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Contribution pour la seconde conférence sur la décroissance

 
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bug-in



Joined: 13 Mar 2003
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Location: prox. Montpellier

PostPosted: 07 Feb 2010 0:08    Post subject: Contribution pour la seconde conférence sur la décroissance Reply with quote

Quote:
Contribution pour la seconde conférence sur la décroissance économique pour une écologie durable et socialement équitable.

Bien que j'aurai des propositions pour d'autres thèmes de la rencontre [0], je vais me concentrer sur un thème important, qui est celui pour lequel on m'a proposé de contribuer :

«13.Nouvelles technologies. Comment réorienter la recherche militaire et la recherche civile vers des innovations favorisant la frugalité et la mise en commun des ressources?»

Je tiens à récuser les accusations de technophobie [1], de théorie du complot, ou de recherche d'une pureté naturelle ou primitive. Non pas que de tel propos n'ont pas été tenu par des personnes ayant une critique qui peut-être semblable a la mienne, mais parce que ces discours sont le produit d'une imagination qui déborde parce que nous n'avons pas accès par nous même aux choix, décisions et moyens de régulations des techniques qui pourtant change le monde et nos vies.
Je ne vais pas exposer l'ensemble des problèmes que posent les techniques (santé, gestion, usage), mais insister sur un des plus important pour moi, trop écarté ou peu connu. Bien maîtrisé il est favorable à l'émancipation, mal à la dépossession. Il concerne plus l'orientation même de la production des techniques que l'usage de la technique et les conséquences de celles qui existent déjà.
Les gouvernements et entreprises par l'argent qu'il distribue pour certaines recherche plutôt que d'autres, organisent des moratoires invisible [2]. La masse d'argent allant dans les techniques et recherches industrielles, brevetable et nécessitant des connaissances élevée et des matériaux rare pour les produirent entraîne l'éviction d'autres techniques et recherches plus artisanales, libre et nécessitant des connaissance et matériaux disponible facilement et renouvelable dans un cycle court.
Ces considérations amène a voir la recherche et la technique non plus comme le travail d'un groupe oligarchique, même «pour» ou au profit de tous les autres, mais comme un travail situé localement et produit «par» ceux là même qui en ont besoins. Diminuant ainsi, sans les faire disparaître pour autant, les dépendances d'une organisation sur une autre.
C'est la question de la souveraineté qui est en jeu, et elle est capitale, concernant l'accès a l'eau, la nourriture et l'énergie [3].
Elle nécessite la reconnaissance des savoirs faires comme un pouvoir (une richesse) et donc de ne pas s'arrêter a la reconnaissance de la richesse économique. Elle implique aussi d'accepter la pluralité des connaissances, au lieu d'exiger leur standardisation et leur homologation par une norme internationale, des outils et instruments spécifiques (qui par ce moyen apparemment «neutre» biaise toute pluralité des savoirs reconnus comme scientifique).
Un exemple pour comprendre le problème : L'accès a l'eau peu se faire par des canalisations en fer ou plastique, mais une fois que ces canalisations tombent en panne, ceux qui en bénéficiaient deviennent dépendant de ceux qui peuvent les produire. Le problème est du même genre pour une énergie qui serait produite par des panneaux solaires ou des éoliennes industrielles.
Un exemple pour comprendre le sens de ma proposition : au lieu de favoriser les recherches en nanotechnologies pour produire des panneaux solaires plus performants, ou des «murs intelligents» qui laisse passer la température adéquate programmé. On favorise plutôt les recherches employant des matériaux plus accessible, reproductible, disponible localement etc... comme les bottes de pailles pour l'isolation (mon ex. n'est p.ê pas le meilleur, mais il n'est qu'une illustration).

La mise en commun des ressources et la frugalité, n'est pas un choix de recherche technique, mais un choix politique. La technique ne peux au mieux que répercuter (puis amplifier) cette ambition. C'est ce que j'ai tenté de faire.
Le progrès, tel qu'il est définie par notre société, nous hante, et c'est ce qui fait qualifier parfois ces techniques ou recherches de «retour en arrière» vis a vis de la direction qu'il impose. Il n'en est rien, et ma proposition va justement dans une autre direction.
J'insiste toutefois pour faire remarquer quatres choses :
Ces choix politiques et culturel de mode de vie sont nécessaire. L'ensemble des moyens énergique cohérent avec nos ambitions politique ne sera jamais suffisant pour permettre a chaque individu d'avoir un téléviseur, un frigidaire et une machine a laver. C'est parce qu'il me semble que nous sommes pour de meilleurs divertissements, moyens de conservation et d'entretien de nos objets.
La force des techniques qui font système actuellement perdurera un temps certains qui pourra faire paraître nos techniques pour des anecdotes, voire les fera apparaître inutilisable dans certains cas (tout comme l'organisation d'une ville en faveur des voitures, rend difficile l'emploie du vélo. C'est ce que Ivan Illich et Jean Pierre Dupuy avait identifié comme la destruction des moyens autonomes du au monopole radical des moyens de production hétéronome).
Etant donné qu'une des forces du capitalisme est de transformé tout ce qui est disponible en marchandise, tant que ce dernier sera actif et fort, même nos recherches et techniques seront certainement à des degrés plus ou moins importants des marchandises.
Pour moi le problème essentiel de la technique, j'espère l'avoir fait remarqué n'est pas un problème écologique, qui pourra être certainement réglé par tel ou tel expert, mais un problème de dépossession de nos accès au vital et nécessaire par l'élimination des savoirs faires et techniques d'émancipation. Toutefois et dans de nombreux cas, avant de rechercher une réponse technique a un problème, il est possible de s'attaquer a sa cause, bien souvent par la politique.


Bien a vous, Florian OLIVIER, 6 Février 2010

Note :

[0]Site de la rencontre : http://www.degrowth.eu/v1/index.php?id=2&L=2
En particulier, les groupes de travail : http://www.degrowth.eu/v1/index.php?id=9&L=2

[1] «La polarisation du débat en une opposition stérile entre technophiles ouverts au progrès et technophobes archaïques et réactionnaires sert à dissimuler les enjeux sociopolitiques que soulève toujours le phénomène technique. La ligne de fracture ne passe pas entre les partisans et les opposants à la technique, mais entre ceux qui font des techniques des outils neutres, et du progrès technique un dogme non questionnable, et ceux qui y détectent un instrument de pouvoir et de domination, un espace où se combinent sans cesse des rapports de force qu'il faut dévoiler.» François Jarrige, Face au monstre mécanique, une histoire des résistances à la technique. éd. Imho, 2009. Introduction p.10.

[2] J'ai inventé ce terme. Il vient contrebalancé les accusations a notre encore qui nous identifie en général comme antiscience et antitechnique, en mettant en avant que les moratoires sont contre la recherche. Les moratoires participent à un tri et une sélection. Face aux moratoires visible de la population qui passe par la législation, il y a les moratoires invisible, économique, organisé par les gouvernements et entreprises.

[3] Je considère la question de la souveraineté ou de l'autonomie, non pas comme la libération de liens ou de dépendances, mais bien au contraire comme l'identification, le choix et le maintien d'un ensemble de dépendances. Il reste alors a établir les critères de choix de ces dépendances (comme par exemple : favorable à la possibilité d'affirmation du plus grand nombre d'être vivant et au processus de diversification des vivants ; production locale avec peu de moyens, etc...). Je développe ce point dans l'article Sur quelques communautés à perspective émancipatoire et la question de l'argent dans la revue Sortir De l'Economie n°3. http://sortirdeleconomie.ouvaton.org/

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