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Enfin peut-être l'article sur la Science
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bug-in



Joined: 13 Mar 2003
Posts: 4057
Location: prox. Montpellier

PostPosted: 27 Jun 2005 0:05    Post subject: Enfin peut-être l'article sur la Science Reply with quote

Bon j'en suis là, j'ai mis du temps car ou cours de la réalisation je me suis rendu compte à quel point la science participait à la surproduction hétéronome.

La Science d’aujourd’hui.

I. La science que l’on nous présente
La science aujourd’hui nous est présentée comme un savoir neutre et objectif seul à même de dire ce qui est et qu’il faut prendre en compte, productrice d’un discours portant sur la Réalité par opposition à « l’opinion » des ignorants.
Mais rien n’est plus faux. Cette représentation du pouvoir scientifique est mise en place non pas naturellement, par dérive mais volontairement.

La science, comme l’ensemble des choses qui nous entourent, déborde de sens, de conviction à condition d’en dévoiler l’historique, de ne pas ignorer le contexte.
Un savoir comme la science qui permettrait de « savoir ce qui est » est une variable importante pour celui qui veut obtenir et conserver le pouvoir. Et s’il peut la détenir il s’assure alors un devenir d’autorité.

Cet apport de pouvoir lui vaut autant de courtisans et de représentants qui tentent de s’en accaparer pour délivrer la bonne parole. Et à ce petit jeu, après lequel courent les politiques et les industries, il n’y a qu’un seul gagnant : Une Technique qui s’autonomise de plus en plus vite.
On peut faire remonter cette course à la fin des « Lumières » comme le montre Bertrand Louard [1]. Mais si elle ne devient clairement visible qu’a partir de cet instant, elle continuera d’exister tant que la Technique sera une forme nécessaire de dépendance pour chacun de nous.
La science est celle des représentants du peuple et des industries. Tout deux en ont besoin car elle permet leur puissance, leur contrôle par distance, que nous acceptons sans mot dire. Elle permet d’augmenter l’outillage sans fin pour toujours dépasser les limites quoi qu’il en coûte, de la Gigamachine au Nanomonde.

Malgré toutes les bonnes intentions du monde, toute la bonne volonté d’un scientifique qui peut très bien comprendre de quoi il retourne, on ne peut rien mettre en place de bon quand l’outil même à la base est altéré. Les laboratoires, que l’on maîtrise suffisamment, sont les seuls lieux où le travail effectué peut être qualifié de scientifique. Dans ces conditions les laboratoires ne peuvent fonctionner que de manière à paralyser les possibilités de production autonome.

II. Les productions de la science & leurs conséquences
La science entretient une production symbolique en plus des productions toujours plus nocives qui nous entourent.

La production symbolique : « Neutralité donc Vérité donc Autorité donc Pouvoir » est d’autant plus dangereuse quelle est infondée (ce qui ne l’empêche pas d’avoir des effets). Isabelle Stengers nous éclaire sur le sujet : Si les découvertes des scientifiques sont aussi nocives c’est non pas parce qu’elles répondent à nos besoins mais parce qu’elles ne peuvent répondre qu’ « aux question que le laboratoire est capable de poser »[2a], dans un lieu confiné, dans un lieu ou l’on maîtrise suffisamment les éléments et ou l’on dispose d’instruments qui sont autant « d’anciens dispositifs expérimentaux ayant gagné le statut de producteurs de données dont l’interprétation a été reconnue comme fiable » [2b], ce qui ne signifie pas que ces résultats sont la Réalité ou la vérité mais que ces théories sont choisies comme fiables parce qu’elles permettent le plus de liens nouveaux avec les théories hétérogènes d’autres scientifiques [2c].
La science perd en extension, en exportation, ce qu’elle gagne en laboratoire, lieu où elle peut soumettre comme elle l’espère les éléments de ses expériences. Cette opération n’a rien de bénin car elle est une réduction, une amputation à la réalité d’une partie de sa substance par la science… cette opération n’a pas lieu uniquement pour les sciences physiques mais aussi dans les sciences « humaines » où dans certains cas le sujet doit ignorer le pourquoi de l’expérience qu’il subit [2d]. Ce travail, qui n’accepte de résultats que s’ils sont laboratorisables, a pour effet une négation et un rejet de tous les autres possibles qui ne le sont pas, pratiques ancestrales ou différentes qui n’ont pas besoin de ce souci du détail pour constater que « ça fonctionne ». Elles doivent donc à cause de ce raisonnement au mieux être négligées au pire traitées de charlatanisme. La reconnaissance d’une théorie scientifique est tellement forte que l’on assiste alors à des tentatives de la part de pratiques anciennes de se parer de cet habit. Ce qui finit de les rendre ridicules pour les scientifiques.

La participation à la destruction du monde, de manière scientifique, le montage d’une machine de destruction efficace est souvent rejeté de la part des scientifiques, on assiste alors à une division de leur part du monde en deux catégories, des objets qui pour eux sont bénéfiques comme l’électricité sont alors scientifique, sont le fruit de leurs recherches, tandis que les objets qui nous sont maléfiques deviennent « non cause de la science » ! Un cas intermédiaire peut aussi intervenir : « l’outil neutre » dont ce serait l’usage qu’il détermine s’il peut être bon ou mauvais… Comme s’il n’y avait pas eu d’histoire avant la mise en place de cet outil, comme si personne ne l’avait voulu, comme si décidément il n’était pas le fruit d’un humain, mais d’autre chose (un scientifique ?) qui est indéniablement neutre. Les travaux scientifiques intéressent souvent d’abord les scientifiques entre eux. « Le scientifique n’est pas maître des intérêts qui vont permettre à sa création de « sortir du laboratoire », mais il est assez rare que ces intérêts se coalisent d’eux-mêmes sans qu’il ait activement cherché à les promouvoir » [2e]. Les résultats scientifiques ne devraient donc pas changer radicalement nos vies, d’ailleurs nous disons toujours « le soleil se lève ». La science n’a pas pour autant aucune valeur, mais de la à ce qu’elle occupe une telle place dans nos vies on peut s’en étonner. Mais l’on nous demande de « vivre avec le désastre », de faire attention « A choisir de la viande d’origine française pour ne pas mourir de la maladie des vaches carnivores […].Il faudrait que, désormais, nous fassions preuve de responsabilité citoyenne à l’intérieur du désastre afin de ne pas succomber. »[3].

III. Des illusions et des propositions
Certains proposent une petite intervention dans le domaine de « la science telle qu’elle est » pour la maîtriser, la rendre plus démocratique, voire sont près à la laisser tranquille si celle-ci passe beaucoup plus sous le contrôle de l’Etat et des représentants du peuple ! [4]Alors que c’est un des participants principaux de l’orchestration du désastre. Les chercheurs d’ailleurs le rappellent eux même : recherche publique et privée sont liées, comme science fondamentale et science appliquée. Si comme le propose Isabelle Stengers la démocratie doit intervenir de manière nécessaire dans le développement de la science, encore faut-il préciser que ce n’est pas de la démocratie des représentants mais de la démocratie directe afin de quitter une « science pour l’homme » car le « pour » rappelle encore l’autorité : les uns scientifiques, (plus que de vulgaires hommes) faisant, cherchant pour d’autres : les hommes (moins que des scientifiques). Arrêter la science des laboratoires pour dire que ce n’est pas que ce qui sort du laboratoire qui nous intéresse et lancer « la science par l’homme » comme le proposait déjà Ivan Illich en 1981 [5] alors qu’il reprenait le terme de « science by people » à Valentine Borremans[6]. Mais quels hommes ? Ceux qui demandent plus de vitesse ? Plus de contrôle ? Plus de Technique ?
Il est évident que plus que l’arrêt, plus que la démission de la science par les scientifiques [7], c’est aussi nous tous qui devons parvenir à retrouver la convivialité, à revaloriser le lien humain, social, le lien de la liberté, le lien des hommes, contre celui de la sûreté, du risque zéro, de la perfection, de dieu, bref de l’inhumanité.

Des expériences ont par ailleurs prouvé leur efficacité : ni l’Etat, ni l’Entreprise, mais par exemple « l’Association française contre les myopathies (AFM), qui a réussi à se fabriquer une expertise susceptible d’ « entrer dans les laboratoires » sans avoir peur de bouleverser les habitudes des scientifiques. Elle a choisi de ne pas confier les choix d’attribution des budgets – issus de la collecte organisée dans le cadre du Téléthon [!]- aux scientifiques eux-mêmes, mais d’en laisser l’entière responsabilité aux représentants des familles. Et elle a imposé une politique particulière de brevets afin d’éviter le détournement par des intérêts privés des recherches qu’elle finançait. » [8] Plus encore que cette pratique, il conviendrait peut être d’en appeler à une recherche conviviale qui serait « menée pour accroître la valeur d’usage des activités quotidiennes sans accroître la dépendance de l’individu à l’égard du marché ou des professionnels »[5a]

Références :
[1] « Science et Capitalisme » par Bertrand Louard dans son supplément « Quelques éléments d’une critique de la société industrielle » [Juin 2003], édition « Notes & Morceaux Choisis ».

[2]« Science et Pouvoirs » Isabelle Stengers, [1997] édition La Découverte.
[2a] « Mais qu’a donc prouvé Pasteur ? » dans le chapitre « Le pouvoir du laboratoire », page 45 ;[2b] ;[2c] ;[2d] ;[2e] « Pur et Impur » dans le chapitre « Le pouvoir du laboratoire » page 60.

[3]« Notes sur l’ancrage social de la technoscience autonomisée » dans la brochure « Objecteur de conScience », page 38, disponible sur le site de « Pièces et Main d’œuvre » ainsi que sur le site « Infokiosque ».

[4] Se sont notament des propositions que l’on peut voir à l’œuvre dans « Ouvrir la recherche pour la démocratiser » dans le bulletin « Motivé(e)s » de la LCR 34 n°42 de Novembre 2004.

[5] « Science by people » dans le chapitre 4 : « La recherche conviviale » du livre « Le travail fantôme », Ivan Illich, [1981] préférez l’édition du seuil (collection essais-points) plutôt que sa réédition chez Fayard (à l’intérieur des « Œuvres complètes volume 2 » [2005]) car cette maison d’édition appartient au marchand d’arme Lagardère. Si possible emprunter le dans une bibliothèque de particulier autogéré que vous aurez organisé localement.
[5a] Illich traduisant la définition donné par Valentine Borremans.

[6] « Guide to Convivial Tools », Valentine Borremans, 1979, R. R. Bowker Cy, 1180 6th Av., New York 10036.

[7]« Arrêtons la recheche ! » disponible sur le site de « Pièces et Main d’œuvre ».

[8] « Suscité de nouvelles connexions » qui se situe dans la 3ième partie « Comment faire prise ? » page 118 du livre « La sorcellerie capitaliste », Isabelle Stengers et Philippe Pignarre [2005] édition La Découverte.

P.S : Je pense qu’il faudrait plus d’exemples ; que je diminue aussi les éléments agressifs et partisans.
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Martin



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PostPosted: 27 Jun 2005 8:11    Post subject: Reply with quote

Il s'agit de ne pas amalgamer technologies et sciences!
La science, c'est aussi la philosophie, l'astronomie, la paléothologie, ou encore les mathématiques pures qui n'ont d'autre sens que la curiosité humaine, le désir d'explorer, le plaisir de la découverte.

La technologie, c'est l'application pratique. Et c'est la que ça peut tourner mal.


Sinon je ne comprend pas le "Neutralité donc Vérité" dont tu parles. Pourquoi quelque chose de neutre est-il forcément vrai? A mes yeux la science est "vrai" parce qu'elle repose sur des faits vérifiables et reproductibles pour nos connaissances actuelles.

Idem quelques lignes plus bas: "[les sciences] ne peuvent répondre qu'aux questions que le laboratoire est capable de poser". La encore à mes yeux la science apporte surtout des réponses aux questions que TOUS les hommes se posent depuis la nuit des temps: qu'est-ce qu'une étoile, pourquoi le vent existe, comment ont fait les bébés Sourire etc.
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bug-in



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PostPosted: 27 Jun 2005 8:38    Post subject: Reply with quote

coucou Martin, voici qq.lignes qui peut-être répondront à t'on questionnement :

Je pense que justement on ne peut pas faire la distinction nette science et "technologie" comme tu dis, au début je doutais encore, mais au fur et a mesure de l'article, pas de toute possible. C'est une distinction que l'on nous encourage à faire mais qui n'a pas lieu d'être.... enfin je pense, mais quel réponse apporte tu sinon à la question : qui met en place les technologies ? En tout cas ce n'est pas moi qui les aient inventés.

[quote]La science, c'est aussi la philosophie, l'astronomie, la paléothologie, ou encore les mathématiques pures qui n'ont d'autre sens que la curiosité humaine, le désir d'explorer, le plaisir de la découverte. [quote]

Désolé, mais ces idées sont bien belle mais elle n'ont que très peut d'actualité, aujourd'hui si l'on fait de l'astronomie c'est pour pouvoir aller sur d'autre planète et y retirer les matières premières ou pour tester des armes nucléaires dans l'espace, à tel point que les astronomes "officiels" ont souvent besoin de budget autre que ce que donne leur pays et tous te dirons : leur besoin de l'astronomie amateur (fait par des bénévoles) qui eux surveille régulièrement le ciel par plaisir et curiosité. J'ai moi même fait 4 ans d'astronomie.

Il est certain aussi que les mathématiques pures ne sont pas "innocente" leur pureté à participer à beaucoup de chose, entre autre la mise en place de la bombe atomique, sans ses calculs pas de bombe, inutile de me dire "il ne la voulait pas" car tant bien même qu'il ne la voulait pas : il était impossible que elle ne soit pas réalisé car c'est le capitalisme qui dirige, qui à la main sur la science. D'ou la demande de démission et de travail pour une science conviviale qui refuse de donné du levain au capitalisme. Certain mathématiciens ce sont rendu compte de la chose et ont démissionné pour ne plus participer. Ont citera notament : le
Quote:
Mathematics Action Group américain, et [le] mouvement Survivre fondé en 1970 par des mathématiciens et des physiciens français et américains (dont Alexandre Grothendieck, médaille Fields 1966), qui prônait l'arrêt de la recherche scientifique, et qui mena pendant plusieurs années un combat antimilitariste, écologiste et révolutionnaire).

dans le tract "Arrêtons la Recherche!" dispo sur le site de PMO.

Pour les questions que peuvent posé les sciences, la aussi, je soutiens l'avis de Stingers (que je n'ai pas écrit pour rien) j'expliquerai plus tard.
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Deun



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PostPosted: 27 Jun 2005 8:57    Post subject: Reply with quote

Martin wrote:
La science, c'est aussi la philosophie, l'astronomie, la paléothologie, ou encore les mathématiques pures qui n'ont d'autre sens que la curiosité humaine, le désir d'explorer, le plaisir de la découverte.


Là tu mélanges un peu tout. Il me semble que l'on parle de science moderne, et non pas de connaissances en général.
Cette science moderne a un lieu, le laboratoire, au sein duquel le monde est à la fois simplifié (par les théories, modélisations, etc) et rendu manipulable (par les instruments: d'où le lien inévitable avec la technique!).
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Deun



Joined: 14 Mar 2005
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PostPosted: 27 Jun 2005 9:20    Post subject: Re: Enfin peut-être l'article sur la Science Reply with quote

bug-in wrote:
La science perd en extension, en exportation, ce qu’elle gagne en laboratoire, lieu où elle peut soumettre comme elle l’espère les éléments de ses expériences.


C'est vrai, mais tu aurais pu ajouter que, une fois le monde rendu manipulable en laboratoire, le monde est ensuite aménagé de façon à reproduire les conditions du laboratoire. Le lien avec le technique est alors plus clair : 1/ le laboratoire est constitué d'instruments de mesure, d'outils, qu'il faut fabriquer et acheter 2/ le monde extérieur, pour pouvoir être aménagé comme le laboratoire, a besoin de relais étatiques, marchands, dont l'efficacité reposent aussi sur des techniques (administration, gestion, marketing, communication, etc).
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bug-in



Joined: 13 Mar 2003
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PostPosted: 27 Jun 2005 10:08    Post subject: Reply with quote

Ne t'inquiète donc pas Deun, si j'ai posté l'article ici, c'est justement pour qu'il soit critiqué et amélioré collectivement avant de le proposer à la publication sur decroissance.info.
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bloups



Joined: 27 Jul 2004
Posts: 1560

PostPosted: 27 Jun 2005 10:15    Post subject: Reply with quote

Je comprends ce que veut dire Martin et on en revient au même problème que pour l'article sur la médecine : le sens des mots.
"science" veut encore dire dans le dictionnaire "savoir, ensemble de connaissances acquises par l'étude". Et je pense que si ce n'est pas de cette définition que l'on part pour rédiger l'article, il faut le souligner.
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Deun



Joined: 14 Mar 2005
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Location: Colombes(92)

PostPosted: 27 Jun 2005 13:46    Post subject: Reply with quote

bloups wrote:
Je comprends ce que veut dire Martin et on en revient au même problème que pour l'article sur la médecine : le sens des mots.
"science" veut encore dire dans le dictionnaire "savoir, ensemble de connaissances acquises par l'étude". Et je pense que si ce n'est pas de cette définition que l'on part pour rédiger l'article, il faut le souligner.


Parlons des scientifiques alors, plutôt que de science. Et non pas de définitions théoriques (la science c'est la connaissance, l'homme a toujours été curieux, etc), mais des pratiques concrètes d'aujourd'hui. Là c'est moins ambigu : on s'imagine moins un scientifique sans laboratoire, ni instruments, dont le travail serait voué à rester à l'état de publication dans les revues spécialisées, donc sans liens avec des structures industrielles, étatiques, commerciales pour conduire des applications à grande échelle.
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NedLudd



Joined: 24 May 2005
Posts: 75
Location: Paris

PostPosted: 27 Jun 2005 21:40    Post subject: Reply with quote

Eh, les gars, pour info: une brochure sur la recherche parue récement.


Coordination Nationale de Répression du Scientisme (CNRS !!)
États généraux de la servitude
Irresponsabilité et ignomignie du milieu scientifique

http://lesgniarfs.free.fr/pdf/egs.pdf

A voir également:

Objection de ConScience

http://mattam.ath.cx:81/IMG/pdf/objecteurs_de_conscience.pdf

Bonne lecturre !!!
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bug-in



Joined: 13 Mar 2003
Posts: 4057
Location: prox. Montpellier

PostPosted: 07 Jul 2005 18:19    Post subject: Reply with quote

Bon j'ai commencé à entreprendre l'article a nouveau, mais je m'en vais en Serbie et ne reviens que le 29 Juillet et je ne sais pas dans quel état (la serbie n'est pas touristique si je puis dire).

En tout cas, j'y pense toujours, maintenant j'ai un peut de mal a faire le tri dans la bibliographie sur le sujet les doc commences à être multiples, je ferai mon possible. Sourire

En attendant j'ai commencé à rédiger une nouvelle introduction et l'article sera sévèrement retouché, mais dans l'immédiat trop de chose abonde.

Quote:
Il m’est apparu comme difficile de faire un article sur la science, non pas parceque le sujet est complexe, mais parceque le sujet « froisse ». Comme si l’on attaquait une partie intime des personnes. Ce n’est pas cette partie la, pourtant dont j’entend parler. Le sujet est difficile car on me demandera « mais qui êtes vous pour en parler ? », et effectivement je ne suis pas scientifique (a moins que l’on considère la philosophie comme une science, mais ce n’est pas mon cas), on me demandera « mais de quel droit en parlez vous ? » et la réponse est simple : j’en parle parcequ’il me semble qu’elle à pris une place majeure dans la société et qu’elle nous concerne tous. Difficile d’y échapper et les chercheurs eux-même veulent nous faire visiter leur laboratoire, communiquer sur leur activités. C’est pour cela que j’en parle.
Je précise toute de suite que ce n’est pas de la science absolu, idéale ou imaginaire dont je parle c'est-à-dire : « un système d’énoncés qui expriment des propositions vraies » [1]. Non, je vais en parler comme elle se pratique réellement, c'est-à-dire, « comme une activité pratiquée par des groupes de chercheurs ou par une collectivité savante » [1]. La science t’elle que nous la vivons, avec la production qu’elle permet et pas t’elle qu’elle voudrait être.
Et si j’entend la critiquer (autrement dit en donner mon avis) ce n’est pas pour faire de la religion à la place, d’ailleurs on le sait, la religion se fait très bien à la science (scientologie, raëlien et compagnie). Je vais juste employer la raison dont la « science » n’a pas l’exclusivité. Utiliser la raison pour montrer aujourd’hui que la science n’est pas et ne peut pas être dans les conditions qui permettent son existence raisonnable ou plutôt : pas suffisament.


[1] = Les philosophes et les sciences éd. gaillimard folio essai
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ktche



Joined: 15 Jun 2004
Posts: 1383

PostPosted: 07 Jul 2005 19:49    Post subject: Reply with quote

A la lecture de ton introduction je serais tenté d'évoquer le "cours de philosophie pour scientifiques" de Louis Althusser. Il a quelques résonnances avec tes propos et notamment sa thêse centrale de la Philosophie Spontanée des Savants. Elle expose sa vision du rôle de la philosophe comme allié nécessaire du scientifique dans le tracé d'une ligne de démarcation entre les éléments emmélés de sa pratique et de ses présupposés idéologiques.

Bon, ça date un peu (1967) et il faut pas en faire un point d'appui exclusif (sauf si tu es un indécrottable matérialiste dialectique à l'ancienne M. Green)
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bug-in



Joined: 13 Mar 2003
Posts: 4057
Location: prox. Montpellier

PostPosted: 16 Aug 2005 1:24    Post subject: Reply with quote

Bon, alors apres mure réflexion, je me suis rendu compte que cet article de correspond plus a mes exigences, et il faudrait que je le transforme complètement, j'ai décidé donc, de l'abandonner provisoirement par manque total de capacité et d'information approfondie sur les nouvelles lignes que je me suis données. Donc si qq.un est intéressé si il se sent ça dans l'urgence etc... moi je me le met de coté.

Mes nouvelles exigence concerne la nécessité de faire qq.chose de vraiment constructif, y compris pour ceux qui sont les fameux scientifiques dont je critique provisoirement la direction que prenne les travaux. Tant que je n'aurai pas qq.chose de tangible je pense pas que ce soit la peine que j'écrive qq.chose.

Le nouveau plan, partait dans cette direction :
Qu'est ce que la science (il s'agit de dire son point de vue, mon introduction correspondait encore)
Les effets de la science aujourd'hui
Mise en place de technique au service de ceux qui ont le pouvoir
Le pouvoir reconnait l'utilité des techniques et il formule donc ses demandes. Il est en fait le seul écouté.
Tenter une science par l'homme
Possible par tous
Rendu accessible pour tous c'est à dire réalisable avec le moins de moyen.
Qui met en place des objets technique ouvert c'est à dire qui employe l'homme (travaux de Simondon G.)

Et pouvoir ainsi divisé la technique dans un autre article. Tout en précisant que c'est bel et bien scientifiquement que la chose est mise en place.
Une écoute récente notament des discutions Ethiques sur la science (dispo sur le site de diffusion de savoir de l'école normale), met en valeur aussi des propositions inédites, notaments de donner plus de pouvoir au scientifique (la personne disant ça prétend que les scientifiques n'en ont pas et qu'il sont peut écouté) afin qu'il est le controle sur ce qui est fait de ses découvertes.

Bref... le champs en fait c'est élargie, j'ai coupé les débat technique (le labo etc...) pour essayé de me concentrer plus sur la science et essayé (comme dans l'article sur la démographie) de proposer des solutions, d'ou l'incapacité provisoire pour moi de continuer dans cet axe, et le prendre sous un autre n'est plus satisfaisant pour moi.
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