forum.decroissance.info » Forum Index forum.decroissance.info »
Lieu d'échanges autour de la décroissance
 
 FAQFAQ   SearchSearch   MemberlistMemberlist   UsergroupsUsergroups   RegisterRegister 
 ProfileProfile   Log in to check your private messagesLog in to check your private messages   Log inLog in 

Actualités des insurrections
Goto page Previous  1, 2, 3, 4, 5  Next
 
This forum is locked: you cannot post, reply to, or edit topics.   This topic is locked: you cannot edit posts or make replies.    forum.decroissance.info » Forum Index -> Politique - Culture - Société
View previous topic :: View next topic  
Author Message
bug-in



Joined: 13 Mar 2003
Posts: 4057
Location: prox. Montpellier

PostPosted: 07 Jun 2009 17:00    Post subject: Reply with quote

Javais commencé a lire l'info je ne sais plus ou et c'est scandaleux!
Notre système technicien pétro-industrielle nous permet d'agir comme si nous controlions un cyclone et que nous étions dans son oeil a chaque fois que nous appuyons sur un bouton. Qui profite de ces extractions et de ses pillages dans leurs pays, si ce n'est nos propres gouvernement et les qq.citoyens qui soutiennent ces tueurs et ces barbares orpailleurs et d'extracteurs en achetant la camelote qu'ils permettent de fabriquer ?

Nous pouvons agir sur place et en france, détruisons les usines qui nécessites ces minerais et les joyeleries qui emploie cet or (l'or est aussi utilisé a d'autre fin comme la farbication de certains composants).
_________________
Pour des communautés libertaires écocentrique et affinitaire

Participer a libérer et cultiver les conditions locales et pérennes d’existences et d’autodéterminations des vivants, sans domination.
Back to top
View user's profile Send private message
obrarte



Joined: 13 Jan 2009
Posts: 63

PostPosted: 09 Jun 2009 6:14    Post subject: Reply with quote

Quote:
Les peuples indigènes Quechua et Ashuar occupent les installations de Pluspetrol à Trompeteros y Andoas




AIDESEP, 8 de juin 2009.



Plus d'une centaine d'indigènes de l’ethnie Kishua et Ashuar occupent les installations des lots 1AB et 8, dans le district de Trompeteros y Andoas dans la région de Loreto, afin d’appuyer la protestation des Amazoniens, a signalé Petronila Chumpi, secrétaire de la Fédération des communautés autochtones du río Corriente.
«Nous essayons de faire preuve de solidarité avec nos frères de Bagua, parce que nous exigeons l'abrogation des décrets injustes. Les communautés se sont jointes à ce combat et nous appelons nos frères policiers et militaires à agir avec calme parce que nous ne sommes pas armés et que, de plus, on doit respecter la décision des peuples autochtones », a-t-il déclaré
L'entreprise Pluspetrol a indiqué que opérations sur les lots 8 et AB ont été paralysées à cause du manque de capacité de stockage et de l'impossibilité de transporter de pétrole par l'oléoduc Norperuano.


http://www.aidesep.org.pe/index.php?codnota=780

Quote:
Suite de l'info précédemment transmise

----------------------------------------
Vidéos (en espagnol)

http://www.youtube.com/watch?v=9pXLvlXZR6I
http://www.youtube.com/watch?v=w05nZd1Y9Co
http://www.youtube.com/watch?v=kUWdLrhXeU0
--------------------------------------------------

Bain de sang dans l'Amazonie péruvienne (suite n° 5)

Mise à jour : dimanche 6 juin, 13 heures ici (6 heures au Pérou)

Inquiétude pour les Amérindiens arrêtés

Shapion Nomingo dirigeant amérindien a révélé que plus de150 habitants
sont détenus dans la caserne militaire "El Milagro" de Bagua (Amazonas) et
que vingt autres ont été conduits à la ville de Chiclayo et a déclaré que
le gouvernement est entièrement responsable de ce qui pourrait arriver à
propos de leur vie.

Dans une conférence de presse donnée dans le local de l'AIDESEP
(Association interethnique de développement de la forêt péruvienne),
Nomingo a informé que les forces de l'ordre maintiennent les prisonniers à
genou et menacent de les tuer. "Nous rendons responsable le gouvernement
pour les éventuels crimes de lèse humanité", a-t-il déclaré.

Hommage et veillées aux morts

A Tarapoto, dans le département voisin de San Martín, a été organisée une
soirée de solidarité et d'hommage à ceux qui sont morts sous les balles de
la police lors de l'opération de déblocage le matin du vendredi 5 juin. La
population s'est rassemblée sur la plaza de Armas à partir 19 heures
jusqu'à minuit. Banderoles et bougies ont exprimé la protestation devant
les actes commis par le gouvernement et son refus de revenir sur les
décrets, jugés pourtant inconstitutionnels, qui visent à spolier la terre
et les ressources naturelles de la zone amazonienne.

"Deux manières de voir le monde"

La directrice du Centre d'amazonien d'anthropologie et d'application
pratique (CAAP), Ada Chuecas, a dénoncé la manière dont l'Etat continue de
maintenir les populations originaires dans la discrimination et que c'est
cette attitude qui le rend aveugle devant les demandes de ces habitants.

Ada Chuecas a rappelé que au siècle dernier, les Amazoniens ont été
l'objet de massacres et de tortures à cause de la vision occidentale et
citadine du développement en se référant à la "fièvre du caoutchouc" qui
s'est produite aux début du XXe siècle, quand des aventuriers et des
hommes d'affaires ont détruits les communautés de la forêt pour exploiter
la caoutchouc qui se trouvait sur leurs territoires. Pour la représentante
du CAAP, le conflit entre la Forêt et les gouvernements a lieu "parce
qu'il y a deux manière de voir le monde, de voir le développement et la
manière dans laquelle la vie des peuples amazoniens est comprises par les
gouvernants."

Faire taire les témoins ?

Les radios locales et les informations qu'elles diffusent sont apparemment
les cibles du gouvernement et de sa police. Déjà, le 5 juin, radio La Voz
de Bagua a vu son signal coupé. C'est maintenant Radio Oriente de
Yurimaguas qui doit faire face à des menaces policières de fermeture.

La militarisation de la zone : déploiement de l'armée, couvre-feu,
multiplication des patrouilles mixtes police-armée… rendent de plus en
plus problématiques l'information sur ce qu'il se passe et notamment le
recoupement concernant les disparus (morts, prisonniers…).

La rhétorique du gouvernement

Face à la montée des protestations et dénonciations, le gouvernement
péruvien fait monter les enchères.

Pour, les policiers ont été agressés, les morts sont surtout de ce côté
là, et l'action des populations amazoniennes depuis plusieurs semaines.
"C'est une agression minutieusement préparée contre le Pérou, une
conspiration qui a interrompu la production et le transport du pétrole et
l'acheminement du gaz vers les villes de la côte et pour laquelle il a été
dit qu'il s'agissait d'une insurrection et d'un soulèvement ces dernières
semaines", déclare un communiqué de la présidence.

La lutte des amérindiens serait une manipulation de politiciens utilisant
"des formules extrémistes" pour satisfaire leurs "appétits électoraux".

Le gouvernement a toujours voulu dialoguer avec les représentants des
amazoniens mais ceux-ci n'ont jamais pu démontrer en quoi les décrets
qu'ils refusent porteraient atteinte aux populations de la région.

Le communiqué se conclut ainsi : "Je suis sûr que la population de
l'ensemble du Pérou qui dans son immense majorité sait que le pays doit
poursuivre sa voie vers le développement, l'emploi et l'investissement,
soutiendra les actions contre l'agression subversive et le terrorisme."

Par ailleurs le gouvernement a décrété un jour de deuil national pour les
policiers tués au cours des opérations ce dimanche 7 juin.

L'action policière continue

D'après radio La Voz et répercuté par le site de la CNR (coordination des
radios), les policiers auraient emmené des blessés soignés dans deux
hôpitaux sans qu'il soit possible de savoir où.

Journée de mobilisation le 11 juin

Après une première manifestation vendredi soir dans les rues de Lima, de
Arequipa, et d'autres villes, les différents secteurs sociaux,
associatifs, politiques se mobilisent.

Comme l'avait déjà annoncé l'AIDESEP et son porte-parole Alberto Pizango
(en fuite et recherché par la police), un ensemble d'organisations
sociales et politiques dont la CGTP ont annoncé que le 11 juin serait une
journée de mobilisation générale dans le pays pour exiger l'abrogation des
décrets pris par le gouvernement.

De leur côté, des associations de la société civiles se mobilisent
également et demande au gouvernement de cesser ses actions dans la zone en
conflit. Elles rappellent que le gouvernement est responsable car ce sont
les députés apristes (parti gouvernemental) qui ont repoussé une nouvelle
fois l'examen de la demande d'abrogation du décret contesté et dont la
constitutionalité a été reconnue par Commission constitutionnelle du
congrès.

Enfin, les appels au Pérou et en dehors se multiplient contre l'action du
gouvernement péruvien

http://www3.minkandina.org/Noticias/Peru/117.html

Solidarité internationale

De leur côté, les anarchistes péruviens de l'Unión Socialista Libertaria
appellent à la solidarité internationale "avec les peuples originaires et
amazoniens du Pérou dans leur lutte en défense de leurs terres et culture
ancestrale. Celle-ci est atteinte et menacée par le gouvernement péruvien
en alliance avec l'impérialisme, les multinationales et la droite
(principalement l'APRA, l'Union nationales et le fujimorisme), à travers
des décrets législatifs inconstitutionnels et violateurs, dans le cadre de
la signature du Traité de libre commerce avec les Etats-Unis".

Ils appellent leurs camarades a cosigner cet appel et à le relayer dans
tous les espaces de diffusion possible "listes e-mail, journaux, revues,
bulletins, communiqués, affiches, forum, action publiques, culturelles,
politiques, etc. […] Pour cela nous appelons les camarades libertaires à
organiser, en relation avec d'autres secteurs proches et en lutte, des
mobilisations et des rassemblements devant les ambassades du Pérou dans
chaque pays, pour dénoncer les actions de l'Etat et des multinationales
dans notre pays.

Nous en appelons à la solidarité qui nous caractérise comme
révolutionnaires libertaires pour faire cause commune, pour nos frères
amérindiens et pour leur faire savoir qu'ils ne sont pas seuls, que leurs
luttes sont les nôtres, jusqu'à parvenir à la véritable société de pleine
liberté, autonomie, progrès humain, sans exploités ni exploiteurs".

Premiers signataires : Unión Socialista Libertaria (Lima - Perú), Red
Libertaria Popular Mateo Kramer (Colombia), Journal Barrikada (Uruguay),
Convergencia Anarquista Específica (Chile), Corriente Acción Libertaria
(Chile)...

Texte entier de cet appel ici (en castillan) :

Lien

= = = =

Autres sources d'information indépendantes de l'oligarchie :

Red Autónoma de Comunicación - Ucayal
http://www.reducayali.blogspot.com/

AIDESEP
http://www.aidesep.org.pe/

Coordinadora Andina de Organizaciones Indígenas – CAOI
http://www3.minkandina.org/

Coordinadora Nacional de Radio
http://www.cnr.org.pe/

POUR INTERVENIR EN SOLIDARITÉ AVEC LES POPULATIONS DE L'AMAZONIE
PÉRUVIENNE EN LUTTE

Ambassade du Pérou en France (infos reprises de son propre site Internet)

L'ambassade du Pérou est l'interlocuteur officiel des autorités et des
institutions françaises. Elle représente l'Etat péruvien en France, et a
pour mission de participer activement au développement des échanges
politiques, économiques et culturels entre le Pérou et la France.

Ambassade du Pérou en France
Ambassadeur : Harry Belevan-Mc Bride
50, avenue Kléber - 75016 PARIS
Tél : 01.53.70.42.00 Fax : 01.47.04.32.55
Mail : perou.ambassade@amb-perou.fr
Web : www.amb-perou.fr

Consulat général du Pérou
Consul général : José Alberto Carrión Tejada
25, rue de l'Arcade
75008 PARIS
Tél : 01.42.65.25.10
Mail : conperparis@wanadoo.fr

En province

Bordeaux
Pierre Vallies, Consul honoraire
Juan Vilches, Vice-Consul honoraire
20-22 rue Saint Rémi - 33000 Bordeaux
Tel : 05 56 52 13 10 - Fax : 08 71 16 33 46
Mail : conperburdeos@wanadoo.fr

Le Havre
M. Philippe Guian, Consul honoraire
4, Quai Guillaume-Le-Testu – 76600 Le Havre
Tel: 02 35 19 21 00 - Fax: 02 35 21 42 79
Mail : conperlehavre@guian.fr

Marseille
Mme Danièle Prieur, Consul honoraire
1, Place Félix Baret
13006 Marseille
Tel: 04 91 04 03 86 - Fax: 04 91 54 36 18
Mail : d.prieur@psavocats.com

Monaco
M. Michel Pastor, Consul honoraire
Europa Résidence
Place des Moulins - Monte Carlo
98000 MONACO
Tel: (00-377)92 16 58 88 - Fax: (00-377)93 25 76 57
Mail : cip@imcn.mc

Nice
M. Philippe Rudolph, Consul honoraire
23 chemin de la Baronne - 06110 Le Cannet
tel. : 06 07 77 25 00 - fax : 04 93 68 61 70
Mail : philipperudolph@wanadoo.fr

Toulouse
M. Jean Henry Farné, Consul honoraire
8, avenue Frizac - 31400 Toulouse
Tel: 05 61 14 66 77 - Fax: 05 61 14 66 78
Mail : consul_perou_tlse@yahoo.fr


Multinationales

Rappelons que la politique du gouvernement péruvien d'Alan García est de
livrer la plus grande partie du territoire aux intérêts des
multinationales, en particuliers les sociétés pétrolières et minières.

Entreprises concernées par le décret-loi permettant de créer des
concessions minières et de forage et de livrer ainsi les ressources
naturelles aux appétits capitalistes.

La franco-britannique Perenco, dirigée par François Perrodo, l'une des
plus grandes fortunes de France, très en pointe dans les forages
pétroliers dans cette zone du nord du Pérou comme elle est déjà très
installée en Equateur.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Perenco
http://www.survivalfrance.org/actu/4532
http://www.perenco.com/home.html
Addresse : 25 Rue Dumont D'urville, Paris, 75116, France
Tel : 33 01 53 57 66 00

Il y a aussi la compagnie canadienne Petrolifera
http://www.survivalfrance.org/actu/4554
http://www.petrolifera.ca/

Enfin, signalons aussi une compagnie argentine Pluspetrol et une autre,
états-unienne, BPZ ENERGY, qui sont sur les rangs pour investir dans la
région grâce au décret contesté par les populations originaires de cette
partie amazonienne du Pérou.

A noter que ces entreprises collaborent sur des programmes de
recherche-développement avec l'IRD Français.

Lien

D'autres entreprises sont sans doute sur les rangs.


http://amazonwatch.org/peru-protests-highres-photos.php






Back to top
View user's profile Send private message
bug-in



Joined: 13 Mar 2003
Posts: 4057
Location: prox. Montpellier

PostPosted: 09 Jun 2009 9:23    Post subject: Reply with quote

Et pendant ce temps en France... rien. Nous avons des raffineries ! Nous avons des distributeurs etc... Nada.

Je me propose d'essayer au moins avec qui le veux de rédiger un tract que l'on collerai sur les stations de pompe a essence et un peu partout pour diffuser la chose.
Qui d'autres ?
On fait ça sur place ou on crée une page wiki (je peux le faire).
_________________
Pour des communautés libertaires écocentrique et affinitaire

Participer a libérer et cultiver les conditions locales et pérennes d’existences et d’autodéterminations des vivants, sans domination.
Back to top
View user's profile Send private message
bug-in



Joined: 13 Mar 2003
Posts: 4057
Location: prox. Montpellier

PostPosted: 09 Jun 2009 10:14    Post subject: Reply with quote

Infos prise de Survival France :
Quote:
Les manifestations indiennes rallient une large majorité de la population
5 Juin 2009

Les manifestations indiennes contre le gouvernement péruvien recueillent le soutien d’un nombre croissant de secteurs de la société nationale, dont l’Eglise, les paysans, des élus locaux et des syndicats ouvriers.

Les manifestations qui ont été déclenchées le 9 avril ont été organisées en réponse aux lois et politiques gouvernementales qui violent les droits de peuples indigènes et facilitent la prise de contrôle de leurs territoires par des étrangers.

Il y a maintenant des manifestations dans plusieurs régions du pays, principalement en Amazonie, où des rivières, des routes et un pont ont été bloqués et où plusieurs marches de protestation ont été organisées. Les manifestants appartiennent à différents groupes indiens dont les Achuar, les Arabela, les Asháninka, les Awajún, les Huambisa, les Kichwa, les Matsigenka, les Shawi et les Wampis.

Il y a également, ou il y aura, d’autres manifestations dans des régions situées en dehors de l’Amazonie, dont celles de Cajamarca et Piura.

Les manifestants, mobilisés par l’AIDESEP, l’organisation nationale des Indiens d’Amazonie, refusent de quitter les lieux tant que le gouvernement n’aura pas abrogé une série de lois. Frustrés par la réponse du gouvernement qui a leur envoyé les forces armées et qui refuse toute négociation à propos de ces lois controversées, certains groupes indiens menacent de ‘radicaliser’ leur action.

Sur le rio Napo, au nord du Pérou, des embarcations appartenant à la compagnie pétrolière franco-britannique Perenco ont franchi un barrage de manifestants avec l’aide de canonnières de la marine nationale. La population locale, terrorisée, condamne la militarisation de la région.

L’AIDESEP préside le ‘Comité de lutte pour la vie et la souveraineté nationale’ composé de plusieurs organisations sociales. Une manifestation nationale a été annoncée pour le 11 juin.


Quote:
27 morts au cours d’une manifestation réprimée par les autorités
6 Juin 2009

Dernières nouvelles – Des rapports nous sont parvenus selon lesquels une vingtaine de manifestants indiens et sept officiers de police sont morts hier, 5 juin, au cours d’une violente attaque des autorités péruviennes visant à démanteler le barrage érigé par les Indiens sur une route au nord du Pérou. Le nombre de blessés pourrait être beaucoup plus important.

Survival exhorte le président Garcia et le gouvernement péruvien à retirer toutes les forces armées des régions où les Indiens manifestent et de prendre toutes les mesures pour que leurs droits territoriaux soient reconnus et respectés. L’usage d’unités militaires pour réprimer la révolte indienne ne fait qu’aggraver une situation déjà extrêmement tendue et ne répond nullement aux préoccupations fondamentales et justifiées des Indiens.


Quote:
Bain de sang au Pérou : Survival demande le retrait des compagnies pétrolières
8 Juin 2009



Survival International a appelé aujourd’hui les compagnies pétrolières opérant en Amazonie péruvienne à suspendre leurs activités alors que le pays est entré dans la pire des violences politiques depuis l’insurrection du Sentier Lumineux dans les années 1980.

Sont concernées, entre autres, les compagnies Perenco (franco-britannique, dirigée par François Perrodo), PlusPetrol (argentine), Petrolifera (canadienne), Repsol (espagnole), Petrobras (brésilienne).

Les violents affrontements qui ont eu lieu vendredi dernier entre les Indiens bloquant des routes et des rivières et des unités militaires et policières tentant de briser les manifestations, ont fait une douzaine de morts parmi les Indiens et au moins 23 parmi les forces policières.

Les Indiens manifestent depuis deux mois contre une série de lois qui ouvrent leurs forêts communautaires aux compagnies d’exploitation pétrolière et gazière. Ces dernières années, plus de 70 % de l’Amazonie a été divisée en concessions de prospection pétrolière et gazière et la récente découverte de plusieurs gisements importants menacent de détruire la plus grande partie des forêts vierges où vivent les Indiens. Des projets similaires ont déjà eu un effet dévastateur en Equateur et ont entraîné une pollution chronique et de graves conséquences sanitaires sur les Indiens qui vivent dans les régions exploitées.

Les manifestations indiennes ont été traitées avec mépris par le gouvernement : le président Garcia n’a prêté aucune attention aux tentatives des membres du Congrès de remettre en question les lois qui sont au cœur du conflit, traitant les manifestations de ‘conspiration’ et leurs auteurs d’‘ignorants’. Avant d’entrer en clandestinité, le leader indien Alberto Pizango a déclaré : ‘Nous ressentons amèrement que le gouvernement nous a toujours traités comme des citoyens de seconde zone.’

Stephen Corry, directeur de Survival Interntional, a déclaré aujourd’hui : ‘Les Indiens péruviens sont contraints de prendre des mesures désespérées pour tenter de sauver les terres qui leur ont été spoliées depuis cinq siècles.

‘Ces mouvements de protestation sont le signe que l’ère coloniale est définitivement révolue. Les Indiens amazoniens ne se laisseront plus traiter avec la brutalité et l’injustice qui ont inlassablement régné jusqu’à présent. Cette époque est terminée. C’est le Tiananmen de l’Amazonie et s'il se termine de la même façon, cela entâchera définitivement la réputation du Pérou.

‘Les compagnies pétrolières opérant au Pérou devraient suspendre toutes leurs activités tant que le calme ne sera pas restauré et que les droits territoriaux des Indiens ne seront pas respectés et garantis – c’est alors seulement qu’ils pourront négocier équitablement.’

Pour plus d'informations ou photos : contacter Miriam Ross à Londres :
(+44) (0)20 7687 8734 ou (+44) (0)7504 543 367 ou mr@survival-international.org


Quote:
Le ‘dalaï lama de la forêt amazonienne’ condamne les violences péruviennes
8 Juin 2009


Davi Yanomami : ‘La Terre n’a pas de prix, elle ne peut être ni achetée, ni vendue, ni échangée.’

Au cours de son séjour à Londres, un chamane yanomami d’Amazonie brésilienne baptisé ‘dalaï lama de la forêt amazonienne’, a dénoncé aujourd’hui les violences péruviennes.

Davi Kopenawa Yanomami a déclaré : ‘Ces nouvelles qui nous parviennent de mes frères et sœurs péruviens sont accablantes. Ce que leur fait subir le gouvernement péruvien est un crime. Les Indiens du Pérou se battent pour leurs droits et pour pouvoir vivre sur leurs propres terres où ils vivent depuis des temps immémoriaux. Ils y sont nés, y ont grandi, les ont cultivées et soignées. Je délivre ce message pour les aider. Je me trouve ici bien loin d’eux, mais en tant que chamane, mon âme et mes esprits chamaniques n’ignorent pas ce qui arrive à mes frères et sœurs péruviens.’

Le 10 juin, devant les membres du Parlement britannique, Davi exposera sa conception de la nature : les forêts tropicales du monde ne sont pas à vendre et ne pourront être préservées que si les droits territoriaux des peuples indigènes sont reconnus. Il participera également à une table ronde sur les droits des peuples indigènes organisée par la Royal Commonwealth Society à Londres.

• Conférence de presse : mercredi 10 juin à 10h30, Survival International, 6 Charterhouse Buildings, Goswell Road, London EC1M 7ET (réservation indispensable).

• Royal Commonwealth Society, table ronde sur les droits des peuples indigènes : jeudi 11 juin, 18h15 au Commonwealth Club. Informations à www.thercs.org

‘Nous devons écouter l’appel de la Terre. La Terre n'a pas de prix. Elle ne peut être ni achetée, ni vendue, ni échangée. Il est urgent que tous les peuples du monde, qu’ils soient blancs, noirs ou indigènes, s’unissent pour sauver les forêts et la planète. Si nous ne luttons pas tous ensemble, quel sera notre avenir ? Vos enfants ont besoin de terre et d’une nature vivante et intacte. Nous les Indiens, demandons que nos droits soient respectés. Vous avez beaucoup à apprendre de nous et de nos chamanes. Cela ne concerne pas seulement l’avenir des Yanomami, mais celui du monde entier’ a déclaré Davi Kopenawa.

Il participera également à une table ronde sur les droits des peuples indigènes organisée par la Royal Commonwealth Society à Londres avec le directeur de Survival. Il revient d’Espagne où il a reçu le prestigieux Prix Bartolomé de las Casas en reconnaissance du rôle crucial qu’il a joué pour la défense des droits de son peuple. Il voyagera ensuite en Norvège où il rencontrera des leaders indigènes au cours d’une conférence sur le changement climatique.

Davi Kopenawa a sauvé son peuple alors qu’il était au bord de l’extinction en orchestrant une campagne internationale qui a abouti, en 1992, à la création d’un immense territoire, le Parc yanomami. Un cinquième des Yanomami a disparu en l’espace de quelques années lorsque leur territoire a été envahi par les chercheurs d’or à la fin des années 1980. Depuis 1992, leur population a augmenté, mais les chercheurs d'or sont récemment revenus, apportant de nouvelles menaces sur leur santé et leur survie.

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré : ‘La presse allemande a eu raison de comparer Davi Kopenawa au dalaï lama. Il est porteur d’un message universel qui s'adresse à tous les peuples du monde. Depuis une vingtaine d’années, Survival se fait l’écho du message prophétique de Davi. Il est aujourd’hui plus urgent que jamais de l'écouter.’

Mike Edwards, conseiller sur le changement climatique à la CAFOD a déclaré : ‘Nous devons écouter les gens comme Davi Kopenawa qui nous préviennent que notre mode de consommation des ressources naturelles détruit la biodiversité dont dépend toute vie. Le changement climatique est le signe révélateur que nos sociétés industrielles occidentales vivent bien au-delà des capacités utiles de la planète. Si nous n’écoutons pas le message de Davi, nous nous engageons dans un avenir très sombre’.

Davi Kopenawa sera disponible pour des interviews. Pour plus d’informations, photos et documents audiovisuels, contacter Miriam Ross à Survival International
Tél : 44 20 7687 8734 ou 44 7504 543 367 – courriel mr@survival-international.org

La viste de Davi Kopenawa est sponsorisée par Survival et CAFOD.


Davi Kopenawa Yanomami n'est jamais rentrée dans l'économie !
_________________
Pour des communautés libertaires écocentrique et affinitaire

Participer a libérer et cultiver les conditions locales et pérennes d’existences et d’autodéterminations des vivants, sans domination.
Back to top
View user's profile Send private message
bug-in



Joined: 13 Mar 2003
Posts: 4057
Location: prox. Montpellier

PostPosted: 09 Jun 2009 13:04    Post subject: Reply with quote

Tentative de synthèse a partir de large copié collé
Quote:
Amazonie & Processus de fond
Mike Edwards, conseiller sur le changement climatique à la CAFOD a déclaré : ‘Nous devons écouter les gens comme Davi Kopenawa qui nous préviennent que notre mode de consommation des ressources naturelles détruit la biodiversité dont dépend toute vie. Le changement climatique est le signe révélateur que nos sociétés industrielles occidentales vivent bien au-delà des capacités utiles de la planète. Si nous n’écoutons pas le message de Davi, nous nous engageons dans un avenir très sombre’.

Raisons de la colère. Ces dernières années, plus de 70 % de l’Amazonie a été divisée en concessions de prospection pétrolière et gazière et la récente découverte de plusieurs gisements importants menacent de détruire la plus grande partie des forêts vierges où vivent les Indiens. Des projets similaires ont déjà eu un effet dévastateur en Equateur et ont entraîné une pollution chronique et de graves conséquences sanitaires sur les Indiens qui vivent dans les régions exploitées. Stephen Corry, directeur de Survival Interntional : « Les Indiens péruviens sont contraints de prendre des mesures désespérées pour tenter de sauver les terres qui leur ont été spoliées depuis cinq siècles. »
Acteurs
Davi Kopenawa Yanomami. Chamane yanomami d’Amazonie brésilienne baptisé par la presse allemande de dalaï lama de la forêt amazonienne. Il a sauvé sa communauté alors qu’elle était au bord de l’extinction en orchestrant une campagne internationale qui a abouti, en 1992, à la création d’un immense territoire, le Parc yanomami. Un cinquième des Yanomami a disparu en l’espace de quelques années lorsque leur territoire a été envahi par les chercheurs d’or à la fin des années 1980. Depuis 1992, leur population a augmenté, mais les chercheurs d'or sont récemment revenus, apportant de nouvelles menaces sur leur santé et leur survie.
En début d'année 2009, il a reçu en Espagne le Prix Bartolomé de las Casas en reconnaissance du rôle crucial qu’il a joué pour la défense des droits de son peuple.
AIDESEP. Asociación Interétnica de Desarrollo de la Selva Peruana. Elle préside le ‘Comité de lutte pour la vie et la souveraineté nationale’ composé de plusieurs organisations sociales.
Bagua. Communauté situé dans la province de l'Amazonie péruvienne à 730 km au nord de Lima.

Récentes activité
Cela fait 56 jours que les communautés indiennes du Pérou amazonien se sont soulevées contre des projets miniers ou pétroliers dans le Nord-Est. Les Indiens manifestent depuis deux mois contre une série de lois qui ouvrent leurs forêts communautaires aux compagnies d’exploitation pétrolière et gazière. A la mi-mai, ils se sont déclarés "en état d’insurrection" : "Nous déclarons nos peuples en état d’insurrection contre le gouvernement du président Alan Garcia sur les territoires indigènes amazoniens", a déclaré àLima le 15 mai dernier Alberto Pizango, président d’un collectif
qui dit représenter 1350 communautés de 65 groupes ethniques, soit 600’000 personnes environ.
Cet état d’insurrection signifie que "nos lois ancestrales ont désormais force de loi et que nous considérons comme une agression l’entrée d’une quelconque force sur nos territoires", avait averti M. Pizango. La solution, a-t-il poursuivi, "passe par une abrogation" de décrets législatifs de 2007 et 2008 qui assouplissent le cadre de l’exploitation minière, pétrolière, forestière ou de l’eau, par des firmes multinationales, sur des terres que les indigènes considèrent comme ancestrales.

Vendredi 5 Juin 2009
Les manifestations indiennes contre le gouvernement péruvien recueillent le soutien d’un nombre croissant de secteurs de la société nationale, dont l’Eglise, les paysans, des élus locaux et des syndicats ouvriers.
Les manifestations qui ont été déclenchées le 9 avril ont été organisées en réponse aux lois et politiques gouvernementales qui violent les droits de peuples indigènes et facilitent la prise de contrôle de leurs territoires par des étrangers.
Il y a maintenant des manifestations dans plusieurs régions du pays, principalement en Amazonie, où des rivières, des routes et un pont ont été bloqués et où plusieurs marches de protestation ont été organisées. Les manifestants appartiennent à différents groupes indiens dont les Achuar, les Arabela, les Asháninka, les Awajún, les Huambisa, les Kichwa, les Matsigenka, les Shawi et les Wampis.
Il y a également, ou il y aura, d’autres manifestations dans des régions situées en dehors de l’Amazonie, dont celles de Cajamarca et Piura.
Les manifestants, mobilisés par l’AIDESEP, refusent de quitter les lieux tant que le gouvernement n’aura pas abrogé une série de lois. Frustrés par la réponse du gouvernement qui a leur envoyé les forces armées et qui refuse toute négociation à propos de ces lois controversées, certains groupes indiens menacent de ‘radicaliser’ leur action.
Sur le rio Napo, au nord du Pérou, des embarcations appartenant à la compagnie pétrolière franco-britannique Perenco ont franchi un barrage de manifestants avec l’aide de canonnières de la marine nationale. La population locale, terrorisée, condamne la militarisation de la région.
Une journée de mobilisation générale des populations autochtones pour protester contre le report de la discussion prévue au Parlement au sujet de l'abrogation du décret-loi 1090 facilitant et encourageant les entreprises étrangères à investir dans les zones habitées par les autochtones (pétrole, mines, exploitations forestières…) a été annoncée pour le 11 juin.
Le leader des gangster territoriaux, Alan Garcia à déclenché une réponse dictatoriale par une répression sanglante. Imposant la mort sur la vie, le massacre sur le dialogue. La police péruvienne (officiellement 639 policiers) menée par la Direction Nationale des Opérations Spéciale (DINOES) s'est déchaînée contre les populations indigènes de Bagua qui bloquaient la route Fernando Belaúnde Terry en appui à leurs demandes. Au moyen d'hélicoptères, ils ont visés les manifestants avec des armes à feu et auraient lancées des grenades.
Alberto Pizango, président de la AIDESEP qui regroupe les indigènes actuellement en grève, affirme connaître la mort « jusqu’à présent de 15 indigènes amazoniens ». Il demande une « enquête internationale » sur les faits et a déclaré que le président Alan Garcia avait « ordonné le génocide ». De son côté, d'après la coordination des radios locales (CNR), il y aurait 20 indigènes tués et 9 policiers. Un des policiers décédé était membre de l'équipage d'un hélicoptère qui aurait été visé par des hommes armés depuis le sol.
Les affrontements se poursuivent. Les indigènes, après avoir mis le feu à de nombreux locaux officiels, sont en train d'attaquer le commissariat, d'après Radio La Voz. L'électricité est semble-t-il coupée dans une grande partie de la zone, ce qui empêche les radios locales d'émettre. Peu après la phase initiale de la répression, les indigènes ont mis le feu au local du Parti Apriste Péruvien (parti du président), au local de COFOPRI, le siège de la direction de la province de Bagua et le local du PRONAA. L'hôpital de Bagua a fermé ses portes parce qu'il ne peut plus recevoir de blessés.
Quarte morts et plusieurs enfants blessés, tel serait le résultat d’une nouvelle opération policière réalisée il y a quelques instants dans la ville de Bagua, lorsqu'un groupe d'habitants s'est déplacée vers la Plaza de Armas à la recherche d'assistance médicale. Selon des informations de radio La Voz, la police a tiré depuis un hélicoptère quand elle a vu un rassemblement de personnes sur la place.
Les blessés ont été transportés à l'hôpital du Bon Samaritain car l'autre hôpital est saturé. Par ailleurs, le signal de radio La Voz a été interrompu, à la suite des interventions des députés officialistes Aurelio Pastor et Mauricio Mulder qui ont accusé cette station d'encourager la population à commettre des actes de violence. Carlos Flores - Radio La Voz
Pendant ce temps, d’après Peru.com, plus de deux mille habitants ont pris en otage 38 agents de police et un ingénieur à la station n° 6 de la société pétrolière Petroperú, province de Bagua, exigeant le retrait du contingent envoyé à Bagua faute de quoi ils les exécuteront.
Apparemment, une foule s'est introduite dans le local de l'entreprise pétrolière située dans le district de Imaza et a emmené les policiers vers une colline proche. Parmi les otages se trouve, en plus de l'ingénieur, un commandant de la police. "Nous voulons négocier avec les autorités. 50 jours de grève, ils n'en tiennent pas compte et ils ont abattu nos frères awarunas", a déclaré Carlos Huamán dans un appel radio. Il y somme aussi la ministre de l'Intérieur, Mercedes Cabanillas, de donner l'ordre de retirer les forces de l'ordre envoyées dans la province d'Amazonas. "Nous lui recommandons de retirer les forces armées et ainsi nous pourrons dialoguer". La ministre de l'Intérieur a confirmé l'information en disant que les preneurs d'otages étaient environ un millier.
Le nombre de blessé ne cesse de croître et les deux hôpitaux de la zone sont maintenant débordés.

Samedi 6 Juin 2009
Le président du comité de lutte provincial de Condorcanqui, Santiago Manuin Valera, aurait été assassiné par la police après avoir été visés par des armes de guerre dans la zone de Curva del Diablo où ils se sont concentrés.
Le leader communautaire Mateo Impi a annoncé que les policiers ne laissaient pas approcher des cadavres. "Nous demandons l'intervention de la Défense (du Peuple)", a-t-il ajouté.
Le général Murua a ajouté que la circulation a été rétablie dans des circonstances difficiles mais que la route était maintenant dégagée.
Une infirmière de l'hôpital de Bagua Chica a déclaré à Canal N qu'ils avaient 40 blessés, "tous par balle, des balles au corps, à la tête, à l’abdomen, parce qu'ils (les policiers) ont voulu tuer nos frères". Elle a profité de l'interview pour demander de l'aide car l'hôpital est "dans un chaos total, sans lits, avec les blessés à même le sol". Elle accuse l'armée de ne pas laisser passer les blessés graves qui doivent être évacuées dans d'autres hôpitaux car à Bagua, il n'y a plus de sang, plus de sérum, plus de gaze, plus de produits…
D'après des informations qui commencent à arriver, l'intervention de la police a commencé à 5 heures du matin, par terre et avec des hélicoptères en utilisant des gaz lacrymogènes et des armes à balles réelles. Les autochtones qui bloquaient la route dans la "Curva del Diablo" (le virage du diable) étaient plusieurs milliers. L'opération de dégagement a duré pratiquement toute la matinée. Les désordres se sont ensuite étendus à la ville de Bagua où les manifestants ont mis le feu à tous les locaux officiels qu'ils rencontraient.
D'après le général Sánchez Farfán de la police, les affrontements les plus violents se sont produits quand les policiers ont voulu prendre une colline qui domine la "Curva" et qu'ils se sont retrouvés avec en face d'eux environ mille personnes qui leur ont tiré dessus… Impossible selon l'Aidesep car les manifestants n'avaient pas d’armes à feu, ils ne possèdent que des arcs et des flèches. L'association déclare que les policiers sont sans doute morts par des tirs croisés.
Les corps des Amérindiens tués au cours d'affrontements avec la police sur la route Fernando Belaunde, dans la zone de "La Curva del Diablo" seraient brûlés par les policiers de la Direction des Opérations spéciales (Diroes) et jetés dans la rivière Marañón à la hauteur du hameau Reposo, à côté de Bagua (Amazonas), selon les dénonciations faites par Zebelio Kayapo, dirigeant amazonien.
Dans une interview à la CNR, il a rapporté que les Amérindiens continuent à être massacrés et a demandé l'intervention des organismes défenseurs des droits de l'homme.
Kayap a précisé que jusqu'à présent il y a environ 20 blessés et 40 morts "mais peut-être plus car la Diroes est venu nous attaquer avec des balles et tout est confus".
Une résidente qui assure être témoin des évènements a confirmé la version de Kayap. "J'ai vu que les cadavres ont été mis dans des sacs noirs et ont été emmenés aux bords de la rivière Marañón pour les jeter à l'eau. La population a demandé qu'ils restituent les corps de leurs familles pour leur donner une sépulture chrétienne, mais la police a refusé", a-t-elle dit.
Elle raconte aussi que les forces de l'ordre poursuivent la population awaruna les accusant d'être sendéristes (membres du groupe armé Sentier lumineux). Elle a précisé que certains Métis ont aidé à transporter les Amérindiens jusqu'à Bagua, mais d'autres qui n'ont pas été chargés dans les voitures ont été retenus dans une maison d'adobe où ils ont été massacrés.
Une habitante nommée Maria, dont elle a préféré taire le nom, a déclaré qu'un policier a averti sur un ton menaçant : "Comme vous avez tué nos collègues, vous aussi devez mourir."
Zebelio Kayap a également signalé qu'au hameau Siempre Viva, Amazonas, la police empêche le passage du public pour recueillir les blessés et les emmener à Jaen ou à Chiclayo, et n'autorise pas non plus au ramassage des cadavres disséminés dans la zone. « Les forces de police [...] dans la Plaza de Armas. Nous voulons enlever les cadavres et les blessés, mais nous ne pouvons pas le faire. Les tirs depuis l'hélicoptère de la Diroes se poursuivent », dit-il.
Il a également révélé que parmi les blessés il y a des enfants qui ont été impactés par des grenades lacrymogènes dans les villages de Reposo et Siempre Viva. Kayap a également informé la CNR que les hôpitaux sont remplis de blessés, à la fois autochtones et métis.

Shapion Nomingo dirigeant amérindien a révélé que plus de150 habitants sont détenus dans la caserne militaire "El Milagro" de Bagua (Amazonas) et que vingt autres ont été conduits à la ville de Chiclayo et a déclaré que le gouvernement est entièrement responsable de ce qui pourrait arriver à propos de leur vie. Dans une conférence de presse donnée dans le local de l'AIDESEP, Nomingo a informé que les forces de l'ordre maintiennent les prisonniers à genou et menacent de les tuer. "Nous rendons responsable le gouvernement pour les éventuels crimes de lèse humanité", a-t-il déclaré.
A Tarapoto, dans le département voisin de San Martín, a été organisée une soirée de solidarité et d'hommage à ceux qui sont morts sous les balles de la police lors de l'opération de déblocage le matin du vendredi 5 juin. La population s'est rassemblée sur la plaza de Armas à partir 19 heures jusqu'à minuit. Banderoles et bougies ont exprimé la protestation devant les actes commis par le gouvernement et son refus de revenir sur les décrets, jugés pourtant inconstitutionnels, qui visent à spolier la terre et les ressources naturelles de la zone amazonienne.
La directrice du Centre d'amazonien d'anthropologie et d'application pratique (CAAP), Ada Chuecas, a dénoncé la manière dont l'Etat continue de maintenir les populations originaires dans la discrimination et que c'est cette attitude qui le rend aveugle devant les demandes de ces habitants.
Ada Chuecas a rappelé que au siècle dernier, les Amazoniens ont été l'objet de massacres et de tortures à cause de la vision occidentale et citadine du développement en se référant à la "fièvre du caoutchouc" qui s'est produite aux début du XXe siècle, quand des aventuriers et des hommes d'affaires ont détruits les communautés de la forêt pour exploiter la caoutchouc qui se trouvait sur leurs territoires. Pour la représentante du CAAP, le conflit entre la Forêt et les gouvernements a lieu "parce qu'il y a deux manière de voir le monde, de voir le développement et la manière dans laquelle la vie des peuples amazoniens est comprises par les gouvernants."
Pendant ce temps, la Coordination nationale pour les droits humains (CNDDHH), confirmé par l'intermédiaire de son blog, qu'elle a également reçu des informations de médias locaux à propos des attaques contre les habitants de la région Amazonas et de l'incinération des cadavres par la police, bien que ces informations sont encore officieuses. Elle a aussi demandé au procureur général Echaiz Gladys, afin que le ministère public intervienne pour enquêter sur les plaintes au sujet des éventuels abus commis lors de l’expulsion qui a débuté aujourd'hui à 5 heures du matin.
Les policiers morts seraient maintenant au nombre de 11. Le bilan côté autochtone est toujours en cours : 25 tués ? 29 ? plus ?

Entre temps
Bilan provisoire : une douzaine de morts parmi les Indiens et au moins 23 parmi les forces policières. D'après un représentant de l'Eglise locale, Edgar Calle, qui a assisté aux évènements depuis une colline proche, a déclaré qu'au moins 35 indigènes ont été arrêtés. Ils sont maintenu face contre terre sur la route. Les forces de police empêchent les religieux de s'approcher et de donner de l'eau aux détenus. Pour ce qui est des personnes décédées, le bilan provisoire s'établirait à 25 Amérindiens, 9 policiers et 2 journalistes.
Blessés : 7 policiers selon la ministre de l'Intérieur, plusieurs dizaines chez les habitants. Pour le seul hôpital de Bagua Grande, il y a 34 blessés par balles, 3 étant en salle d'opération.

Par ailleurs, sur les lieux des affrontements, de nombreux cadavres jonchent le sol et les policiers empêchent les habitants de les emmener.

Le mépris des gangsters territoriaux, délinquants, voleurs et assassins. Les manifestations indiennes ont été traitées avec mépris par le leader des gangster territoriaux : Alan Garcia n’a prêté aucune attention aux tentatives des membres du Congrès de remettre en question les lois qui sont au cœur du conflit, traitant les manifestations de ‘conspiration’ et leurs auteurs d’‘ignorants’. Il rend responsables et insulte les manifestant en les accusant d'être des délinquants, les « pseudo dirigeants des communautés natives qui impulsent des mesures de forces et de violence […] Ils prétendent jouer à la révolution. ». Les sbires usurpateurs du pouvoir du peuple ne sont pas en reste et font monter les enchères. Pour eux « C'est une agression minutieusement préparée contre le Pérou, une conspiration qui a interrompu la production et le transport du pétrole et l'acheminement du gaz vers les villes de la côte et pour laquelle il a été dit qu'il s'agissait d'une insurrection et d'un soulèvement ces dernières semaines ». La lutte des amérindiens serait une manipulation de politiciens utilisant "des formules extrémistes" pour satisfaire leurs "appétits électoraux". Le communiqué se conclut ainsi : "Je suis sûr que la population de l'ensemble du Pérou qui dans son immense majorité sait que le pays doit poursuivre sa voie vers le développement, l'emploi et l'investissement, soutiendra les actions contre l'agression subversive et le terrorisme."
Le ministre du travail, Jorge Villasante, accuse Alberto Pizango d'être responsable, à cause de son "intransigeance", de ce qui s'est passé.
De son côté, le directeur de la violence autorisé, le général José Sánchez Farfán a déclaré que la police avait été "attaquée" et que quatre policiers avaient été tués avec des armes à feu par des indigènes lors des affrontements pour dégager la route.
La ministre de l'Intérieur, Mercedes Cabanillasa, a confirmé la mort de 9 policiers et le vol des armes de la violence autorisé (8 fusils AKM, avec leurs munitions) au cours des affrontements. Elle pense qu'Alberto Pizango est le principal responsable (elle a demandé sa capture car il serait « le responsable intellectuel […] parce qu'il a conduit, agité, manipulé et trompé les autochtones ») et que les indigènes sont infiltré par le Sentier lumineux. Elle a demandé l'instauration de l'état d’urgence avec prise de contrôle de la zone par les forces armées et l'instauration du couvre feu.
Elle a menti en ne mentionnant que la mort de trois autochtones, alors que selon les photos publiées par la CNDDHH, il y a bien plus de personnes tuées.

Alberto Pizango. Alberto Pizango est menacé de poursuites pour "insurrection" et "rébellion" par les gangsters territoriaux et voleur du pouvoir du peuple. Il serait en train de réfléchir à une demande d'asile politique à l'étranger car un mandat d'arrêt aurait été lancé contre lui. Avant d’entrer en clandestinité, il a déclaré : ‘Nous ressentons amèrement que le gouvernement nous a toujours traités comme des citoyens de seconde zone.’

Le point de vue de Davi Kopenawa Yanomami. Au cours de son séjour à Londres, Davi a dénoncé les violences péruviennes : « Ces nouvelles qui nous parviennent de mes frères et sœurs péruviens sont accablantes. Ce que leur fait subir le gouvernement péruvien est un crime. Les Indiens du Pérou se battent pour leurs droits et pour pouvoir vivre sur leurs propres terres où ils vivent depuis des temps immémoriaux. Ils y sont nés, y ont grandi, les ont cultivées et soignées. Je délivre ce message pour les aider. Je me trouve ici bien loin d’eux, mais en tant que chamane, mon âme et mes esprits chamaniques n’ignorent pas ce qui arrive à mes frères et sœurs péruviens. »
Le 10 juin, devant les membres du Parlement britannique, il exposera sa conception de la nature : les forêts tropicales du monde ne sont pas à vendre et ne pourront être préservées que si les droits territoriaux des peuples indigènes sont reconnus. Il participera également à une table ronde sur les droits des peuples indigènes organisée par la Royal Commonwealth Society à Londres.
‘Nous devons écouter l’appel de la Terre. La Terre n'a pas de prix. Elle ne peut être ni achetée, ni vendue, ni échangée. Il est urgent que tous les peuples du monde, qu’ils soient blancs, noirs ou indigènes, s’unissent pour sauver les forêts et la planète. Si nous ne luttons pas tous ensemble, quel sera notre avenir ? Vos enfants ont besoin de terre et d’une nature vivante et intacte. Nous les Indiens, demandons que nos droits soient respectés. Vous avez beaucoup à apprendre de nous et de nos chamanes. Cela ne concerne pas seulement l’avenir des Yanomami, mais celui du monde entier’.
Il participera également à une table ronde sur les droits des peuples indigènes organisée par la Royal Commonwealth Society à Londres avec le directeur de Survival. Il voyagera ensuite en Norvège où il rencontrera des leaders indigènes au cours d’une conférence sur le changement climatique.

Lundi 8 Juin 2009
Plus d'une centaine d'indigènes de l’ethnie Kishua et Ashuar occupent les installations des lots 1AB et 8, dans le district de Trompeteros y Andoas dans la région de Loreto, afin d’appuyer la protestation des Amazoniens, a signalé Petronila Chumpi, secrétaire de la Fédération des communautés autochtones du río Corriente.
«Nous essayons de faire preuve de solidarité avec nos frères de Bagua, parce que nous exigeons l'abrogation des décrets injustes. Les communautés se sont jointes à ce combat et nous appelons nos frères policiers et militaires à agir avec calme parce que nous ne sommes pas armés et que, de plus, on doit respecter la décision des peuples autochtones », a-t-il déclaré
L'entreprise Pluspetrol a indiqué que opérations sur les lots 8 et AB ont été paralysées à cause du manque de capacité de stockage et de l'impossibilité de transporter de pétrole par l'oléoduc Norperuano.

Survival International a appelé aujourd’hui les compagnies pétrolières opérant en Amazonie péruvienne à suspendre leurs activités alors que le pays est entré dans la pire des violences politiques depuis l’insurrection du Sentier Lumineux dans les années 1980.
Sont concernées, entre autres, les compagnies Perenco (franco-britannique, dirigée par François Perrodo), PlusPetrol (argentine), Petrolifera (canadienne), Repsol (espagnole), Petrobras (brésilienne).

Leçon. Ces mouvements de protestation sont le signe que l’ère coloniale est définitivement révolue. Les Indiens amazoniens ne se laisseront plus traiter avec la brutalité et l’injustice qui ont inlassablement régné jusqu’à présent. Cette époque est terminée. C’est le Tiananmen de l’Amazonie et s'il se termine de la même façon, cela entâchera définitivement la réputation du Pérou.

Solidarité internationale
Les anarchistes péruviens de l'Unión Socialista Libertaria appellent à la solidarité internationale "avec les peuples originaires et amazoniens du Pérou dans leur lutte en défense de leurs terres et culture ancestrale. Celle-ci est atteinte et menacée par le gouvernement péruvien en alliance avec l'impérialisme, les multinationales et la droite (principalement l'APRA, l'Union nationales et le fujimorisme), à travers des décrets législatifs inconstitutionnels et violateurs, dans le cadre de la signature du Traité de libre commerce avec les Etats-Unis".

Ils appellent leurs camarades a cosigner cet appel et à le relayer dans tous les espaces de diffusion possible "listes e-mail, journaux, revues, bulletins, communiqués, affiches, forum, action publiques, culturelles, politiques, etc. […] Pour cela nous appelons les camarades libertaires à organiser, en relation avec d'autres secteurs proches et en lutte, des mobilisations et des rassemblements devant les ambassades du Pérou dans chaque pays, pour dénoncer les actions de l'Etat et des multinationales dans notre pays.

Nous en appelons à la solidarité qui nous caractérise comme révolutionnaires libertaires pour faire cause commune, pour nos frères amérindiens et pour leur faire savoir qu'ils ne sont pas seuls, que leurs luttes sont les nôtres, jusqu'à parvenir à la véritable société de pleine liberté, autonomie, progrès humain, sans exploités ni exploiteurs".

Sources largement reprises :
indépendantes de l'oligarchie :
http://www.lahaine.org
http://www.peru.com
Red Autónoma de Comunicación - Ucayal
http://www.reducayali.blogspot.com/
AIDESEP
http://www.aidesep.org.pe/
Coordinadora Andina de Organizaciones Indígenas – CAOI
http://www3.minkandina.org/
Coordinadora Nacional de Radio
http://www.cnr.org.pe/
Survival France

POUR INTERVENIR EN SOLIDARITÉ AVEC LES POPULATIONS DE L'AMAZONIE PÉRUVIENNE EN LUTTE

Ambassade du Pérou en France (infos reprises de son propre site Internet)

L'ambassade du Pérou est l'interlocuteur officiel des autorités et des institutions françaises. Elle représente l'Etat péruvien en France, et a pour mission de participer activement au développement des échanges politiques, économiques et culturels entre le Pérou et la France.

Ambassade du Pérou en France
Ambassadeur : Harry Belevan-Mc Bride
50, avenue Kléber - 75016 PARIS
Tél : 01.53.70.42.00 Fax : 01.47.04.32.55
Mail : perou.ambassade@amb-perou.fr
Web : www.amb-perou.fr

Consulat général du Pérou
Consul général : José Alberto Carrión Tejada
25, rue de l'Arcade
75008 PARIS
Tél : 01.42.65.25.10
Mail : conperparis@wanadoo.fr

En province

Bordeaux
Pierre Vallies, Consul honoraire
Juan Vilches, Vice-Consul honoraire
20-22 rue Saint Rémi - 33000 Bordeaux
Tel : 05 56 52 13 10 - Fax : 08 71 16 33 46
Mail : conperburdeos@wanadoo.fr

Le Havre
M. Philippe Guian, Consul honoraire
4, Quai Guillaume-Le-Testu – 76600 Le Havre
Tel: 02 35 19 21 00 - Fax: 02 35 21 42 79
Mail : conperlehavre@guian.fr

Marseille
Mme Danièle Prieur, Consul honoraire
1, Place Félix Baret
13006 Marseille
Tel: 04 91 04 03 86 - Fax: 04 91 54 36 18
Mail : d.prieur@psavocats.com

Monaco
M. Michel Pastor, Consul honoraire
Europa Résidence
Place des Moulins - Monte Carlo
98000 MONACO
Tel: (00-377)92 16 58 88 - Fax: (00-377)93 25 76 57
Mail : cip@imcn.mc

Nice
M. Philippe Rudolph, Consul honoraire
23 chemin de la Baronne - 06110 Le Cannet
tel. : 06 07 77 25 00 - fax : 04 93 68 61 70
Mail : philipperudolph@wanadoo.fr

Toulouse
M. Jean Henry Farné, Consul honoraire
8, avenue Frizac - 31400 Toulouse
Tel: 05 61 14 66 77 - Fax: 05 61 14 66 78
Mail : consul_perou_tlse@yahoo.fr


Multinationales

Rappelons que la politique du gouvernement péruvien d'Alan García est de livrer la plus grande partie du territoire aux intérêts des multinationales, en particuliers les sociétés pétrolières et minières.

Entreprises concernées par le décret-loi permettant de créer des concessions minières et de forage et de livrer ainsi les ressources naturelles aux appétits capitalistes.

La franco-britannique Perenco, dirigée par François Perrodo, l'une des plus grandes fortunes de France, très en pointe dans les forages pétroliers dans cette zone du nord du Pérou comme elle est déjà très
installée en Equateur.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Perenco
http://www.survivalfrance.org/actu/4532
http://www.perenco.com/home.html
Addresse : 25 Rue Dumont D'urville, Paris, 75116, France
Tel : 33 01 53 57 66 00

Il y a aussi la compagnie canadienne Petrolifera
http://www.survivalfrance.org/actu/4554
http://www.petrolifera.ca/

Enfin, signalons aussi une compagnie argentine Pluspetrol et une autre, états-unienne, BPZ ENERGY, qui sont sur les rangs pour investir dans la région grâce au décret contesté par les populations originaires de cette partie amazonienne du Pérou.

A noter que ces entreprises collaborent sur des programmes de recherche-développement avec l'IRD Français.

http://www.peru.ird.fr/spip.php?page=article_programmes_regionaux&id_article
=427&id_rubrique=454

D'autres entreprises sont sans doute sur les rangs. On vous tiendra informés dès que l'on en saura plus.

_________________
Pour des communautés libertaires écocentrique et affinitaire

Participer a libérer et cultiver les conditions locales et pérennes d’existences et d’autodéterminations des vivants, sans domination.
Back to top
View user's profile Send private message
lionel



Joined: 14 Mar 2006
Posts: 538
Location: Ardèche

PostPosted: 11 Jun 2009 9:25    Post subject: Reply with quote

bug-in wrote:
Je me propose d'essayer au moins avec qui le veux de rédiger un tract que l'on collerai sur les stations de pompe a essence et un peu partout pour diffuser la chose.
Qui d'autre ?


Moi je veux bien, j'ai cette image d'Andy singer en tête qui peut éventuellement interpeller si le message est clair et concis et en traduisant l'anglais contenu dans l'image.



Sourire
Back to top
View user's profile Send private message
Kercoz



Joined: 20 Sep 2008
Posts: 967
Location: bordeaux

PostPosted: 11 Jun 2009 10:20    Post subject: Reply with quote

Tres bonne idée . Le % d'ethanol craburant serait interessant a indiquer .
Back to top
View user's profile Send private message
obrarte



Joined: 13 Jan 2009
Posts: 63

PostPosted: 11 Jun 2009 10:59    Post subject: Reply with quote

Quote:
Lutte internationale - Pérou : malgré le massacre les indigènes restent mobilisés
Le 11 juin 2009 : (10:11 Unità Naziunale, www.unita-naziunale.org - Corse - Lutte internationale) La ministre chargée des Femmes et du Développement Social, Carmen Vildoso, a démissioné de son poste exprimant sa divergence pour la forme par laquelle le gouvernement a manié "cette situation qui a fait autant de morts". Les critiques se multiplient contre le gouvernement pour le meurtre des indigènes dans l'Amazonie.

La violente répression policière de vendredi dernier contre une protestation indigène qui cherche à abroger une série de lois qui promeuvent la livraison aux transnationales d'amples étendues de l'Amazonie. Selon les chiffres qui sont connus jusqu'à maintenant, il y a plus de cinquante morts, vingt-cinq d'entre eux des policiers, bien que les natifs assurent que les baisses de leur côté seraient plus grandes. La démission de la ministre se produit au moments où les mises en question se multiplient contre le gouvernement pour le meurtre des indigènes et quand dans l'Amazonie, déclarée en état d'urgence et militarisée, la situation est toujours tendue, avec plusieurs routes et rivières bloquées par les natifs, qui ont assuré que, malgré la dure répression et la persécution déclenchée contre leurs leaders, ils se maintiendront en lutte contre le gouvernement tant que ne sont pasabrogées les lois qui menacent leurs terres . Le principal leader principal de la révolte indigène, Alberto Pizango, a réussi à échapper à la police et lundi s'est réfugié dans l'Ambassade du Nicaragua à Lima, pays qui hier a décidé de lui octroyer l'asile politique pour le considérer "persécuté politique". Six autres dirigeants indigènes ont aussi des mandats d'arrêt.

Les natifs ont accepté hier de débloquer pour quatre heures la route qui communique les villes de d'Yurimaguas et de Tarapoto pour permettre le passage de camions qui transportent des aliments. Cette décision a fait baisser un peu la tension mais la situation continue d'être explosive. La protestation indigène a gagné le soutien d'autres secteurs et à partir de demain une grève illimitée commence dans l'Amazonie, soutenue par des organisations sociales et syndicales. Demain ont également été convoquées des marches "pour la vie et la souveraineté" dans les principales villes du pays pour exprimer le rejet de la répression gouvernementale, la solidarité avec les groupes natifs de l'Amazonie et en soutien avec leurs exigences d'annuler les lois refusées par les indigènes.

La ministre Carmen Vildoso, qui n'est pas membre du divisé parti au gouvernant (apra), a renoncé pour sa divergence avec un spot publicitaire émis par le gouvernement, dans lequel, sur le fond de photos des policiers morts et d'indigènes portant des lances et des flèches qui étaient intercalées, on présente les amazoniens natifs comme des "sauvages", des "assassins féroces" et "des extrémistes" qui suivent des "consignes internationales" pour "arrêter le développement du Pérou" et empêcher que le pays "jouisse de son pétrole". L'avis publicitaire assure qu'il n'y a pas eu de répression policière et d'affrontement mais un "meurtre sauvage d'humbles policiers".

Le renoncement de Vildoso a été un geste solitaire d'autocritique dans le gouvernement face aux meutres des indigènes. La position officielle a été, au contraire, un discours de confrontation qui accuse les indigènes d'être des "ignorants" pour s'opposer à l'entrée des compagnies pétrolières et autres transnationales sur leurs terres que le gouvernement promeut, et qui a expliqué la protestation des natifs en accusant l'opposition et des "intérêts étrangers" de les manipuler. La dénonciation du gouvernement péruvien, qui maintient un rude affrontement idéologique avec Hugo Chávez et Evo Morales, pour une supposée intervention étrangère vise les gouvernements de Bolivie et du Venezuela. Le vice-président bolivien, Alvaro García Linera, a répondu que son gouvernement n'acceptera "ni l'injure, ni la calomnie, ni l'infamie". Le gouvernement vénézuélien a aussi repoussé l'accusation. Le gouvernement d'Alan García n'a pas pu présenter un seul élément qui soutient sa dénonciation d'intervention étrangère dans la protestation indigène. Hier, dans une séance extraordinaire de l'Organisation des Etats Américains (OEA) pour examiner le massacre des indigènes péruviens, le gouvernement péruvien a recommencé à justifier la répression en arguant du fait qu'il fait face à une "conspiration internationale". Mais, encore une fois, il n'a pas soutenu cette affirmation. La Commission Interaméricaine des Droits de l'homme de l'OEA a "énergiquement" condamné la répression des indigènes.

La décision du gouvernement du Nicaragua d'octroyer l'asile politique au leader indigène Alberto Pizango a très mal été prise par le gouvernement péruvien, qui doit maintenant expérimenter le malaise par lequel ont dû passer il y a quelques semaines les gouvernements du Venezuela et de la Bolivie quand le gouvernement d'Alan García a octroyé l'asile politique au vénézuélien Manuel Rosales, dirigeant antichaviste accusé de corruption, et à trois ex-ministres boliviens du gouvernement de Gonzalo Sanchez de Lozada inculpés de la mort de près de soixante-dix personnes durant la dénommée "guerre du gaz" (octobre 2003).

Carlos Noriega, Lima, 10 juin 2009, Pagina/12 (Argentine).
Lien


Traduit par http://amerikenlutte.free.fr

le Congrès péruvien suspend la loi forestière

Après la répression des indigènes, les parlementaires gouvernementaux avec ceux du fujimorisme et de la droite Unidad Nacional ont décidé de revenir sur deux lois que les aborigènes refusent parce qu'elles mettent en danger leurs terres. Les marches sont toujours à l'ordre du jour.

Le gouvernement péruvien a reculé dans une tentative pour décompresser la tension vécue dans l'Amazonie et désactiver la grève et les marches convoquées pour aujourd'hui dans tout le pays.

le Congrès a décidé de suspendre l'entrée en vigueur de deux des neuf lois qui promeuvent la privatisation de l'Amazonie (...). Mais la révolte indigène, qui a gagné un soutien d'importants secteurs politiques, sociaux et syndicaux, n'a pas cédé.

La convocation à la grève amazonienne et aux marches de protestation à Lima et dans les principales villes du pays a été ratifiée après qu'ait été connue la décision du Congrès de suspendre, mais ne pas abroger, les dites "lois de la jungle". Les indigènes maintenaient plusieurs routes bloquées. (...)

Le gouvernement admet seulement neuf morts parmi les indigènes mais les informations arrivées de la zone du massacre parlent de plus de trente morts et dans l'Amazonie commence à circuler la version que les morts natifs seraient plus de cent. Des habitants de la zone assurent avoir vu des hélicoptères lancer des cadavres dans des rivières. (...)

"La suspension des lois au lieu de leur dérogation est une manoeuvre du gouvernement pour que les indigènes se démobilisent et ensuite ces lois recommenceront à entrer en vigueur. Mais les indigènes ne vont pas tomber dans ce piège. Ces lois sont une composante essentielle du projet néolibéral et autoritaire du gouvernement. Les indigènes sont apparus pour faire face à ce projet et ils sont réprimés pour cela et satanisés par le gouvernement", a siganlé à Página/12 Roger Rumrrill, écrivain et chercheur sur l'Amazonie péruvienne.


Lien

Quote:
PÉROU: PLUS DE 4 MILLE INDIENS SE sont joints À LA GRÈVE DANS YURIMAGUAS
Servindi, 11 mai 2009 .- Yurimaguas.

Plus de 4 mille personnes d'origine ethnique Shawi, Chayawita, Cocama-Cocamilla et Shibilos sont arrivées tôt ce matin dans la ville de Yurimaguas, Loreto, pour se joindre à la grève nationale illimitée déclarée en Amazonie Péruvienne.
Cela a été dit à Servindi après l’annonce de la décision du Congrès de suspendre le décret-loi 1090, aussi nommé Loi Forestière et de Faune Silvestre, au lieu de l’abroger, comme on l'exige depuis plus de 60 jours.
Les manifestants arrivent sur des radeaux depuis leurs lointaines villages situés sur les berges de la rivière Huallaga dans la province de Alto Amazonas. Tôt le matin, les peuples indigènes ont attendu le vote de l’Assemblée Législative avant de déclencher l’action de force organisée par l'Association interethnique Développement de la Forêt péruvienne (AIDESEP).
Les Indiens ont bloqué pacifiquement trois portions de la route reliant Tarapoto et Yurimaguas miles afin d’éviter le passage des mototaxis, véhicules lourds, et des transports publics et privés.
Cependant, les travaux de construction de la route goudronnée se sont poursuivis sans obstacle.

http://www.servindi.org/actualidad/12754

photos: Lien
























Back to top
View user's profile Send private message
Kercoz



Joined: 20 Sep 2008
Posts: 967
Location: bordeaux

PostPosted: 11 Jun 2009 13:45    Post subject: Reply with quote

Pour les auto-collants , si on veut user d'humour , le détournement du concept """ nuit gravement""" me semble possible .
Ds le style :"" ce carburant contient 10% d'ethanol provenant de blé ou de la foret amazo / L'utiliser NUIT GRAVEMENT a la survie des population de ces pays et vous rend responsable de la famine """
Carrément !
Back to top
View user's profile Send private message
Laurent



Joined: 22 Dec 2003
Posts: 908
Location: Région parisienne

PostPosted: 11 Jun 2009 13:46    Post subject: Reply with quote

Petit point technique qui n'a rien à voir, mais j'ai dû faire pas mal de ménage ces derniers temps.

Quand vous mettez des URL un peu longue, ça casse la mise en page du forum, rendant les textes illisibles. Du coup, essayez d'encadrer les liens à rallonge dans des balises url, comme ça :
Code:
[url=http://www.machin.truc/chose/bidule]Lien[/url]

et ça apparaît ainsi :
Lien

Merci !
Back to top
View user's profile Send private message
Yves



Joined: 30 Dec 2005
Posts: 3

PostPosted: 12 Jun 2009 12:38    Post subject: Reply with quote

La cyber-pétition correspondant à cette actualité.

http://www.cyberacteurs.org/actions/action.php?id=417
_________________
-----------------
Trop tard, trop peu, trop cher, il n'y aura pas de miracle !!
Back to top
View user's profile Send private message
obrarte



Joined: 13 Jan 2009
Posts: 63

PostPosted: 17 Jun 2009 2:12    Post subject: Reply with quote

MEXIQUE

Oaxaca : importante mobilisation de la APPO. Un mort

15-06-2009

Les barricades ont commencé à 4 heures du matin d'hier et ont été attaquées par des tirs. L'explosion d'une camionnette dans d'étranges ciorconstances a fait un mort et 10 blessés.

La commémoration hier dimanche du troisième anniversaire de la victoire de l'APPO et de la Section 22 du SNTE sur les policiers étatiques, après une violente expulsion violente a fait un mort et au moins 10 blessés, la suspension du service de transport urbain, des tirs de policiers sur une barricade, une marche de milliers de personnes et 15 barricades dans différents points de la capitale.

A la croissance imparable de la marche dans la ville d'Oaxaca a répondu une importante mobilisation de policiers en patrouilles, en moto, en camionnettes de toutes les institutions de l'état.

Ils attaquent une barricade

Des sicaires du gouvernement étatique ont effectué une série de tirs contre la protestation placée dans la rue de Nezahualcóyolt dans la colonie Reforma dans les environs de la station de radio Am Ley 710.

La Police Fédérale Préventive (PFP), qui est à Oaxaca depuis un mois pour préparer la répression, a réalisé samedi une opération pour essayer de prendre les installations de la Radio La Ley 710, et où il y a presque 3 ans était assassiné par les balles du gouvernement d'Ulises Ruiz l'architecte et membre de l'APPO Lorenzo Sampablo Cervantes.

L'opération de la PFP et les tirs sur la Barricade ont été ordonnées de manière ponctuelle sur les endroits où était revendiquée la condamnation des assassins de Lorenzo Sampablo Cervantes.

À 4 h20 à la Calzada Niños Heroes de Chapultepec a été attquée la barricade installée par les habitants. Sur le lieu ont été trouvé cinq balles de 9 mm. Avant les tirs plusieurs autres véhicules sont arrivés dans le secteur de la Barricade, réalisant des actions de provocation, en particulier une Volswagen modèle Bora, ainsi que des camionnettes tout-terrain, qui accéléraient intempestivament. L'une d'elles a été sur le point de renverser une personne en après essayer de traverser la barricade, ensuite ce fut d'un de ces véhicules que sont sortis les tirs.

Explose une camionnette dans d'étranges circonstances

Après avoir levé les barricades, les manifestants se sont joints à la mega-marche. À 10 h15, une camionnette avec des fusées et de la poudre a explosé sur la route à Mexico, à la hauteur du pont piétonnier de l'agence municipale de Viguera.

Selon la police, "sur la base de données que nous avons réussi à obtenir, Alberto Gasga Barenca, de 21 ans, était dans la camionnette qui transportait les fusées, d'où il les lançait". concessionnaire automobile et autres magasins de luxe.

Suivant la version policière, une étincelle a atteint la poudre et a déclenché l'explosion qui a tué le membre de la Section 22 du SNTE et a blessé huit personnes. (...)

D'autres versions affirment que la camionnette a été attaquée à coups de feu par une voiture sans plaque, de celles que la police secrete d'Ulises Ruiz a l'habitude d'utiliser, et que se serait un de ces tirs qui aurait provoqué l'explosion.

Ces véhicules, dès l'aube surveillait et menaçant les barricades en se déplaçant dans les environs des colonnes qui arrivaient, effectuant dans beaucoup de cas des tirs en l'air.

Une répression focalisée

La marche magistériale a continué et est arrivé au Zocalo de la ville autour de 13 h 45, formée à ce moment par des dizaines de milliers de personnes.

Durant son parcours vers le zocalo différents corps policiers ont essayé de diviser la gigantesque marée humaine.

En réponse, les activistes ont lancé des pierres et des bombes molotov sur la police, en plus de détruire des distributeurs bancaires, les vitrines d'un concessionnaire automobile et autres agences de luxe.

Durant le meeting, devant des milliers de maîtres et de militants de l'Assemblée Populaire des Peuples d'Oaxaca (APPO), il a été demandé une minute de silence en mémoire du compagnon décédé dans des circonstances suspectes.

A la fin meeting il a été demandé une enquête sur la mort et la condamnation des responsables puisque qu'il n'était pas écarté qu'il s'agisse d'un "attentat de l'état".

La Haine, 15 juin 2009.

http://www.lahaine.org/index.php?p=19727

Traduit par http://amerikenlutte.free.fr


PEROU

Au Pérou, lourd bilan pour le mouvement des Indiens
Par Clément Gaillard | nouvellesdenbas.tk | 16/06/2009 | 15H27

Lien rue 89





Vingt-quatre policiers et au moins neuf civils morts, des dizaines de blessés soignés dans des hôpitaux sans moyens, des rumeurs, lancées par un religieux, de fosses communes… Le bilan du mouvement de protestation des communautés indigènes de l'Amazonie péruvienne est lourd.

Depuis deux mois, les manifestants coupent des routes et occupent des stations de pompage de pétrole. Le 5 juin, la police charge sur un piquet de grève situé dans la « curva del diablo » (« courbe du diable ») proche de la ville de Bagua, au nord du Pérou. Quatorze policiers vont y trouver la mort, et dix autres, retenus en otage par des « nativos », seront tués un peu plus tard.

Une réaction prévisible : dans la culture jibaro-jibaro, l'ethnie majoritaire dans la région de Bagua, mettre à mort des prisonniers en réponse aux décès de ses frères fait partie intégrante de la guerre.

Deux décrets aux conséquences catastrophiques pour l'environnement

Deux décrets ont provoqué la protestation amazonienne, conséquence de la signature d'un traité de libre-échange avec les Etats-Unis. Lundi, le Premier ministre Yehude Simon a finalement proposé de les abroger.

Le premier entendait partager équitablement les ressources en eau entre agriculture et industrie extractive (mines et carrières), officialisant une pratique courante. Il aurait eu pour conséquence la modification et la contamination de beaucoup de bassins hydrographiques, suscitant des inquiétudes sur les écosystèmes situés en aval.

Le second décret favorisait la transformation des terrains forestiers en terrains agricoles, une petite ligne précisant qu'il est nécessaire de promouvoir les cultures destinées aux biocarburants. Mais comment définir les surfaces éligibles ? Le gouvernement tentait de rassurer en annonçant que seuls les terrains vaguement boisés seront considérés.

José Luis Camino, chef de l'Inrena, l'organisme en charge de la préservation des forêts, avertissait :

« On pourra engager un tiers pour brûler mille hectares de forêt, et ensuite déclarer aux autorités : “Je sollicite leur changement d'usage.” »


Une sorte de « Ya basta ! » des communautés, relayé par toute la société

Il faut rappeler que l'Amazonie péruvienne est la plus riche en biodiversité et que toute déforestation y est presque irrémédiable. Au Pérou, on dénombre 40 conflits par mois liés à la contamination des milieux naturels.

Dans ce contexte, ce mouvement de protestation est une sorte de « Ya basta ! » des communautés, qui trouve un écho favorable à tous les niveaux de la société péruvienne.

D'autant plus que l'exécutif multiplie les maladresses. L'arrivée providentielle de la grippe A, il y a deux mois, avait permis de passer sous silence le mouvement. Les dirigeants de la principale association indigène de l'Amazonie (Aidesep) n'ont été reçus qu'après plus d'un mois de lutte.

A la sortie, Yehude Simon se contentait du sempiternel : « Il y a des gens qui les manipulent. » Le mythe du sauvage incapable de se fédérer et de défendre ses intérêts semble avoir la peau dure. Depuis, toujours selon le Premier ministre, les mêmes indigènes ont essayé de former un Etat amazonien indépendant, et même fomenter un coup d'Etat !

Quand la majorité présidentielle a décidé d'ajourner le débat autour des deux textes controversés, le mouvement s'est intensifié.

Les communautés indigènes ont appris à s'organiser pour peser politiquement

Le leader de l'Aidesep, Alberto Pizango, a suivi ces débats depuis le Nicaragua, pays qui lui a accordé l'asile politique. L'Etat péruvien le considère en effet comme responsable de la mort des policiers. Précisons également qu'aucun policier ne pourra être poursuivi pour la mort des manifestants.

L'Aidesep n'aurait pas initié cette grève sans l'appui d'une partie des populations locales, aussi oubliées que les communautés indigènes. Menée par des intellectuels et des chefs de communautés connaissant pour certains très bien la société occidentale, elle sait parler pour elle-même et adapter sa protestation aux contraintes modernes.

Si sa gestion hasardeuse ne précipitera vraisemblablement pas sa chute, le gouvernement du président Alan Garcia en ressort fragilisé. Les événements auront ainsi permis de sensibiliser les villes à ces problèmes : certains medias ouvrent ainsi des débats sur le sujet plutôt que de s'intéresser aux péripéties de la jet-set locale.

Jusqu'alors, Garcia réussissait sans trop de mal à faire passer le message de populations indigènes attardées, refusant de partager leur territoire pour participer au développement économique. Désormais, il lui sera plus difficile de cacher les pratiques des industries extractives, qui font chaque année des centaines de victimes directes ou indirectes.

Photo : le Premier ministre péruvien Yehude Simon à l'issue d'une rencontre avec des Indiens à San Ramon (Reuters).
----------------------
Back to top
View user's profile Send private message
Display posts from previous:   
This forum is locked: you cannot post, reply to, or edit topics.   This topic is locked: you cannot edit posts or make replies.    forum.decroissance.info » Forum Index -> Politique - Culture - Société All times are GMT + 1 Hour
Goto page Previous  1, 2, 3, 4, 5  Next
Page 4 of 5

 
Jump to:  
You can post new topics in this forum
You can reply to topics in this forum
You cannot edit your posts in this forum
You cannot delete your posts in this forum
You cannot vote in polls in this forum


Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group