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Lieu d'échanges autour de la décroissance
 
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Réunion publique le 18/02 : thème à fixer
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bloups



Joined: 27 Jul 2004
Posts: 1560

PostPosted: 15 Feb 2007 14:27    Post subject: Reply with quote

Quote:
Pour ce qui est du sujet sur l'imaginaire rural : s'agit-il de "retour à la campagne" ou bien de critiquer le fantasme du retour à la campagne ?
Comme on est 10 millions de franicliens et que dans le monde il y a un mouvement général de regroupement dans les villes, je vois mal comment on pourrait inverser ce mouvement. L'idée est plutôt de savoir comment faire pour mettre en oeuvre un programme de la décroissance en partant du fait que 80 % des gens vivent en ville. On ne doit pas oublier non plus les 20 % qui vivent à la campagne bien sûr.


Le sujet, c'est d'en discuter justement. Le sujet est neutre, les intervenants ne le sont pas.
Le sujet reste donc "le retour à la campagne", à chacun ensuite d'y apporter critique du fantasme, comme tu dis, ou bien approbation ou expérience ou envie ou désir, ou plein d'autres choses encore !!
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JLuc



Joined: 20 Jan 2005
Posts: 2

PostPosted: 20 Feb 2007 14:20    Post subject: Reply with quote

Salut,

Le sujet est intéressant et ce serait super d'en avoir un compte rendu. Serait-il possible qu'il y ait un secrétaire rapporteur ?

Je m'occupe de Passerelle Eco, la revue cf www.passerelleco.info, et on pourrait bien relayer certains aspects de la discussion.
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Deun non logué
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PostPosted: 20 Feb 2007 18:29    Post subject: Reply with quote

salut!

On attend que Laurent ait tapé les notes qu'il a prises M. Green
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Laurent



Joined: 22 Dec 2003
Posts: 908
Location: Région parisienne

PostPosted: 20 Feb 2007 23:56    Post subject: Reply with quote

Oui oui ça arrive !
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Deun



Joined: 14 Mar 2005
Posts: 1536
Location: Colombes(92)

PostPosted: 21 Feb 2007 20:11    Post subject: Reply with quote

Sinon pour la prochaine réunion, on avait dit comme ordre du jour : cohabitat/bolo/Clip + suite débroussaillage

On pensait à la date du dimanche 4 mars.

Le problème c'est qu'au même moment il y a ceci :
Quote:
Dimanche 4 mars, à 16h, à Paris, rencontre ouverte "Cohabitat en Ile-de France". Merci de confirmer votre présence par mail (info@co-habitat.info). Liste de discussion (inscription libre) http://fr.groups.yahoo.com/group/co-habitat/. Site d'information sur le projet de cohabitat: http://www.co-habitat.info/


Qu'est-ce qu'on fait ?
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Laurent



Joined: 22 Dec 2003
Posts: 908
Location: Région parisienne

PostPosted: 22 Feb 2007 18:49    Post subject: Reply with quote

Hmm je ne sais pas trop... Y a-t-il de personnes qui veulent venir aux deux réunions ? La salle est-elle disponible le samedi ? Ou peut-on décaler à disons 12h (auberge espagnole de 12 à 13 et réunion ensuite) ? Je viens de finir de saisir le compte-rendu mais je n'ai pas le temps de l'envoyer aujourd'hui, ce sera pour demain.
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Laurent



Joined: 22 Dec 2003
Posts: 908
Location: Région parisienne

PostPosted: 23 Feb 2007 16:58    Post subject: Reply with quote

CR de la réunion du groupe « Décroissance à Paris » du 2007.02.18

Personnes présentes (dans leur ordre de présentation ou d'apparition) :

Laurent, Lorenzo, Mikra, Yannick, Marie-Louise, Marion, Pierre, Florent, Marina, Christine, Etienne, Antoine, Théodora, Elisa, Ingrid, Fabien, Cristel, Fred, Cédricia, Ivan, Elisa, Deun, Brigitte, Jean, Willem, Joanne, Joëlle, Jean-Luc, Eric, Luca, Cristophe, Abeille. J'ai probablement oublié quelques personnes, qu'elles m'en excusent...

Discussions:

Eric : En tant qu'admin de decroissance.info, il fait une classification des « décroissants » en quatre catégories :
- Ecolos, qui se battent contre les dégradations des conditions de vie en général
- Ceux qui luttent contre l'hyperconsommation
- Les critiques du développement
- Les critiques de la société industrielle

Deun : Concept de décroissance attrayant, mais il y a un vide entre le niveau global et le niveau individuel. D'où l'idée du syndicat proposé dans l'invitation à la réunion

Marion : Enseignante, se demande comment faire pour ralentir le système

Fred : Quelque fois on est exclus de ce système, en particulier quand on l'ouvre trop. Il faudrait que le syndicat puisse défendre aussi les non-salariés

Cédricia : fait des études sur le rôle des diplômes, en tant qu'enseignante refuse de mettre des notes. Dans la fonction publique le fonctionnement est très pyramidal.

Lorenzo :
- Historiquement les bourses au travail au début du XXème siècle comportaient un volet défense des travailleurs et un volet consommation, permettant l'obtention de produits en gros à bas prix.
- Possibilité de faire du sabotage passif. Ex. vécu en Inde : sortie du rôle qui lui avait été attribué pour prendre la défense des salariés locaux contre la direction, finalement obtention d'une augmentation.

Jean-Luc : Rappelle que des syndicats comme SUD prennent la voie proposée mais c'est lent. La prochaine étape c'est l'interprofessionnalisation. Voudrait plutôt créer un réseau fédérateur d'entités existantes, similaire à Sortir du Nucléaire.

Deun : Préférerait une sortie de l'économie en masse. Syndicat :
- Défendre les intérets des travailleurs
- Se dégager du temps pour apprendre à produire soi-même, se former.

Pierre :
- Questionnement sur le retour universel à la campagne
- Préoccupations :
- Voit dans la sortie de l'économie un acte égoïste.
- Il s'agit plutôt de « sortir le système » que de « sortir du système ».
Parle des SCSV : Syndicats du cadre de vie
Plutôt que de créer un nouveau syndicat, pourquoi ne pas rejoindre ceux qui sont proches : SUD, CNT. Parle aussi de la CFDT d'il y a 20 ans.
RECit : Réseau d'écoles de citoyens. Semblent avoir des tendances décroissantes.
S'agit-il de tout refaire encore et encore ? Depuis 150 ans des gens luttent pour sortir du système.
Ouvrages sur le sujet :
- Ravages de Barjavel. Conception assez pétainiste de la chose.
- Malville de Robert Merles. Sur l'après-nucléaire.
Son association organise des chantiers solidaires dans le Larzac.
Il s'agirait plutôt de faire des liens avec les associations existantes.

Florent : Problème de cohérence : difficile de rembourser un emprunt pour financer un logement décroissant à l'aide d'un travail déshumanisant. Aujourd'hui tout se fait en terme d'argent.

Deun : Il peut y avoir le sabotage. Le syndicat peut être utile pour savoir quoi faire pour saboter. Cependant c'est difficile dans les « petits boulots ». Plus la situation professionnelle d'une personne est élevée, plus grande est la marge de manoeuvre pour saboter.

Marion : Le sabotage peut aussi fonctionner à l'école. Les enseignants peuvent y être sensibles à cause de la crise actuelle de l'école. Mais au lycée, règne chez les élèves une volonté d'avoir du pouvoir d'achat, un emploi qui leur permettra de bien s'en tirer. Promouvoir la coopération peut être une forme de sabotage.

Yannick : que son travail soit nuisible ou pas, il désire réduire le temps qu'il y consacre.

Deun : Parle du livre « Bolo'bolo », de P.M. Cela pourrait constituer une base pour les prochaines réunions ? Le livre parle de sortes de regroupements d'humains, communautés de 300 à 500 personnes, ce qui permet une nécessaire diversité des compétences et activités.
Faire toujours la même chose est ennuyeux. La réduction du temps de travail permettrait de commencer à diversifier nos activités et à les déprofessionnaliser. En ce sens si un syndicat arrête ses revendications à la seule défense des emploi, c'est nuisible.

Pierre : Parle de la CFDT d'il y 30 ans, prônant l'autogestion et la redéfinition des objectifs de l'entreprise. Par exemple une usine de chars se transforme en usine de chaises roulantes, car les personnes qui ont pu concevoir ces chars peuvent aussi concevoir ces chaises.

Fred : Les bourses du travail avaient une vocation d'éducation populaire.

Jean-Luc : estime qu'il est difficile de saboter, à cause des pressions du reste du personnel de l'entreprise. CNT et SUD pourraient aller dans ce sens, mais quel est le rapport de force ?

S'en suit une discussion rapide sur le retour à la campagne et la résidence en ville, avec des propositions d'établir des lieux dans lesquels des personnes restant habituellement en ville pourraient au début y passer à tour de rôle quelques semaines, lors de vacances par exemple, pour aider le projet à démarrer.

Fabien : Dans l'optique d'un effondrement du système, il est important de :
- Créer des lieux d'accueil des populations à la campagne qui soient viables. Il ne s'agit pas forcément de sortir totalement de l'économie (ex : coopératives).
- Créer des lieux de résistance (à vocation plus ou moins clandestine), qui doivent alors être relativement autonomes.
- Faire attention à ne pas créer de communautés qui ne peuvent accueillir que des puristes.
Il peut y avoir au début une sorte de financement extérieur par les personnes qui restent en ville.

Lorenzo : Le financement externe peut se faire sous forme de dons. Crainte : que ces lieux deviennent en fait des lieux de tourisme pour les personnes qui habitent en ville (approche consumériste). La présence une semaine dans le lieu ne doit pas donner de droit qui serait lié à la contribution financière.

Fabien : Ne pas diaboliser le tourisme qui peut parfois apporter un complément appréciable, mais surtout ne pas s'en rendre dépendant en basant dessus l'activité du lieu.

Christophe : Réfléchir à la temporalité pour ne pas aller trop vite et risquer de se casser les dents. La structure devrait permettre de diffuser des idées, et cela demande du temps. Réfléchir sans mettre en oeuvre entrave la critique de ces idées ; il faut concilier action et réflexion.
Il est important de ne pas présenter de solution unique, d'où l'intéret de la mise en réseau. Il faut aider à penser plutôt que de penser à la place. Mais il y a le problème du temps, de l'urgence, ce qui demande d'aller vite.
Critique de l'idée de sabotage : si c'est individuel, ça n'apporte rien.

Ivan : Exemple de sabotage raté : les twin towers.

Christophe : Gêné par le fait de juger une profession, bonne ou mauvaise.

Marion : Attention, il n'y a pas d'ennemi. Réfléchir au problème dans le cadre communication non-violente.

Cédricia : Evoque le film « Volem rien foutre al Païs ». On y voit plein de solutions différentes.
Elle a fait partie d'un groupe d'enquête sur les « créatifs culturels », qui représentent environ 15 % de la population française. Il y a un livre sur le sujet : « L'émergence des créatifs culturels », Paul H. Ray et Sherry Ruth Anderson. Les créatifs culturels prennent les valeurs individualisme et consommation pour les transformer en autonomie (entreprenariat + non-assistanat) et alterconsommation.
Le mot syndicat lui fait peur.

Christophe : Aller plus dans la création, faire soi-même ce dont on a besoin. Par exemple, au lieu de faire de l'informatique banquaire, c'est aller faire autre chose, construction par exemple.

Jean-Luc : Cite Ambiance-bois, sorte de coopérative. Ce n'est cependant pas une SCOP mais une SAPO (société anonyme à participation ouvrière). Ces statuts sont rares mais reconnus par l'Etat. Fait partie du réseau de compagnonage REPAS (réseau d'échange et de pratiques alternatives et solidaires).

Fred : Indique qu'il y a d'autres coopératives de ce genre sur Paris : La péniche, La montagne vivra. (Note : après vérifications ce ne sont pas des SAPO mais respectivement une SCOP et une association).

Jean-Luc : Décrit ses objectifs :
- Etablir un réseau des associations et collectifs orientés vers la décroissance.
- Présenter la décroissance aux élections (en l'occurence à travers le PPLD, duquel il a été exclus sans savoir pourquoi), car évoquer ce concept à ce niveau a un caractère véritablement scandaleux. (visiblement Bové a clairement affirmé qu'il n'était pas pour la décroissance).

Deun : Le mot « réseau » lui pose problème, il fait référence à Internet : il y a bien unité temporelle, mais pas d'unité de lieu.
Le sabotage c'est aussi parfois une question de préservation de sa santé mentale.

Fabien : Evoque l'idée de noyautage.

Cédricia : Souvent la décroissance renvoie à la privation, aspect négatif, peu enviable. Préfère le terme simplicité volontaire. Aime le fait de pouvoir être reliée aux autres. Elle s'attache exclusivement aux actes. Touchée par l'extinction des lumières pendant cinq minutes en protestation contre l'EPR. Veut aller dans la direction de la simplification de la vie.

Deun : La décroissance c'est principalement la sortie de l'économie. Après une transaction marchande, les deux parties sont quittes, il n'y a aucun lien social de créé. La société marchande est un oxymore. Il s'agit de remplacer l'acte marchand par du lien social. La finalité, ce serait de produire ses conditions de subsistances sans les acheter. Actuellement, le système fonctionne sur un chantage à la subsistance. Il faudrait aussi réintroduire la notion de luxe. L'unité de lieu est primordiale.

Jean-Luc: Le genre de protestation dont parlait Cédricia peut être dangereux. Une chute brutale de 5% de la demande de courant peut provoquer la surchauffe des réacteurs nucléaires.

Laurent : Ce n'est pas tant que ça un problème parce qu'EDF anticipe ce genre d'aléa du trafic.

Marion : Estime que l'idée « moins de bien, plus de liens » peut plaire, donner plus envie.

Florent : Logique du système : faire perdre de l'autonomie aux personnes. En cas de dissidence prononcée, le système sera violent pour nous réintégrer.
Prend l'exemple du mot « variété » (végétale, animale) qui concrètement réfère à une véritable pauvreté dans la biodiversité.
Ce qui est dramatique, ce n'est pas tant le nucléaire que d'être devenu dépendant de l'électricité.

Pierre : C'est difficile d'entendre parler de reduction de consommation quand on est dans certaines situations de nécessité. Il faudrait plus intégrer les notions de solidarité. Ce n'est pas seulement un aspect individuel, il faut une implication collective. Il faut des réseaux pour faire les choses autrement. Par exemple les AMAP (Association pour le Maintien de l'Agriculture Paysanne).

Sidonie : La question serait plutôt comment gère-t-on son budget. Auparavant constamment à découvert, elle a changé des choses, des priorités. Elle ne s'est jamais privée. Exemple d'organisation en Afrique, où des sommes d'argent tournent entre les famille pour faciliter certains échanges.

Jean-Luc : Nous produisons non-pas des produits mais des « détruits ». Il faudrait mettre plus en évidence la relation entre la croissance du PIB et le chômage. Ainsi moins de détruits c'est plus de liens.

Fabien :Exemple de la tempête de 1999 qui a provoqué une augmentation du PIB de 0,4 %.

Pierre :Que faire ?

Marion : À quelle échelle agir ? Que faire à l'échelle du pâté de maison, qui peut être celle qui nous intéresse le plus ? On peut mutualiser des biens et services avec les voisins : partage de la machine à lavée, gardes d'enfants tournantes, etc. On peut ainsi impliquer des gens complètement différents de nous.

Eric : Souligne l'inconvénient des SEL (Systèmes d'Echange Locaux) qui est de rester dans l'échangeable. On sort de la monaie universelle, ce qui a plein d'avantages, mais on reste dans le quantifié. Dans l'exemple du pâté de maison, il n'y a pas de mesure objective, c'est l'obstacle le plus intéressant à franchir. Exemple du SUSI, un des projet du Mietshäuser Syndikat. Il s'agit d'une ancienne caserne de l'occupation française, transformée en lieu de vie hébergeant 260 personnes. Choix de vie locale, échanges non-quantifiés, vision des tenants et des aboutissants.
Historique du Mietshäuser Syndikat : problématique des squats allemands au début des années 80 qui ont dû faire le choix devant la répression entre résister, ce qui était voué à court terme à l'échec, et rentrer dans le système par des compromis avec les institutions, ce qui à terme pouvait mettre en péril leurs projets et leurs idéaux (indépendance, tensions causées par la spéculation). Le Mietshäuser Syndikat fut la troisième voie. Insiste sur le rôle de la structure fédératrice. Le CLIP (Collectif de Libération de l'Immobilier Privé) est la transposition du M.S. aux contexte juridique français.

Yannick : Regrette qu'il n'y ait plus de proposition d'ateliers, comme c'était le cas au début.

Fabien : Le printemps arrive et l'association Sens de l'humus pourra bientôt proposer à nouveau activités et ateliers aux Murs à pêches, à Montreuil.

Abeille : A apporté des semences de variétés anciennes de tomates et les distribue à qui veut.

Fred : Evoque le ROCADe (Réseau des Objecteurs de Croissance pour l'Après-Développement).

Eric : Précise que le ROCADe n'est pas une sassociation mais un réseau. Sur Paris il n'y a pas d'antenne spécifique. Il remarque que la décroissance se concrétise plutôt en province.

Pierre : Le RECit de Viroflay (78 ) appelle à la constitution de groupes locaux pour discuter sur des domaines particuliers.

Etienne : Il s'agit d'abord de faire le tour, se compter, se rassembler, avoir de la visibilité pour pouvoir créer une antenne.

Elisa : Parle de ses difficultés rencontrées au sein d'une AMAP à intéresser les gens à d'autres problématiques.

Cristophe : Pas besoin d'utiliser le mot décroissance pour faire de l'action concrète, que ce soit du partage ou de la réflexion. Exemple : l'association Food Not Bombs.

Marion : On retombe sur la question du temps de travail à réduire, car il est difficile de s'occuper d'une association ou de s'engager quelque part quand on travaille à plein temps.

Eric : Ce qui pose problème dans l'utilisation de la décroissance comme bannière :
- Le mot n'est pas mobilisateur
- L'effet d'adhésion de masse, d'idéologie est précisément ce que la décroissance vise à déconstruire.
Sommes-nous réellement prêts ? Le vivre-ensemble est essentiel, c'est ce qu'on fait ensemble ici et maintenant (dans cette salle de réunion) qui est un préalable indispensable pour s'attaquer à la suite. Il faudrait savoir ce qu'on entend, entre nous, par « vivre ensemble ». Chaque personne devrait ainsi exposer sa vision et comprendre celle des autres sur ce point.

Florent : Propose de faire une réunion sur la cohabitation.

Jean : Estime qu'il n'a personne à convaincre, que la décroissance va arriver naturellement. Devant les problèmes à venir, nous devons nous préparer à être des médecins.

Etienne : Est-ce que toutes ces choses n'ont pas déjà été faites ?

Jean-Luc : Pense que le terme décroissance ne dérange pas plus que ça l'humain moyen.

Sidonie : Ne veut pas être médecin.

Jean : Ce sera une nécessité, à cause des conflits et tensions sociales qui vont arriver.

Pierre : Beaucoup de personnes sont pauvres et pourant loin de vivre la décroissance. Nous avons tous des croissances à faire décroître.

Deun : Propose que la prochaine réunion soit sur les thèmes suivants :
- Moitié-cohabitation (Bolo/CLIP/autre)
- Moitié-débroussaillage un peu comme cette présente réunion.

Eric : Afin que la communication se passe harmonieusement, il faudra au début réexpliquer les techniques de cercle de parole.

Le fonctionnement du cercle de parole très brièvement :
- La première chose à faire est de désigner un-e disrtibuteur/rice de parole, et éventuellement un-e secrétaire et une personne responsable du temps passé sur chaque partie ou question. Exposer les techniques de cercle de parole.
- Pour intervenir on lève la main pour se faire remarquer de la personne en charge de la distribution de parole puis on attend qu'elle nous la donne (la parole, pas la main).
- La personne en charge de distribuer la parole note les personnes qui lèvent la main, dans l'ordre chronologique. Après chaque intervention, elle redonne la parole en fonction de cette liste.
- Chaque personne écoute l'autre, donc il n'y a qu'une seule personne qui parle à la fois.
- En début de réunion les participants définissent l'ordre du jour, s'il y a des points particuliers à traiter. Tour de présentation si des personnes ne se connaissent pas.
- Il y a certains gestes qui permettent de s'exprimer sans pour autant prendre la parole : oscillations des mains levées pour indiquer qu'on approuve ce qui est dit, geste des mains « en moulin » pour signifier que la personne a tendance à s'éterniser sur un point, geste de la main « du poisson qui ondule » pour indiquer une disgression trop longue par rapport au sujet convenu. Ces derniers gestes sont à utiliser avec parcimonie car peuvent être blessants pour la personne qui parle. Il y a aussi les deux mains en T qui signifient : point technique, je prends la parole en court-circuitant la file d'attente pour signaler par exemple que le dernier métro est dans 10 minutes ou que ça sent le brûlé de manière inquiétante. On peut aussi pratiquer le geste du levé des deux index qui veut dire « j'ai la réponse précise à ta question précise en moins de 5 secondes » et de court-circuiter également la file d'attente. Voir ensemble en début de réunion quels gestes on s'autorise à pratiquer.
- On peut demander un « état météo » pour que toutes les personnes puissent exprimer tour à tour leur ressenti sur un point précis en un temps donné.
- Il doit y avoir plein d'autres trucs mais je ne suis pas spécialiste...
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Deun



Joined: 14 Mar 2005
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Location: Colombes(92)

PostPosted: 25 Feb 2007 18:20    Post subject: Reply with quote

Merci Laurent !

Sinon pour la réunion du 4, il faut voir avec Ktcke si on peut commencer plus tôt.
Au pire, on peut toujours garder l'ordre du jour, sachant qu'on abordera sans doute certains sujets connexes au cohabitat (plus la proposition de Jeuf).
Faudra aussi penser à faire une pause (ou au moins changer de modérateur/distributeur) car la dernière fois, 3 heures non stop c'était fatiguant en ce qui me concerne.
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Guest






PostPosted: 25 Feb 2007 19:01    Post subject: Reply with quote

Merci Laurent pour le compte-rendu.

Un texte qui présente bien à mon sens la démarche et des conseils pour une bonne réunion constructive et gratifiante.
http://colportage.decroissance.info/doku.php?id=rencontres:2006:brens:nouvelle_version_suite_a_l_experience_des_rencontres
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Jeuf



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Location: 63 et 75

PostPosted: 26 Feb 2007 15:19    Post subject: Reply with quote

Pour le 4, je suis dispo. Il faut juste me dire quels est l'horraire prévu, merci.
c'est au même lieu que la dernière fois?
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ktche



Joined: 15 Jun 2004
Posts: 1383

PostPosted: 28 Feb 2007 20:19    Post subject: Reply with quote

Pour dimanche 4 mars, rendez-vous à partir de 12h au 161 de la rue Saint Maur (même adresse que la dernière fois)

Vous pouvez amener de quoi partager un repas
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Jeuf



Joined: 14 Nov 2004
Posts: 1506
Location: 63 et 75

PostPosted: 01 Mar 2007 10:40    Post subject: Reply with quote

J'ajoute comme ordre du jour : stand au parc montsouris le 31 mars...
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