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Le microcrédit à mourir de rire...
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Kobayashi



Joined: 08 Apr 2004
Posts: 1885

PostPosted: 11 Jan 2007 18:58    Post subject: Le microcrédit à mourir de rire... Reply with quote

Voici l'exemple qui illustre ô combien le creux des analyses que l'on nous propose dans les auges du journal de La Décroichanche, et les mensonges des fausses lunes que ce journal essaye inlassablement de répandre.

Vincent cheynet page 14 de son dernier torchon, parle ainsi d'une " Nobel décroissance " décerné à Muhammad Yunus, le prix nobel de la paix que dispense chaque année la Méga-machine à ses plus fidèles défenseurs.

Quote:
" Depuis 30 ans poursuit-il une larme à l'oeil, Muhammad Yunus oeuvre pour que les populations déshéritées puissent s'autofinancer grâce au micro-crédit et participer à la création d'une économie locale ".


Et gage du label " décroissance soutenable " déposé sur les registres de la propriété industrielle par monsieur, voici que celui-ci nous apprend que ce cher Yunnus a passé son doctorat es-domination-économique-du-monde sous la direction de ce brave père Georgescu-Roegen (ahhh Georgescu et ses ouvrages qui puent la cybernétique...! que d'émotions pour les écologistes !). Et comme on est un petit écologiste qui veut comme voynet, hulot, cochet (aaah cochet ! que d'émotions ! *), écologiciser l'économie et les sciences économiques, c'est-à-dire réformer la Mégamachine pour l'éterniser, comme le soutenait saint Georgescu-Roegen, eh bien allons-y on est de toute façon plus à une anêrie près, faisons passer le micro-crédit pour de la décroissance. Telle est la dernière perle du bétisier du journal de L'Ordre-croissant < voir La Décroissance, le journal de l'Ordre : http://netmc.9online.fr/DocComp/Doc07_03.html >. Après tout avait cru bon de nous dire Dick, " l'économie est importante ", et " la croissance n'est pas si négative " (éditorial La décroissance été 2006). Dire un truc pareil pour quelqu'un qui se dit " décroissant ", c'est quand même une perlouse magnifique.

Point besoin de revenir sur tous les assassinats, les charettes de banissements, les réécritures et les mensonges qui se sont illustrés dans la plus grande " joie de vivre ", au sein du défunt PPLD et du comité de rédaction du Journal de l'Ordre écologique. Le nouvel ordre écologique, comme disait l'objecteur de croissance Bernard Charbonneau, est la pente naturelle de l'écologisme politique (cf. Le Jardin de Babylone, LE Feu Vert). Certaines figures importantes de la décroissance sont désormais totalement interdites de publication dans les colonnes de fer d'un torchon qui a reconfectionné son comité de rédaction en fonction de la ligne du Parti : l'écologie polichienne " alternative " qui se veut la mouche du Cochet.

Evidemment, qui n'a qu'effleurer la critique du " développement " comme métaphore biologiste de la croissance économique, sait bien que le micro-crédit ce n'est pas la décroissance mais l'ingestion humaniste, altruiste et tiermondiste du " développement " par d'autres moyens. Cela marie-dominique perrot nous l'aura déjà dit à travers toute sa bibliographie, et Serge Latouche est obligé de publier un papier dans le denier numéro de L'Ecologiste (Le micro-crédit mérite-t-il un prix Nobel ", p. 10) pour dire clairement que Yunus n'est pas du tout un " nobel de la décroissance ", mais un pur intégriste de la croissance économique illimitée :

" La microfinance a pour but le développement, cela signifie l'insertion des individus dans la société libérale en concurrence avec d'autres membres de leur communauté. "

" Le micro-crédit est de fait un deuxième marché pour les éclopés de la guerre économique, une seconde chance pour entrer dans le système pour écraser les autres. On est dans une logique de compétition. "



Mais la grossièreté de la position de Dick en faveur du microfinance de la croissance économique n'est pas une erreur de jugement de sa part. C'est une position délibérée et réfléchie, de ne pas critiquer l'économie de croissance et les économistes, mais simplement de vouloir la réformer dans le cadre d'un éco-capitalisme éthique qui sache prendre en compte les facteurs écologiques pour muter et s'éterniser. La croyance dans la croissance et dans le développement est encore celle de Vincent comme de ceux qui lui restent comme " amis " et compagnons de route du Parti. Car le journal de La décroichanche est finalement un journal favorable, comme Les Echos ou le Figaro saumoné, à la croissance économique. Mais attention nous dit vincent Cheynet..., il faut que se soit une croissance soft, écologique, égalitaire et républicaine. Il faut que nos braves économistes prennent en compte les facteurs écologistes comme l'a si bien dit saint Georgescu-qui-prie-pour-nous, il faut que l'économie et le développement s'écologisent et qu'ils revêtent le beau visage humain de la sainte Vierge. Rien en effet de plus beau que le sourire de l'Economie...

Voilà l'idéologie et les propositions que l'on retrouve derrière le concept de " décroissance soutenable " inventé par le publicitaire de la décroissance comme l'on packagiserait un produit de révolte à consommer sur place ou dans des marches. Voici ce que l'on fait passé pour une critique des sociétés de croissance.

Et Vous vous demandiez pourquoi Jean-Paul Besset appartient au comité de pilotage de la candidature de Nicolas Hulot ? Et vous vous demandiez encore pourquoi V. cheynet est devenu la mouche du Cochet ? Ou encore Pourquoi on a créé un défunt parti politique ?

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* si la très vilaine dominique voynet n'avait pas gagner la candidature à la présidentielle dans son sinistre parti, il est certain que nos politichiens en chef auraient pris le chemin de damas de l'encartement chez les Verts.
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Critique de la valeur et du travail

Brochure du Manifeste contre le travail de Krisis.

http://sortirdeleconomie.ouvaton.org/ (3 n° du bulletin)
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MahJongKong



Joined: 16 Oct 2006
Posts: 228
Location: Paris

PostPosted: 11 Jan 2007 22:07    Post subject: Reply with quote

Permettre aux plus pauvres de se financer c'est tout à fait les faire entrer dans un circuit économique très classique.

D'un autre côté critiquer en criant (même intelligement) qu'ils ont tort sur toute la ligne je ne vois pas à quoi ca avance pour les autres.
Qu'est-ce que tu proposes ? Utiliser les plus pauvres (au sens économique classique du terme) comme base d'un dévelopement basé sur des idées différentes que la croissance classique ? Allons-y, on critiquera après.
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Lectures du moment : L'obsolescence de l'Homme de Gunther Anders ; Condition de l'Homme Moderne de Hannah Arendt ; La vie dans la matière de Gilbert Chauvet ; La Cité et l'Homme, Droit Naturel et Histoire de Leo Strauss
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Kobayashi



Joined: 08 Apr 2004
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PostPosted: 11 Jan 2007 22:25    Post subject: Reply with quote

Quote:
Qu'est-ce que tu proposes ?


la décroissance... c'est-à-dire non pas la décroissance économique, mais la société autonome de illich et castoriadis.

http://infokiosques.net/article.php3?id_article=257

Après on peut critiquer.

Quote:
Utiliser les plus pauvres (au sens économique classique du terme) comme base d'un dévelopement basé sur des idées différentes que la croissance classique ?


la décroissance est opposée à tout développement quel qu'il soit : durable, du râble, humain, soutenable, alternatif, découplé de la croissance, etc. La décroissance est aussi opposée à tout type de croissance : classique, ultra-libérale, sociale, communiste, alternative, altermondialiste, etc. Ce ne sont là que des oxymores. Il n'y a pas d'économie à visage humain.

L'idée n'est pas de gérer les nuisances mais de les supprimer. L'idée n'est pas de réguler ou d'écologiciser l'économie, mais de sortir de l'économie. Voir S. Latouche, L'invention de l'économie, Albin Michel, 2005.
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Yog



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PostPosted: 11 Jan 2007 22:37    Post subject: Reply with quote

On peut être bête et méchant mais dans ce cas faut sévérement assurer au niveau du style, n'est pas Dantec ou Céline qui veut...

Même question qu'avant mais en plus précis : une assemblée villageoise vient de voir en te demandant : "toi qui a fait des études on a besoin de tes conseils : aide nous à développer notre village pour qu'on puisse avoir de la lumière après 18h (moment ou on est dans l'obscurité dès qu'on s'approche de l'équateur), de quoi se soigner, de quoi manger à notre faim, etc... comme chez toi en Europe"

Tu leur réponds quoi ?
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MahJongKong



Joined: 16 Oct 2006
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PostPosted: 11 Jan 2007 22:42    Post subject: Reply with quote

Oui pour l'idée de décroissance j'avais bien compris, et à propos de "développement" aussi, le terme était sûrement mal choisi.
Je ne dis pas que rien n'est proposé, je vois sur ce site que les possibilités sont nombreuses.

Je réagissais aux mots comme "grossièreté de la position [...] en faveur du mirco-crédit". Bien sûr il y a des problème sur le fait d'associer verbalement le micro-crédit à la décroissance, pourquoi en effet ne pas le faire remarquer.
Mais d'un autre côté ce genre d'action porte ses fruits immédiatement. Je voyais passer une assoc' française qui s'appelle ZOB et qui aide au financement de zébus ou autres bovnins à Madagascar ou encore un peu plus loin qu'içi Yunnus que tu cites. Ils ne devraient pas agir en raison de cette trahison à une système de valeur et de cette introduction dans le monde économique ?
Montes des communautés autonomes et parle le plus possible de décroissance véritable, mais pourquoi suggérer aux autres de ne agir à leur sauce ?
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bloups



Joined: 27 Jul 2004
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PostPosted: 12 Jan 2007 10:58    Post subject: Reply with quote

Quote:
Même question qu'avant mais en plus précis : une assemblée villageoise vient de voir en te demandant : "toi qui a fait des études on a besoin de tes conseils : aide nous à développer notre village pour qu'on puisse avoir de la lumière après 18h (moment ou on est dans l'obscurité dès qu'on s'approche de l'équateur), de quoi se soigner, de quoi manger à notre faim, etc... comme chez toi en Europe"


Reprenons le problème de façon plus réaliste. Personne ne vient rien te demander, y compris les gens qui vivent dans l'obscurité à partir de 18h, et toi tu viens dans leur village leur expliquer comment il faut faire, ça c'était il y a quelques siècles. Ensuite tu décrètes qu'au lieu de pêcher un poisson pour le manger, ils devraient le pêcher, et contre une rémunération minime le vendre à une entreprise qui le commercialise ailleurs dans le monde.

En gros, le premier service à rendre à ces gens serait déjà de ne pas intervenir dans la chaîne d'alimentation. La plupart des pays qui souffrent de la famine ont des stocks de nourriture, ils n'y ont simplement pas accès pour des question de spéculation.

Alors évidemment, tu vas me répondre que c'est bien beau mais qu'en attendant ils crèvent la dalle et n'ont pas de soin ni de nourriture. Seulement si tu vas apporter ton électricité à un village, tu crées autant de problèmes que de solutions, étant donné que les 45 autres villages autour n'ont toujours pas d'électricité. Tu déséquilibres un lieu, que tu ne connais pas la plupart du temps, et dont tu ne saisis pas l'intégralité des enjeux humains, économiques, sociaux, etc.

(je dis "tu", mais c'est une façon de parler : ça ne te concerne évidemment pas directement)
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Yog



Joined: 30 Oct 2005
Posts: 553
Location: Neverwhere

PostPosted: 12 Jan 2007 20:39    Post subject: Reply with quote

Quote:
Reprenons le problème de façon plus réaliste.


Euh... C'est extrèmement réaliste, si tu veux c'est même quasiment du vécu, je crois que ta vision des pays en développement est très très idéalisé !

Quote:
Personne ne vient rien te demander, y compris les gens qui vivent dans l'obscurité à partir de 18h, et toi tu viens dans leur village leur expliquer comment il faut faire, ça c'était il y a quelques siècles.


Si tu rajoutes en plus que l'aide internationale est systématiquement détourné par les dictateur t'arrive au discours représentatif de la pensée dominante des années 80. Avec toutes ces histoires de sacralisation des tribus dites primitives présentées comme un eden perdu (genre le film "les dieux sont tombés sur la tête", l'image du "vanishing indian" dénoncé par les peuples amerindiens)... Techniquement c'est devenu difficile de faire ce que tu dénonce puisque les agences de développement exige que ceux qui sont bénéficiaires d'une aide amènent une contribution personnelle (ce qu'on peut difficilement demandé à quelqu'un qui n'est pas demandeur).

D'ailleurs ce courant de pensée a parfois donné lieu à de véritables catastrophes, ou on a forcé des tribus a rester chasseur-cueilleur contre leur grés parce que ça répondait aux besoins de romantisme et d'authenticité de l'industrie du tourisme et que c'était un bon argument marketing pour les associations de protection de l'environnement.


Quote:
Ensuite tu décrètes qu'au lieu de pêcher un poisson pour le manger, ils devraient le pêcher, et contre une rémunération minime le vendre à une entreprise qui le commercialise ailleurs dans le monde.


Oulah c'est pas du tout ça... Par exemple le pêcheur sénégalais a beau recevoir les cours du marché sur son téléphone portable, c'est pas avec sa pirogue qu'il va pouvoir subvenir aux envies des européens. On envoie des bateaux usines qui sont 100% européens piller leurs ressources, ça pose beaucoup moins de problème d'intendance...

Ce qui se passe vraiment ce que les gens vont continuer à pêcher des poissons et à cultiver leurs produits pour les manger comme il faisait avant et à coté de ça vont faire des cultures de rentes (cacao, café, etc) sans produire pour les besoins locaux (même les bananes c'est des cavendish, il n'y a que le Nord pour accepter de manger ça). Par exemple, t'en connais beaucoup des entreprises qui commercialise ailleurs dans le monde des ignames ? (on ne prendra pas en compte les céréales exotiques d'amérique du sud labelisé commerce équitable, pas vraiment représentatif du commerce mondial)

Quote:
En gros, le premier service à rendre à ces gens serait déjà de ne pas intervenir dans la chaîne d'alimentation. La plupart des pays qui souffrent de la famine ont des stocks de nourriture, ils n'y ont simplement pas accès pour des question de spéculation.


Tout à fait vrai que la question de la faim dans le monde n'est pas une question de quantité de nourriture mais "pas d'accès" tout court ça suffit. Le principal problème c'est plus le transport que la spéculation, que ce soit le cout du transport (prohibitif, louer un moyen de transport dans l'économie informelle c'est un investiment qui rapporte avec des taux d'intérêt de plus de 100%), son existence ou sa sécurité...

Le problème de la spéculation il arrive de façon indirecte, en faisant baisser les bénéfices des cultures de rentes ça fait baisser la quantité d'argent qui permet aux gens d'acheter les restes des pays étranger (typiquement pour l'Afrique, les vieux stocks de riz asiatique et les cuisses de poulet des européens qui n'en consomment que le blanc).

Mais même si on rêgle le problème de la spéculation ça ne réglera ni le problème du transport ni le problème de l'agriculture inadapté (et donc le problème de la dépendance envers l'extérieur). Agriculture sur brulis c'est soutenable uniquement quand t'as assez de place pour te permettre des rotations sur 20 ans.

Quote:
Alors évidemment, tu vas me répondre que c'est bien beau mais qu'en attendant ils crèvent la dalle et n'ont pas de soin ni de nourriture. Seulement si tu vas apporter ton électricité à un village, tu crées autant de problèmes que de solutions, étant donné que les 45 autres villages autour n'ont toujours pas d'électricité. Tu déséquilibres un lieu, que tu ne connais pas la plupart du temps, et dont tu ne saisis pas l'intégralité des enjeux humains, économiques, sociaux, etc.


C'est pas forcément l'électricité qui va être une priorité tout le temps, mais histoire de donner un cadre un peu précis à cette simulation on va dire que ça fait partie des priorités que te présentent les villageois (ce qui ne veut pas dire qu'ils n'ont pas d'autres problèmes)...

Si j'ai bien compris la réponse donné à ce village c'est "je ne veux pas déséquilibrer les enjeux humains, économiques, sociaux etc, donc rester comme vous êtes actuellement." Ca tombe bien c'est qu'on fait depuis les années 70 donc ça va être facile de présenter ce qui va se passer : exode rural massif. Et je peux te dire que l'exode rural en matière de déséquilibre ça y va pas mal... Ce n'est pas parce que notre monde a des limites que les gens vont rester fixé à leur place.
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omnat



Joined: 23 Apr 2006
Posts: 66
Location: Maroc

PostPosted: 12 Jan 2007 22:15    Post subject: Reply with quote

Un gars qui coincé par le système se retrouve obligé de vendre sa parcelle de terrain pour s'exoder vers un bidon ville et se vendre en travail journalier à un prix dérisoire pour renforcer une économie qui l'ignore , qui l'écrase... avec un microcrédit peut peut etre mieux resister à l'appel de la ville et à l'économie du profit et de l'exploitation en lui permettant de continuer à labourer son morceau de terrain et vendre localement sa modeste recolte!

Le meme gars s'il est obligé definancer une production vouée à l'exportation avec son micro credit devient une victime , un simple pion dans un système qui le bouffe, qui le piége tout en le maintenant en respiration artificielle !Lui rend on service? Confus

Le problème est dans une remise en cause en profondeur , mais qui est à meme de la provoquer de l'accompagner??Qui en a a la fois le recul et les moyens??
Je peux parler pour moi, repensons la solidarité dans le respect et la restauration des équilibres endémiques en évitant l'intrusion des produits de consommation occidentaux dans la production ou la consommation dans des milieux fragiles et les réduire en esclavage!
Quant à celui qui survit comme il peut lorsqu'il réclame un peu d'oxygéne dans l'urgence , ce serait dur de le convaincre du contraire quant on voit que les maigres revenus sont investis en aval pour des urgences de toute une grande famille!! Triste
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etre soi meme le changement ...
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bug-in



Joined: 13 Mar 2003
Posts: 4057
Location: prox. Montpellier

PostPosted: 12 Jan 2007 22:25    Post subject: Reply with quote

Quote:
Ce qui se passe vraiment ce que les gens vont continuer à pêcher des poissons et à cultiver leurs produits pour les manger comme il faisait avant et à coté de ça vont faire des cultures de rentes (cacao, café, etc) sans produire pour les besoins locaux


coucou yog, est ce que tu pourrais un peu plus détailler la distinction que tu fais entre "pêcher les poissons et à cultiver leurs produits pour les manger" et "sans produire les besoins locaux"?
Es ce que ce qu'il produise à manger ce n'est pas les besoins locaux c'est ça? Si oui, que autre besoin devient prioritaire alors?
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Deun



Joined: 14 Mar 2005
Posts: 1536
Location: Colombes(92)

PostPosted: 13 Jan 2007 12:59    Post subject: Reply with quote

Yog wrote:
Techniquement c'est devenu difficile de faire ce que tu dénonce puisque les agences de développement exige que ceux qui sont bénéficiaires d'une aide amènent une contribution personnelle (ce qu'on peut difficilement demandé à quelqu'un qui n'est pas demandeur).


Je pense que c'est aussi le cas des "travailleurs sociaux" en France aujourd'hui : on demande à celleux qui sont aidés d'avoir une part active dans un processus d'autonomisation, de se responsabiliser, de contractualiser.

Le genre d'autonomie procurée ainsi est pourtant très discutable et a peu à avoir avec le sens éthymologique de ce mot. S'il y a autonomie, c'est à la façon marchande (se vendre sur un marché), et non dans le sens de "produire des normes" (au minimum : produire les conditions du marché, au maximum : participer à la définition collective des normes, éventuellement non marchandes).

Dans la société marchande, être un individu autonome et responsable, c'est entrer dans un rôle où il y a en permanence des choix à faire (comme dans un magasin), où il faut se gérer (comme un magasin), contractualiser avec autrui (comme on passe une commande à un fournisseur). Un tel individu quand il aide autrui produit un certain nombre d'attendus du même ordre envers celui qui va être aidé. Il y a de grande chance pour que, généralisée, ce genre d'aide transforme la société aidée en un magasin comme chez nous.
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Yog_
Guest





PostPosted: 13 Jan 2007 14:36    Post subject: Reply with quote

J'écris très rapidement donc j'espère rester à peu près compréhensible en présentant ma vision des choses...

Quote:
coucou yog, est ce que tu pourrais un peu plus détailler la distinction que tu fais entre "pêcher les poissons et à cultiver leurs produits pour les manger" et "sans produire les besoins locaux"?


La même différence qu'entre un ouvrier qui a un potager et un fermier qui travaille dans son champs. (quand je parlais de local à ce moment là ça voulait dire à l'échelle de la région)

Quote:
Es ce que ce qu'il produise à manger ce n'est pas les besoins locaux c'est ça? Si oui, que autre besoin devient prioritaire alors?


Bon d'abord pour éviter les faux procés l'économie pour moi est simplement un outil qui permet de comparer différentes options pour savoir quelle est l

L'exemple typique c'est le cacao et le café (à eux deux le marché doit être plus gros que le pétrole). C'est deux arbres dont les fruits sont principalement consommés dans l'hémisphère nord alors que leur production est massivement tropicale... Et à coté du cacao/café, la famille va cultiver un champs (plutot un potager...) pas vraiment pour se nourrir mais plutot comme complément de revenu. Faut voir que le choix est vite fait : si tu fais l'agriculture de subsistence tu as de la bouffe et puis c'est tout, si tu as une culture de rente tu récupères assez d'argent pour t'acheter un complément de bouffe et d'autres produit. D'autant plus que quand tu fais de la culture de rente, tu as plein d'aides matériels et techniques de l'acheteur qui sécurise ainsi sa production.

Après sur certain produits qui peuvent se produire et être consommer sur place comme le riz la situation est assez significative. Je connais des projets en Afrique qui produise un riz qui pourrait concurrencer le riz asiatique (au sens non idéologique du terme : il faudrait moins de ressources humaines et matérielle pour produire 1 kg de riz en Afrique, que de ressources humaines et matérielles pour produire 1 kg de riz en Asie et le transporter jusqu'en Afrique). Mais le problème c'est que la situation est inverse si on se contente de l'agriculture archaïque (c'est déjà pas adapté aux besoins d'un foyer, alors d'une région...).

Et pour passer d'une agriculture archaïque à une agriculture un peu plus rationalisé il faut du temps (par exemple si tu fais de l'agroforestrie, faut bien que tes arbres poussent), du matériel et des connaissance... Des trucs que t'as pas quand t'est pauvre et que tu veux faire ton propre projet. Les banques locales s'en foutent car les gens qui travaillent là bas ne connaissent que le commerce d'exportation et de toutes facons techniquement les batiments sont trop loin. D'où l'utilité du microcrédit qui d'ailleurs implique dans son fonctionnement beaucoup plus de chose que le simple fait de préter de l'argent...

Sinon tant que j'y pense y a aussi un autre problème c'est qu'il faut être conscient qu'on peut s'extraire de sa condition et améliorer ses conditions de vie (et ça n'a rien a voir avec une différence de culture, il a fallu très longtemps aux gens en Europe pour s'en rendre compte, c'est bien pour ça que les gens "buvaient" leur paie).

Et les principaux investissement fait par les locaux (en comptant les sommes ahurissantes envoyé au pays par les expatriés sur lesquelles Western Union se fait 20%) c'est : couvrir des dettes, dépenses courantes (consommation, médicaments), commerce de gros et de détail, transport (taxi brousse, motos), communication (cabine téléphonique), construction (la maison) et service financier (c'est à dire préter de l'argent contre des intéret extravagants).

Avec ça on a fait le tour des besoins prioritaires...
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Guest






PostPosted: 13 Jan 2007 15:31    Post subject: Reply with quote

J'ai un petit problème, Yog: je n'ai pas du tout ton point de vue et pourtant ce que tu racontes (ici) ne m'intéresse pas dans le sens où cela ne réponds pas aux questionnement que je pourrai avoir sur ce sujet. Par exemple:

yog wrote:
Si j'ai bien compris la réponse donné à ce village c'est "je ne veux pas déséquilibrer les enjeux humains, économiques, sociaux etc, donc rester comme vous êtes actuellement." Ca tombe bien c'est qu'on fait depuis les années 70 donc ça va être facile de présenter ce qui va se passer : exode rural massif. Et je peux te dire que l'exode rural en matière de déséquilibre ça y va pas mal... Ce n'est pas parce que notre monde a des limites que les gens vont rester fixé à leur place.


D'une part ce n'est pas vrai que c'est ce qu'on fait depuis les années 70 (en tout cas pas partout) ensuite la réponse donné à ce village serait peut être plus (pour moi): "je ne veux pas déséquilibrer les enjeux humains, économiques, sociaux etc, donc faites ce que vous voulez faire quant à moi, je vais essayer que ma vie ne s'imposent pas à vous." Acheter ses noix de l'Himalaya c'est participer à tout ça. Acheter ses noix et après aller aider d'une manière ou d'une autre des populations à s'en tirer dans le nouveau mode de vie provoqué par l'achat de mes noix, c'est justement ce qui se fait depuis des décennies avec des aménagements à la marge en fonction des pensées à la mode, qu'elles soient tiers-mondiste ou ultra-libérale.
En gros je crois que la différence est bien plus grande entre ce que dit Bloups et les idéologies tiers-mondistes auxquelles tu semblent vouloir la référer, qu'entre ses mêmes idéologies et celles du FMI (pour faire simple).

Dams
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