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Prévisions sur la suite de la crise
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Kristo



Joined: 17 Dec 2003
Posts: 1751

PostPosted: 01 Jul 2009 12:47    Post subject: Reply with quote

Djinn wrote:
C'est le matérialisme ultime. Croire que ce qui sort d'une usine a de la valeur, mais pas un coucher de soleil en bord de mer...

Evidemment que c'est matérialiste, et on parlait d'argent justement. On comparait, du point de vue financier, ce qui sort d'une usine et ce qui n'est que spéculatif.
Si tu veux parler du coucher de soleil, qui jusqu'à présent ne se vend pas en bourse (quoique), il y a surement une rubrique qui en parle. Ici c'est "Sortir de l'économie: Prévisions sur la suite de la crise".
Si on revenait dans le sujet, ça pourrait être une discussion intéressante...
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PostPosted: 01 Jul 2009 13:24    Post subject: Reply with quote

Ah, Kristo, je crains que tu n'emballes pas beaucoup tes lecteurs.


Dams
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Deun



Joined: 14 Mar 2005
Posts: 1536
Location: Colombes(92)

PostPosted: 01 Jul 2009 13:27    Post subject: Reply with quote

Ce qui sort d'usine est spéculatif : cela consiste à acheter des marchandises (du temps de travail, des outils, matières premières, etc) pour ensuite revendre d'autres marchandises faites avec.

Même le salarié est un spéculateur : il achète des marchandises (nourriture, loisirs, etc) afin de pouvoir revendre une marchandise (son temps de travail) faite avec.

Spéculer ça veut dire acheter des marchandises et les revendre plus tard.

C'est ce que ce fait une banque qui par exemple achète des marchandises (des titres financiers) pour revendre d'autres marchandises transformées à partir de ces marchandises (par exemple un plan d'action, un produit dérivé etc).
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Kercoz



Joined: 20 Sep 2008
Posts: 967
Location: bordeaux

PostPosted: 01 Jul 2009 13:35    Post subject: Reply with quote

C'est sur que le système anticipe la demande ...et du coup ...a interet a la fabriquer la demande . Du coup , les gens ne randonnent qu'avec des batons de skis , et les vélos n'ont une durée de vie qui ne dépasse pas 30 km.
La demande doit précéder l'offre , meme si l'attente est plus longue.
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Kristo



Joined: 17 Dec 2003
Posts: 1751

PostPosted: 01 Jul 2009 13:57    Post subject: Reply with quote

Deun wrote:
Ce qui sort d'usine est spéculatif (...)

D'accord, même si je n'ai pas été suffisamment précis, j'espère qu'on s'est compris.
Et sur la suite de la crise, quelqu'un a une opinion ?
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Kercoz



Joined: 20 Sep 2008
Posts: 967
Location: bordeaux

PostPosted: 01 Jul 2009 14:36    Post subject: Reply with quote

Je dirais qu'un train peut en cacher un autre . La vraie crise est energetique :
http://forums.oleocene.org/search.php?search_id=egosearch
On est en plein ds le début d'une pénurie d'abondance qui sera d'autant plus obscène que la déplétion sera lente .
Pensez qu'on a fonctionné avec l'equivalent chacun de 150 esclavec virtuels (150 KW gratos , en gros)On va tres vite tomber a 20 ou 30 et ça va faire tres mal !
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Deun



Joined: 14 Mar 2005
Posts: 1536
Location: Colombes(92)

PostPosted: 01 Jul 2009 15:32    Post subject: Reply with quote

Kristo wrote:
D'accord, même si je n'ai pas été suffisamment précis, j'espère qu'on s'est compris.


Non. Par exemple le sens de cette phrase n'a toujours pas été explicité :

Kristo wrote:
Je voulais dire que des dettes du casino financier n'ont pas de contrepartie dans l'économie réelle.


Est-on d'accord pour dire que le concept "d'économie réelle" est fallacieux ?
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SDE dec.info socio. des épreuves
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Kristo



Joined: 17 Dec 2003
Posts: 1751

PostPosted: 01 Jul 2009 15:58    Post subject: Reply with quote

Kercoz wrote:
Je dirais qu'un train peut en cacher un autre . La vraie crise est energetique :
http://forums.oleocene.org/search.php?search_id=egosearch

Je suis d'accord évidemment.
Comme a dit Yves Cochet à l'assemblée, la crise est à la fois financière, économique, écologique, politique, sociale et culturelle.
Et là, comme on est dans une rubrique sur l'économie, on parlait plutôt de la crise financière et économique.

Ton lien vers Oleocene ne fonctionne pas chez moi. Peut-etre parce que je n'y ai pas de compte. Ou alors le lien est erroné. Je suppose qu'il marcherait mieux sous la forme http://forums.oleocene.org/search.php?keywords=toto&submit=Rechercher

Deun wrote:
Kristo wrote:
D'accord, même si je n'ai pas été suffisamment précis, j'espère qu'on s'est compris.

Non. Par exemple le sens de cette phrase n'a toujours pas été explicité :
Kristo wrote:
Je voulais dire que des dettes du casino financier n'ont pas de contrepartie dans l'économie réelle.

Est-on d'accord pour dire que le concept "d'économie réelle" est fallacieux ?

Non, pas pour ce que je voulais dire, c'est à dire qu'une grande partie de la création de monnaie (et d'actions, de dettes...) ne repose pas sur du concret.
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Kristo



Joined: 17 Dec 2003
Posts: 1751

PostPosted: 06 Nov 2009 16:16    Post subject: Reply with quote

Le grand retour de la bulle spéculative

LE MONDE ECONOMIE 02.11.09



En voulant sauver l'économie mondiale, a-t-on fait naître une nouvelle bulle qui sera à l'origine de la prochaine crise ?

Après les injections massives de centaines de milliards de dollars par les Etats et les banques centrales dans le but d'éviter le naufrage des établissements bancaires et des constructeurs automobiles et pour soulager les ménages, de nombreux économistes mettent maintenant en évidence l'existence d'un accès de spéculation.

En appui de cette thèse, ils soulignent la flambée concomitante et quasi inédite des marchés boursiers, en particulier en Asie, des marchés obligataires, notamment sur les emprunts d'Etat, et du prix des matières premières, l'or et le pétrole en vedettes. Depuis six mois, "tout monte !", constate Patrick Artus, responsable de la recherche économique chez Natixis. Selon lui, il s'agit de spéculation car ces hausses, souvent spectaculaires - la Bourse de Shanghaï a progressé de 63 % depuis le 1er janvier -, sont déconnectées de la réalité économique. "A la Bourse de Taïwan, les valeurs des actions représentent 100 fois les bénéfices des sociétés, 90 fois en Australie, contre 13 fois à la Bourse de Paris", souligne l'économiste.

Pour M. Artus, cette bulle serait le fruit de l'abondance de liquidités issues notamment des plans de relance et de soutien lancés en 2008. Pour endiguer la crise, les banques centrales ont d'une certaine manière "fait marcher la planche à billets", explique-t-il, en ouvrant les vannes du crédit via des politiques monétaires accommodantes avec des taux d'intérêt proches de zéro et en achetant des titres, parfois toxiques, afin de soulager les établissements financiers. Les Etats, de leur côté, se sont endettés en empruntant sur les marchés des montagnes de dette. Les économistes de Barclays calculent qu'il s'émettra en 2009 pour 1 300 milliards de dollars (875 milliards d'euros) de bons du Trésor américains et quelque 900 milliards de dollars de titres d'emprunts en Europe.

"La liquidité mondiale n'a jamais progressé aussi vite, souligne M. Artus. De 1990 à 2007 la monnaie en circulation, estimée sur la base des bilans des banques centrales, progressait de 15 % par an en moyenne ; aujourd'hui, le rythme est de plus de 30 %."

"En 1990, la base monétaire représentait 4 % du produit intérieur brut (PIB) mondial ; aujourd'hui, c'est 21 % !", souligne M. Artus. Pour placer cet argent, les investisseurs achètent tour à tour des actifs sur le marché immobilier, sur celui des matières premières, des actions ou des obligations notamment "souveraines" - émises par des Etats - car jugées moins risquées. On a ainsi des "bulles sauteuses", explique M. Artus, où la spéculation se concentre sur un marché avant de se nicher ailleurs.

Du fait de ces excès, "la reprise qui se dessine est insoutenable, alerte l'historien et économiste Nicolas Baverez, dans une tribune publiée dans Le Monde du 30 octobre. L'on réédite les erreurs commises après 2001 en reconstituant deux bulles spéculatives, sur les marchés d'actions et de dettes des Etats".

"On vit dans un monde producteur de liquidités", estime aussi Daniel Cohen professeur à l'Ecole normale supérieure (ENS). Mais, pour lui, la racine du mal est plus profonde qu'on ne le croit. "On a souvent dit que la politique monétaire laxiste d'Alan Greenspan, le président de la Réserve fédérale américaine, menée après l'éclatement de la bulle Internet était à l'origine de la crise actuelle", rappelle-t-il. Les taux d'intérêt très bas auraient en effet contribué à laisser se former une bulle du crédit aux Etats-Unis. "En réalité les causes de l'abondance de liquidités sont plus profondes que les erreurs de Greenspan", assure M. Cohen.

L'excès d'argent proviendrait, selon lui, de la conjonction de deux facteurs : le premier lié à l'émergence de pays dont la balance commerciale est structurellement excédentaire, comme la Chine - ils innondent la planète de leurs liquidités - ; le second de pays producteurs de matières premières, qui sont "à 95 % transformées en produits financiers", explique M. Cohen.

In fine, les Etats et les banques centrales ne seraient donc pas coupables de la création de bulles, mais subiraient, en quelque sorte, les déséquilibres de ce nouvel ordre mondial.

Quelle qu'en soit l'origine, ces outrances financières auront, selon les économistes, des conséquences désastreuses tant au niveau microéconomique, que macroéconomique ou géopolitique. En éclatant, une bulle ruine en effet les détenteurs d'actifs du marché concerné. Mais la spéculation peut également propager ses effets négatifs à l'économie "réelle". Les émeutes de la faim en 2008, liées à la flambée des matières premières (sucre, céréales, etc.) l'ont démontré, tout comme, à la même époque, un pétrole à plus de 100 dollars le baril a pénalisé l'industrie et le pouvoir d'achat des ménages.

Que faire ? Pour la plupart des économistes, la responsabilité incombe en premier lieu aux banquiers centraux. A eux de faire en sorte de "vider" le monde de ses liquidités trop abondantes en durcissant les politiques monétaires.

Mais en agissant ainsi, ils risquent de briser une reprise économique mondiale encore fragile et instable. Et certains experts, à l'image de Jean-Hervé Lorenzi, président du Cercle des économistes, pensent qu'il est plus dangereux de briser la croissance que de laisser se propager une bulle financière qui, selon lui, menace... sans être encore véritablement présente.

"La bulle n'est pas encore là, mais elle est devant nous. C'est un risque qu'il faut surveiller", estime M. Lorenzi. Selon lui, tant que ce risque ne s'est pas manifesté, il est préférable de soutenir encore l'économie par le jeu de politiques monétaires conciliantes, même si l'économie n'en a plus vraiment besoin. "La moitié du PIB mondial est encore sous perfusion, il ne faut pas stopper ce soutien trop tôt,

juge M. Lorenzi. Le faire un peu trop tard ne serait pas plus grave que de prendre des antibiotiques trois heures de plus qu'il ne faut."

Pour l'heure, le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, a rassuré les plus inquiets en soulignant, le 29 octobre dans un entretien aux Echos, que "pour le moment, rien ne justifierait" le relèvement des taux d'intérêt directeurs de la Banque centrale européenne (BCE).

Mais, pour les banques centrales, l'exercice est d'autant plus délicat que leur boussole habituelle, l'inflation, ne marche plus.

Jusqu'ici, une surchauffe était clairement rendue visible sous la forme d'une hausse des prix. Mais depuis les années 1980, l'inflation, sur le Vieux Continent comme dans l'ensemble du monde occidental, semblait éradiquée.

L'efficacité des politiques monétaires dans ce domaine, couplée à la mise en place de mesures favorisant la concurrence, mais aussi et surtout aux bouleversements du marché du travail (désindexation des salaires sur les prix, multiplication des délocalisations, compétition avec des pays à bas salaires, moindre pouvoir des syndicats...) ont contribué à cantonner la hausse des prix autour de 3 %.

Selon les économistes, pour mesurer les effets réels de leurs politiques monétaires sur les prix, les banques centrales doivent impérativement élargir leur mandat et ne plus regarder seulement l'inflation des biens et des services.

En effet, comme ces dernières années en ont fourni l'illustration frappante, l'inflation a déserté en grande partie les étiquettes des étals pour aller se réfugier sur les valeurs Internet ou dans l'immobilier. Les décisions de baisse ou de hausse des taux d'intérêt influencent peu le panier de la ménagère, mais beaucoup le prix auquel elle achète son logement. Les instituts d'émission gagneraient donc en efficacité s'ils surveillaient, en plus de l'évolution des prix à la consommation, celle des prix des actifs sur les marchés boursiers, des obligations ou des matières premières. Ils serviraient ainsi mieux, par la même occasion, leur objectif de veiller à la stabilité financière et de prévenir la formation de nouvelles bulles financières.
Claire Gatinois
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Guest






PostPosted: 22 Nov 2009 15:20    Post subject: Reply with quote

Un exemple de ce qu'on pourrait prendre à tort pour une prophétie auto-réalisatrice. Il me semble plutôt que le principe de la rationalité est à tel point déconnecté du réel que, pour être crédible, la banque doit donner l'impression de scier la branche sur laquelle elle est assise. Mais cela va plus loin que l'absurde. C'est carrément comme dans un dessin animé: le personnage est entraîné par sa course au-dessus du ravin, mais ne tombera que lorsqu'il comprendra que le sol sur lequel il pédale en vain est absent (la puissance de l'illusion a tout de même une limite).


Quote:
BANQUE
La Société Générale craint un nouvel effondrement de l'économie
NOUVELOBS.COM | 21.11.2009 | 16:32

La Société Générale a adressé un rapport à ses clients, les conseillant en vue d'un probable nouvel effondrement de l'économie mondiale. La banque affirme que l'or et les denrées alimentaires seront des valeurs refuge.

La Société Générale a adressé un rapport à ses clients (Reuters)
La Société Générale craint un nouvel effondrement de l'économie mondiale. Un article, paru sur le site du figaro.fr vendredi 20 novembre, révèle que la banque française a adressé un rapport à ses clients, les appelant à dessiner une stratégie d’investissements de défense afin de se préparer à l’explosion éventuelle de nouvelles bulles financières. Ce rapport, intitulé " Le pire scénario de la dette" affirme que les récents plans de sauvetage mis en place par les gouvernements mondiaux n'ont fait que transférer des passifs du secteur privé au secteur public, déplaçant donc le problème, et en aggravant d'autres, comme par exemple celui de la dette.


La dette, plus difficile à effacer

«Le niveau de la dette paraît tout à fait insoutenable à long terme. Nous avons pratiquement atteint un point de non retour en ce qui concerne la dette publique» peut-on lire dans le rapport.
L'endettement des pays développés par rapport à leur PIB est très élevé : aux Etats-Unis et dans l’UE, la dette publique représentera ainsi 125% du PIB dans deux ans. Au Royaume-Uni, elle s’élèvera à 105% et au Japon, à 270%.
Le vieillissement de la population risque de rendre plus difficile l'effacement de cette dette avec la croissance. Selon ce rapport, les pays émergents ne seront pas non plus épargnés, bien que leur marge de manœuvre soit plus importante.


L'or et les denrées alimentaires, valeurs refuge

Le rapport envisage différents scénarios à venir, le pire d'entre eux étant une nouvelle chute des marchés, une inflation galopante ainsi qu’une forte chute du dollar. Le prix de l'or, valeur refuge en temps de crise, atteindrait alors des sommets, et le rapport affirme que les denrées alimentaires, autre valeur refuge, devraient également "tirer leur épingle du jeu".
A contrario, la banque conseille de se désengager du dollar et des valeurs cycliques, telles que les technologiques ou celles liées au secteur de l’automobile.
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Kristo



Joined: 17 Dec 2003
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PostPosted: 27 Nov 2009 13:57    Post subject: Reply with quote

Crise systémique globale - Les Etats face aux trois options brutales de 2010 : Inflation, forte pression fiscale ou cessation de paiement

Communiqué public GEAB N°39 (15 novembre 2009)

Comme anticipé par LEAP/E2020 en Février dernier, faute de refonte majeure du système monétaire international, le monde est bien en train d’entrer actuellement dans la phase de dislocation géopolitique mondiale de la crise systémique globale. Pour l’année 2010, sur fond de dépression économique et sociale, et de protectionnisme accru, cette évolution va ainsi condamner un grand nombre d’Etats à choisir entre trois options brutales, à savoir : l’inflation, la forte hausse de la pression fiscale ou la cessation de paiement. Un nombre croissant de pays (USA, Royaume-Uni, Euroland [1], Japon, Chine [2],…), ayant tiré toutes les cartouches budgétaires et monétaires dans la crise financière de 2008/2009, ne peut en effet plus s’offrir d’autre alternative. Cependant, par réflexe idéologique et pour tenter d’éviter par tous les moyens d’assumer des choix aussi douloureux, ils vont néanmoins tenter de lancer de nouveaux plans de stimulation économique (souvent sous d’autres appellations) alors même qu’il est devenu évident que les formidables efforts publics de ces derniers mois visant à relancer la croissance ne seront pas relayés par le secteur privé. En effet, le consommateur-tel-qu’on-le-connaît-depuis-plusieurs-décennies est bel et bien mort, sans espoir de ressusciter [3]. Et comme près de 30% de l’économie des pays occidentaux n’est plus aujourd’hui constituée que de « zombies économiques » - institutions financières, entreprises ou même états dont l’apparence de vie n’est due qu’aux flots de liquidités injectées quotidiennement par les banques centrales, l’inéluctabilité de l’ « impossible reprise » [4] est donc confirmée. Le chacun pour soi international et social (au sein de chaque pays) est ainsi programmé tout comme l’appauvrissement généralisé de l’ex-Occident, Etats-Unis au premier chef. C’est en fait à un sabordement de l’Occident qu’on assiste en direct, avec des dirigeants incapables de d’affronter la réalité du monde d’après la crise et qui s’obstinent à répéter les méthodes du monde d’hier dont, pourtant, tout le monde peut constater l’inefficacité.

Dans ce GEAB N°39, notre équipe a donc choisi de développer ses anticipations sur l’évolution générale de l’année 2010 qui sera caractérisée par ce choix des principaux Etats limité aux trois options brutales que sont l’inflation, la forte pression fiscale ou la cessation de paiement, et leurs vaines tentatives d’éviter ces choix douloureux. L’une des causes de cette impasse des plans de relance étant la mort du consommateur-tel-qu’on-l’a-connu depuis une trentaine d’années, nous analysons ce phénomène dans ce numéro du GEAB ainsi que ses conséquences pour les entreprises, le marketing et la publicité. En matière géopolitique, nous développons également dans ce GEAB N°39 les anticipations de LEAP/E2020 concernant la Turquie à l’horizon 2015, tant vis-à-vis de l’OTAN que de l’UE. Et bien entendu, nous présentons nos recommandations mensuelles ainsi que les résultats du dernier GlobalEuromètre.

Lire la suite

[Note : J'aime beaucoup cette video]

[3] Ce vidéo-clip illustre parfaitement et avec humour le changement radical du mode de consommation en train de prendre place aux Etats-Unis: Don't Buy Stuff YOU Can't Afford!

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Kristo



Joined: 17 Dec 2003
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PostPosted: 27 Nov 2009 14:18    Post subject: Reply with quote

Voilà à quoi conduit la folie des grandeurs (îles artificielles, gratte-ciels de 1 km de haut, stations de ski dans le désert etc)... un jour on se casse la gueule !


L'incapacité de Dubaï à honorer sa dette fait trembler les marchés

DUBAï (AFP) - 26/11/09 18:45

Dubaï a fait trembler jeudi plusieurs marchés financiers internationaux et provoqué une chute des obligations islamiques au lendemain de l'annonce de son incapacité d'honorer à temps une partie de sa dette.


L'annonce a secoué les places européennes après avoir affecté les marchés financiers en Asie, où les obligations islamiques (soukouk) ont reculé de 15%. La Bourse de Paris a fini en nette baisse, le CAC 40 perdant 3,41% à 3.679,23 points. A Francfort, le Dax a reculé de 3,25% à 5.614,17 points et à Londres, le Footsie-100 a cédé 170,68 points, soit 3,18%, à 5.194,13 points.

La banque Crédit Suisse a estimé de son côté à environ 13 milliards d'euros l'exposition des banques européennes à la dette de Dubaï et des sociétés qui lui sont rattachées.

L'émirat, touché de plein fouet par la crise financière après des années de boom, a annoncé mercredi son intention de demander aux créanciers de son conglomérat Dubai World, le plus large et le plus endetté, qui contrôle le géant de l'immobilier Nakheel, de surseoir de six mois au paiement de la dette arrivée à maturité.

"Dubai World a l'intention de demander à ceux qui participent à ses créanciers et à ceux de Nakheel de repousser au 30 mai 2010 au moins le règlement des dettes arrivées à maturité", a indiqué le Fonds de soutien financier de Dubaï, organisme chargé de gérer les retombées de la crise sur l'économie de l'émirat. Nakheel devait régler en décembre 3,5 milliards de dollars, sous forme d'obligations islamiques.

L'agence de notation financière Moody's a réagi en rétrogradant six importantes compagnies du gouvernement de Dubaï.

Moody's a notamment passé DP World, relevant de Dubai World, de A3 à Baa2, comme la compagnie d'électricité et d'eau (Dubai Electricity and Water Authority), et le géant immobilier Emaar Properties de Baa1 à Ba2.

"Un rééchelonnement de la dette indiquerait que le gouvernement se prépare à permettre à une firme qui lui est liée de ne pas honorer ses obligations", a noté l'agence.

Standard and Poor's a également rétrogradé la notation de cinq compagnies, dont DP World et Emaar Properties, estimant que la décision de mercredi "représente l'échec du gouvernement de Dubaï à apporter un soutien financier opportun" à l'une de ses compagnies de premier plan.

L'annonce gouvernementale est intervenue après la fermeture de la Bourse de Dubaï pour la fête musulmane d'al-Adha. La valeur des obligations émises par Nakheel en 2009 a toutefois plongé de 27%, selon la banque d'investissement EFG-Hermes.

"La dernière chose qu'on souhaiterait voir est un effet domino" avec le report de paiement de dettes d'autres firmes, a souligné la banque.

La dette totale de Dubaï était estimée à 80 milliards de dollars en 2008, dont 70 milliards de dollars à la charge des compagnies publiques. Dubai World accapare à lui seul 59 milliards de dollars de ce montant.

"Le marché s'était habitué à l'idée de la dette de Dubaï et s'attendait à un règlement de la dette de Nakheel en décembre 2009", a déclaré à l'AFP Monica Malik, économiste de la banque EFG-Hermes. "Les obligations de Dubaï pour 2010-2011 sont déjà importantes", a-t-elle souligné. Dubaï devrait régler 13 milliards de dollars de dettes en 2010 et 19,5 milliards en 2011.

Paradoxalement, l'annonce de Dubaï suit celle du lancement réussi d'une tranche de 5 milliards de dollars de bons de trésor au profit de l'émirat qui a été totalement souscrite par deux banques d'Abou Dhabi.

La tranche fait partie d'une enveloppe de 20 milliards de dollars, dont la moitié a été souscrite il y a quelques mois par le bande centrale des Emirats arabes unis, ce qui a été interprété comme un signe de soutien d'Abou Dhabi.

Dubaï a précisé que la nouvelle tranche ne serait pas utilisée pour soutenir Dubai World qui doit faire l'objet d'une restructuration confiée à la firme britannique Deloitte.




L'explosion de la dette publique menace les économies occidentales


LEMONDE.FR avec AFP et Reuters 25.11.09

Si les causes de l'explosion sans précédent de la dette publique sont connues – chute des recettes fiscales liée à la récession, flambée des dépenses publiques pour soutenir l'économie –, ses conséquences le sont moins. Or, à l'aune de cet état de fait, les pays riches pourraient voir leur stabilité mise en péril.

Selon l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), les trente pays les plus avancés du globe verront leur dette grimper jusqu'à 100 % de leur richesse produite en 2010, signalant le quasi-doublement de leur endettement en vingt ans. Le Japon verra sa dette publique flirter avec les 200 % de son produit intérieur brut, suivi par l'Italie (127,3 %) et la Grèce (111,8 %), selon ces prévisions.

"Une dette à 100 % du PIB signifie que tout ce qui a été produit pendant un an devrait être consacré au remboursement. Les gouvernements sont-ils en situation de le faire ?", s'interroge le Center for European Policy Studies, à Bruxelles. La question n'est pas purement rhétorique. Si les marchés venaient à douter de la capacité de remboursement des Etats développés, ils pourraient se détourner de leurs titres publics (obligations, bons du Trésor…) et assécher leur circuit d'approvisionnement en argent frais.

"Si la dette continue à grimper, on peut très bien imaginer qu'un pays ait du mal à se financer", observe Jean Pisani-Ferry, du centre d'études Bruegel, à Bruxelles. Sans aller jusqu'au scénario noir de la faillite d'un Etat, comme l'Argentine fin 2001, cette défiance des marchés aurait un coût. Selon un "scénario extrême" de la Société générale, l'explosion continue de l'endettement pourrait provoquer "une nouvelle récession", selon son auteur Daniel Fermon.

Face à cette situation, les solutions ne sont pas légion. "Il faudra augmenter les impôts ou couper dans les dépenses publiques", résume Jean Pisani-Ferry. Et il faudra choisir le bon moment pour le faire. Comme l'ont rappelé le FMI – devenu le chantre de la relance – ou l'OCDE, un resserrement trop brutal des finances publiques pourrait étouffer la reprise.


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