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Autour de Krisis, Exit, critique de la valeur
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Kobayashi



Joined: 08 Apr 2004
Posts: 1885

PostPosted: 09 Sep 2010 20:25    Post subject: Reply with quote

Je finis de traduire un texte sur les différences entre les critiques du capitalisme de Debord et Postone mais je bloque sur ce passage, si quelqu'un a une proposition. Help ! :

Quote:
The totally alienated form of their work is matched by the fact that all their material needs express themselves as needs for commodities: that is needs to buy, needs for money

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ktche



Joined: 15 Jun 2004
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PostPosted: 09 Sep 2010 20:57    Post subject: Reply with quote

Quelque chose comme :

Quote:
La forme totalement aliénée de leur travail est cohérente avec le fait que leurs besoins matériels s'expriment comme des besoins de marchandises : ce qui doit être acheté requiert de l'argent.
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Kobayashi



Joined: 08 Apr 2004
Posts: 1885

PostPosted: 10 Sep 2010 8:57    Post subject: Reply with quote

merci ! j'ai mis le texte là http://palim-psao.over-blog.fr/article-la-difference-entre-la-critique-du-capitalisme-moderne-de-debord-et-celle-de-moishe-postone-ou-les-limites-de-la-critique-de-guy-debord-56816468.html

Dans son petit texte pas assez fouillé je pense, Prigent laisse peut-être l'impression que Debord ne nous a rien appris. Je ne pense pas. La limite du texte de Prigent il me semble c'est qu'il ne montre pas en quoi la conceptualisation du spectacle dans La Société du spectacle (même si ily avait quelques limites bien sûr) était intéressante.
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Kobayashi



Joined: 08 Apr 2004
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PostPosted: 18 Sep 2010 8:05    Post subject: Reply with quote

La conférence de Postone donnée à Lille l'année dernière, a été traduite : L'histoire et la critique du capitalisme. C'est une bonne introduction à sa manière de comprendre notre société. (" treadmill " devrait mieux se traduire par " moulin de disciplines " que par " tapis roulant ")

Une présentation par Denis Collin, Temps, travail et domination sociale. Un livre important de Moishe Postone.

Un texte excellent de Norbert Trenkle sur la pertinence et les limites de la première génération de l'Ecole de Francfort dans sa critique centrale des Lumières, Négativité brisée. Remarques sur la critique de l'Auflärung chez Adorno et Horkheimer

Plusieurs séminaires sur la critique de la valeur ont lieu cet automne en Allemagne on retrouve les informations sur les sites de Krisis, Exit, Coopérative Haina. En France, le Congrès Marx International VI, comprendra plusieurs communications à partir de l'interprétation postonienne, notamment dans les ateliers théoriques dirigés cette année par Franck Fischbach. Eric Martin fera par exemple une communication " La critique radicale de la valeur et le problème de la médiation " qui semble être maintenue ; Adolfo Rodriguez fera quelque chose sur " L'invention du travail " au travers de Postone et Lefort ; Antoine Chollet reviendra sur l'argumentation de Postone sur le temps dans " Du temps chez Marx ". En espérant que ces auteurs ne massacrent pas leur lecture de Postone. Le reste du congrès semble être l'éternelle répétition d'une théorie apologétique du capitalisme interventionniste d'Etat qui fait sa critique toujours du point de vue du travail, sans s'attaquer à la forme de travail spécifique à la formation sociale marchande-capitaliste qui en est pourtant le fondement, " principe de synthèse sociale " complètement différent de ce qui faisait " société " dans bien d'autres formes sociales de vie (il suffit de lire n'importe quel livre d'anthropologie non-marxiste, malgré le pugilat intellectuel entre anthropologues pour dire ce qui est fondement des diverses formation sociales qu'ils étudient : parenté, symbolique, rapport politico-religieux, etc.). http://actuelmarx.u-paris10.fr/cm6/index6.htm

Le prochain numéro d'octobre de la revue Lignes qui se composera d'un dictionnaire du sarkozysme, comprendra un texte de Gérard Briche qui a fait l'article... " Travail ".
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Kercoz



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Location: bordeaux

PostPosted: 18 Sep 2010 21:28    Post subject: Reply with quote

//////////En repensant fondamentalement la signification de la théorie de la valeur et en reconceptualisant la nature du capitalisme, cette interprétation change les termes du discours entre les théories critiques du capitalisme et d’autres types de théorie sociale. Elle suggère implicitement qu’une théorie critique adéquate de la modernité doit être une théorie autoréflexive capable de surmonter les dichotomies théoriques entre culture et vie matérielle, structure et action, tout en fondant socialement la dynamique directionnelle non linéaire déterminante du monde moderne, sa forme de croissance économique, la nature et la trajectoire de son procès de production.///////

Je me permets une remarque : ce passage semble suggérer que le" monde moderne" suit un process " NON LINEAIRE" d'évolution .
C'est , a mon sens , un contre-sens.Les structures modernes de gestion de l'économie et des groupes , sont obligés de simplifier (linéariser) les modèles , pour passer de la structure archaique , a la structure moderne globalisée (rengaine préférée de Ktche).
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ktche



Joined: 15 Jun 2004
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PostPosted: 19 Sep 2010 8:05    Post subject: Reply with quote

Kercoz wrote:
Les structures modernes de gestion de l'économie et des groupes , sont obligés de simplifier (linéariser) les modèles , pour passer de la structure archaique , a la structure moderne globalisée.


Déjà vu : http://forum.decroissance.info/viewtopic.php?t=8065

En l'absence de tout développement susceptible de nourrir un échange, je fais part de mon sentiment qu'il s'agit de spam

http://forum.decroissance.info/viewtopic.php?p=56050#56050
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bug-in



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PostPosted: 19 Sep 2010 13:11    Post subject: Reply with quote

...
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Kercoz



Joined: 20 Sep 2008
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Location: bordeaux

PostPosted: 20 Sep 2010 20:21    Post subject: Reply with quote

ce qui est curieux , c'est que Koba semble aphone ou qu" il ait subit une ablaion des doigts .
J'ai un grand respect pour les idées et textes de postdone . Si j'emets une observation , j'aimerais une réponse du posteur et non celle du curé de service .
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Guest






PostPosted: 20 Sep 2010 20:42    Post subject: Reply with quote

Quote:
Le prolétariat

par Moishe Postone

Extrait de Temps, travail et domination sociale, pp. 519-524, Mille et une nuits, 2009 (Cambridge University Press, 1993).

Désormais, nous pouvons revenir aux questions du rôle historique de la classe ouvrière et de la contradiction fondamentale du capitalisme, telles que Marx les traite implicitement dans sa critique de maturité. Tout en me concentrant sur les formes structurantes de médiation sociale constitutives du capitalisme, j'ai montré que la lutte de classes n'engendre pas en et pour soi la dynamique historique du capitalisme ; elle n'est en réalité un élément moteur de ce développement que parce qu'elle est structurée par des formes sociales intrinsèquement dynamiques. Comme on l'a noté, l’analyse de Marx réfute l'idée que la lutte entre la classe capitaliste et le prolétariat soit une lutte entre la classe dominante dans la société capitaliste et la classe qui porte en elle le socialisme et que, par conséquent, le socialisme entraîne l'autoréalisation du prolétariat. Cette dernière idée est intimement liée à la compréhension traditionnelle de la contradiction fondamentale du capitalisme comme contradiction entre la production industrielle et le marché et la propriété privée. Chacune des deux grandes classes du capitalisme est identifiée à l'un des termes de cette « contradiction » ; l'antagonisme entre travailleurs et capitalistes est donc vu comme l'expression sociale de la contradiction structurelle entre les forces productives et les rapports de production. Toute cette conception repose sur le concept de « travail » comme source transhistorique de la richesse sociale et élément constitutif de la vie sociale.

J'ai critiqué les postulats sous-jacents à cette conception en expliquant en détail les distinctions que Marx opère entre le travail abstrait et le travail concret, entre la valeur et la richesse matérielle, et en montrant la centralité de ces distinctions dans sa théorie critique. Sur la base de ces distinctions, j'ai développé la dialectique du travail et du temps qui se trouve au cœur de l'analyse marxienne du modèle de croissance et de la trajectoire de production qui caractérisent le capitalisme. Selon Marx, loin d'être la matérialisation des seules forces productives, qui sont structurellement en contradiction avec le capital, la production industrielle fondée sur le prolétariat est de part en part façonnée par le capital ; elle est la matérialisation des forces productives et des rapports de production. On ne peut donc pas la saisir comme un mode de production qui, inchangé, pourrait servir de base au socialisme. Chez Marx, la négation historique du capitalisme ne peut pas être comprise comme une transformation qui rendrait le mode de distribution adéquat au mode de production industriel développé sous le capitalisme.

De la même façon, il est désormais clair que, dans l'analyse de Marx, le prolétariat n'est pas le représentant social d'un possible futur non capitaliste. L'idée logique du déploiement que Marx fait de la catégorie de capital, son analyse de la production industrielle, réfutent les postulats traditionnels qui font du prolétariat le sujet révolutionnaire. Pour Marx, la production capitaliste se caractérise par une immense expansion des forces productives et de la connaissance qui se sont constitués dans un cadre déterminé par la valeur et qui, partant, existent sous la forme aliénée du capital. Lorsque la production industrielle s'est pleinement développée, les forces productives du tout social sont devenues plus grandes que l'habileté, le travail et l'expérience du travailleur collectif. Elles sont socialement générales, la connaissance et les pouvoirs accumulés par l'humanité se constituant eux-mêmes en tant que tels sous une forme aliénée ; elles ne peuvent pas être adéquatement appréhendées en tant que forces objectivées du prolétariat. Le « travail mort », pour reprendre les termes de Marx, n'est plus l'objectivation du seul « travail vivant » ; il est devenu l’objectivation du temps historique.

Selon Marx, avec le développement de la production industrielle capitaliste, la création de richesse matérielle devient de moins en moins dépendante de la dépense de travail humain immédiat dans la production. Ce type de travail continue toutefois nécessairement de jouer un rôle en ce sens que la production de (sur)valeur dépend de lui ; la reconstitution structurellement fondée de la valeur se révèle en même temps la reconstitution de la nécessité du travail prolétarien. D'où : alors que la production industrielle capitaliste continue de se développer, le travail prolétarien est de plus en plus superflu du point de vue de la richesse matérielle, donc anachronique ; cependant, il reste nécessaire en tant que source de la valeur. En même temps que cette dualité se manifeste, plus le capital se développe et plus il rend vide et fragmenté le travail même qu'il requiert pour se constituer.

L'« ironie » historique de cette situation, telle que Marx l'analyse, c'est qu'elle soit constituée par le travail prolétarien lui-même. Notons à cet égard combien il est révélateur que Marx, lorsqu'il considère la catégorie économico-politique de « travail productif », ne la traite pas comme une activité sociale constituant la société et la richesse en général – en d'autres termes, il ne la traite pas comme « travail ». Il définit bien plutôt le travail productif sous le capitalisme comme travail produisant la survaleur, c'est-à-dire comme contribuant à l'autovalorisation du capital [1]. Marx transforme du même coup ce qui, dans l'économie politique classique, est une catégorie transhistorique et positive en une catégorie historiquement spécifique et critique, qui saisit ce qui est au cœur du capitalisme. Loin de glorifier le travail productif, Marx écrit : « La notion de travailleur productif n'inclut donc nullement le seul rapport entre activité et effet utile, entre travailleur et produit du travail, mais en même temps un rapport social spécifique, né de l'histoire, qui appose sur le travailleur le sceau de moyen de valorisation immédiat du capital. Être un travailleur productif n'est donc pus une chance, mais au contraire une déveine » [2]. En d'autres termes, le travail productif est la source structurelle de son autodomination.

Dans l'analyse de Marx, le prolétariat reste ainsi structurellement important pour le capitalisme en tant que source de la valeur, mais non pas de la richesse matérielle. Cela est aux antipodes des interprétations traditionnelles concernant le prolétariat : loin de constituer les forces productives socialisées qui entrent en contradiction avec les rapports sociaux capitalistes et qui conduisent du même coup à un possible futur postcapitaliste, la classe ouvrière est pour Marx l'élément constitutif essentiel de ces rapports eux-mêmes. Tant le prolétariat que la classe capitaliste sont liés au capital, mais le prolétariat l'est davantage : on peut imaginer le capital sans capi¬talistes, mais pas sans le travail créateur de valeur. Selon la logique de l'analyse de Marx, la classe ouvrière, au lieu de porter en elle une possible société future, est la base nécessaire du présent sous lequel il souffre ; il est lié à l'ordre existant d'une manière qui en fait l'objet de l'histoire.

Bref, l'analyse que Marx fait de la trajectoire du capital ne montre nullement la possible autoréalisation, dans une société socialiste, du prolétariat comme vrai sujet de l'histoire [3]. Elle présente au contraire la possible abolition du prolétariat et du travail que le prolétariat accomplit comme une condition de l'émancipation. Cette interprétation implique nécessairement de repenser à nouveaux frais le rapport entre les luttes de classes dans la société capitaliste et le possible dépassement du capitalisme – problème auquel je ne puis que faire allusion ici. Cela indique que l'on ne peut pas comprendre la possible négation historique du capitalisme suggérée par la critique de Marx en termes de réappropriation par le proléta¬riat de ce qu'il a constitué et, partant, en termes d'abolition de la seule propriété privée. En réalité, la logique de l'exposé de Marx implique clairement que la négation historique du capitalisme doive être conçue comme la réappropriation par les hommes de capacités socialement générales qui ne se fondent finalement pas sur la classe ouvrière et qui se sont historiquement constituées sous la forme aliénée du capital [4]. Une telle réappropriation n'est possible que si la base structurelle de ce procès d'aliénation – la valeur, donc le travail prolétarien – est aboli. En retour, l'apparition historique de cette possibilité est fonction de la contradiction sous-jacente au capitalisme.


NOTES

[1] Le Capital, livre I, p. 570.
[2] Ibid. Cela confirme à nouveau que l'on ne doit pas prendre la centralité du travail prolétarien dans l'analyse marxienne du capitalisme comme une évaluation positive de la primauté ontologique du travail dans la vie sociale ni comme partie d'un argument selon lequel les ouvriers constituent le groupe le plus opprimé dans la société. En réalité, le travail se trouve au cœur de l'analyse marxienne en tant qu'élément constitutif fondamental de la forme dynamique et abstraite de domination sociale propre au capitalisme – c'est-à-dire en tant que centre de la critique. L'analyse marxienne du travail déterminé par la marchandise et la relation de cette analyse au concept de sujet suggère aussi une approche historico-structurelle du problème de savoir quelles sont les activités devenues socialement reconnues comme travail et quels sont les individus socialement considérés comme sujets. Cette interprétation pourrait contribuer à la discussion sur la constitution socio-historique des genres et changer les termes de nombreux débats récents sur la relation de la critique marxienne aux problèmes relatifs à la position socio-historique des femmes, des minorités ethniques et autres types de groupes. De tels débats ont tenté de partir des positions marxistes traditionnelles ou de s'y opposer. (Cette tendance s'est exprimée, par exemple, dans le fait de savoir si le travail omestique est aussi important pour la société que le travail en usine, ou si la classe – comme opposée au genre, aux ethnies ou autres catégories sociales – est nécessairement la catégorie la plus pertinente quand on parle d’oppression sociale.)
[3] Jean Cohen s'oppose elle aussi à l'idée du prolétariat comme sujet révolutionnaire, mais elle identifie cette position marxiste traditionnelle à l'analyse que Marx fait du procès de production capitaliste. Voir Jean Cohen, Class and Civil Society : The Limits of Marxian Critical Theory, 1982, pp. 163-228.
[4] Cette analyse réfute les interprétations qui attribuent à Marx l'idée quasi romantique selon laquelle le dépassement du capitalisme entraînera la victoire du « travail vivant » sur le « travail mort ». Voir Jürgen Habermas, Théorie de l'agir communicationnel, Fayard, 1987, t. II, pp. 368-369. Comme je le développerai dans la section suivante, l'analyse de Marx suggère en fait que la possibilité d'une société future qualitativement différente s'enracine dans le potentiel contenu dans le « travail mort ».
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Kobayashi



Joined: 08 Apr 2004
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PostPosted: 30 Sep 2010 16:43    Post subject: Reply with quote

Quote:
Rise and Fall of the Working Man
On Criticism of Modern Masculinity

Norbert Trenkle, 2010.

Our permanent crisis, the perfect economic storm, calls for radical rethinking, rethinking work, meaning, fulfilment, sexism and cooperation and reducing our footprint. The work religion confuses independence and dependence and distorts the world into a foreign object.

The crisis of work is also a crisis of modern masculinity because the modern middle class man is constituted and structured in his identity in very essential ways as a working man. A working man is goal-directed, rational, efficient and practical and always wants to see a measurable result. This need not always happen “in the sweat of his brow.” In this regard, the modern masculine identity is very flexible. The man of action in management, business consultation and government understands himself as an achiever or as a worker in construction, on the assembly line or driving a truck. The latter have long been outdated as models of male vocational orientation and are reserved to those who don’t leap over the social hurdles on the way to the top floors. Nevertheless they serve as representatives of true masculinity on the symbolic plane. Half-naked musclemen with heavy monkey wrenches or sledge hammers in hand, smeared a little decoratively with oil but otherwise nearly aseptically clear are put on stage before the aestheticized scenery of an auto shop or a big oven are the icons of modern masculinity.

In advertisements for designer suits and men’s cologne, fantasies and identification desires that are firmly anchored in the deep structures of constructed male identity should be awakened. The frail insurance employee or obese short-winded sales manager of a lemonade firm can also identify with the musclemen. Physically they are unattainable dreams that will never be reached. However something else is crucial. The muscle packages and steel bodies shaped like statues represent the claim of exercising power, power over others, over the world and over themselves. This may be a wretched power to control a few employees, prevail on the market against a rival with a new kind of lemonade or gain higher profits compared to the previous year. This power is also extremely precarious because it is constantly threatened and subject to recall. It depends on self-assertiveness in competition which can always fail and on business cycles that cannot be individually influenced. Because of this uncertainty, constant and aggressive self-assurance are necessary.

Thus the muscle-laded physical specimen does not constitute the modern man. Rather this symbolizes a severity that firstly is an inner attitude and mental self-preparation. A “true man” has to be hard on himself and others. Bulging biceps is the symbol for self-control, discipline and the power of will over one’s body. The spirit is willing but the flesh is weak – and therefore must be first tamed if man wants to have everything under control. Therein lies the distinction to the ancient notion that a healthy spirit dwells in a healthy body. Although body and spirit are outwardly separate, their balanced connected is still valid. However the domination and subjugation of the body under the spirit is in the limelight in the modern interpretation. The “free will” that imagines itself independent of all sensuousness and must permanently fight lives scared stiff that it could lose this battle. This anxiety constitutes the socio-psychic core of the middle class person.

THE WORK OF CORRUPTION

The modern male identity corresponds to the demanding profile of work in the capitalist society based on general goods production. By its nature, work in capitalism is a corrupted and corrupting activity in many ways. Firstly, its goal is the production of goods as a means for exploiting assets or capital, not the manufacture of concrete useful objects. Thus the produced goods do not count as such in their material reality but only so far as they represent value and contribute to making more money out of money. From this perspective, the material side of a good is a necessary evil from which unfortunately one cannot be free. Otherwise a customer would not be found. Secondly, production of goods as a means goes along with a basic indifference toward the natural foundations of life which ultimately only count as material of exploitation and then are themselves consumed recklessly even if gigantic catastrophes occur threatening the existence of millions upon millions of people. Thirdly, work is a corrupted activity when it takes place in a special sphere separated from all other life contexts subject to the dictates of company efficiency and profitability and simply has no room for the goals, needs and feelings that are not subject to this dictate.

Fourthly and lastly, work in this form defines the whole social contest in a very basic way and is not only a specific historical mode of production. This is not only quantitative in that more and more areas of life are transformed directly into divisions of goods production and spheres of capital investment. Rather work in capitalist society represents the central principle of mediating social relations. By its nature, this mediation has an objectivized, depersonalized and estranged form. People do not consciously produce this connection by agreement or direct communication but relate in the round-about way of work products by either selling themselves as workers or producing goods thrown on the market to realize a profit. In a certain way people communicate with one another through work products according to the objectivized code of exploitation logic. Communication through work means subjection of people under the assumed laws of exploitation that follow an automated momentum of their own. Opposing them is likened to opposing inviolable natural laws although they are a form of social relations.
THE WORLD AS A FOREIGN OBJECT

The largely across-the-board enforcement of this historically unique form of social activity and relations was not possible without the creation of a certain anthropological type corresponding to it and guaranteeing its adequate functioning. An objectivized relational form is not produced independent of social individuals but goes through them and is actively reproduced again and again. This anthropological type is the male subject of work and goods of the modern age. To him, the whole world becomes a foreign object. His relation to his social and natural context, to other persons and even his own body and his own sensuousness is that of a relation to things, things that should be treated, organized and handled functionally as objects of his will. The modern subject only wants to manage his feelings and regulate functional demands correspondingly. Despite an incredible mass of self-help literature, this regularly fails but is not abandoned.

This modern form of world- and self-relations is most obvious where one sells one’s labor power. One loses control over oneself and submits very immediately to the dictates of exploitation logic. Whoever works independently does not escape this logic but also stands under the pressure to abstract himself from his material needs and from the concrete material qualities of the products that are indifferently exchangeable means in earning his livelihood. Modern subjectivity is structured according to this pressure. More occurs than an act of passive submission under a mere external pressure. In this way the obligation to complete functioning objectification and self-objectification can be enforced for the duration of the work process without a slave driver swinging the whip. An internal pressure corresponds to the external pressure. The objectivizing model of action and conduct is not limited only to the spheres of work and economy but influences the whole social relational structure… Because the objectivizing mode is unbearable in the long run, because having to act that way requires constant exertion and effort and threatens to permanently fail, the modern work- and commodity subject hates all those who run aground or refuse these pressures.

MAN MAKES WOMAN

The Protestant work ethic first raised this anthropological type to an objectified ideal of success. When the capitalist mode of production first began to prevail on a few islands in the ocean of feudal society, it anticipated in the history of ideas the social context mediated through work and commodities and contributed to its general enforcement. In real history, it took centuries until the human type was formed corresponding to these demands and became the normal case. The whole history of implementing capitalism is one of forcible preparation of persons into work- and goods- subjects and at the same time one of stubborn resistance against this formation which ultimately could not prevent it.

The type of modern male identity can be explained historically from the long prehistory of patriarchal rule on which capitalist society is based and transformed in its way. The identification of the man with abstract reason and the woman with the sensuousness that is simultaneously devalued, desired and combated. , follows a long tradition that extends to Greek antiquity, was adopted by Christianity and further developed and reinterpreted according to its needs. However this construction gained a new central position in capitalist society when the abstract and objectified relation to the world became the general mode of socialization. This construction is connected in a very essential way with the base social structure. The training of men into actors of objectification can be tied to different elements of the past model of patriarchal masculinity. Besides identification with reason, identification with the warrior, the violent subjugator occurs in male training. However given the objectification of all social relations, these forms are compounded into a largely coherent and self-contained identity of the”man.”

This could not succeed without the creation of a feminine counter-identity uniting all those features that the modern subject cannot endure because they do not fit in the coordinate system of male identity construction and therefore must be split off. The creation of a feminine “other, ” the sensuous, emotional and impulsive woman who cannot think logically or hammer a nail in the wall and therefore has to care for the children, the household and the well-being of “her” man. With the invention of this “other, ” the male subject did not only stabilize his identity. A gender division of labor was installed that is very functional for the capitalist enterprise.

This femininity model is now put in question by the wide-ranging inclusion of women in the capitalist labor process on one hand and by the women’s movement on the other hand. Still this model continues in its core up to today. When women succeed in gaining positions of social power, this always happens at the cost of an adjustment to the demands of the male norms of work, competition and abstract efficiency. At the same time their main responsibility for the household and children remains. Objectification of the feminine body for sexualized men’s phantasies is all-pervasive as a glance at the window display of any magazine kiosk or billboard advertisement proves.

This tenaciousness of polar capitalist gender identities may be surprising at first. However the male subject form will survive as long as the social cohesion is produced through the objectified relations of commodity, money and labor. The current crisis process that hurls thousands of persons from the labor process or forces them into increasingly precarious working conditions in no way suspends the gender identities. This crisis process shakes one of the basic pillars of masculine identity and leads to intensified competition on all planes of everyday life. Nevertheless under these conditions the classical qualities of modern masculinity like hardness, ruggedness and ruthlessness are more desired than ever. Therefore not surprisingly the masculinity cult has a boom season again today – including sexist and racist violence. Under the conditions of the sweeping crisis process, a fundamental critique of the modern male-structured subject is necessary to open a new perspective of social emancipation.

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Kobayashi



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PostPosted: 30 Sep 2010 18:51    Post subject: Reply with quote

Pour les niçois ! il y aura cette année un cours au deuxième semestre dans le département de philosophie de l'université de Nice, sur la critique radicale du travail (on se demande tout de même ce que Vaneigem ou Lafargue ont à voir avec une critiquée du travail bien posée)

http://portail.unice.fr/jahia/page3286.html

Quote:
Philosophie politique (2010-2011)

Pour en finir avec le travail
Jean-Luc Gautero

L'intitulé de ce cours est celui d'un recueil de chants d'inspiration situationniste ; il sera donc question des situationnistes dans ce cours, particulièrement de Vaneigem, qui parmi eux a particulièrement mis l'accent dans ses ouvrages sur la critique du travail. Cette critique du travail n'est pas cependant une invention des situationnistes : on la trouve de manière indiscutable dans Le droit à la paresse de Paul Lafargue, ainsi que dans les écrits du beau-père de Lafargue, Karl Marx. Dans le cas de ce dernier, c'est certes plus discutable ; il me sera toutefois possible de le soutenir en m'appuyant, au moins, sur Temps, travail et domination sociale, de Moishe Postone (Mille et une nuits, 2009). Mais critiquer le travail est une chose, en finir avec lui en est une autre : est-il vraiment possible dans les conditions du vingt-et-unième siècle d'abolir le travail ou doit-on se contenter de réduire radicalement le temps de travail ? Et comment faire ? C'est la question qu'on se posera avec André Gorz.


Le cours étant profondément renouvelé par rapport au cours de l'année précédente qui portait sur l'écologie profonde, il est impossible pour l'instant de donner une bibliographie précise, même si la présentation qui précède contient un certain nombre de pistes bibliographiques.


Les enregistrements de ce cours seront disponibles sur le bureau virtuel et sur iTunes Université.

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PostPosted: 30 Sep 2010 21:37    Post subject: Reply with quote

Personellement je n'arrive pas a faire fonctionner le podcast
http://www.dkpod.com/sources/affiche_podcast.php?id_sou=5082&id_rub=494&offset=0&query=

p.ê qu'il y a des horaires ?
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