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Actualités des insurrections
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croquemitaine



Joined: 25 Oct 2005
Posts: 55

PostPosted: 08 Mar 2007 0:46    Post subject: Reply with quote

Ungdomshuset détruit ... on tue un lieu culturel, une maison historique pour des religieux ... toujours la meme rengaine ...
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croquemitaine



Joined: 25 Oct 2005
Posts: 55

PostPosted: 10 May 2007 0:43    Post subject: Reply with quote

En France il y a eut quelques émeutes. Roulement des yeux
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ktche



Joined: 15 Jun 2004
Posts: 1383

PostPosted: 06 Jun 2007 15:52    Post subject: Reply with quote

Répression pour l’exemple à Copenhague : un article revenant sur l'expulsion d'Ungdomshuset et principalement sur l'« expérience de laboratoire » en matière de répression policière dont elle a été le prétexte.

http://www.monde-diplomatique.fr/2007/04/DIAZ/14648
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ktche



Joined: 15 Jun 2004
Posts: 1383

PostPosted: 17 Oct 2007 14:52    Post subject: Reply with quote

"tout le monde a besoin d’une Ungdomshus"

http://www.hns-info.net/article.php3?id_article=12336
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Jeuf



Joined: 14 Nov 2004
Posts: 1506
Location: 63 et 75

PostPosted: 18 Oct 2007 16:54    Post subject: Reply with quote

Je sais pas si c'est dans le sujet.
Je viens d'apprendre ceci :
http://ministeredelacrise.blogs.liberation.fr/logement/2007/10/une-cit-u-expul.html
ça se passe à Paris, j'ai manqué ça...
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ktche



Joined: 15 Jun 2004
Posts: 1383

PostPosted: 27 Nov 2007 11:11    Post subject: Scènes de guérilla urbaine à Villiers-le-Bel Reply with quote

http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-3224,50-982827,0.html

Quote:
Ca sent le gaz lacrymogène, le plastique brûlé et la rage. Celle d'une centaine de garçons bien organisés, qui disent vouloir "buter" le moindre "Schtroumpf" – le moindre policier. Lundi 26 novembre, entre 19 h 30 et 22 h 45, cinq rues de la ZAC et du Puy, à Villiers-le-Bel, dans le Val-d'Oise, là où, la veille, deux jeunes garçons de 16 et 15 ans, Larami et Mouhsin, sont morts dans le choc de leur mini-moto contre une voiture de police, ont rejoué des scènes d'une extrême violence.


Restés invisibles tout l'après-midi, les policiers se sont postés en masse, en fin de journée, devant la gare du RER D, après l'incendie d'un camion poubelle. A peine les premiers lampadaires allumés, les jeunes attaquent avec des pavés, des feux d'artifice et des pétards "mammouth" – les plus gros.

Dès qu'un policier est touché, les garçons fêtent ça, les bras levés au ciel. Même cri de victoire quand ils reculent. Ils se hissent sur les toits des voitures, ils se prennent en photo avec les téléphones portables. "Attraper un flic", un "keuf", un "porc" : pendant trois heures, une poignée de meneurs répètent ces mots d'ordre : "Restons groupés!", "Solidaires, les gars !". Et les émeutiers, disciplinés, suivent les consignes.

Les "petits" – certains n'ont même pas 10 ans – jouent les éclaireurs. Ils débusquent les policiers et jettent des cocktails Molotov; les plus grands veillent à ce que la voie soit libre. Pour enflammer voitures et magasins, ils se ravitaillent aux réservoirs de trois voitures du "95", où sont remplis les jerricans puis les bouteilles de verre. Un gaillard en survêtement noir, talkie-walkie branché sur une fréquence de la police, guide l'équipe.

La troupe sait qu'il ne sert à rien d'attaquer la mairie : elle a fermé ses portes. Le conseil de crise des élus se tient ailleurs, dans un lieu tenu secret.

DES FEMMES JETTENT DE L'EAU DU BALCON

"Anelka !". Ils se donnent des surnoms de footballeurs, d'animaux ("chameau") ou de héros de télé ("Frelon", alias Bruce Lee). Ils cachent aussi leurs visages. Echarpes haut sur le nez, capuches, et même, pour certains, tenues de CRS, avec matraque et bouclier. Un ami, caméra numérique montée sur pied, filme chaque pavé lancé, dans chaque voiture brûlée. Quand certains s'y croient et s'attardent trop devant l'objectif, les meneurs sermonnent : "Oh les gars, c'est pas du cinéma, c'est la guerre !"

"Allez les frères!", encourage-t-on sur le trottoir, où les anciens, médusés de tant de violence, sont descendus regarder le spectacle, tandis que d'autres tentent de sauver leur voiture. Certaines femmes jettent de l'eau du balcon de leur HLM pour soulager les yeux rougis de leurs "fils". Quand la police charge, certains étages n'hésitent pas à la "caillasser".

Au sol, toute arme est bonne à prendre : des multiprises, une épée, un fusil à pompe… Mais la plupart se battent avec des bâtons en bois ou des barres de fer chipées dans les chantiers. On s'approvisionne en bouteilles dans les silos de recyclage du verre. Panneaux d'affichage électoral ou de signalisation, poteaux, arbres servent d'arme ou de bouclier. Des coins entiers se retrouvent dans le noir, comme l'avenue du 8-mai-1945. Parfois, un coup de pied dans les lampadaires crée un court-circuit.

Tas de pierres et de poubelles bloquent certaines routes, comme des check-points de fortune. "La guerre, c'est ça mon pote. C'est faire tourner en rond l'ennemi", lance un meneur, s'improvisant général. Comme la veille, certains magasins, certaines concessions automobiles passent à travers les flammes : avant de mettre le feu, on discute.

"Celui-là, il est à la famille", crie une jeune voix devant le pressing du 8-mai-1945. La bibliothèque Louis-Jouvet, le supermarché Aldi, le salon de coiffure, l'auto-école ont moins de chance : pillés et incendiés pour le dernier par un gamin âgé d'à peine 13 ans. "Faut brûler nos amendes", lâchent-ils en chœur. C'est chose faite à 22h30, lorsque "les impôts" prennent feu.

La jeunesse de Villiers est dehors depuis longtemps. L'après-midi, on a photocopié à la hâte les portraits des deux adolescents "morts pour rien" : le même cri de ralliement qu'après le drame de Clichy-sous-Bois, en octobre 2005, lorsque deux jeunes gens avaient trouvé la mort dans un transformateur électrique. Les collèges et les lycées se sont donnés le mot pour une "marche silencieuse" – si l'on peut dire : dans cette ville proche de Roissy, c'est rare qu'un long-courrier laisse la ville tranquille. Elèves et grands frères, bonnets ou capuches, sacs à dos sur lesquels ils ont fièrement écrit, au Tipp-Ex, le nom de leur cité, entre trois "killer" et deux "fuck the cops", une masse défile.

Frères, sœurs et copains expliquent : "Les policiers n'avaient pas à partir, on aurait laissé passer les secours!" Un grand râle : "Vous allez voir qu'ils vont lancer le débat sur les mini-motos, pour faire diversion. Mais est-ce qu'on fait une histoire quand à Neuilly un cavalier ne porte pas de casque ?"

Dans la foule tendue et sans larmes, on compte aussi quelques profs, bouleversés, mais un seul élu, sans écharpe, – Rachid Adda, conseiller régional (MRC) d'Ile-de-France – et des responsables associatifs, atterrés par ce nouvel épisode de guerre entre jeunes et police. "Moi j'ai vécu Charonne, le 17 avril 1961. Mais la police, ça restait quand même police secours , rumine ce fonctionnaire de mairie. Aujourd'hui, mes enfants je leur dis : quand tu vois la police, tu t'enfuis ."
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Guest






PostPosted: 27 Nov 2007 13:00    Post subject: Reply with quote

Quote:
Au sol, toute arme est bonne à prendre : des multiprises, une épée,

La croissance , c'est le retour au moyen-âge.


Dams
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Jack Abbott



Joined: 09 Jun 2005
Posts: 19

PostPosted: 17 Dec 2007 18:18    Post subject: Reply with quote

Sur la LRU:

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Deun



Joined: 14 Mar 2005
Posts: 1536
Location: Colombes(92)

PostPosted: 17 Mar 2008 10:49    Post subject: Reply with quote

http://chevreville.blogspot.com/
Quote:
100% d'abstention pour dire NON


http://subversite.free-bb.com/sujet-195737-413468-30921-0-Pas-de-candidat-a-l-election.html

Quote:
La petite commune de la Manche va boycotter les élections pour protester contre la future THT.
Cette tranquille commune du Sud-Manche a décidé de ne pas élire de maire aux municipales.
Rien ne va plus à Chèvreville dans la canton de Saint-Hilaire-du-Harcouët ! Cette commune du Sud-Manche compte 200 habitants qui refusent en bloc qu'une ligne Très Haute Tension de 400000 volts (THT) leur passe au-dessus de la tête. Les prochaines municipales seront un bon moyen de se faire entendre !

Aux yeux de nombreuses personnes, la future ligne THT qui partira du futur EPR de Flamanville et qui devrait traverser le village à quelques mètres des habitations aurait pu et dû être enterrée. Mais le réseau RTE ne veut pas. Et le préfet a donné son accord. Du coup, les habitants se voient contraints à recourir à des solutions radicales, comme le boycott des élections. L'ensamble de la population de la commune a voté pour le boycott des municipales. pas de listes, pas de candidats. Même le maire sortant a décidé de ne pas se représenter. Cependant, les élections seront organisées selon les règles.

© France 3 Normandie



Commentaire sur ce même forum :

kk wrote:
Mais mis à part ce cas ou l'absence de candidat est concerté il existe d'autres commune ou personne ne veut se presenter!
Dans ces cas la chaque votant ecrit sur une feuille le nom des personnes qu'il souhait voir élue. Il se dégage ainsi un maire qui ne s'est pas presenter, mais ce n'est pas la peine de voter pour quelqu'un que l'on n'aime pas pour l'emmerder car celui ci peut refuser.
Il peut donc y avoir des communes sans maire!!
Si tel etait le cas dans votre commune inutile de faire le tour du village a poil une bouteille de champagne dans une main le drapeau noir dans l'autre en criant VIVE L AUTOGESTION, l'administration de la commune sera en effet assuré par le prefet(argh). Lorsque l'Etat ne trouve pas de bon petit soldat pour sauver l'illusion democratique il envoit ses troupes d'elite...
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ktche



Joined: 15 Jun 2004
Posts: 1383

PostPosted: 23 Mar 2008 11:55    Post subject: Reply with quote

Copenhague vers une nouvelle Ungdomshuset

http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=96891

Quote:
Vous vous souvenez sans doute des batailles de rue qui ont embrasé la capitale danoise l'an dernier avant et après l'expulsion d'Ungdomshuset en mars 2007. La défense de ce centre autonome historique avait entraîné petit à petit la constitution d'un mouvement social majeur, mobilisant une partie conséquente de la jeunesse et des milieux militants danois, avec un cocktail singulier de manifs "familiales" et d'actions directes, de négociations avec la municipalité et de sabotage, de soutiens "citoyens" et d'explosions émeutières massives.

Malgré les centaines d'arrestations et l'enfermement de dizaines des militant-e-s les plus actif-ves du mouvements pour quelques semaines ou quelques mois et des procès encore à venir, les enragé-e-s danois-e-s n'ont en rien déposé-e-s les armes. Depuis l'expulsion, une manifestation pour réclamer une nouvelle maison a été organisée chaque semaine (c'est la 53e à ce jour), regroupant suivant les moments entre quelques centaines et quelques milliers de personnes, accompagnée à chaque fois d'actions différentes : sound-systems devant les prisons, intrusions dans des institutions publiques, fête de rue, blocage du centre-ville ou d'un show télé et des tentatives répétées et réprimées de réoccupation de bâtiments.

La préparation des actions surprise lors de ces manifs, étaient laissées chaque semaine à un groupe différent, de collectifs de lycéens à de « vieilles » squatteuses du début des années 80 reprenant du service. Pendant le printemps, la ville a été littéralement recouverte de tags "69" (le numéro de rue d'Ungdomshuset), de nouvelles émeutes ont éclaté lors d'opérations policières qui visaient cette fois le quartier "autogéré" de Christiania, et des locaux de partis politiques, entre autres, ont été attaqués à diverses reprises. Après le sabotage de machines de chantier lors de la destruction d'Ungdomshuset, il ne se trouvait plus de compagnie au Danemark pour accepter de travailler sur le Ground 69 et Vaderhuset, la secte catho-facho ayant racheté les lieux n'a pu trouver personne à qui revendre le terrain et y implanter un nouveau projet au vu des risques associés à toute construction sur cet espace hautement symbolique.

De nouvelles tactiques d'actions ont été tentées à la fin de l'été 2007 pour obliger la mairie de Copenhague à sortir de son mutisme. Depuis les émeutes de mars, elle s'était en effet enfermée dans une refus de tout dialogue avec les "anarchistes" et essayer de s'en tenir à sa volonté de tirer un trait sur une page de l'histoire militante du Danemark. L'action sans doute la plus marquante et "innovante" a été le G13. L'idée était d'annoncer une action massive de prise d'un bâtiment vide ouvertement désigné à l'avance, sous une forme de "désobéissance civile" et en annonçant que le niveau maximum de confrontation se limiterait pour cette fois à pousser les lignes de police par divers biais, et à l'aide de protections corporelles.

Pendant plusieurs semaines, des ateliers de préparation ouverts ont été organisé pour s'entraîner collectivement à résister à la police, à fabriquer des masques et déguisements, des outils et des boucliers. Malgré les communiqués du chef de la police déclarant que ce devait être du bluff, le 6 octobre, quelques 5 000 personnes se sont retrouvées pour se lancer à l'assaut du bâtiment situé 13 allée Grøndalsvænge. Le « G13 » était alors protégé par une bonne partie de ce que le Danemark peut compter comme policiers et camions anti-émeutes. Le cortège principal s'est rapidement divisé en plusieurs groupes avec chacun des tactiques spécifiques : un bloc noir pour briser les lignes de police et barricades de manière décentralisée, un bloc jaune pour faire la même chose en groupe large, un bloc vert pour servir de bouclier et un bloc rouge créatif et en baskets pour passer par dessus les obstacles. Après des heures de confrontation avec la police, des tonnes de gaz lacrymogènes et de matraquages, des courses poursuites sur les autoroutes et voies ferrées et quelques 436 arrestations, des dizaines de personnes avaient quand même réussi à passer la zone rouge et à occuper la maison pendant quelques heures avant de se faire déloger.

Au final et même si le bâtiment G13 n'a pu être gardé, cette manifestation a été perçue comme une victoire politique pour le mouvement : la totalité des personnes arrêtées a été relâchée rapidement par la police et la mairie de Copenhague, vraisemblablement cassée par le coût politique et l'addition financière carabinée du cumul des évènements des derniers mois, a annoncé le soir même qu'elle acceptait de négocier sur l'attribution d'une nouvelle Ungdomshuset. Pia Allerslev, leader du parti libéral et adjointe à la culture, consternée à alors déclaré "Il est absolument regrettable que la maire reprenne des négociations. Ils/elles ne dénoncent pas l'usage de la violence et ça semble pourtant signifier qu'ils auraient gagné. Ceci est une insulte à tous les citoyens obéissants à la loi qui font font pacifiquement la queue quand ils ont quelques chose à demander à la mairie." On ne peut mieux dire !

Depuis, les manifestations hebdomadaires ont continué pour maintenir la pression pendant les négociations. Le 28 décembre, une journée nationale d'ouverture de squats a été lancée avec quelques occupations qui tiennent encore à l'extérieur de Copenhague, alors que depuis plusieurs années, la police expulsait immédiatement toute prise de local vide. Comme l'obtention d'une nouvelle maison traînait en longueur, un siège de la mairie appelé BlokR avait été appelé pour le 21 février si Ungdomshuset n'était pas mis à l'ordre du jour du prochain Conseil Municipal.

Après l'obtention de cette revendication, l'opération BlokR a été suspendue. Pendant ce même mois de février des émeutes massives, rappelant celles de l'automne 2005 en France ont éclaté dans le quartier populaire de Norrebro où était situé Ungdomshuset, puis dans diverses autres villes du Danemark. Des attaques sporadiques mais intenses, ciblant des bâtiments publics, voitures et forces de l'ordre ont complètement dépassé les autorités. Si elles impliquaient principalement de jeunes immigrés protestant contre la montée des violences policières et des politiques racistes, elles semblent avoir été soutenues activement par un certain nombre de militant-e-s radicaux-ales et inspirées en partie par les pratiques confrontationelles qui avaient suivi l'expulsion d'Ungdomshuset auxquelles s'étaient déjà ralliés de nombreux jeunes précaires des "quartiers" de Copenhague.

Au jour d'aujourd'hui, la première maison sur la table des négociations a été rejetée suite à un processus d'"auditions citoyennes" dans le voisinage, dont le résultat est contesté. De nouvelles possibilités sont étudiées, mais un second appel au siège de la mairie a été lancé pour le 3 avril afin d'accélérer le processus. Si la victoire n'est pas encore assurée, l'obtention d'une nouvelle Ungdomshuset, qui semblait complètement improbable il y a un an au vu de la détermination de la mairie et de l'escalade de la conflictualité de part et d'autre, semble donc être en bonne voie.

Ce récit de quelques éléments marquants de ces derniers mois, alimenté par des séjours et divers témoignages, est forcément raccourci, simpliste et probablement un peu idéalisé par la distance qui me sépare actuellement du Danemark. Si le cas très spécifique d'Ungdomshuset ne peut être exporté hors-contexte en modèle, il y aurait néanmoins, si l'on creuse un peu, de multiples réflexions stratégiques pertinentes à tirer de cette lutte avec des leçons qui peuvent autant remettre en question les parti-pris citoyennistes sur les modes d'actions que certaines rigidités idéologiques et pratiques des milieux radicaux. Le cadre de cet article ne permet pas de les explorer, mais je voulais néanmoins lister quelques constats possibles et ouvrir des pistes de débats :

* le fait que dans ce contexte, l'expulsion ne signifie pas la fin d'une lutte mais puisse l'amplifier.

* la solidarité dans la répression et la possibilité de continuer la résistance malgré la multiplication des enfermements et violences policières, ainsi que la capacité à s'acharner sur plus d'un an avec des actions hebdomadaires.

* la manière dont l'usage de tactiques émeutières ou de sabotage peuvent encore donner une force énorme à des mouvements et appuyer efficacement d'autres formes d'action, et ce alors qu'on a trop voulu sonner le glas de certaines formes de lutte après le G8 de Gênes, le 11 septembre et la montée en puissance de l'idéologie « anti-terroriste », appuyée par son armada répressive juridique et technologique, ainsi que par le contrôle citoyen des mouvements sociaux.

* une capacité générale de diversité tactique dans laquelle se superposent moments confrontationnels très durs, maintien d'un dialogue avec les institutions, actions symboliques ou manifs plus tranquilles et communication constante sur les tenants et aboutissants du mouvement autant en direction des militants que des médias. L'exemple type s'incarne dans la manif pépère à 5 000 du 15 décembre 2006, suivie dès le lendemain d'un black bloc international de plusieurs centaines de personnes marchant sur la ville pour en découdre avec la police.

* une capacité de renouvellement des formes d'actions avec parfois des choix délibérés du mouvement de poser des limites et cadres « rigides » sur des moments donnés comme dans le cas du G13 ou de BlokR, en fonction de ce qui semble le plus pertinent dans le rapport de forces.

* l'usage crucial des réseaux de solidarité internationale pour renforcer la pression.

* la possibilité de faire naître un mouvement social large et global à partir d'une lutte à l'origine spécifique et concrète de défense d'un espace autogéré.

* la manière dont le soutien à ce qui pouvait être perçu comme un ghetto politique punk-anarcho-autonome, finit par gagner aussi bien des lycéen-ne-s, des retraitées, des citoyens de gauche, que de jeunes immigré-e-s des quartiers populaires.

* la capacité à donner du sens et forger un imaginaire, à développer une esthétique outrancière et belliqueuse jusque dans l'auto-dérision, à créer des histoires autour d'une lutte dont l'état d'esprit s'illustre aussi bien par le peinturlurage de la petite sirène en rose bonbon que par la diffusion à la presse du haut d'un toit de "The final countdown" par une horde cagoulée et encerclée de fumigènes, l'usage immodéré du sigle 69, des murs de la ville jusqu'aux sous-vêtements sérigraphiés, ou la création d'un site montrant, photos à l'appui, la maison que l'on s'est donnée pour défi d'occuper le mois prochain.

On peut présumer en tous cas, qu'à ce point d'expérience et d'évolution du mouvement, les remous sociaux ne s'arrêteront plus si facilement au Danemark, même après l'éventuelle obtention d'une nouvelle Ungdomshuset.

Concluons par ces quelques mots tirés de l'appel pour l'action BlokR du 3 avril : "Il est clair qu'il n'y aura pas de reddition face à la bureaucratie - si les politiciens insistent pour délayer de nouveau le processus, ils vont sûrement bientôt se retrouver à devoir ramasser les morceaux carbonisés de Copenhague".
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Deun là
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PostPosted: 29 Jun 2008 21:32    Post subject: Reply with quote

Chine : des milliers de manifestants affrontent la police au Hunan
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Quote:
Lors de l'inauguration de la session annuelle de l'Assemblée nationale du peuple, la semaine dernière à Pékin, le premier ministre, Wen Jiabao, avait prêché son credo pour une société plus "harmonieuse" en ces temps où fleurissent les injustices sociales. La longue émeute qui a ensanglanté ce village du Hunan vient brutalement de rappeler que la Chine du miracle économique coexiste avec la Chine du mécontentement paysan.


Pour approndondir :
http://forum.decroissance.info/viewtopic.php?t=5076
http://www.decroissance.info/Le-miracle-chinois-est-un-desastre
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obrarte



Joined: 13 Jan 2009
Posts: 63

PostPosted: 07 Jun 2009 11:58    Post subject: Reply with quote

Quote:
Bain de sang dans l’Amazonie péruvienne !

samedi 6 juin 2009

Vendredi 5 juin au matin (midi heure européenne), la police péruvienne s’est déchaînée contre les populations indigènes de la province Amazonas qui bloquaient une route en appui à leurs demandes. Le bilan des extrêmement lourd, plusieurs morts, peut-être des dizaines, des dizaines de blessés, peut-être des centaines.

Les informations sont encore assez confuses, la zone est bouclée par la police. Les affrontements se poursuivent
Cela fait 56 jours que les communautés indiennes du Pérou amazonien se sont soulevées contre des projets miniers ou pétroliers dans le Nord-Est.
A la mi-mai, ils sont déclarés "en état d’insurrection".
"Nous déclarons nos peuples en état d’insurrection contre le gouvernement du président Alan Garcia sur les territoires indigènes amazoniens", a déclaré à Lima le 15 mai dernier Alberto Pizango, président d’un collectif qui dit représenter 1350 communautés de 65 groupes ethniques, soit 600’000 personnes environ.

Cet état d’insurrection signifie que "nos lois ancestrales ont désormais force de loi et que nous considérons comme une agression l’entrée d’une quelconque force sur nos territoires", avait averti M. Pizango. La solution, a-t-il poursuivi, "passe par une abrogation" de décrets législatifs de 2007 et 2008 qui assouplissent le cadre de l’exploitation minière, pétrolière, forestière ou de l’eau, par des firmes multinationales, sur des terres que les indigènes considèrent comme ancestrales.

[...]

Il se confirme que les indigènes qui bloquaient cette route depuis une dizaine de jours ont été attaqués par officiellement 639 policiers mais aussi au moyen d’hélicoptères d’où ont visés les manifestants avec des armes à feu et d’où auraient été lancées des grenades. Un des policiers décédé était d’ailleurs membre de l’équipage d’un hélicoptère qui aurait été visé par des hommes armés depuis le sol.

L’offensive de l’Etat

Le ministère de la justice a annoncé que les responsables des affrontements seront poursuivis. “Ce ne sont pas des actes de protestation mais de destruction, parce qu’il y a eu des morts et parmi eux des policiers et des civils innocents” a affirmé Erasmo Reyna, vice-ministre de la justice. Les amérindiens morts ne sont semble-t-il pas “innocents”. Pendant ce temps, le président Alan Garcia a rendu responsable de la tuerie Alberto Pizango, président de l’Association Interethnique de Développement de la Forêt Péruvienne (AIDESEP) en déclarant qu’il était un délinquant. Les membres du gouvernement et du parti présidentiel ne sont pas en reste et font monter les enchères. Le ministre du travail, Jorge Villasante,accuse Alberto Pizango d’être responsable, à cause de son “intransigeance”, de ce qui s’est passé.
Pour le député apriste Mauricio Mulder, “tirer sur des policiers c’est ce que font les terroristes”. “Ici ce qu’il y a c’est une politicaillerie radicaloïde fomentée par des groupes partisans de la violence et ce que l’on voit c’est qu’ils sont liés au terrorisme”. La conséquence selon lui est que les dirigeants indigènes ont perdu toute représentativité, qu’ils se sont transformés en “assassins” de policiers et doivent être traités comme tel.
Etat d’urgence, déploiement de l’armée, couvre-feu
De son côté, la ministre de l’Intérieur Mercedes Cabanillasa a confirmé la mort de 9 policiers. Elle a elle aussi accusé Alberto Pizango d’être le principal responsable de la tuerie. Mais qu’il y a eu aussi, selon elle, infiltration des indigènes par le Sentier Lumineux. Elle a aussi dénoncé que des armes de la police (8 fusils AKM, avec leurs munitions) ont été volées au cours des affrontements. Elle déclare avoir demandé l’instauration de l’état d’urgence avec prise de contrôle de la zone par les forces armées et l’instauration du couvre feu.

Alberto Pizango menacé

Alberto Pizango, qui a accusé le président Alan Garcia d’avoir “ordonné le génocide” est menacé de poursuites pour “insurrection” et “rébellion” par les membres du gouvernement. Il serait en train de réfléchir à une demande d’asile politique à l’étranger car un mandat d’arrêt aurait été lancé contre lui.

Cette offensive répressive du gouvernement est une réponse à l’appel lancé la veille, le 4 juin dernier, par Alberto Pizango de faire du 11 juin une journée de mobilisation générale des populations autochtones pour protester contre le report de la discussion prévue au Parlement au sujet de l’abrogation de le décret-loi 1090 facilitant et encourageant les entreprises étrangères à investir dans les zones habitées par les autochtones (pétrole, mines, exploitations forestières…)°

Bilan encore provisoire

D’après un représentant de l’Eglise locale, Edgar Calle, qui a assisté aux évènements depuis une colline proche, a déclaré qu’au moins 35 indigènes ont été arrêtés. Ils sont maintenu face contre terre sur la route. Les forces de police empêchent les religieux de s’approcher et de donner de l’eau aux détenus. Pour ce qui est des personnes décédées, le bilan provisoire s’établirait à 25 amérindiens, 9 policiers et 2 journalistes. Blessés : 7 policiers selon la ministre de l’Intérieur, plusieurs dizaines chez les habitants. Pour le seul hôpital de Bagua Grande, il y a 34 blessés par balles, 3 étant en salle d’opération.
Par ailleurs, sur les lieux des affrontements, de nombreux cadavres jonchent le sol et les policiers empêchent les habitants de les emmener.

Solidarité avec les peuples autochtones !

[...]

Pendant ce temps, d’après Peru.com, plus de deux mille habitants ont pris en otage 38 agents de police et un ingénieur à la station n°6 de la société pétrolière Petroperú, province de Bagua, exigeant le retrait du contingent envoyé à Bagua faute de quoi ils les exécuteront.

Apparemment, une foule s’est introduite dans le local de l’entreprise pétrolière située dans le district de Imaza et a emmené les policiers vers une colline proche. Parmi les otages se trouve, en plus de l’ingénieur, un commandant de la police. “Nous voulons négocier avec les autorités. 50 jours de grève, ils n’en tiennent pas compte et ils ont abattus nos frères awarunas” a déclaré Carlos Huamán dans un appel radio.

Huamán a sommé la ministre de l’Intérieur Mercedes Cabanillas de donner l’ordre de retirer les forces de l’ordre envoyées dans la province d’Amazonas. “Nous lui recommandons de retirer les forces armées et ainsi nous pourrons dialoguer”.

La ministre de l’Intérieur a confirmé l’information en disant que les preneurs d’otages étaient environ un millier.


Infos sur le site de la CNR (Coordinadora Nacional de Radio) :
http://www.cnr.org.pe/

= = = = = =

Ces informations sont tirées du site de l'OCL (Organisation communiste
libertaire) : http://oclibertaire.free.fr/spip.php?breve144#forum401
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