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Etre responsable, défaire l'emprise informatique

 
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Deun



Joined: 14 Mar 2005
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Location: Colombes(92)

PostPosted: 28 May 2005 11:13    Post subject: Etre responsable, défaire l'emprise informatique Reply with quote

Suite du feu d'artifice sur la contribution de l'informatique à la société de croissance, en proposition de publication sur le site...
à+
Deun



A l’emprise publicitaire et marketing sur les consommateurs, correspond l’emprise de l’informatique sur les travailleurs.

(Suite de l’article « Relocaliser l’économie, désinformatiser le travail »)

Combien d’entre nous se sentent piégés par l’obligation de participer, en échange d’un revenu, à ces gigantesques organisations de travail que sont les multinationales et leur réseau de sous-traitants, mais aussi les administrations publiques, et dont nous désapprouvons les effets ? Je voudrais montrer ici comme est rendue possible cette démesure organisationnelle par l’usage de l’informatique, démesure qui nous enferme dans une globalisation où personne ne se sent plus responsable moralement, au delà des normes contemporaines d’efficacité et de rentabilité. Et je m’adresse particulièrement aux informaticiens et aux étudiants en informatique, afin qu’ils tentent d’éviter d’accroître encore le gigantisme de ces organisations et l’intensification du travail, qui pèse aujourd’hui sur les salariés utilisateurs des technologies de l’information.

L’industrie informatique a su soigner son image. Les dites « nouvelles technologies de l’information » sont souvent associées à une vision alternative de la société, qu’elles évoquent l’entrepreneur californien en basket (Steve Jobs), ou le défenseur du logiciel libre défiant le monopole capitaliste (Linus Torvalds).

De fait, l’informatique n’est que rarement abordée comme question sociale et écologique. Dans les discours sur le « monde du travail », elle relève plutôt d’une approche technique et, par extension, d’un phénomène à la fois bienvenu et nécessaire de modernisation du travail et d’une « montée en gamme » des compétences professionnelles que bien peu songerait à remettre en question. Lorsqu’il s’agit de considérations plus concrètes, l’informatique est généralement appréhendée à partir de l’ordinateur pris isolément, en tant que technique neutre limitée à ces avantages, « offerts » aux utilisateurs et appuyés par l’imagerie publicitaire (« productivité personnelle », facilités et communication à distance, etc.). Ne parlons pas des récits macro-économiques sur l’économie « immatérielle », dans lesquels les seuls personnages pertinents semblent être des « puissances » quasi-militaires animées du seul désir de gagner toutes les « batailles du numérique » qui se présentent...

Pourtant, la réalité du monde contemporain, aujourd’hui sous l’emprise de ces technologies, est très loin d’être enchantée. L’usage de l’ordinateur s’accroît sans cesse et de façon impressionnante. En 1998, 51% des salariés français utilisent l’informatique au travail. Cette proportion était de 25% en 1987. La part des salariés utilisant l’informatique plus de trois heures par jour passe de 39% en 1987 à 53% en 1998 (1). Mais nous avons peu de recul sur les logiques plus globales qui sous-tendent ce phénomène.

L’informatique, jonction du système technicien

Je voudrais montrer ici à quoi sert aujourd’hui l’informatique, dans une économie consumériste de marché, où l’offre de produits marchands dépasse virtuellement leur demande. Nous verrons comment l’informatique évite justement que la demande ne s’épuise, en évitant l’apparition de « décalages » entre ce qui est produit et ce qui peut être vendu.

Comprendre l’informatique dans la société consumériste de marché demande de ne pas s’en tenir à ce que permet la machine considérée de façon isolée, afin d’apercevoir les liaisons purement techniques qu’elle autorise avec les autres systèmes existants. Jacques Ellul invite dans son ouvrage Le système technicien (1977) à pendre en compte les ordinateurs dans leur ensemble, et à se déprendre du raisonnement anthropomorphique qui veut que l’ordinateur concurrence l’homme dans ses tâches. La fonction de l’ensemble informatique est plutôt de « permettre la jonction souple, informelle, purement technique, immédiate et universelle entre les sous-systèmes techniques » (2). On trouve cette idée précisée chez James Beniger dans The Control Revolution (1986), qui range la publicité, le marketing, l’informatique dans un même ensemble de techniques (3). Celles-ci ont pour fonction de remédier à la « crise du contrôle », défaillance occasionnée par la vitesse de production portant le système industriel, alors même que stagnent la distribution et la consommation. Les remarques théoriques de ces deux auteurs constituent ainsi le fil rouge du présent article. Elles nous aideront à dessiner un portrait intelligible et consistant des usages sociaux de l’informatique, en vigueur selon la raison économique managériale.

L’informatique permet la construction d’ensembles techniques de plus en plus intégrés, et d’y mobiliser de façon toujours plus intense les travailleurs. Bien loin de constituer une nouveauté radicale, l’infrastructure informatique donne corps à des doctrines managériales productivistes qui ont leur consistance historique, par ailleurs ajustées au contexte consumériste plus global de nos sociétés. L’accroissement de l’informatique dans les entreprises va de pair avec celui de la taille des entreprises travaillant ensemble. Au sein des entreprises, les doctrines managériales productivistes s’imposent sans aucun contre-pouvoir. Elles ne sont pas de simples discours idéologiques destinés à la mise au travail du personnel, mais des actes techniques concrets dont il faut aujourd’hui percevoir la cohérence. Faute de quoi nous serons privés de choix quant à de véritables alternatives sociales contre-productivistes.

L’informatique scande les flux tendus

Afin de stimuler la demande, plus exigeante et plus volatile, il faut aussi stimuler la production, et donc les travailleurs. Le flux de production est alors inversé, car ce n’est qu’après que la commande d’un client est effective, que la fabrication et la distribution du produit ne sera lancée. C’est ce que l’on appelle le « juste à temps », ou travail en flux tendu. Seules des organisations à la fois flexibles et intégrées, dépassant les frontières strictes de l’entreprise donneuse d’ordre pour englober ses sous-traitants, permettent un tel fonctionnement. Vu la taille de telles organisations, la communication directe entre travailleurs ne peut permettre de coordonner correctement les tâches à réaliser. De plus, l’importance accordée au client exige de créer des agences commerciales dispersées et autonomes, sans toutefois nuire à la cohérence de l’entreprise. Les activités de commerce et de marketing viennent compliquer le travail. Car pour entretenir la consommation, on ne se contente plus de produire, en grande quantité, des produits identiques. Au contraire, on diffuse et on vend, en moins grande quantité, des gammes nombreuses et diverses de produits.

Les maîtres à penser de l’organisation des entreprises, que sont les consultants des cabinets de conseils et experts en sciences de gestion, se sont alors progressivement approprié l’informatique, apercevant là l’outil idéal permettant à la fois de contrôler et d’autonomiser les postes de travail. Pour eux, l’utilisation des technologies informatiques ne se conçoit pas sans une visée managériale d’intégration (donc de contrôle) des organisations, auxquelles ont peut alors assigner des objectifs productivistes. Par l’usage de l’informatique, on entend disposer d’un artefact qui permet littéralement de programmer l’organisation, en tant que système technique pur, comme un informaticien programme un logiciel. En matière de technologie, le vocable managérial se confond avec les techniques de gestion (voir Tableau 1). C’est-à-dire que ces techniques ne font que sous-entendre l’infrastructure informatique, domaine situé tout en bas de la hiérarchie sociale des professionnels de l’expertise et du conseil (4).

Tableau 1 : Bestiaire des outils informatiques de rationalisation du travail
Nom Description
Workflow Chaîne administrative informatisée. Permet de gérer les procédures de travail, de coordonner les charges et les ressources et de surveiller le déroulement des tâches.
SCM Supply Chain Management Informatisation de la chaîne logistique, ouverture du système d’information aux entreprises sous-traitantes
ERP Enterprise Resource Planning Suite de modules logiciels permettant d’automatiser la chaîne administrative, reliés entre eux par une base de données unique, et de remonter les informations vers la direction. Ces modules standard couvrent chacun une grande fonction de l’entreprise (gestion comptable et financière, contrôle de gestion, gestion de la production, gestion des achats et des stocks, administration des ventes, logistique, gestion des ressources humaines...). CA mondial 2001 : 9Md$
EAI Enterprise Application Integration Industrialisation des échanges d’information entre applications informatiques dispersées. Souvent intégré à un outil de BPM (Business Process Management), servant à traduire en flux technique d’informations paramétrable les activités de l’entreprise. CA mondial 2001 : 1,2Md$
CRM Customer Relation Management Gestion informatisée des campagnes marketing, intégration des canaux de distribution et de vente. CA mondial 2001 : 22Md$
BI Business Intelligence Enrichissement des informations du client par des données externes pour mieux le connaître et mieux le contrôler. Ces données, servant à l’aide à la décision, proviennent des instituts de sondage, des producteurs de bases de données commerciales, de la presse, etc.

Les managers conçoivent les postes de travail comme étant matérialisés par un ordinateur, un ensemble de logiciels installés et des droits d’utilisation différenciés pour chaque catégorie d’utilisateur. Les logiciels prédéfinissent des catégories d’actions possibles sur les flux d’informations de l’entreprise, en laissant une marge de manœuvre dans les séquences d’action variable selon la catégorie d’utilisateurs envisagée.

Les contraintes pesant sur les travailleurs proviennent de moins en moins de la hiérarchie, mais plutôt de l’urgence qu’il y a à satisfaire le client. Ce client peut bien souvent une entité lointaine pour les postes qui ne sont pas directement en contact avec lui. C’est bien plutôt le flux d’ordres scandé par l’informatique qui fera exister sa contrainte partout dans l’entreprise, et même chez ses sous-traitants.

Imaginons une entreprise de construction d’ordinateurs. Un représentant commercial parisien de cette entreprise prépare un devis pour un client. Il saisit quelques informations de base concernant la demande de son client dans son ordinateur portable connecté à l’informatique de l’entreprise, et le système génère automatiquement un contrat de vente en français, spécifiant la configuration du produit, le prix et la date de livraison, que le vendeur peut imprimer. Quand le client accepte le devis, le système programme l’envoi, et ensuite, en remontant à partir de la date de livraison, réserve les pièces en stock, fait commander les pièces manquantes aux fournisseurs et programme l’assemblage dans une usine de l’entreprise qui peut être très éloignée géographiquement.

Une intensification générale du travail

Le travail est donc organisé en « flux tendu », tout en étant polarisé sur les fonctions commerciales des entreprises. L’informatique a alors un rôle crucial. En organisant la circulation rapide des informations, elle assure que l’ensemble du personnel de l’entreprise est mobilisé, ainsi que ses sous-traitants, et pas seulement les travailleurs directement en contact avec les clients. L’informatique est adaptée aux besoins de ces entreprises « en réseau », qui font remonter jusqu’à leurs fournisseurs, sous-traitants et prestataires de services une tension des flux d’activités dont la source est, en aval, le client (5).

Il s’ensuit une intensification générale du travail (voir Tableau 2), qui va à l’encontre de l’allègement des tâches que semble a priori permettre l’ordinateur pris isolément, de par sa capacité à automatiser les tâches répétitives. Au contraire, les technologies de l’information et de la communication scandent les flux d’activités de l’entreprise, et accroissent ainsi la pression sur le travail (6).

Tableau 2 : L’informatisation accroît les astreintes psychologiques
Pourcentage des salariés qui déclarent Parmi les salariés n’utilisant pas l’informatique Parmi les salariés utilisant l’informatique
devoir répondre à une demande extérieure à satisfaire immédiatement 44 % 64 %
devoir fréquemment abandonner une tâche pour une autre non prévue 46 % 65 %
qu’une erreur de leur part pourrait avoir des conséquences sur les finances de l’entreprise 44 % 56 %
devoir toujours ou souvent se dépêcher 48 % 56 %
recevoir des ordres contradictoires 31 % 39 %
ne pas avoir suffisamment de temps pour faire son travail correctement 20 % 29 %
devoir souvent se débrouiller seul dans les situations difficiles 20 % 28 %

(Source : enquête Conditions de travail de 1998, DARES - MES, n = 18774 salariés)

Un travail abstrait et stressant

Avec les technologies de l’information et de la communication, le travail devient de plus en plus abstrait. Dans les bureaux, les salariés travaillent sur une représentation de la réalité, sur des écrans d’ordinateur ou devant des pupitres de contrôle, bien plus souvent que sur la réalité sensible et matérielle désignée par les informations visualisées et manipulées.

La surcharge informationnelle, notamment à travers le volume quotidien de courrier électronique, a aussi pour conséquence une augmentation de la charge mentale (Cool. Plus que leurs autres collègues non-utilisateurs, les salariés qui se servent de l’informatique travaillent dans un contexte collectif, qui les aident quand ils en ont besoin, ce qui est le signe d’une mobilisation et d’une responsabilisation accrues des travailleurs. Le travail est plus autonome, dans la mesure où les modes opératoires pour atteindre les objectifs sont moins souvent fixés à l’avance. Mais il se déroule dans des organisations plus formalisées, sans que cela ne remette en cause le lien au marché. Instructions écrites, informations reçues sur papier, normes quantitatives et délais stricts sont autant d’indices de cette formalisation (9). La coopération accrue entre travailleurs se déroule ainsi dans le cadre strict du fonctionnement productif des entreprises et des administrations, sur fond de liens sociaux faibles.

Cette mise au travail généralisée est à rapprocher de la situation actuelle des organisations marchandes vue plus haut, à savoir une décentralisation vers les fonctions commerciales et marketing articulée, sans que cela ne remette en cause la cohérence d’ensemble. Et nous avons vu ailleurs les conséquences écologiques de la logistique moderne, laquelle peut s’appuyer sur l’informatique pour coordonner ces organisations de grande taille, et assurer une production de marchandises à la demande (10). A l’emprise publicitaire et marketing sur les consommateurs, correspond l’emprise de l’informatique sur les travailleurs. C’est dire si le développement de l’économie que certains appellent « immatérielle », dont le nerf de la guerre est l’optimisation d’organisations de travail à l’aide des technologies de l’information et de la communication (TIC), est tout à fait lié avec le développement tout aussi phénoménal du transports de marchandises, qui sont elles on ne peut plus matérielles !

Savoir reconnaître les nuisances ici et là-bas, et dès aujourd’hui !

Les technologies de l’information et de la consommation sont entièrement asservies aux idéaux productivistes actuels, en contribuant directement au gigantisme des organisations de travail, aujourd’hui transnationales. On ne peut parler de « nouvelles » technologies dès lors que, manifestement, nous avons à faire à une idéologie conservatrice de mise au travail s’incarnant dans ces outils. Les risques sur la santé du travail sur écran, le problème des déchets électroniques du à l’obsolescence des matériels (11), bien qu’il s’agisse de questions sur lesquelles le silence est encore de mise, ne sont pas susceptibles de stopper l’avancement de l’emprise informatique sur le travail. Les représentations progressistes concernant l’informatique, censée supprimer les tâches répétitives et peu créatives, laissent par principe espérer la résolution future des nuisances, ce qui ne peut conduire qu’à relativiser la vie présente et à reporter sans fin la joie de vivre !

Loin d’être innovantes, ces technologies sont les plus conservatrices qui soient. Elles reconduisent le paradigme les plus élémentaire des macro-systèmes techniques (12), à savoir leur gigantisme. A rebours du discours dominant sur l’économie « basée sur la connaissance », la seule manière d’évaluer socialement leur contribution à l’intérêt général est de ne pas occulter la dimension matérielle du travail informatisé (13). D’abord parce que, nous l’avons vu, la pénibilité du travail n’a pas du tout disparu. Ensuite parce que le mouvement d’informatisation est concomitant, historiquement, avec la délocalisation des emplois industriels hors de la vue occidentale (14) et par conséquent du développement des infrastructures de transports, puisant ainsi sans vergogne dans le capital limité et non renouvelable de l’énergie fossile (15). C’est dire si la sensibilité écologique pourrait être ce lien fait entre les aspects phénoménologiques du travail informatisé et la dimension macro-sociologique des grands ensembles techniques contemporains.

Deun

__

(1) Source : L’utilisation de l’informatique et des nouvelles technologies par les salariés. Résultats de l’enquête Conditions de travail de 1998 et des enquêtes sur les Techniques et l’organisation du travail de 1987 et 1993 (totto), Dossiers de la DARES, La documentation française, n°1/2001.

(2) Jacques Ellul, Le système technicien, Le cherche midi, 2004 [première édition, 1977], p. 112.

(3) cité par Pascal Robert, « Le MOTIF : de l’informatique comme moteur d’inférence et de gestion de formes », Solaris, n°7, 2000. [http://biblio-fr.info.unicaen.fr/bnum/jelec/Solaris/d07/7robert.html consulté le 24/05/05]

(4) Odile Henry, « Entre savoir et pouvoir. Les professionnels de l’expertise et du conseil », Actes de la recherche en sciences sociales, n°95, 1992.

(5) Michel Gollac, Nathalie Greenan, Sylvie Hamin-Cholet, "L’informatisation de l’"ancienne" économie : nouvelles machines, nouvelles organisation et nouveaux travailleurs", Economie et Statistique, n°339-340, 2000. [www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/ES339G.pdf consulté le 24/05/05]

(6) Patricia Vendramin, « Les technologies de l’information et de la communication, complices de l’intensification du travail », conférence CNRS/CEPREMAP/CEE « L’intensification du travail », Paris, 21-22 novembre 2002. [http://www.cee-recherche.fr/uk/colloque_intensification/pdf/Vendramin%20Patricia.pdf consulté le 24/05/05]

(7) Citée dans Michel Gollac, Nathalie Greenan, Sylvie Hamin-Cholet, "L’informatisation de l’"ancienne" économie : nouvelles machines, nouvelles organisation et nouveaux travailleurs", Economie et Statistique, n°339-340, 2000.

(Cool Patricia Vendramin, op. cit.

(9) Michel Gollac, Nathalie Greenan, Sylvie Hamin-Cholet, op. cit.

(10) Voir « Relocaliser l’économie, désinformatiser le travail » [http://www.decroissance.info/Relocaliser-l-economie]

(11) Voir par exemple cette enquête américaine sur l’exportation des déchets électroniques vers la Chine : "Exporting Harm. The High-Tech Trashing of Asia". [http://www.svtc.org/cleancc/pubs/technotrash.htm]

(12) Alain Gras, Grandeur et dépendance. Sociologie des macro-systèmes techniques, 1993, PUF.

(13) Voir notamment l’article de Ursula Huws, "Un monde matériel. Le mythe de l’économie virtuelle", 1999. Article original “’Material World : the Myth of the Weightless Economy”, in Panitch, L., and Leys, C. (eds), Socialist Register, 1999, Traduit par Maud Ingarao [http://www.preavis.org/revues/article.php3 ?id_article=2 consulté le 24/05/05]

(14) Voir notamment Bruno Lefebvre, La transformation des cultures techniques. Merlin-Gérin 1920-1996, L’Harmattan, 1998.

(15) Alain Gras, Fragilité de la puissance. Se libérer de l’emprise technologique, Fayard, 2003.
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