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RSA, grève des chomeurs, etc...
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Nico-liad



Joined: 23 Mar 2009
Posts: 30
Location: Québec, Québec

PostPosted: 22 Oct 2009 22:38    Post subject: Reply with quote

loulie wrote:
super hs

veuillez excuser ce hors sujet et mon ignorance mais, lord quel est au juste la signification de ton avatar ? de ce côté ci de l'atlantique, je vois un peu embrouillé... un gars en chaise roulante avec un fusil ?? mm?

merci de répondre


Moi ca me fait penser à la révolution de l'eau en Bolivie... désolé d'entretenir le hors-sujet Roulement des yeux
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Iseré



Joined: 26 Jul 2008
Posts: 31

PostPosted: 22 Nov 2009 20:34    Post subject: Reply with quote

lead wrote:
rmi et rsa c'est pareil ,c'est juste un coup médiatique des politik ..


Tout à fait ...

Le RSA, c'est en gros la même chose que le RMI du temps de la prime de retour à l'emploi. Pour un RMIste qui retrouverait un travail à temps plein, c'est même assez désavantageux. En effet, avant, il pouvait cumuler salaire et RMI pendant 3 mois puis toucher une prime de retour à l'emploi de 150 euros les 9 mois suivant. Avec le RSA, il cumulera toujours salaire et prestations sociales pendant 3 mois mais ne percevra plus que 87 euros de " RSA chapeau " ensuite. La prime de retour à l'emploi ayant tout simplement disparue. La prime pour l'emploi d'un montant de 876 euros annuel, saute également. Voilà pour le tour de passe-passe ...

Notre bénéficiaire devra aussi éviter de se constituer une épargne pour les jours difficiles, dans quel cas, la CAF lui coupera le RSA si elle s'en aperçoit ( voir le formulaire de demande rsa ). Il en aurait pourtant bien besoin ...

Parce que je me demande, comment l'état va arriver à gérer la masse de ces actifs précaires quand, ayant pas ou peu cotisés, ils arriveront à l'âge de la retraite ...
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Kobayashi



Joined: 08 Apr 2004
Posts: 1885

PostPosted: 22 Apr 2010 6:51    Post subject: Reply with quote

je ne savais pas trop où poster sans créer un énième topic.

Grève des chomeurs

Intervention en direct sur France 2 : Ni culpabilisation, ni emploi forcé, ni management, grève des chômeurs !

Ce mercredi 21 avril, l’émission «L’objet du scandale» sur France 2 (dont les lecteurs auront pu suivre le remarquable travail préalable de casting/formatage, voir Il est beau, mon chômeur, il est beau !) a été interrompue.

Pour la video voir http://juralibertaire.over-blog.com/

Le texte qui suit a été lu en direct.

Quote:
On en a marre de la culpabilisation et de la mise au travail forcée.
Nous avons besoin d’inventer ensemble une grève des chômeurs, une grève de tous les précaires. Nous appelons à commencer dès le 3 mai.

Ce n’est pas parce que nous n’avons pas d’usine où nous retrouver qu’on ne va pas s’organiser. Mais ce serait quoi une grève des chômeurs ? Ça commencerait par un mouvement de refus. Refus de nous laisser harceler, mobiliser, culpabiliser, insérer de force.

Les réformes de Pôle Emploi ou du RSA cherchent à nous coincer, un par un, pour nous faire accepter des emplois de 10 heures par semaine payés une misère dans les secteurs les plus difficiles.

Il faudrait accepter n’importe quel travail sous peine de perdre une allocation de survie. Et qu’en plus nous soyons reconnaissants. Devrions-nous avoir honte de ne pas savoir nous vendre à n’importe quel employeur, honte de ne pas vouloir déménager pour un boulot, honte de ne pas accepter tout et n’importe quoi, de ne pas plier, en somme, devant la raison économique ?

Pas de honte qui tienne : franchement nous avons mieux à faire. Nous avons mieux à faire que chercher des emplois inexistants, mieux à faire que ce que l’on exige de nous. Voilà pourquoi nous refusons d’être suivis, contrôlés, managés, culpabilisés, radiés.

Pendant ce temps on renfloue les banques avec de l’argent public et on ose nous dire qu’il va falloir se serrer la ceinture.

Nous serons en 2010 un million supplémentaire de chômeurs sans droits. Une fois de plus nous servirons de prétexte à des débats d’experts sur les travailleurs pauvres, qui décideront à notre place ce qui est bon pour nous.

La grève des chômeurs et précaires ce serait — dès maintenant — ne pas rester isolés, sortir des eaux glacées du calcul égoïste dans lesquelles on nous plonge. La grève des chômeurs et précaires ce serait décider ensemble d’enrayer une machine à précariser faite pour nous manager à mort.

Nous appelons tous les travailleurs précaires, les intérimaires en colère, les intermittents du spectacle et de l’emploi, les saisonniers, les stagiaires démotivés, les étudiants désorientés, les retraités en mal de revenu, les sans-papiers, les licenciés preneurs d’otages, les travailleurs forcés, les volcans fraîchement réveillés à se rencontrer, à discuter dans les queues des CAF et des Pôle Emploi, dans la rue, partout.

Déjà, à Rennes, Brest, Paris, Montreuil, Tours et dans d’autres villes des précaires et chômeurs s’organisent.

Que mille collectifs fleurissent sur les décombres du plein emploi.

Inventons ensemble la grève des chômeurs et précaires.

Jeudi 22 avril, des actions régionales contre les «boîtes de coaching» sont organisées
À Brest, rdv devant la Carène (port) à 9h ;
À Rennes, rdv à 14h place Saint-Anne ;
À Paris, rdv à 10h, place de la République, terre-plein central, près du manège.


CIP-IDF, 21 avril 2010.

_________________
Critique de la valeur et du travail

Brochure du Manifeste contre le travail de Krisis.

http://sortirdeleconomie.ouvaton.org/ (3 n° du bulletin)
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ktche



Joined: 15 Jun 2004
Posts: 1383

PostPosted: 22 Apr 2010 8:20    Post subject: Reply with quote

J'avais évoqué ce mouvement dans le fil sur la bibliographie avec un lien vers un texte : http://forum.decroissance.info/viewtopic.php?p=54802#54802
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Kobayashi



Joined: 08 Apr 2004
Posts: 1885

PostPosted: 23 Apr 2010 6:54    Post subject: Reply with quote

Quote:
Thèses sur la grèves des chomeurs et précaires. Plaidoyer pour une coordination politique des gestes de désaffection envers l’économie

http://juralibertaire.over-blog.com/article-theses-sur-la-greve-des-chomeurs-et-precaires-48193380.html


Ma lecture est pas très sérieuse, mais je vais proposé d'en faire une lecture collective à bourges, ce texte est quand même stimulant et a le mérite d'être une base de discussion et de réflexion. Le passage que j'ai trouvé le plus intéressant est l'analyse qui est faite du " travail social " demandé aux chomeurs. Certaines perpectives pratiques me semblent aller dans le bon sens, dans le sens d'une sortie de l'économie (faut dire que cette perspective de réappropriation est bien présente maintenant au moins dans certains milieux). Mais bon, c'est aussi un peu le fouilli des fois.

Au niveau théorique, l'analyse de l'économie me semble a priori très marxiste mélangé à du guattarisme-foucaldinisme. Quel dommage (Mandosio vient de publier chez l'EDN, un livre sur Foucault). On centre tout sur l'exploitation du surtravail/survaleur, la vilaine subordination juridique, les classes, on parle de " subordination de la politique à l'économie ", etc. Leur relation au travail me semble rester confuse et ambigue.
_________________
Critique de la valeur et du travail

Brochure du Manifeste contre le travail de Krisis.

http://sortirdeleconomie.ouvaton.org/ (3 n° du bulletin)
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skum



Joined: 18 Oct 2009
Posts: 81

PostPosted: 25 Apr 2010 16:54    Post subject: Reply with quote

Quote:
Bruxelles
Grève des chômeurs

Appel aux chômeurs et précaires pour une occupation.

Appel aux chômeurs pour l'occupation des bureaux de l'Onem [Office nazi de l'Emploi] le 3 mai dés dix heures, chaussée de Charleroi à Bruxelles en écho aux actions préparées par des chômeurs et précaires français le même jour dans plusieurs villes dont Paris. http://www.acrimed.org/article3363.html

source http://www.cemab.be/news/2010/04/9169.php
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skum



Joined: 18 Oct 2009
Posts: 81

PostPosted: 26 Apr 2010 14:59    Post subject: Reply with quote

Quote:
[Belgique]

«Facilitateur»: un métier pas facile

En 2004, une dizaine de personnes ont été engagées comme «facilitateur» à l’ONEM de La Louvière. Six ans plus tard, il n’y en a plus qu’une de ce staff initial. Tous les autres ont changé de boulot. «Beaucoup ont été déçus, nous explique Freddy Bouchez, accompagnateur FGTB. «On leur avait dit que leur travail serait un travail social, qu’ils devraient «accompagner» les chômeurs». La réalité est tout autre.

Vincent De Raeve, accompagnateur à la FGTB régionale du Luxembourg, dans son livre «Carnet d’un garde-chasse»* parle avec une certaine compassion de ces «contrôleurs»:

«Les chômeurs sont reçus par des contrôleuses de l’ONEM. J’utilise le féminin parce que dans ma région [NDLR la province de Luxembourg], ce sont des femmes qui ont obtenu ces postes. Officiellement ce sont des «facilitatrices». Je préfère dire contrôleuses. Elles sont là pour contrôler.

Je les aime bien. Elles peuvent parfois se montrer humaines. Mais je crois qu’à la longue, elles pètent les plombs. […] Le boulot leur a été présenté comme une aide à apporter aux chômeurs. Puis, elles ont en fait à contrôler et à sanctionner. Alors, elles sont mal avec ça.

Pour Vincent De Raeve, les facilitateurs n’ont que deux options : l’incompréhension face à la détresse et ils font leur boulot sans état d’âme, ou au contraire ils comprennent trop bien et changent de job.»


* «Carnets d’un garde-chasse» de Vincent De Raeve, ed. Couleur livre – collection je. Pp 96. Préface de Bruno Carton. Postface de Yves Martens.. 12 euros.

[pdf] http://www.abvv.be/PDF/fr/Syndicat/2010/dw100129/p0809.pdf
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skum



Joined: 18 Oct 2009
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PostPosted: 26 Apr 2010 22:33    Post subject: Reply with quote

Guerre aux chômeurs ou guerre au chômage (première mi-temps)
http://arbeitmachtnichtfrei.skynetblogs.be/post/7654667/guerre-aux-chomeurs-ou-guerre-au-chomage-prem

Guerre aux chômeurs ou guerre au chômage (deuxième mi-temps)
http://arbeitmachtnichtfrei.skynetblogs.be/post/7654713/guerre-aux-chomeurs-ou-guerre-au-chomage-deux

Guerre aux chômeurs ou guerre au chômage (troisième mi-temps)
http://arbeitmachtnichtfrei.skynetblogs.be/post/7655689/guerre-aux-chomeurs-ou-guerre-au-chomage-troi
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skum



Joined: 18 Oct 2009
Posts: 81

PostPosted: 28 Apr 2010 12:48    Post subject: Reply with quote

Quote:
Contre la valeur travail

Par leurs actions déterminées, les chômeurs et les précaires ont bouleversé le champ politique. Il n’est déjà plus possible de les reléguer dans l’" infirmerie " comme le dit si délicatement le baron Seillière du CNPF. Leurs problèmes ne peuvent plus être mis à la marge de la société comme en témoignent maintenant les sondages et les manifestations de sympathie qui les entourent. Il ne faut toutefois pas se méprendre, si l’on plaint les chômeurs, la plupart du temps on apprécie beaucoup la remise en question qu’ils opèrent des rapports de travail actuels et de la logique infernale de leur flexibilisation. Les chômeurs et leurs associations, par le fait même qu’ils agissent avec vigueur, font la preuve qu’on a eu tort de vouloir les réduire à la condition d’inactifs. Ils ne se résignent pas à être des marginaux et ils montent clairement par leurs actions que leur mise à l’écart est un appauvrissement pour tous. Et, c’est tout à fait décisif, par leurs déclarations ils manifestent qu’ils se refusent à servir de moyens de chantage entre les mains du Capital. Le chômage doit au contraire être retourné contre ceux qui veulent en faire une arme contre les salariés.

Dans l’immédiat, leurs demandes ne sont pas démesurées, entre autres une hausse significative des minima sociaux, l’extension du RMI aux moins de vingt cinq ans, l’arrêt des coupures d’électricité pour les abonnés en difficultés etc., mais sur le fond et à moyen terme, ils revendiquent un revenu suffisant pour tous dans une société de plus en plus riche qui, néanmoins, rationne durement et massivement par l’argent et le chômage. Il y a là une revendication explosive qui déplace toutes les vues habituelles sur les rapports sociaux. En effet, si l’on déconnecte le revenu de ses relations étroites aux capitaux et à leur rentabilité à court terme, c’est tout l’édifice économique qui doit être revu dans ce qu’il a d’essentiel : la réduction des hommes qui travaillent à l’état de partie variable du Capital et de producteurs de valeurs. De façon significative, on a très vite vu Lionel Jospin monter aux créneaux pour défendre la valeur-travail (le travail soumis) comme le soliveau de la société, suscitant l’approbation tant de Nicole Notat que de Raymond Barre. La gauche " plurielle " est évidemment un peu gênée aux entournures et a grincé des dents, mais elle n’a pas véritablement mené bataille. Elle n’a pas osé ou pas su proclamer qu’on ne construit pas du lien social, solide et solidaire, à partir de la concurrence des capitaux et de la compétition sur le marché du travail qui transforment les salariés en femmes et en hommes jetables en fonction des impératifs des marchés financiers.

Tout cela éclaire d’une lumière particulièrement crue l’économisme dans lequel baignent le social et le politique aujourd’hui. Les hommes politiques se réfugient derrière des contraintes extérieures (déréglementation des marchés, mouvements erratiques des capitaux, monétarisme et néo-libéralisme des institutions internationales et européennes) comme si ces dernières étaient inévitables et incontournables, c’est-à-dire naturelles. Le gouvernement Jospin se fixe à lui-même des marges de manœuvre étroites en se pliant sans combat à ces contraintes. Il louvoie à la petite semaine sans prendre les problèmes à bras le corps et sans chercher à bouleverser les règles du jeu. Il ne lui vient même pas à l’idée que les travailleurs, avec emploi et sans emploi, soumis aux dures conditions du salariat flexible sont porteurs de grandes capacités de réaction et d’un énorme potentiel de créativité. Certes, tout cela n’est guère visible pour qui en reste à la superficie des choses. Le Capital essaye, effectivement, par tous les moyens de réduire les activités multidimensionnelles, foisonnantes et interdépendantes qui se font jour dans la production, à des compétences et à des prestations de travail individualisées, c’est-à-dire coupées par les interventions managériales de leurs connexions et leurs liens de solidarité. Il ne peut empêcher toutefois que nombre des échanges effectués dans les rapports de travail se manifestent comme des pratiques de concertation et d’invention qui dépassent et excèdent la pure et simple reproduction du capital.

C’est au fond ce que disent les luttes sociales depuis novembre, décembre 1995. On peut et on doit gérer autrement la production sociale. On peut et on doit s’approprier autrement les biens et les services produits si massivement. On peut et on doit faire fonctionner autrement les institutions et la puissance publique. Bien sûr, tout ne peut pas changer en un seul jour comme par un coup de baguette magique, mais les chômeurs indiquent la bonne direction. C’est le capitalisme, avec son cortège de misères, sa philosophie misanthropique, ses activités carnassières qui doit être remis en question.

Jean-Marie Vincent

http://multitudes.samizdat.net/Contre-la-valeur-travail
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Kercoz



Joined: 20 Sep 2008
Posts: 967
Location: bordeaux

PostPosted: 28 Apr 2010 13:25    Post subject: Reply with quote

Le chomeur tel que l'on me le montre ci dessus est le principal defenseur du travail et du système .
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skum



Joined: 18 Oct 2009
Posts: 81

PostPosted: 28 Apr 2010 19:15    Post subject: Reply with quote

Certes certes...

Quote:
[ATTAC - Bruxelles]

Dès le 3 mai 2010
Appel à la grève des précariséEs, excluEs et marginaliséEs

Chômeuses et chômeurs, travailleurs et travailleuses précariséEs, « bénéficiaires » d’un revenu d’insertion sociale, retraitéEs en mal de revenus, étudiantEs désorientéEs, personnes « sans papiers », personnes « sans domicile », malades et handicapéEs, excluEs et marginaliséEs,

De nombreux discours, y compris émanant de structures dites d’aide, nous collent des étiquettes négatives, nous commandent de céder au désespoir. Ce qui nous qualifierait, et ce n’est pas qu’un jeu de mots, serait l’ignorance, la fragilité, le manque d’ambition et de volonté, un bas profit tenant du vol de la cité. C’est ainsi que nous sommes définiEs par un système vivant des inégalités qu’il propage et ne nous proposant que la survie ainsi que la soumission à ce jeu de dupes.

Nous avons pu le voir avec Katrina, avec cet hiver manquant de sel en Belgique, avec Xinthia, et ces derniers jours encore avec l’éruption d’un volcan islandais, redécouvrant les images d’états, de structures et d’une civilisation d’une incroyable fragilité, les discours de « responsables » s’enfermant dans le silence et l’opacité. Le Président européen Van Rompuy disait récemment le besoin de prendre des mesures impopulaires, sans citer ni l’une d’elles, ni ce que serait ce « besoin ».

Au vu de ce que nous vivons aujourd’hui, nous devons considérer combien les savoirs ne modifient pas la donne. Ce petit monde d’ « ex-pairs », de managers et d’investisseurs se révèle être en échec. Pourtant, c’est ce qui serait notre ignorance, notre fragilité, nos manques d’ambition et volonté qui se trouvent pointés du doigt ! Pourtant, les discours vont à la modification de nos comportements, au contrôle et à la sanction, à la fin des libertés fondamentales, au management politique et social.

Début juillet, la Belgique prendra la présidence d’une Europe créatrice de pauvreté, entendant rappeler que 2010 est année de lutte contre la pauvreté. Allons-nous leur laisser une fois encore la possibilité de s’emparer de nos voix avant que nous ne nous soyons expriméEs ? Allons-nous nous laisser dérober de nos vécus, de ce que nous expérimentons, de nos savoirs et connaissances, allons-nous laisser tomber nos idées, nos convictions, nos croyances, nos opinions dans l’oubli ? Faisons savoir que nous avons besoin de nous exprimer, non d’être entenduEs par eux seuls, nous avons besoin de nous rencontrer, non d’être dirigéEs par eux, nous avons besoin de prendre le temps, non d’être presséEs ! Il ne s’agit pas pour nous de garantir, par la soumission, une paix sociale, mais bien de revenir aux racines de ce qui la nourrira, une démocratique économique, politique et culturel permettant participation et égalité de tous et toutes !

Nous avons besoin d’inventer ensemble une grève des chômeurs et chômeuses, une grève de tous et toutes les précaires. Ce n’est pas parce que nous n’avons pas d’usine où nous retrouver qu’on ne va pas s’organiser. Mais, ce serait quoi une grève des chômeurs ?

Ca commencerait par un mouvement de refus. Refus de nous laisser harceler, mobiliser, culpabiliser, insérer de force. Refus de nous laisser contrôler et sanctionner. Refus d’accepter un travail quelconque sous peine de perdre une allocation de survie. Refus de participer à la pression mise sur les autres travailleurs et travailleuses. Refus d’avoir honte de ne vouloir, de ne savoir nous vendre à un prix quelconque ainsi qu’au détriment d’autrui et de l’environnement. Refus de plier devant la raison économique et les guerres capitalistes. Refus de renoncer à une écologie politique, non partisane, où articuler sphères personnelles et collectives, où participer, proposer et expérimenter des « valeurs » correspondant à nos histoires et cultures, à nos attentes et aspirations personnelles et collectives, refus de renoncer à un « milieu » où poser des actes « propres ».

La grève des chômeurs, chômeuses et précaires, ce serait - dès ce lundi 3 mai - ne pas rester isoléEs, sortir des eaux glacéEs du calcul égoïste dans lesquelles on nous plonge. La grève des chômeurs, chômeuses et précaires se serait décider ensemble d’enrayer une machine à précariser faite pour nous manager à mort.

C’est appeler les travailleurs et travailleuses précaires, les intérimaires en colère, les « intermittents » du spectacle et de l’emploi, les saisonniers et saisonnières, les stagiaires démotivéEs, les étudiantEs désorientéEs, les retraitéEs en mal de revenus, les personnes « sans-papiers », les licenciéEs preneur/preneuses d’otage, les travailleurs et travailleuses forcéEs, malades et handicapéEs, excluEs et marginaliséEs, à être des volcans fraîchement réveillés et, par nos rencontres, échanges et actions, ainsi que par tous les moyens nécessaires, à compliquer la vie de cette structure faite pour nous asservir, à ralentir la marche triomphaliste de « responsables » qui, après avoir volé le Sud, ont perdu le Nord.

Une grève des précariséEs, excluEs et marginaliséEs, c’est nous appeler toutes et tous à retrouver la joie et les conditions nécessaires au développement de nos puissances personnelles, c’est nous inviter toutes et tous à penser, réinventer et unir luttes et résistances, ici et maintenant, dans nos foyers, nos clubs sportifs, nos cafés, dans nos rues, cités, villes et villages, dans nos salles de fête, dans les CPAS, dans nos permanences syndicales, nos universités, sur internet, dans les locaux d’Actiris, du FOREM et de l’ONEm, etc.

Il faut être deux, au moins, pour une différence n’appartenant à personne. Faisons la différence !

n’importe qui

Texte inspiré l’action des chômeurs, chômeuses et précaires en France (vidéo + texte)


Contact pour cet appel : Olivier Hofman 0496 902 908 olivier_hofman@hotmail.com

http://www.bxl.attac.be/spip/spip.php?article1239
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Kercoz



Joined: 20 Sep 2008
Posts: 967
Location: bordeaux

PostPosted: 28 Apr 2010 20:15    Post subject: Reply with quote

Je persigne . Au llieu de "sortir de l'économie", il faut sortir du système.
Quitter les villes et monter des structures parrallèles , "undeground " qu'on disait , ds les années 70.
Cultiver son jardin ; vivre "a coté" , prendre son plaisir au lieu de le mendier .
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