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La sortie de l'économie, la sexualité, le genre
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De passage
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PostPosted: 13 Jan 2009 22:44    Post subject: La sortie de l'économie, la sexualité, le genre Reply with quote

La sortie de l'économie est un appel à la restauration d'une humanité concrète, à la réappropriation de nos vies, de notre corporéité mais qu'en est il de ses liens avec la sexualité?
La sexualité en tant que dimension concrète de l'existence, en tant peut être que manifestation de la vie ne saurait être négligée de la perspective politique et ontologique que représente la volonté de sortir de l'économie. Qu'en est il réellement? Y a t il des textes sur ce sujet? Qu'en et il du genre et de la différence des sexes? La sortie de l'économie est elle synonyme de sortie du dualisme sexué?
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bug-in



Joined: 13 Mar 2003
Posts: 4057
Location: prox. Montpellier

PostPosted: 14 Jan 2009 9:00    Post subject: Reply with quote

Je sais pas s'il y a des textes sur le sujet, mais dans ce domaine on est confronté à tout un tas de positions bien étrange.
Passé le cap qui pour moi ne pose pas de problème, comme l'homosexualité (féminine ou masculine) ou les désirs indéfférents à la sexualité du partenaire.
On trouve des liens problématiques (de mon point de vue) avec la technique et la modification des humains. Hors! si l'on s'en tient grossomodo a "la sortie de l'économie", rien n'implique une telle critique... sauf peut-être la réappropriation mais dans une visée bien particulière.
Je m'explique : on trouve des personnes qui veulent sous couvert d'égalité des sexes, se réjouissent de la possibilité d'hybridation humain machine (haraway) ou des joies de la chimie industrielle (testostérone->Béatriz Preciado) grâce à laquelle il pourront mettre au point une destruction de leur sexe qui selon eux, permettrai enfin une égalité réelle des sexes...

On croit cauchemarder!

Mais qu'illes se rassurent le monde actuel, avec ses techniques néfastes pour la santé arrivent à participer à l'indiscernement du sexe de bébé dès la naissance. En effet les pollutions industrielles, très visible dans des population qui dépendent du poisson notament (comme les inuits), diminue la fertilité, le nombre de garçon, et multiplie l'apparition de bébé intersexe (qui n'on ni le sexe masculin, ni féminin entièrement aboutit) [voir notamment le film homotoxicus].

ici, un article dans lequel je m'attarde sur le récent cas de Béatriz Preciado : http://triplebuze.blogspot.com/2008/11/homotoxicus-et-une-rflexion-sur-la.html
Quote:
L'aboutissement de la perte de soi engendrée par la société de contrôle : le désir d'être une fuite.

Certainement malgré elle, Béatriz Preciado [1] ou plutôt son ambition, son projet de concrétisation, d'incorporation ou d'incarnation de la déconstruction est considéré ici comme l'aboutissement non pas de la liberté, mais du comportement réactionnaire-nihiliste engrangé par une société pour laquelle nous partageons certainement la même critique qu'elle.

La perspective de la déconstruction dans sa face politique, vise à se libérer de tout pouvoir de contrôle en refusant tout enfermement dans une identité ou case pratique pour la domination. Beatriz Preciado, à dépasser le cadre entièrement textuel d'origine de la déconstruction pour en être l'incarnation. Pour elle, il n'est pas question de pouvoir être désignée comme femme, homme, ou trans. Pour parvenir à ces fins, elle n'hésite pas à prendre des drogues, notamment à se mettre sous testoterone pendant 236 jours.

Son ambition de base, son projet est de refuser d'adopter les comportement qui vont avec les genres réifiés. Bien. Le problème c'est qu'a notre avis c'est que sa position n'est pas la réalisation d'une libération qui lui permet d'échapper a tous les codes, mais n'est que la réalisation, l'intégration qu'il y a des codes. Agissant contre eux jusqu'à se modifier chimiquement grâce aux industries pharmaceutiques elle ne fait que désigner la victoire de la domination : personne ne viendra la renverser, tout le monde se contentera de s'y adapter.

A notre le déconstructionnisme total est une attitude de nihiliste conscient et politisé qui ne font que réaliser idéalement le paradigme des réactionnaires. Si pour certains (mais qui ? Le petit journaliste qui l'interroge et prend acte de son combat?) la vie de Béatriz Preciado lui permet d'échapper à toute classification évidente, nous nous contenterons de dire que la domination et le pouvoir en général non pas besoin que leur classification soit juste, il leur suffit qu'elle soit efficace pour accomplir leur société de contrôle.

En définitive le comportement d'un tel déconstructionnisme ne fait qu'habilité et confirmer des codes qu'elle prétende critiquer largement en leur reconnaissant une importance t'elle qu'il tente ABSOLUMENT d'y échapper, comme si il n'existait qu'eux. Dans la pensée du déconstructionniste totale et dans son corps, l'hétérocapitalisme à déjà gagné. La réalité est pourtant tout autre, le capitalisme hétérosexuel patriarcal et industriel est rempli de failles, limité dans ses capacité énergétique et il n'échappera pas nous l'espérons à la prochaine évolution critique des déconstructionnistes.


Le problème tout de même qui semble subsister à ces critiques de l'hégémonie hétérosexuelle, c'est de vouloir en terminer avec elle en proposant la destruction des corps hasardeux (qu'ils nomment malencontreusement biocorps) autant que de l'idéologie et de ses activistes. La critique ne fait pas dans les détails. L'échappatoire par le Cyborg humain-machine d'haraway ou la modification chimique de Beatriz Preciado est précisément une fuite, voire une perte de soi. Gageons que si ils réussissent leur affirmation dans leur comportement réactionnaire ils seront suffisamment fort pour s'en sortir bien. Mais c'est la voie longue, dure et parfaitement évitable qu'elles choisissent là ou il aurait été possible d'accepter son corps hasardeux et d'affirmer tout de même son refus de toute société de contrôle.


Florian OLIVIER à partir d'un article-entrevue « Jolie garçon » entre Beatriz Preciado et Jacques Braunstein pour Technikart [2] n°126 (Octobre 2008) p 44 à 47.

[1] Né en 1970 à Burgos (Espagne). Se découvre homosexuelle. Fut une élève de Derrida à Princeton. En 2000 publie le « manifeste contrasexuel », qui propose de faire de l'anus le lieu d'une jouissance transexe. En 2004 publie sa thèse de doctorat « Pornography And Architecture in Playboy House ». Auteur de « Testo Junkie - Sexe, drogue et biopolitique » (2008), journal ou elle raconte ses 236 jours pendant lesquels elle s'est inoculée de la testostérone.

[2] Comme quoi on peu produire de la pensée à partir de n'importe quoi, y compris d'un magazine qui fait un petit article favorable a la pensée d'orwell (qui ne fait que réactualiser le sens commum de Hume entre nous soit-dit) et dans le même numéro qq.pages plus loin en plus des publicité pour des voitures largement présente, un autre vrai article publicitaire de 6 pages pour un téléphone mobile... Le Cynisme de la domination (et non le Cynisme de Diogène) jusqu'au bout, il n'hésite pas à titrer à cette occasion « Sauvez le monde, continuez d'acheter ». Technickart est typique de la schizophrénie artificielle promue par le capitalisme conscientisé, tel que l'avait prophétisée malgré lui Deleuze.

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Deun



Joined: 14 Mar 2005
Posts: 1536
Location: Colombes(92)

PostPosted: 14 Jan 2009 11:34    Post subject: Reply with quote

Oui la sortie de l'économie touche les questions du genre.

Cependant il y a beaucoup de courants (féministes) différents aujourd'hui, et tous ne sont pas c'est le moins qu'on puisse dire pertinents dans la perspective d'une sortie de l'économie.
Entre les délires technophiles que relèvent bug-in et l'économisme du canal historique (revue Nouvelles soit-disant Questions féministes), on trouve maintenant tout le courant de l'éthique du care (sollicitude) qui mérite d'être exploré avec attention... Cependant on est là plus du côté d'un renouveau de la philosophie morale que de la sexualité.

L'éthique du care m'intéresse pour la sortie de l'économie car on peut y trouver une façon de restaurer la dignité des activités domestiques et de soin des liens en personne, articulée avec le projet politique de les dé-genrer, donc d'y inclure les hommes. Ce qui fait écho avec Bolo'bolo et la perspective de subsistance (moins théorique pour le coup que l'éthique du care mais il y a un pont à faire avec).

C'est carrément subversif par rapport au féminisme dominant en France (féminisme d'Etat) où au contraire on lutte contre la domination masculine avec des instruments économiques, ce qui n'a fait qu'étendre la sphère économique et administrative sans jamais résoudre la domination... pour l'instant je crois pas qu'on prenne tellement acte de ça. Mais bon, on attend aussi que les théoriciennes qui niquent le genre et la rep attérissent sur terre. Sans parler de la fondation Copernic qui propose que le mari paie à la conjointe le temps de travail domestique (voir ce délire et sa critique par les auteurs du livre Le cauchemar de Don Quichotte).
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De passage
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PostPosted: 14 Jan 2009 13:44    Post subject: Reply with quote

J'ai trouvé ce texte là, écrit par Geneviève Azam, qui n'est pas inintéressant mais qui a les défauts d'être écrit par une militante d'ATTAC:

"La séparation féminin / masculin dans l’imaginaire occidental d’une expansion illimitée"

http://www.resistingwomen.net/spip.php?article209

Il y a aussi la perspective d'Illich dans le genre vernaculaire:

Quote:
« les sociétés précapitalistes sont fondées sur le genre. Il est la condition de la subsistance, elle-même condition de la survie. Les sociétés dans lesquelles s’est effondré le règne du genre sont des sociétés capitalistes. […] Le passage au capitalisme coïncide avec la déclin allant du genre disloqué au régime du sexe » . Ivan Illich établit ainsi une distinction entre le genre vernaculaire et le rôle des sexes relevant de deux modes distincts d’existence liés à la structure des rapports de production. « La distinction entre genre vernaculaire et rôle des sexes est comparable à la distinction entre parler vernaculaire et langue maternelle inculquée, entre subsistance et existence économique ou monétaire. Si j’oppose ces termes, c’est parce qu’ils partent de présupposés distincts. Le parler vernaculaire, le genre et la subsistance sont caractéristiques d’une finitude morphologique de la vie communautaire basée sur le postulat, implicite mais souvent exprimé rituellement et représenté mythologiquement, que, tel le corps, la communauté ne peut dépasser sa taille. La langue maternelle inculquée, le sexe et l’assujettissement aux biens de consommation procèdent du postulat d’un univers ouvert dans lequel toute corrélation entre besoins et moyens suppose la rareté. Le genre implique une complémentarité au sein du monde, complémentarité qui est fondamentale et le ferme sur “nous”, si ambiguë et fragile que puisse être cette fermeture. Le sexe, au contraire, implique une ouverture illimitée, un univers dans lequel il y a toujours davantage »


Mais que penser des analyses de Delphy qui affirme qu'il n'y a pas un mode de production dominante que serait le mode de production capitaliste mais aussi un mode de production domestique qui est à l'origine du patriarcat...
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PostPosted: 14 Jan 2009 14:04    Post subject: Reply with quote

Je suis en train de me coltiner Delphy (L'ennemi principal) vu qu'apparemment ce qu'elle raconte n'a pas l'air de rencontrer énormément d'opposition, alors que c'est de l'économisme pur jus.
Voilà ce que dis l'ennemi principal - et je ne carricature pas :
- la femme a pour employeur son mari qui exploite son activité domestique, en ne la payant pas.
- la femme peut travailler plus, elle ne sera pas rétribuée plus.
- la femme d'un bourgeois travaille autant que la femme d'un prolétaire, mais elle est rétribuée plus (pour autant elle n'est pas bourgeoise, elle reste femme de).
- la femme contrairement au prolétaire ne peut pas changer facilement d'employeur (de mari).
Conclusion, tout rentre bien dans les cases : elle croit tenir là un mode de production (patriarcal).

En même temps le contexte des années 70 se prêtaient bien à ça, pour pas mal de raisons (les épouses n'avaient pas droit d'avoir un compte en banque, et bien d'autres choses du même genre). Mais aujourd'hui c'est totalement inconséquent; et comment en rester là sachant l'échec de la libération des femmes par le travail ?
Le problème est plus global et concerne tout ce qui l'insertion par l'économie, l'idée que tous les exclus doivent récupérer leur autonomie par le fait d'avoir un boulot.
Hormis de dire qu'il n'y a pas de boulot pour tout le monde et qu'il faudrait une allocation universelle, il n'y a aucun projet actuellement, si ce n'est d'inclure les personnes dans quelque chose que l'on sait détestable, mais qui est vu comme mieux que rien.
Deun
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De passage
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PostPosted: 14 Jan 2009 21:50    Post subject: Reply with quote

Delphy dit aussi d'autres âneries non plus seulement sur le domaine économique mais sur la différence des sexes du genre que cela a été monté de toute pièce pour constituer des groupes sociaux et une hiérarchie sociale. Dans le même ordre d'idée, elle affirme qu'on ne peut avoir recours à l'idée de "nature" pour expliquer le social et que dès qu'on a recours à cette idée on se place dans l'idéologie et dans le différentialisme.

Il y a aussi le problème de l'épistémologie féministe et de la théorie des connaissances situées qui a le mérite de rappeler l'implication politique de toute recherche et la présence de la subjectivité mais qui tend fortement vers le relativisme et aussi vers la position plus moins implicite que les hommes sont incapables de théoriser la domination masculine et l'oppression des femmes...
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bug-in



Joined: 13 Mar 2003
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PostPosted: 14 Jan 2009 23:56    Post subject: Reply with quote

Personnellement j'ai une approche savoir situé (je pense) et le relativisme me pose pas de problème tant qu'il n'empêche pas de dire quoi que ce soit de stable et qu'il n'est pas un nihilisme.

Par ailleurs qu'entend tu par ce pb avec la nature ? car pour moi aussi le référentiel "nature" est un problème, et je pense qu'effectivement il est une pure invention démontable... au début ça fait un peu peur a certains, mais il suffit d'avoir d'autre bon point d'appuis.

N'abordons pas ces sujets comme ça dans ce topic, mais peut-être dans un autres, sinon on risque de sortir de la question posé ici, je crains.
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RastaPopoulos



Joined: 25 Feb 2008
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PostPosted: 15 Jan 2009 10:33    Post subject: Reply with quote

Pour revenir à Illich, d'après les recensions que j'ai lu, on comprend qu'il est tout à fait d'accord que les rôles liés aux genres sont des constructions sociales, qui peuvent donc être déconstruites mais que d'après lui il ne faut justement pas le faire. Qu'il n'y a que dans les sociétés industrielles qu'on essaye de supprimer les différences de genres, pour ne laisser que le sexe. Il ne dit évidemment pas que toutes les constructions de genre sont épanouissantes, et on peut éventuellement en créer de nouvelles sur d'autres bases, mais on ne doit pas les supprimer, d'après lui.

Après je ne connais pas le raisonnement, les arguments, les exemples, puisque je n'ai lu que des recensions.

Est-ce que quelqu'un l'a lu sérieusement ?
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PostPosted: 15 Jan 2009 13:54    Post subject: Reply with quote

Sur le livre d'Illich Le genre vernaculaire, il y a cette ancienne discussion.
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louise élie
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PostPosted: 15 Jan 2009 14:59    Post subject: Reply with quote

sortir de l'économie institutionnelle pour pratiquer l'économie réelle !

.... racine du mot économie = ekos + nomia = administration de la maison...

Pour faire court...

La maison, soit le Foyer , est votre seul lieu
La pensée profonde d'une femme proche de sa nature est apte à répondre aux besoins de ce Foyer...
Le Foyer c'est ; l'alimentation, l'entretien de tous les biens, la réalisation des rêves, l'ambiance, les relations entre les êtres vivants qui le composent, la gestion et l'adaptation des activités en harmonie avec les évènements naturels extérieurs ( for exam'peulle ! ''y fait frett' on envoie PAS les enfants à l'école''... genre !) l'apprentissage de l'autonomie, du bon usage des outils manuels, l'ordre et la méthode, la discipline mentale, l'équilibre entre le corps et l'esprit, l'équilibre entre le travail et le repos, le maintien de la santé... et caetera...

à trop vouloir changer la société et à débattre autour des grands thèmes dictés par elle, on oublie franchement de vivre par et pour soi-même et ses proches

bonne et belle journée
loulie
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De passage
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PostPosted: 15 Jan 2009 15:09    Post subject: Reply with quote

Ce que je critique du savoir situé c'est que chez certaines féministes cela aboutit à affirmer que les hommes sont incapables de produire du savoir sur l'oppression et l'aliénation des femmes puisqu'ils sont dans une position dominante au regard des rapports de sexe et que leur socialisation masculine leur empêche de pouvoir accéder à une connaissance pertinente de la domination.
Or c'est il me semble faire peu de cas de l'individualité, de la subjectivité concrète justement, du fait que l'individu n'est pas uniquement le produit de son époque ou de la socialisation différenciée en matière de sexe. si on retient justement le caractère subjectif de toute recherche, il faut alors reconnaître à mon avis la capacité qu'ont potentiellement tous les individus de mettre à l'oeuvre cette subjectivité radicale dans un processus de recherche et cette subjectivité ne se réduit pas à la socialisation à mon avis mais touche à la vie, à l'auto-donation de la vie si on veut être Henryen et cette auto-donation est la même pour tous. Finalement, c'est le problème du rapports à l'universalité qui est en jeu, est ce qu'il y a une même universalité qui relie tous les vivants et qui peut relier aussi tous les individus à travers une démarche scientifique, je pense que oui et cette universalité dépasse les contingences liées au sexe, à la nation, ...

Pour ce qui est de la nature, dans le cas qui nous intéresse ici de la différence des sexes, j'ai tendance à penser que la différence des sexes est une réalité, qu'il y a quelque chose qui existe, qui se trouve là et que comme le dit Castoriadis il y a étayage de la société sur cette nature. Il me semble qu'il y a un substrat naturel qu'on ne peut pas évacuer car nous ne l'avons pas créer. On peut l'altérer dans le sens de la lutte contre des définitions arbitraires de rôles sexués à jouer en fonction de qualités supposées naturelles mais on ne peut pas la liquider à moins de tomber dans le délire technophile d'Haraway ou de Préciado...
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Guest






PostPosted: 15 Jan 2009 15:59    Post subject: Reply with quote

louise élie wrote:
sortir de l'économie institutionnelle pour pratiquer l'économie réelle !

.... racine du mot économie = ekos + nomia = administration de la maison...

Pour faire court...


Pour faire long :
Sur l'invention grecque du mot oikonomia/économie
http://forum.decroissance.info/viewtopic.php?t=6726

Quote:
(...)L’Economique où apparaît donc pour la première fois le terme " oikonomia ", Xénophon nous parle de son expérience sur son domaine de Scillonte qu’il veut faire partager à tous les grands propriétaires, et où il a réalisé son idéal de grand propriétaire exploitant : son but, lui l’aristocrate ruiné, est de recouvrer sa fortune monétaire et il va utiliser son nouveau domaine pour réussir cette unique fin. Ce traité se présente alors comme un traité d’agriculture, d’où il ressort que l’agriculture devient rentable (retrouver sa fortune et son statut d’antan) si le propriétaire s’implique dans la gestion et sait gouverner sa femme, son régisseur et ses esclaves. Tout un programme. L’auteur rapporte une discussion fictive avec le propriétaire d’un domaine rural, Ischomaque, lequel raconte comment il règle sa production et apporte le plus possible de surplus au marché. (...)

(.....)

Le concept d’ « oikonomia » qui réapparaît à l’époque moderne découle directement de sa signification dans l’antiquité grecque.
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