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lettre ouverte aux jeunes générations.

 
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Peirre
Guest





PostPosted: 26 Dec 2008 17:22    Post subject: lettre ouverte aux jeunes générations. Reply with quote

Lettre ouverte aux jeunes générations de révolté.


Lorsque l’on s’insurge pour faire vivre ses rêves, c’est une révolte.
La révolution, c’est une autre histoire.
On peut dire que les conditions subjectives de la révolution sont atteintes lorsque ceux qui n’ont pas grand-chose à gagner rejoignent dans la lutte pour renverser le système établi ceux qui n’ont pas grand-chose à perdre.
Le problème de la révolution se joue à partir de l’organisation révolutionnaire qu’il faut construire pour renverser l’ordre établi, en l’occurrence l’état. Pour cela il faut mettre en œuvre une machine de guerre symétrique à la machine de guerre ennemie.
Cette machine de guerre comprend : ses services de renseignement, ses services logistiques, ses services de sécurité et de contre infiltration, ses corps francs ou services actions, ses services financiers, ses services d’agitation propagande etc. ..etc…
Aussi, l’on s’étonne que lorsque l’ordre nouveau remplace l’ordre ancien un certain nombre de méthode de gouvernance subsiste (okhrana , tchéka, gépéou ).
Cette situation souvent répété dans l’histoire est inéducable ; car la révolution étant un acte de guerre subversive jusqu’à la bataille finale (la prise du pouvoir), les méthodes employées de part et d’autre sont identiques. Il peut y avoir des guerres « justes » ; il n’y a pas de guerre propre.
Ainsi toutes les tares du totalitarisme ( dictature, manipulation des masses et arbitraire ) font partie de l’ADN du parti révolutionnaire dés sa conception.
L’utopie anarchiste est autre ; et ce n’est pas pour autant une idéologie de l’impuissance ou de la résignation.
Le fait de ne pas affronter les forces répressives de l’état, directement et dans un rapport des forces défavorable n’est pas lié à un refus de l’affrontement violent et du risque encouru mais de l’appréciation du moment stratégique.
L’histoire de ces quarantes dernières années a révelé que l’action des avants gardes autoproclamées qui ont défié la machine de guerre de l’état ont connu l’échec et l’isolement même si la légende de leur pseudo héroïsme subsiste.
Au pire, en dévoilant des phases tactiques non appropriées au véritable moment politique de la période, les actions de ces groupes ont permis à l’adversaire de se renforcer sur le plan de l’arsenal répressif, mais plus encore en faisant partager à la masse des exploités des idéologies sécuritaires et la perte de liberté.
Il faut distinguer l’action partisan d’autodéfense des pratiques terroristes.
L’action partisan d’autodéfense diffère du terrorisme ou des opérations militaires spéciales sur le fait que la fin (l’objectif) ne justifie pas les moyens.
Cela suppose une éthique de la vie.
Ainsi en aucun cas l’assassinat politique ne se justifie.
De même que mettre en péril la vie de non-combattant pour atteindre et neutraliser une cible.
La cible humaine symbolique a toujours été une erreur politique et tactique (Heydrich , Henriot, H.M.Slehier, Aldo Moro, Besse, Audran, Erignac ).
L’autodéfense (y comprise armée) à toujours du moins localement trouvé sympathie sinon appuie dans les populations concernées (Aléria, Montredon).
Se défendre face à une agression même venant des forces institutionnelles de la république peut paraître légitime à une partie de la population.
Les actions contre des biens privés peuvent aussi susciter des complicités (cas des domaines privés et des résidences secondaires en Corse et au Pays Basque).


Par contre les destructions de biens dit « public » en situation de paix ne sont pas bien perçus.
On ne désaliène pas les gens en les empêchant de regarder la télévision ou en les empêchant d’aller au travail.
L’action militaire contre des biens ou des installations stratégiques (ou ayant une importance tactique sur le moment) ne trouve légitimité qu’en ultime recours sous l’influence de luttes concrête sur le terrain pour prouver que la loi du plus fort (Le riche, le puissant, l’état et ses esclaves administratifs) n’est pas toujours la meilleure.
La question de la légitimité de la défense est prépondérante.
Ce type d’opération ne peut en aucun cas constituer une phase offensive.
Au cours de notre histoire récente plusieurs organisations sont passées à l’action offensive sans analyser le rapport des forces, sans préparation et sans effet de surprise pensant forcer la « démocratie bourgeoise » à révéler aux masses son véritable visage et rallier à leur cause les éléments « avancés » de la société.
Ainsi quelques théologiens gauchisants de l’action directe ont joué aux généraux Cadorna ou Nivelle de la révolution.
Mais il faut aussi se garder de mépriser la résistance passives réformiste des associations au niveau local qui peuvent se révéler des terreaux propices de complicité avec d’autres formes d’action.
Il faudrait aussi sortir du ghetto idéologique qui consiste à ce que la pseudo avant-garde militante se fourvoye depuis une vingtaine d’années dans des créneaux hyper spécialisé.
Comme si les seules victimes du système étaient les femmes contre l’ordre patriarcal , les intermittent du spectacle, les homosexuel-elle, les sans papiers, les sans papiers sans billets de logement, les SDF, les véganiens, les objecteurs de consciences privés de service militaire, les
Internés psychiatriques etc..etc…
Le cadre qui survit dans une ambiance de compétition permanente dans l’entreprise et qui sacrifie tous les actes conviviaux et humain de sa vie et de ses proches est autant une victime du système que l’intermitant- mittante du spectacle.
L’exploitant agricole qui produit depuis trente ans de la merde agro-alimentaire pour permettre au fils d’immigrés de s’acheter à bas prix un lecteur MP3 est aussi victime du système.
Le thermomètre permettant de déterminer le niveau d’exploitation et d’oppression de la personne victime du virus capitaliste n’est pas encore inventé.
Et s’il l’était, il faudrait toute fois se poser la question de l’orifice par lequel l’introduire.
Aussi ceux qui se félicitent lorsequ’un fonctionnaire de police se suicide avec son arme de service sont des imbéciles incapables d’humanité.
Il faut préférer la pratique des rapports humains de la personne à la manipulation phraséologique des concepts de la pensée progressiste de gauche. (Ou …. De droite).
Bref, le schéma :
Les amis de mes amis sont mes amis
Les ennemis de mes amis sont mes ennemis
Les amis de mes ennemis sont mes ennemis
Les ennemis de mes ennemis sont mes amis
N’a jamais été exact sur le plan de l’analyse politique.
Le gouvernement démocratiquement élus par ces concitoyens et qui a pour mission de garantir et de développer le niveau de vie des Etats Unis d’Amérique est certainement un des pires ennemis de l’humanité (Démocrate ou Républicain).




Toute fois, le combat que mène au nom d’une idéologie religieuse certain groupe contre ce gouvernement n’est pas le nôtre.
S’il faut souhaiter la défaite et le départ des troupes d’occupations étrangères du sol afghan , irakien, ou palestinien ; il n’est pas souhaitable que les libérateurs soient ceux qui sont susceptibles de mettre en place un totalitarisme religieux.
Il n’y a plus de rouge ou de blanc, ni de noir ou de brun. Il y a des personnes qui sont à la fois victimes et complices d’un système qui mène l’humanité et la planète à sa perte.
Ériger en catégories distincte et hiérarchisée les victimes du système est une erreur politique ; il faudrait au contraire les rassembler.
Si les parois de l’aquarium cèdent, tous les poissons meurent ; il n’y a plus de carnassier ou de végétarien, ni de plat ni de rond, ni de rouge, ni de vert.
Nous sommes vraisemblablement arrivé à la conclusion , le système dispose de moins en moins de ressources et de solution pour survivre durablement ce qui explique ces réflexes de peur.
Car de plus en plus les solutions qu’il met en place face aux crises ont une durée de vie de plus en plus courte. ( Développement durable, agro-carburant, réformes économiques et financières).
Nous approchons de la période où les contradictions vont s’exacerber ; le système n’est plus capable de définir un futur. ( L’après-développement).
Les alter et les antis non plus, hélas….
La contradiction essentielle étant que le système est agonisant mais que nous avons encore besoin de son sang pour nous donner l’illusion de survivre, donc personne n’ose lui arracher sa perfusion.
Pour pouvoir débrancher, il faudrait que nous soyons capable de nous passer du sang du malade.
Il nous faut cesser d’entretenir le système.
Or, notre idéologie d’homme (et de femme) moderne, le besoin de sécurité, de confort, de certitude, d’espaces individualisé, l’attrait de la consommation et de leurre technologique continue à nous rendre le système acceptable. Du moins tant que nous ne faisons pas partie des plus démunis.
Pour la plupart d’entre nous, il reste barbare que des populations (parmis les plus pauvre de la planète) se soient mise à danser de joie lors de l’écroulement des Twins –Tower (11 septembre).
Comment certain peuple pourraient éprouver de la haine pour la civilisation des droits de l’homme et les lumières du progrès technique !
Mais ne plus entretenir le système demande à rompre avec ses avantages (ses atout de séduction).
Si au nom de la nouvelle religion écolo-humanitariste, l’on est prêt à consommer bio-ethique des biens et des services ; il n’est pas question de toucher à notre niveau et style de vie autre chose que ce qui nous apparaît comme le superflu.
Quitte à dire 2 paters et un avé maria après confesse sous la forme de charité (temps ou argent donné à une association humanitaire ou écologique).
Seul échappent à cette logique de bondieuserie écolo-progressiste, les décroissants involontaires qui fréquentes les locaux du secours catholique ou les resteaux du cœur.
En fait nous ne sommes plus aptes à vivres nos libertés dans un monde de responsabilité.
Nous avons délégués nos biens les plus précieux aux dieux de la marchandisation du monde en contrepartie d’une illusion : la garantie de ne souffrir de rien au détriment des autres.
Dieux, éloignez de nous, le froid, la faim, la maladie, la mort, et l’ennuie……


Mais nous avons aussi éloigné, les solidarités, la convivialité, la joie de partager, la capacité de décider ensemble, la joie de ne rien posséder, la joie de transmettre un patrimoine autre que vénal à ses proches ou à ses prochains.
Certain d’entre-nous continuent à conspuer l’église et son clergé, mais oublient de critiquer ce clergé républicain dont nous assurons le renouvellement médiatique et électoral ; au nom des valeurs issues du siècle des lumières et de la révolution de 1789.
Notre modernité capitaliste fait qu’aujourd’hui ; il est contradictoire de réussir dans la vie professionnelle (celle qui garantie le pouvoir d’achat, seul et désespérant espace de liberté) et d’offrir de son temps pour élever et éduquer ses enfants.
Aussi faut t’il des structures ou des esclaves (souvent du tiers-monde) pour s’en débarrasser (nounou, pouponnière, garderie, crèche, maternelle, éducation nationale).
S’occuper des vieux constitue aussi un frein à la réussite sociale individuelle (seule clef de nos libertés individuelle).
Exister dans notre monde moderne c’est surtout s’occuper de soi-même, vivre sans entrave et jouir tout seul sans temps mort.
Le travail libère car il permet d’acheter des services qui autorisent l’individu à consacrer le moins de temps aux autres. La marchandisation des activités liées aux valeurs humanistes devient aussi une ressource de richesse pour le système.
Sacrifier une partie de son temps et de son énergie de manière non marchandisable vis-à-vis de ses proches ou de son prochain est devenu une tare anti-moderniste.
La société dépense des sommes considérables pour éloigner la mort ou réduire les handicaps non par esprit d’humanité mais pour développer des secteurs économiquement porteurs.
Le malheur contribue à la croissance.(Donc au bonheur de l’humanité. Étonnant non !).
Ainsi les progrès techniques de notre civilisation sont censés prolonger la durée de vie
(Avec quelques contradictions toxicologiques toutefois) mais il n’est pas question d’encombrer ou de freiner la consommation des actifs productifs après la sortie légale de la période d’aliénation au travail (un patron ou des clients c’est la même chose).
Si l’espérance de vie est de 85 ans ; il faudrait au moins être productif jusqu’à 70 ans. Merde,
15 années de vie, ça suffit non !
En fait le principe de la machine animale inventée par messieurs Descartes et Pascal et reprise par l’élevage industriel doit s’appliquer à l’espèce humaine.
C’est d’ailleurs le rêve de certains scientifiques qui poursuivent leurs travaux sur le génome humain. (Sauvons la recherche).
Le progrès technique c’est-à-dire les sciences appliquées aux technologie industrielle n’ont pas assuré le progrès social.
Faire comme si tout allait continuer comme avant (hors crise du système financier, crise du système économique, conséquence de crises écologiques et climatiques majeures) nous conduira à devenir les « Sonderkomandos » du système.
Reprendre les schémas révolutionnaires classiques nous conduira à terme à devenir bourreau ou victimes sans certitude pour l’avenir de l’humanité ou celui de la planète.
Et s’il n’existe pas de solution réformiste (quelques individus influent par leur « sagesse » sur les « décideurs » pour favoriser l’insurrection des consciences).
Il n’y a plus qu’à désespérer.
Pas forcément les utopies n’ont pas dit leur dernier mot.
Et si « l’arme révolutionnaire » consistait à s’associer pour construire dans l’espace de la marchandisation du monde d’autres embryons de société sur des « micros parcelles libérées ».
Prouver par l’exemplarité d’une démarche constructive que l’on peut de moins en moins entretenir le système, vivre des rapports humains et sociaux différent ainsi qu’une autre approche du bonheur.

Finalement si l’autoproduction , l’association entre égaux, le partage, les liens intergénérationnels, le fait de décider ensemble ce que nous voulons vivre et construire était plus efficace que la propagande par les textes , plus efficace que l’action directe ou que la mise en place d’une machine de guerre insurrectionnelle.
Si le fait de s’associer pour laisser éclatent nos révoltes en construisant nos rêves dans des espaces délaissés par le productivisme et la modernité était plus pertinent que l’affrontement direct et souvent symbolique avec l’état.
Bien sûr, il , n’est pas question de conquérir et de libérer ces territoires par des opérations militaires de guérilla.
Bien que 500 paysans sans terre qui occuperaient manu militari , les propriétés agricoles de la famille de Monaco provoqueraient un désordre certain dans notre société policée, démocratique et médiatique.

Ce ne sont pas les villes qui encerclent les campagnes, mais les campagnes qui encerclent les villes.
Et les villes dépendent toujours des campagnes pour deux ressources essentielles, la nourriture et l’eau.
Si l’industrie automobile s’arrête de produire durant 6 mois des véhicules cela influencera moins la société que si 10% des agriculteurs et des éleveurs décidaient de ne produire que ce qui leur paraît indispensable à l’entretien de leur famille et de leur proche durant une saison.
De même que si 10% de la population réduisait de 40% le budget qu’ils réinjectent dans l’économie marchande ( bien et services) cela conduirait à une crise économique et politique bien plus considérable que la « crise financière » en cours.
Demain ceux qui s’associeront pour vivre une frugalité heureuse en autoproduisant la majeure partie de leur vraie besoin vitaux seront beaucoup plus dangereux pour le système que les groupes les plus radicaux et les mieux organisés.
Le fait de vivre une joie différente est bien plus préoccupante pour le système que les frustrations engendrées par les inégalités en matières d’accès à la consommation.
De plus l’arsenal répressif est beaucoup plus adapté à un territoire urbanisé utilisant des moyens de communication et des moyens de télécommunication moderne qu’à des territoire ruraux délaissés utilisant des moyens de communication et de télécommunications archaïque.
La théorie des vecteurs trop éloignés est aussi valable pour les aspects de stratégie militaire que pour les aspects répressifs.
Un adversaire qui n’utilise pas de moyen de communications et de telecommunication moderne et qui travaille sur une echelle de temps différente (lutte de longue durée) est insaisisable pour une armée moderne tenue à des moyens conventionnels et ne pouvant se permettre l’extermination systématique de large bassin de population locale ( Somalie, Irak,Afganistant, Palestine).
Le systéme à besoin de mesurer son efficacité par des bilans et compte rendus (journaliers, hebdomadaire, mensuel, annuel.)
Il faut justifier de résultat et vite, c’est un principe d’efficacité et de rentabilité. (Ainsi que de promotion sociale).
Face à un autre systéme qui serait capable d’évaluer son efficacité sur plusieurs générations ; le systéme est désemparé.
Pour inverser le rapport de force ; il suffit de refuser d’affronter l’adversaire sur le terrain et à l’echelle de temps qu’il nous propose.
De même que le systéme s’identifie par des structures hiérarchisées et centralisées. Un ordonnancement rigoureusement rationnel. Lui opposer des systèmes non hiérarchisé, non centralisé, est un atout majeur.

En fait si un état moderne répressif avait aujourd’hui à affronter « l’hérésie vaudoise » ; il serait inefficace.
L’idéal serait évidemment que ces « micro terroir libéré » se développent suffisamment avant que le systéme ne les détectes et n’en évalue les capacités défensives ou offensives. Que la contagion soit suffisamment développée avant que le systéme ait mis en place ses anticorps.
Il faut aussi que les groupes en question aient liés sur leur territoire des liens de connivence , de complicité, et d’estime avec les populations voisines résidentes.
Ce qui veut dire que la question de l’enracinement local et durable est fondamental.
Cela demande un travail constant, une attitude non arrogante, bref des activités pas forcément valorisantes à l’image des valeurs modernes de notre société. ( Le rebelle consomacteur, le nomade teufeur communicant).
Le fait de vivre différemment par rapport au systéme ne veut pas dire se distinguer de manière provocatrice des populations locales.
On doit agir avec sympathie et humilité et non en avant garde prétentieuse des us et coutumes des autres.
« Nous on fume des joints et du fleur de pays, tous les autres sont des beaufs, des cons et des fachos. »
Aider des voisins, établir du lien social peut paraître moins valorisant que d’aller balancer un pavé dans la vitre d’une banque lors d’une manifestation internationale ;, mais à terme c’est certainement plus efficace.
Quel type de relation peut-il s’établir entre ces groupe vivant sur ces micro terroir libérés.
Des liens entre personne (complicités, amitiés, partage de pratique et d’objectifs commun) seront bien plus constructifs que des liens contractuels institutionnalisés à partir de plates-formes politiques communes. (Toujours pareils : l’union doit elle se faire à partir du plus petit ou du plus grand dénominateur commun ?)
Ce sont des personnes qui sont garantes de ces liens qui peuvent se concrétiser par des aides, des services, du partage.
Il n’y a pas ainsi constitution d’une organisation en terme concret mais d’une nébuleuse de réseau. Les personnes en contact engagent leur responsabilité vis-à-vis de leur groupe et de leur contact.
On évite ainsi la hiérarchisation par délégation de la structure intergroupe (Direction locale, régionale, bureau national, secrétariat général, comité central )
Chaque groupe à son réseau inconnu des autres groupe et chaque individu constitue son réseau dans le réseau, l’ensemble ou une partie des réseaux peuvent se retrouver sur des objectifs commun ou distincts. (Relations dynamiques et dialectiques).
La notion de temps est importante en matière de sécurité , n’intégrer dans un réseau actif une personne au bout de trois à cinq ans d’observation permet d’éviter l’infiltration en construisant des maturités politiques. Tant pis pour l’impatient ou l’excité bavard, celui qui a besoin de se valoriser aux yeux des autres, ira jouer ailleurs.
Il n’existe pas de cohérence rationnelle au sens pauvre du terme. Un et Un ne font pas forcément Deux puisqu’Un peu se séparer en deux. Une accumulation quantitative ne conduit pas forcément à un changement qualitatif.
Préparez votre évasion du camps des prisonniers du capitalisme, vous pouvez aussi préparer une évasion collective. Organisez-vous, prenez des risques ; ceux parfois du froid, de la faim, de la peur. Vous n’aurez plus de distribution de soupe assurée à la gamelle, de loisirs organisés et obligatoires, vous vous couperez souvent et aurez des cals aux mains.




Rejoignez d’autres groupes de réfractaires, associez vous entre égaux à d’autres personnes pour monter vos propres groupes de réfractaires dans le maquis rural.
Comptez sur vos propres forces, sur vos propres capacités à vivre de la terre.
Réapprenez les façons de faire et les métiers d’avant l’industrialisation du monde.
Produisez, récupérez, réparez, faites durer, modifier, créer de nouveaux outils.
Tendez vers l’autonomie et le partage. Inventez vos expériences.
Ma liberté commence là ou commence la liberté des autres.
Rompez avec le systéme. Cessez de vous contenter au chaud et la panse remplie d’illusion de liberté.
C’est lorsque l’on ne prend plus le risque d’être heureux que l’on devient vieux.

PS : Ce texte s’est souvent censuré de lui-même ; il utilise aussi un certain nombre d’artéfact humoristique, au lecteur de faire preuve de discernement. Il restera anonyme, Il n’y a pas de coordonnées de contact. Faite le vivre en le diffusant, en le commentant, en le détruisant.
Ceci n’est ni un manifeste, ni la base d’une plate-forme politique.
C’est seulement l’éclat d’une luciole dans la nuit.

Biblio: Anna Harend: Mon ouvrage, mon tricot
Baudrillard: Comment se servir d'une TV commande.
Hegel & Co: Entretenir son tracteur.
Gramski: Mon potager phénoménologique.
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bug-in



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PostPosted: 26 Dec 2008 22:05    Post subject: Reply with quote

Quote:
Le problème de la révolution se joue à partir de l’organisation révolutionnaire qu’il faut construire pour renverser l’ordre établi, en l’occurrence l’état. Pour cela il faut mettre en œuvre une machine de guerre symétrique à la machine de guerre ennemie.


Il faudrait savoir si tu parles des fonctions ou des moyens matériels. SI l'on suis le raisonnement moyen matériel jusqu'au bout cela signifierai q'une révolution ne peut-être le fait quasiment que d'un Etat contre un autre Etat...
Une révolution n'est pas forcément constitué des mêmes moyens matériels que l'état. Si l'on peu voir une service d'agitation et propagande pour reprendre tes termes, pour l'Etat il est clairement l'utilisation d'un dispositif-appareil important comprenant télévision, propagande par affichage extérieur, système étatique et nationalisé de dressage et d'élevage (ce qu'on apelle l'éducation nationale) il a en plus en sa faveur une grande partie du sous bassement culturel. Passer la question de la possibilité effective pour un groupe révolutionnaire de réunir ces moyens matériels, vient la question de la légitimité de les utiliser. Doit on user de télévision et panneaux publicitaire ?

Cette quesiton centrale sur la question des moyens, comprise comme partie réelle de la politique doit être pris en compte, et à ce titre il faut distinguer autre chose : le pouvoir et la domination.

Quote:
Cette situation souvent répété dans l’histoire est inéducable ; car la révolution étant un acte de guerre subversive jusqu’à la bataille finale (la prise du pouvoir), les méthodes employées de part et d’autre sont identiques. Il peut y avoir des guerres « justes » ; il n’y a pas de guerre propre.


Le pouvoir chacun l'exerce sous différente modalité dansla vie de tous les jours, et avec différentes techniques. Parmi l'ensemble de ces techniques certaines entraines des dominations d'autres pas ou moindre. Le pouvoir du gouvernement et de tout son appareil ne peu pas être désigné simplement par le terme "pouvoir", mais clairement et justement par celui de "domination". Hors toute révolution n'a pas forcément pour objectif d'engendrer une domination pour remplacer la domination actuelle, elle peu avoir pour objectif la destruction de la domination. Si l'on peu distinguer donc des guerres injustes de guerre justes, cette distinction passe aussi par l'examen des moyens et méthodes employés qui n'ont aucune raison d'être identique à ce qui est combattu pour arrivé à son objectif.

Quote:
Au pire, en dévoilant des phases tactiques non appropriées au véritable moment politique de la période, les actions de ces groupes ont permis à l’adversaire de se renforcer sur le plan de l’arsenal répressif, mais plus encore en faisant partager à la masse des exploités des idéologies sécuritaires et la perte de liberté.


Je ne pense pas que le terme, sans plus de précision de "masse des exploité" soit des plus approprié, tu indiques l'anarchisme ou est alors la part de reconnaissance du a la servitude volontaire ? Comment désigner les personnes qui sont à la fois exploités (elle produise ou travaille plus que pour l'accomplissement des besoins légitimes) et exploitante (elle donne des ordres pour l'exploitation ou par leur propre travail permettent un meilleur controle de la population) ?

Ton analyse de la violence par exemple, oublie ou fait disparaitre (nous sommes dans le terrain politique) la part de reconnaissance de le population à employé la violence et la guerre illégétime à travers les impots qu'elle lui fait payer.

Lorsque tu désigne des "victimes du systèmes", tu emploies encore les catégories de l'administration et de l'Etat alors que tu sembles vouloir t'en libérer. Tu indiques notamments "les sans papiers". Non pas que des personnes qui n'ont pas de papiers d'identité n'on aucun problèmes, mais que ce terme les réduits comme tous les autres à un sujet tout pret à être dominé (comme tout sujet). Je sais que ce n'est pas l'ambition que tu entends continuer (utiliser cette catégorie) mais de part les termes que tu emploies tu ne semble pas voir qu'ici il peu y avoir un questionnement (mais ne te connaissant pas je me trompe certainement).

Quote:
La contradiction essentielle étant que le système est agonisant mais que nous avons encore besoin de son sang pour nous donner l’illusion de survivre, donc personne n’ose lui arracher sa perfusion.
Ce n'est pas une survie d'illusion, ou une vie illusoire, nous vivons biens... mais aux détriments de la majorité des vivants de cette planète. Si tout cela n'était qu'illusion alors nous serions depuis longtemps sortie de cette impasse. Ce n'est pas qu'illusion, c'est aussi réalisation matérielle avec toute la force que cela sous entend.

Nous ne pouvons pas nous débrancher du système parcequ'il n'y a pas de zone hors du branchage, pas d'en dehors du système car la modification est planétaire. Cela ne veux pas dire qu'il n'y a pas de changement locaux, ou micro-révolutionnaire possible (et qui ferait tache d'huile, càd qui ne serait pas des salles d'attentes de la résistance).

Quote:
Exister dans notre monde moderne c’est surtout s’occuper de soi-même, vivre sans entrave et jouir tout seul sans temps mort.


On n'est jamais réellement tout seul, et le soi même est une construction réalisé dans le cadre d'une société. Le problème n'est pas tant la solitude, que les moyens, les médiations entres les personnes, auparavant elles étaient directe et sensible, maintenant elles sont mécanisé et marchande, le problème est la. S'occuper de soi, s'individualiser n'est pas pour moi un défaut, ce n'est possible correctement et de manière émancipatrice qu'en prenant soin des dépendances que l'on entretient, soit elles sont humaines, soit elles sont marchande et mécanique.

La distinction que tu établie entre la ville et la campagne ne me semble pas tout a fait pertinente les techniques ou opérateurs actuelles permettent largement d'outrepasser cette distinction qui ferai en qq.sorte l'éloge d'une campagne prete pour un maquis, même si c'est plus adapté à la production de la subsistance ou vivrière, les téléphones portables, les satellites et un ensembles d'arsenaux permettent encore le contrôle. Evidement ne pas utiliser ces techniques qui représente une libération locale contre en fait un emprisonnement global dépend de nous comme tu l'indiques.

Le PS ou fin de ton texte, relève encore de ce que j'apelle malheureusement les romantiques de la révolution.

Sinon d'une manière globale il est quand même pas si mal Clin d'oeil
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Participer a libérer et cultiver les conditions locales et pérennes d’existences et d’autodéterminations des vivants, sans domination.
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Sklarhast
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PostPosted: 27 Dec 2008 13:15    Post subject: Reply with quote

Ton texte est très clair Peirre, bravo!
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