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Décroissance : risques liés au chômage massif ?
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Aloha Zen



Joined: 16 Apr 2009
Posts: 2
Location: Belgique

PostPosted: 18 Apr 2009 18:19    Post subject: Décroissance : risques liés au chômage massif ? Reply with quote

Bonsoir,

Une idée, ou plutôt une réflexion, m'est venue à propos de la décroissance : est-elle sans risque pour le chômage ?

En effet, qui prône un ralentissement drastique de la consommation, engendre nécessairement une baisse de production. Or, qui dit baisse de production dit tout aussi bien (?) restructurations, délocalisations,.... et chômage !

La décroissance est-elle sans risque sur les millions d'ouvriers qui composent le monde économique ? Si la décroissance pouvait s'appliquer en masse, tant de gens au chômage sur un court labs de temps ne risqueraient-ils pas de créer, bien malgré eux, une très grande crise économique mondiale, comme au début des '70 ? Les États seraient-ils en mesure de payer tous ces chômeurs ?

En l'attente de vous lire...
Aloha Zen.
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Djinn



Joined: 23 Aug 2007
Posts: 214
Location: St-Denis

PostPosted: 19 Apr 2009 7:42    Post subject: Reply with quote

Aloha Zen
Quote:
Une idée, ou plutôt une réflexion, m'est venue à propos de la décroissance : est-elle sans risque pour le chômage ?


Dans le système qui est le nôtre, oui bien sûr qu'elle peut créer du chômage.

Menfin, le mot "chômage" lui-même suppose que la situation normale d'un individu est au travail, dans le cadre général de l'activité économique.

C'est souvent le problème avec les hommes politiques. Ils prennent pour acquis le fait que la lecture économique des faits de société est indépassable, et passent complètement à côté du sujet.
Ils vont donc tout subordonner à ce qu'ils appellent la "bonne santé de l'économie". Réduire notre empreinte économique, ce serait bien, mais pas au prix de la compétitivité de nos entreprises. Travailler moins (même si c'est pour travailler tous, ce dont je me passerai volontiers), oui, mais la France va reculer dans le monde. Abolir l'esclavage, ce serait merveilleux mais nos plantations de coton n'y survivraient pas.

De nos jours, ils pensent qu'ils ne peuvent plus se permettre de ne pas tenir compte des exigences environnementales, et cherchent des solutions pour concilier écologie et capitalisme. C'est le concept de "développement durable". Pour l'industrie, ça passe par le remplacement de matériaux polluants ou non renouvelables par des matériaux verts, par des techniques de production moins gourmandes en ressources naturelles.

Cela nécessite des reconversions d'activité. Certains emplois disparaissent, d'autres font leur apparition.
D'un autre côté, on assiste à une tertiarisation de l'économie (déjà très avancée), c'est-à-dire par la valorisation d'activités à faible empreinte écologique.
Ces mutations du tissu économique créent des frottements qui génèrent temporairement du chômage (on vire d'abord, on forme et on embauche ensuite).

Dans la "décroissance", il ne s'agit plus de "remplacer" des consommations, mais de moins consommer. Psychologiquement, c'est inadmissible pour un cerveau colonisé par l'imaginaire capitaliste, qui veut des chiffres en croissance.
En pratique, la "décroissance" de la consommation (des biens) n'est pas incompatible avec la "croissance" de l'économie (des chiffres). La revalorisation des activités tertiaires permet à la fois de faire apparaître une croissance alors que les consommations physiques réelles diminuent.

Probablement il y aura du chômage supplémentaire dans les secteurs producteurs de biens et matières premières, le temps que le capitalisme se réorganise idéologiquement.

Il y a autre chose dans l' "idéologie" décroissante, qui ne se résume pas à "moins consommer pour mieux consommer", même si cela ne s'exprime pas sous la forme d'une doctrine officielle. C'est l'idée que la société organisée selon les normes de l'économie doit être dépassée. Cela se ressent dans l'appropriation du mot par des individus à tendance libertaire, et le début de réflexion autour du concept de "sortie de l'économie".

Les politiques prendront acte de la décroissance (subie) et chercheront les solutions pour limiter le chômage.
A titre personnel, sauver l'économie capitaliste ne m'intéresse pas. Lutter contre le chômage n'est pas mon problème.
_________________
http://www.ecotheurgie.com
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Kristo



Joined: 17 Dec 2003
Posts: 1751

PostPosted: 20 May 2009 21:25    Post subject: Reply with quote

C'est plutot la croissance qui entraîne le chômage...

Exemple typique : Le supermarché :
La croissance, c'est vendre plus en faisant plus de marge.
Pour vendre plus on doit vendre moins cher pour prendre des clients aux petits commercants.
Pour faire plus de marge on doit avoir moins de personnel.
Pour vendre moins cher on doit serrer la vis des producteurs et importer massivement de pays à bas coûts.
Résultat : pour satisfaire la croissance : délocalisations des usines et réduction du personnel.
Conclusion : Croissance = Chômage.

Alors oui, la décroissance pourrait aussi générer du chômage, si elle est subie.
Mais si elle est organisée et assumée, alors elle génèrerait au contraire, de l'emploi.
La décroissance, c'est consommer local (donc pas de délocalisation), et favoriser l'humain (donc décourager le remplacement des hommes par les machines)
C'est aussi, à mon avis, une meilleure répartition des biens et des richesses produites, et aussi une meilleure répartition du travail !
Puisque la productivité a énormément augmenté, travailler moins et répartir le travail (plutot que travailler plus et générer plus de chômeurs), voilà la logique pour éviter que les gens soient mis au rencart.

Même Sarkozy (c'est la crise, il délire) a reconnu très récemment que dans certains cas, si cela sauvait des emplois, on pouvait faire des aménagements de temps de travail.
Si ce raisonnement marche en temps de crise, alors il marche aussi en temps de prospérité !
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philippe
Guest





PostPosted: 09 Jul 2009 21:34    Post subject: Inciter à consommer moins ? je n'ai aucun scrupule Reply with quote

Bonjour
AUteur d'un livre sur la simplicité volontaire et la décroissance, j'ai recueilli de nombreux commentaires positifs de la part des partisans de la simplicité volontaire, mais d'autres se sont insurgés qu'on puisse inciter à consommer moins alors que nous sommes en crise économique et que seule la consommation peut relancer l'économie ! En effet, on m'a dit aussi que cette démarche ne pourrait qu'aggraver le chômage.

Je leur destine cette réflexion, contenue dans le livre :



Réflexion sur la consommation et la crise économique

Nous connaissons actuellement l'une des pires crises économiques. De grandes banques font faillite, les bourses chutent vertigineusement, les entreprises licencient, le chômage explose. Pourtant, peu de voix s'élèvent pour remettre en question le libéralisme économique. Bien au contraire, les gouvernements s'évertuent à nous convaincre qu'il ne s'agit là que d'une crise passagère, que les fondements mêmes de l'économie libérale ne sont pas en cause et qu'il suffit, pour sortir de ce marasme, de reprendre confiance et, surtout, de consommer, encore consommer et toujours plus consommer ! Seule une relance de la consommation peut sauver l'économie, pérenniser nos emplois et nous faire oublier cette mauvaise passe. Alors tous à vos caddies, et qu'ils soient bien remplis, comme avant, comme du temps où la croissance faisait les beaux jours des places financières.

Faut-il donc être un mauvais citoyen pour oser écrire un ouvrage vous invitant à moins consommer... Ai-je des scrupules ? Pas une seule minute. Voilà quarante ans que nos sociétés occidentales usent de toutes les ruses pour nous pousser à consommer plus que nécessaire. Les industriels ont inventé les produits « Kleenex ». Fini le bon vieux réfrigérateur, le téléviseur ou la chaîne hi-fi qui duraient trente ans. Pas bon pour le commerce ! Alors les ingénieurs ont concocté de nouveaux produits périssables, qui ne résistent que quelques mois de plus que la garantie constructeur. Et pas question de réparer. Les boîtiers sont sertis, inviolables ; ils ont inventé des vis que vos tournevis ne peuvent dévisser. Les SAV nous expliquent, narquois, qu'il sera plus onéreux de réparer que d'acheter du neuf. Alors, on nous propose chaque année de nouveaux modèles, toujours plus sophistiqués, toujours plus fragiles, toujours plus Kleenex. Les médias et leurs donneurs d'ordre que sont les publicitaires veillent à ce que nous soyons toujours en manque de quelque chose et usent de tous les stratagèmes pour que nous nous précipitions sur la dernière nouveauté (dont nous n'avons que faire mais qu'il semble pourtant indispensable de posséder). Les banques et les sociétés de crédits prennent le relais en nous proposant sans vergogne de nous surendéter au-delà du supportable.

Tout cela dans un mépris total de l'écologie ! On pille les ressources naturelles de la planète. Des écologistes (pensez donc, de doux rêveurs illuminés) tirent le signal d'alarme depuis trente ans. Les lobbies se chargent de les faire taire ou de dénigrer leurs combats. Et voilà que le château de carte s'écroule. Aujourd'hui, de plus en plus de consommateurs avertis ont pris conscience de la supercherie et réagissent. Ils se tournent vers des solutions alternatives, réduisent leur consommation, redécouvrent le troc, s'affranchissent de la publicité pour retrouver enfin un peu de liberté. Et il faudrait leur jeter la pierre, leur faire porter la responsabilité de la crise et de la récession ? Ce sont aux gouvernements, aux financiers, aux industriels et aux grands distributeurs de revoir leur copie. Ils ont abondamment tondu la laine sur notre dos pendant des décennies, voilà qu’il n’y a plus de laine. Nous sommes les premières victimes et il faudrait que nous devenions aussi les responsables ? À eux de se remettre en question et d’imaginer un nouveau modèle économique respectueux des individus et de la planète. À nous, citoyens (et accessoirement consommateurs), de trouver nos propres solutions. Elles passent par la simplicité volontaire et la frugalité. Nous devons enfin prendre conscience que notre bonheur ne dépend pas de la quantité de ce que nous achetons, mais de la qualité de notre vie et de notre enrichissement intérieur. Retrouvons dès maintenant notre autonomie en nous affranchissant autant que possible de cette société d’hyperconsommation, et advienne que pourra…
Dans tous les cas, ce sont les décroissants qui seront les mieux préparés à affronter (matériellement et psychologiquement) une grave crise économique.



Philippe Lahille

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Kristo



Joined: 17 Dec 2003
Posts: 1751

PostPosted: 09 Jul 2009 22:38    Post subject: Reply with quote

Salut, merci pour ton extrait gratos

Petite remarque : plutot que "les décroissants" je pense qu'il vaut mieux dire "les objecteurs de croissance" ou "les partisans de la décroissance"; en effet, ils ne "décroissent" pas eux-mêmes (au contraire, même)
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Viviane B
Guest





PostPosted: 17 Oct 2009 18:50    Post subject: Le livre de Monsieur Lahille Reply with quote

Bonjour à tous
J'ai lu le livre de Philippe Lahille dont il propose un extrait plus haut. Je voulais dire que ce livre m'a beaucoup marqué et surtout aidé. Il est très simple (pourrait-il en être autrement) mais très juste et utile. Il ne manque pas non plus d'humour... car la simplicité volontaire est tout sauf triste !
Viviane
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loulie



Joined: 12 Jan 2009
Posts: 282

PostPosted: 18 Oct 2009 0:13    Post subject: Reply with quote

salut aloha !

si on oppose chômage à emploi, c'est considéré que les réponses au besoins fondamentaux d'un être humain dépendent uniquement de l'état.

Du point de vue global, la décroissance de la consommation par l,entremise du réseau social, commercial, gouvernemental et industriel doit automatiquement être rebalancé par la croissance des habiletés et des connaisances personnelles pour répondre à ses propres besoins, sans support de l'état. c'est selon moi la règle numéro 1 !

Concernant l'extrait dans le message de Philippe ... il est faux de dire et de compréhension incomplète que les humains sont les premières victimes... nous ne sommes PAS des victimes, les ressources naturelles de la planète qui sont sans voix sont les vraies victimes des industries et entreprises humaines depuis des milleirs d'années.

L'anthropocentrisme est un grave défaut qu'il faut admettre et corriger.

Cool loulie
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Kercoz



Joined: 20 Sep 2008
Posts: 967
Location: bordeaux

PostPosted: 18 Oct 2009 20:06    Post subject: Reply with quote

J'ai du mal a concevoir le concept de "DECROISSANCE" sans une volonté de se dirriger , CHACUN, vers une autarcie théorique . Mais principalement axée sur les besoins essentiels : bouffe , chaleur , vetements et affection.
Réduire l'externalisation de ces intrants c'est optimiser l'individu dans ses capacités .
La spécialisation est un échec . DIVIDER l'individu un crime contre l'humanité .
Le chomage est un concept qui n'est pas dans le meme monde que ce monde là. C'est un truc d'assisté qui te mets en dépendance au système .
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Martin D
Guest





PostPosted: 23 Oct 2009 14:33    Post subject: Autarcie ? mais pourquoi donc ? Reply with quote

Cher Kercoz
Pourquoi donc un retour à l'autarcie ? Dans son livre, Philippe Lahille insiste bien sur le fait que cette démarche ne vise pas un retour à une vie autarcique, ni même aucune forme de retour en arrière. C'est vrai qu'il insiste beaucoup sur l'importance de consommer local, de retrouver le troc, les échanges de services, de recréer du lien social, du lien local. Il parle de recréer "la tribu", tribu familiale, d'amis, de voisinage, mais surtout pas de s'isoler.
Moi je suis convaincu que loin d'être passéistes ou arriéristes, les décroissants ont au contraire une longueur d'avance, en cela qu'ils se libèrent du système aliénant programmé par notre sté d'hyper consommation. Les décroissants sont des femmes et des hommes DEBOUTS, et non des moutons poussant des caddies...
Martin
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Kercoz



Joined: 20 Sep 2008
Posts: 967
Location: bordeaux

PostPosted: 24 Oct 2009 20:12    Post subject: Reply with quote

@Martin:
J'ai deja développé mes thèses là dessus et je t'éviterais mon argumentation mathématiquebasée sur la TH.du Chaos et la stabilité qu'elle induit ds les systèmes parcellisés , fractales (jamais centralisé disait Prigogine, mais auto-organisés).
Je serais plutot tenté d'argumenter par l' "entrée socio" . L'individu s'est optimisé et son groupe avec sur un modèle d'une centaine de personnes max (et ce pendant des millions d'années). Ce truc est géré par des interrelations complexes (voir GOFFMAN / rites interactifs) . Toute augmentation du groupe oblige a changer d'outil de gestion et de passer de l'outil complexe archaique (chaos) a un outil simplifié linéaire et défaillant (le premier journal te le confirmera).
L'animal se socialise pour faire un "gain de productivité".
Là il est "CULTUREL"
S'il veut comme Sapiens passer du fractal (en usage ds tout système naturel), a une centralisation afin d'obtenir un nouveau "gain de productivité" , en passant par une spécialisation outranciere qui "DIVIDE" l'individu,il sort du model naturel-culturel
Là il est Kulturel .

Je te le fais en court :
"""IL N'Y A PAS DE GAIN DE PRODUCTIVITE , SANS PERTE D' HUMANITE"""
Le seul truc qui interesse et interessera l'individu c'est la VALORisation de son égo , de sa FACE. Ca ne peut se faire qu'en groupe restreint ou chacun connait l'autre .
S'il on veut etre reconnu , il faut etre connu ! c'est primaire mais primordial.
D'ou la direction autarcique (théoriqiue).
Je dirais meme qu'un certain iolement est salutaire , sinon nécessaire .
Il faut arreter les "Bisounours" . C'est l'agressivité intraspécifique (K.LORENZ), modulé par les rites (Bourdieu, Goffman, L.Strauss), qui gere les processus structuraux . La démocratie , comme l'humnisme sont des trucs d'enfants GAVES par une energie gratuite surrabondante ...fini , y'en a plus ! (ZYZEK "pour réhabiliter l'intolerance")
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lead



Joined: 08 Sep 2009
Posts: 220

PostPosted: 24 Oct 2009 20:58    Post subject: Reply with quote

l'autarcie oui et non çà dépend a quel niveau et sur quel "produit"
une autarcie local ,régionale ou nationale ou mondial ?
il y aura toujours des peuples qui manqueront de ce que d'autres ont en trop ,on peut pas leur dire non au nom de l'autonomie .

surtout si ont visent une alimentation riche et varié tout en respectant les autres espèce animal qui n'ont pas encore évoluées en etre prétendu intelligent et ceci d'un point de vue anti spésisme qui est pour moi un des points spirituelle rarement mit en avant
_________________
Il se peut que j'emploie des mots dans un sens qui n'est pas le votre.
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Kercoz



Joined: 20 Sep 2008
Posts: 967
Location: bordeaux

PostPosted: 27 Oct 2009 21:02    Post subject: Reply with quote

Il suffit de regarder autours de nous : tous les systèmes naturels sont des systèmes parcellisés , fractals.
Jamais le gigantisme l'hypertrophie ...pour l'hyperprofit .
L'autarcie est une tendance qui doit se comprendre a tous les niveaux : famille , quartier, village , departement region etc ... C'est une tendance naturelle d'aptation a son environnement . Il est évident qu'on aura besoin de qqs linéarisations (minerais , energie ...) Mais le blé de la vallée d'aspe vaut celui de Beauce (qd le transport n'est pas gratuit). Il génere vie et traditions , fetes et chansons ...........
Le moteur de la vie c'est l'agressivité intra-spécifique et la mosaique . Zyzek a raison L'intolerance est la seule façon de reconnaitre a l'autre son identité.
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