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Prévisions sur la suite de la crise
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Kristo



Joined: 17 Dec 2003
Posts: 1751

PostPosted: 27 Nov 2009 14:39    Post subject: Reply with quote

La folie des grandeurs met Dubaï en difficulté



Iles artificielles en plein désert, gratte-ciel de 1 kilomètre de haut, hôtels paradisiaques..., les projets les plus extravagants deviennent réalité dans l'émirat de Dubaï.

Bruxelles (L'Echo) - Son objectif est clair : assurer son avenir dans l’après pétrole en devenant un paradis pour touristes fortunés. Mais on a beau détenir les sixième réserves mondiales de pétrole, on en est pas moins contraint d’emprunter pour financer la construction de ces gigantesques infrastructures.

Selon Standard and Poor's, les firmes publiques de Dubaï devraient honorer au cours des trois prochaines années des dettes de l’ordre de 50 milliards de dollars, représentant 70% du PIB de l’émirat dirigé par le Sheik Mohammed Bin Rashid Al Maktoum. Et c’est là que le bât blesse. De plus en plus d’investisseurs se demandent comment les entreprises locales parviendront à faire face à leurs engagements financiers.

La prime de risque à 5 ans de la dette du pays a beau s’être atténuée de 67% à 318 points de base, le pays n’en reste pas moins le huitième plus risqué sur le marché des CDS. Il s’avère même plus risqué que la Roumanie, c’est tout dire. On oublie que la crise financière a fait chuter les prix immobilier à Dubaï de 50% par rapport à leurs sommets 2008.

Il s’agit de la contraction la plus sévère à l’échelle de la planète. Et UBS anticipe encore une chute complémentaire de 30%. La situation est à ce point critique que le gouvernement de Dubaï a annoncé mercredi avoir levé 5 milliards de USD au titre de son programme de 20 milliards de USD de bons du trésor lancé en début d'année pour rembourser, notamment, une dette de 3,5 milliards USD du géant immobilier Nakheel qui vient à maturité le 14 décembre.

par Luc Charlier


Dubaï ne peut plus rembourser sa dette

Dubaï a demandé un délai supplémentaire de six mois pour le remboursement de sa dette de long terme. Il s'agit en grande partie de Dubaï World, le conglomérat le plus large de l'émirat, qui possède des dettes à hauteur de 59 milliards de dollars. Cette annonce a choqué les marchés financiers, tout le monde se demandant l'impact que pourrait avoir cette annonce sur les entreprises et l'économie au niveau mondial.

Bruxelles (L'Echo/afp) - Dubaï a fait trembler les marchés financiers ce jeudi. Le petit état émirat est pourtant davantage connu pour le luxe de ses hôtels, de ses iles artificielles et pour sa démesure. Mais mercredi, ce petit coin de paradis a été contraint et forcé à un retour brutal sur le plancher des vaches.

Ce brusque retour à la réalité a pris le visage de Dubaï World, le conglomérat le plus large, le plus représentatif mais aussi le plus endetté de ce petit membre des Emirats Arabes Unis ouvert sur le golfe persique.

"Dubaï World a l'intention de demander à tous ses créanciers et à ceux de Nakheel de repousser au 30 mai 2010 au moins le règlement des dettes arrivées à maturité", a indiqué dans un communiqué le Fonds de soutien financier de Dubaï, organisme chargé de gérer les retombées de la crise sur l'économie de l'émirat.

En Résumé et sans détours : Dubaï World et sa filiale immobilière Nakheel ne savent plus payer. Touchés de plein fouet par la crise après des années de boom, l'Emirat n'arrive plus à se défaire de sa dette de long terme.


ET LA SPIRALE S'ENCLENCHE

A-t-on des dettes de Dubaï dans nos comptes ? Voilà une question qui a du faire le tour du monde des entreprises financières et des salles de marché. Une situation qui n'est pas sans rappeler les tristes heures des subprimes. Avec 80 milliards de dollars de dettes en 2008, il ne fait nul doute que la créance dubaiote doit être insérée dans nombre de fonds.

L'Asie a été la première victime de l'annonce du pays aux tours kilométriques, les obligations islamiques (soukouks) y ont reculé de 15%.

L'agence de notation financière Moody's a été la seconde à dégainer. Elle a réagi en rétrogradant six importantes compagnies du gouvernement de Dubaï.

Moody's a notamment passé DP World, relevant de Dubai World, de A3 à Baa2, comme la compagnie d'électricité et d'eau (Dubai Electricity and Water Authority), et le géant immobilier Emaar Properties de Baa1 à Ba2.

"Un rééchelonnement de la dette indiquerait que le gouvernement se prépare à permettre à une entreprise qui lui est liée de ne pas honorer ses obligations", a noté l'agence.

La décision de Standard and Poor's va dans le même sens. Elle a rétrogradé la notation de cinq entreprises, dont DP World et Emaar Properties. L'agence estime que la décision de mercredi "représente l'échec du gouvernement de Dubaï à apporter un soutien financier opportun" à une société de premier plan.


DUBAÏ OU COMMENT ATTIRER LES PETRODOLLARS

A l'inverse de nombreux voisins, Dubaï ne bénéficie presque pas des revenus du pétrole. La stratégie du pays a donc été d'attirer au maximum les richesses de la région et du monde entier. Pour se faire le créneau du luxe et de la démesure ont été la norme.

Le pays est en effet davantage réputé pour ses projets immobiliers mégalomaniaques que pour quoi que ce soit d'autre. La crise a néanmoins remis l'église au milieu du village. La démesure ça a un coût et il atteint au moins 80 milliards de dollars.

"Le marché s'était habitué à l'idée de la dette de Dubaï et s'attendait à un règlement de la dette de Nakheel en décembre 2009", a déclaré Monica Malik, économiste de la banque EFG-Hermes.

"Les obligations de Dubaï pour 2010-2011 sont déjà importantes", a-t-elle souligné. Dubaï devrait régler 13 milliards de dollars de dettes en 2010 et 19,5 milliards en 2011.

Paradoxalement, l'annonce de Dubaï suit celle du lancement réussi d'une tranche de 5 milliards de dollars de bons de trésor au profit de l'émirat qui a été totalement souscrite par deux banques d'Abou Dhabi.

La tranche fait partie d'une enveloppe de 20 milliards de dollars, dont la moitié a été souscrite il y a quelques mois par la banque centrale des Emirats arabes unis, ce qui a été interprété comme un signe de soutien d'Abou Dhabi.

Dubaï a précisé que la nouvelle tranche ne serait pas utilisée pour soutenir Dubai World qui doit faire l'objet d'une restructuration confiée à la société britannique Deloitte.

A elle seule, Dubaï World pèse pour 59 milliards dans la dette totale de ce petit pays qui risque de connaître des mois difficiles.

B.E. (c) - L'Echo
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PostPosted: 05 Dec 2009 4:27    Post subject: Reply with quote

[quote="Anonymous"]Un exemple (...) C'est carrément comme dans un dessin animé: le personnage est entraîné par sa course au-dessus du ravin, mais ne tombera que lorsqu'il comprendra que le sol sur lequel il pédale en vain est absent[quote]

en images ça peut donner ça (au milieu) http://www.youtube.com/watch?v=i68lIlKccm0
mais pas sûr qu'il y ait un Mister lapin rouge pour nous sortir de la situation
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Kristo



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PostPosted: 09 Dec 2009 13:40    Post subject: Reply with quote

La Grèce est-elle au bord de la faillite ?

Liberation 09/12/2009 - La situation financière du pays est inquiétante. Christine Lagarde «ne croit pas», cependant, que la Grèce puisse faire faillite.

La ministre des Finances Christine Lagarde a déclaré mercredi ne pas croire à l'hypothèse d'une faillite de la Grèce, surveillée attentivement par les agences de notations internationales en raison de l'ampleur de sa dette, mais a appelé Athènes à assainir ses finances.

«Je ne crois pas que la Grèce puisse faire faillite», a affirmé Mme Lagarde sur RMC, annonçant que son homologue grec Georges Papaconstantinou se rendrait mardi en France «pour parler justement de la situation des finances publiques grecques».

L’agence de notation Fitch a abaissé la note de dette à long terme de la Grèce (de A- à BBB+) en raison d’«inquiétudes» sur les finances publiques du pays et d’«incertitudes» sur la reprise économique, plombant les bourses européennes.

Cette décision est «importante car il s’agit de la première dégradation dans la zone euro», a souligné un rapport de Goldman Sachs.

Lundi, l’agence Standard and Poor’s avait déjà mis sous surveillance la note senior («A-») concernant les titres des banques grecques garantis par le gouvernement.

La Bourse d’Athènes (Athex) a immédiatement réagi, en chute de 6,04 % à la clôture.

La note de Fitch «reflète le manque de crédibilité que la Grèce a malheureusement accumulé ces dernières années ainsi que la situation économique extrêmement difficile», a déclaré le ministre grec des Finances, Georges Papaconstantinou.

Mais il a estimé que les deux agences «ne tiennent pas compte des initiatives prises par le gouvernement (élu début octobre, NDLR) et que l’eurogroupe a qualifié de pas dans la bonne direction».

Soumises à de fortes pressions depuis la crise de Dubaï, la Grèce se trouve dans le collimateur en raison surtout de l’explosion du déficit public, prévu à 12,7% du PIB, et de la dette, à 113% du PIB pour la fin de l’année et à 120% en 2010.

Les craintes portent aussi sur l’incapacité éventuelle du pays de rembourser ses dettes.

Le gouvernement prévoit de réduire les dépenses publiques pour ramener le déficit public à 9,1% du PIB en 2010.

Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, s’est dit «confiant» dans le fait que la Grèce prendra «les décisions appropriées», écartant les scénarios d’une éventuelle faillite du pays.

La décision de Fitch a affecté les places européennes, également déprimées par une production allemande en baisse en octobre. Paris a chuté de 1,43%, le Footsie de Londres a cédé 1,65%, le DAX de Francfort 1,66% et l’Eurostoxx 50 1,62%.

L’euro, de son côté, accentuait ses pertes face au dollar (1,4737 contre 1,4819 lundi).

http://www.liberation.fr/monde/0101607606-la-grece-peut-elle-faire-faillite
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Kristo



Joined: 17 Dec 2003
Posts: 1751

PostPosted: 15 Jan 2010 0:57    Post subject: Reply with quote

Dette américaine : le débit du tonneau des Danaïdes s’emballe

source: Agoravox

Ligne de crédit illimitée : c’est en substance ce que les 2 gros poids lourds du financement immobilier américain Fanny Mae et Freddy mac, sous tutelle depuis Septembre 2008, ont trouvé dans la hotte du père Noël : de 200 milliards d’aide maximale octroyée par l’agence fédérale à chacune (1), ce plafond a été propulsé dans la plus pure pratique du Holden poker ; No Limit. La politique économique est donc clairement établie jusqu’en 2012 : « too big to fail » assorti de perfusion illimitée. Non seulement Obama n’entend pas stopper l’hémorragie, mais il amplifie l’alimentation du trou noir.




Le contexte était pourtant particulièrement morose : les 2 groupes ont respectivement enregistré une perte respective de 120 et 70 milliards de perte après 9 trimestres dans le rouge : « Les deux sociétés ont déjà prévenu que 2010 serait une année très difficile. Le marché immobilier américain a connu une correction de ses prix sans précédent et rien ne laisse envisager qu’elle soit aujourd’hui totalement achevée. Les niveaux de transactions restent historiquement faibles, et les saisies se poursuivent à un rythme élevé tandis que la construction ne repart pas » (2) Oui, les saisies immobilières s’envolent : 1,7 millions en 2008, 2 millions en 2009, et la prévision pour 2010 est de 2,4 millions (3)

Ce sauvetage de Noël s’explique par le fait que le département du trésor à admis que les pertes des deux géants pourraient largement excéder les 400 milliards de dollars (4). Mais la crainte ne s’arrête pas là, car, outre les ménages en difficulté, vient s’ajouter un nouveau sport national, pratiqué par des joueurs parfaitement solvables, venant rejoindre le rang des mauvais payeurs, volontairement.

Les risques de défauts de remboursements de crédits prennent des proportions inédites, et ne concerneraient pas seulement les emprunteurs en difficulté, mais aussi les « défauts de paiements stratégiques ». Dans un article de Slate (5), « Si les grandes sociétés et les milliardaires n’hésitent plus à ne plus rembourser leurs crédits, pourquoi les simples particuliers devraient-ils le faire ? », il est fait l’analyse d’un phénomène nouveau qui consiste pour un emprunteur en capacité de rembourser à ne plus payer délibérément afin d’allouer ses liquidités à d’autres destinations, notamment pour délaisser un bien gagé dont la valeur s’est effondré (6)

Selon l’agence S&P, le défaut de remboursements d’obligations vendues au public a doublé de 2008 à 2009. George Brenkert, Professeur à l’université de Georgetown, en appelle à la moralité ! C’est dire à quelle misérable argumentation il faut recourir, c’est dire qu’il n’existe aucune prise sur ce phénomène qui gagne la classe moyenne et la classe aisée.

Dans une optique de prévisionnelle, le 24 décembre (encore !), le sénat américain a voté un relèvement du plafond de la dette américaine, qui approchait la limite légale : celui-ci est passé de 12.104 milliards de dollars, à 12.394, plus de 80% PIB américain, ou encore 6 ans de recettes annuelles sans les dépenses (en 2007 déjà, Ivachov disait que les Etats-Unis étaient hypothéqués à 10 fois leur valeur) (7) , pour un budget abyssalement déséquilibré, 2104 milliards de recettes par an, pour des dépenses de 3521 milliards, et une dette pondérée sur du court terme, devant être refinancée au 2/3 sur 4 ans (8).

Cette irruption des défauts de paiement dans le milieu solvable, qui n’entend pas être le dindon de la farce de l’effondrement du marché, pourrait bien renforcer la spirale qui a plongé le pays dans une fuite en avant autodestructrice depuis le début de la crise.

(1) Lien

(2) Lien

(3) http://www.nytimes.com/2010/01/02/business/economy/02modify.html?hp=&pagewanted=all

(4) http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=newsarchive&sid=a2Z5GnTAPcuo

(5) http://www.slate.fr/story/15031/faillite-credit-milliardaires-dettes-mauvais-payeurs-banques

(6) http://housingdoom.com/2009/12/18/million-dollar-homes-defaulting-at-twice-national-rate/

(7) http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=5478

(8) http://fortune.fdesouche.com/9570-la-crise-des-bons-du-tresor-americain
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Kercoz



Joined: 20 Sep 2008
Posts: 967
Location: bordeaux

PostPosted: 08 Feb 2010 19:29    Post subject: Reply with quote

un truc marrant :
http://tropicalbear.over-blog.com/article-plus-c-est-gros-mieux-a-passe-44528323.html


dette2.jpg



Vous n'avez pas rêvé, l'état français a placé sur la tête de notre famille standard, pour cette seule année, via son déficit (que nous paierons forcément d'une manière ou d'une autre dans un avenir proche), la somme de 8745€, soit 728 € par mois...environ 70% d'un SMIC net !

Sur 5 ans, cela représenterait la somme plutôt intéressante de 43 727€.


Et encore, nous ne sommes pas le "pire des cas", les états US ou anglais ayant réussi l'exploit de dépasser les 13000 € de déficit annuel par famille standard !

Malgré ces montants, rien n’arrête les étatistes dans leur mauvaise foi, qui devient hallucinante :
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Kristo



Joined: 17 Dec 2003
Posts: 1751

PostPosted: 22 Feb 2010 0:04    Post subject: Reply with quote

Un trader balance sur BFM, fin décembre, édifiant : http://www.youtube.com/user/tchelsoo#p/u/2/1p6Huhq6rp8
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Kristo



Joined: 17 Dec 2003
Posts: 1751

PostPosted: 22 Feb 2010 0:06    Post subject: Reply with quote

UBS bonus record pertes record UBS : 1,8 milliard de pertes, 2 milliards de bonus

10 février 2010 15:08, Les mots ont un sens, par Napakatbra

Un cas d'école. La plus grande banque suisse annonce une perte de 1,8 milliard d'euros et distribue... 2 milliards de bonus.




UBS, premier établissement financier suisse, a annoncé mardi une perte de 2,7 milliards de francs suisses (1,8 milliards d'euros) pour 2009. Un mauvais résultat qui semble toutefois sous-estimé, la banque ayant bénéficié d'un crédit d'impôts de 480 millions de francs. Elle aurait en outre transféré de nombreux produits négatifs vers sa division Corporate Center, dont les pertes ont atteint 956 millions de francs au quatrième trimestre.

Le point noir des résultats publiés hier est sans nul doute l'accélération des retraits de capitaux : 56,2 milliards de francs ont été retirés de la banque entre octobre à décembre, contre 37 milliards au troisième trimestre. En 2009, ce sont 147,3 milliards de francs qui ont ainsi quitté les coffres d'UBS. L'effet des multiples affaires judiciaires (US, Allemagne, France) ? En partie, mais pas seulement puisqu'en 2008, 226 milliards avaient déjà été soustraits.

Devant ce bilan catastrophique, le groupe a décidé d'octroyer une augmentation de 34% des bonus versés aux employés : 2,9 milliards de francs (2 milliards d'euros), soit plus que le montant de ses pertes ! Pour UBS, cette généreuse distribution colle parfaitement aux recommandations du G20. Forcément. L'argumentation est claire : "il faut à tout prix retenir nos meilleurs éléments".

En résumé : quand les résultats sont bons, on félicite les banquiers à grands coups de milliards. Quand ils sont mauvais, pareil... mais c'est pour éviter qu'ils soient encore plus mauvais !
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Kristo



Joined: 17 Dec 2003
Posts: 1751

PostPosted: 22 Feb 2010 1:33    Post subject: Reply with quote

Les Etats-Unis relèvent le plafond de la dette

5 février 2010 - La Tribune

La chambre américaine des Représentants a voté jeudi en faveur d'une augmentation du plafond de la dette publique. L'agence de notation Moody's avait mis en garde les Etats-Unis, mardi, contre le dérapage à moyen terme des finances publiques qui pourrait entraîner une dégradation de leur note.

La Chambre américaine des Représentants a voté jeudi en faveur d'une augmentation du plafond de la dette publique, porté à 14.300 milliards de dollars, et elle a soumis ce texte à la signature du président Barack Obama. La Chambre s'est prononcée, par 233 voix contre 187, en faveur d'un relèvement du plafond de la dette publique de 1.900 milliards de dollars, ce qui évitera probablement aux élus d'avoir à revenir sur cette question politiquement sensible avant les élections de mi-mandat, en novembre.

Cette décision politique est clairement en ligne avec le discours sur l'état de l'union prononcé par le Président Barack Obama, fixant la priorité au soutien de l'économie et de l'emploi. Même si le Président a également mis l'accent sur la réduction des déficits en prônant notamment un gel des dépenses discrétionnaires sur trois ans et une hausse des impôts, ce vote laisse la porte ouverte à plus de dérapages des finances publiques, dans un contexte de forte défiance des marchés financiers et des agences de notation vis-à-vis des pratiques budgétaires laxistes.

L'agence de notation Moody's avait prévenu qu'en cas de croissance trop faible aux États-Unis, la note « AAA » de la dette du pays pourrait être menacée. Même si elle n'a aujourd'hui pris aucune mesure concrète, c'est-à-dire pas de dégradation de note ni de mise sous perspective négative, il s'agit d'une première alerte qui pourrait en entraîner d'autres plus sérieuses.

Le gouvernement américain prévoit un déficit public de 1.565 milliards de dollars soit 10,6% du PIB à la fin de septembre 2010, son plus haut niveau depuis la seconde guerre mondiale. Les mesures d'économies préconisées par le président devraient ramener le ratio de la dette à 8,3 % en 2011 et à 4,2 % dès 2013. Le président a émis un ordre exécutif pour créer une commission bipartisane chargée de s'attaquer à la réduction de la dette et des déficits. Le Sénat avait voté contre cette idée et les élus semblent peu désireux d'y participer.

Conscients de ces réserves face aux dépenses gouvernementales, les démocrates ont inclu dans le texte une disposition "pay as you go", selon laquelle toute nouvelle dépense doit être compensée par une économie équivalente ailleurs dans le budget. Une telle disposition a aidé le pays à transformer des déficits budgétaires en excédents dans les années 1990, ont fait valoir les dirigeants démocrates. Le président Obama a salué l'adoption du projet de loi en disant que la disposition "pay as you go" contribuera à "sortir d'une ère d'irresponsabilité et à remettre le pays sur une voie fiscalement viable".
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Kristo



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PostPosted: 28 Jun 2010 18:40    Post subject: Reply with quote

L'économie mondiale pourrait rechuter !

Boursier.com le 28/06/2010



L'économie mondiale est loin d'être sortie de crise, Pis encore, elle pourrait faire une rechute ! C'est en tout cas ce que craint la Banque des règlements internationaux (BRI) dans un rapport publié ce lundi ...

La banque des banques centrales recommande notamment aux Etats de mettre fin aux mesures de soutien prises au plus fort de la crise. "Conjugués aux vulnérabilités qui subsistent dans le système financier, les effets secondaires de soins intensifs appliqués sur une période aussi longue ne sont pas sans créer des risques de rechute" explique l'institution qui craint une dépendance de plus en plus forte des banques et des entreprises à ces aides publiques.

En outre, les banques centrales doivent procéder au relèvement de leurs taux. Tombés à un niveau extrêmement bas, ils "altèrent les décisions d'investissement, retardent la comptabilisation des pertes, accentuent la prise de risque et encouragent l'endettement" souligne la BRI.

L'institution rappelle aussi la nécessité d'assainir au plus vite les finances publiques des Etats pour éviter que les risques de volatilité financière, les dysfonctionnements des marchés et les tensions sur les financements ne réapparaissent.
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