occidentaux, du fait de leur mode de vie et d'alimentation.

Je m'intéresse depuis peu aux maladies auto-immune : il semble que la psychologie soit un facteur important.


Maladies auto-immunes
Quote:

Les maladies auto-immunes sont dues à une hyperactivité du système immunitaire à l'encontre de substances ou de tissus qui sont normalement présents dans l'organisme.

Parmi ces maladies peuvent être cités la sclérose en plaques, le diabète de type 1 (jadis appelé « diabète juvénile » ou « diabète insulino-dépendant »), le lupus, les thyroïdites auto-immunes, la polyarthrite rhumatoïde, la spondylarthrite ankylosante, le syndrome de Goujerot-Sjögren, la maladie de Crohn, etc.


De façon métaphorique, on peut considérer que l'individu s'auto-détruit. Ce qui rappelle au niveau cellulaire le principe de l'apoptose : l'auto-destruction d'une cellule.

Y a-t-il translation du phénomène de l'apoptose au niveau social : un individu s'auto-détruit lorsque certaines conditions sociales sont réunies ? Un niveau d'agression trop intense, une insatisfaction des besoins fondamentaux (Cf. la pyramide de Maslow exposée ci-dessus) ?

Je pourrai ouvrir un sujet "Psychologie et immunité" ou "Psychologie et santé" dans le forum Santé, mais ce serait multiplier inutilement les sujets. La psychologie est donc un sujet interface entre la Politique et la Santé, et en lien évident avec l'économie, par ce biais regrettable de la publicité.

Personnellement, je n'ai pas suffisamment de matière sur le sujet de l'immunité. Si l'un d'entre nous souhaite présenter, il est le bienvenu.

xxi
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