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Pasukanis et la théorie du droit
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skum



Joined: 18 Oct 2009
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PostPosted: 09 May 2010 16:12    Post subject: Reply with quote

Dans "LES CAHIERS DE CRITIQUE COMMUNISTE" de novembre 2005 (Droit et émancipation), Didier Hanne (juriste) mentionne un de ses articles consultable en ligne : Droit et transformation sociale.

Artous mentionne le livre de Michel Miaille Une introduction critique au droit : http://www.universite-ouvriere.org/Bibliotheque/Auteurs/M/Miaille_M/Une_intro_critique_droit_M_Miaille.htm et l'article « L'État de droit dans la Doctrine contemporaine », Actuel Marx, « Les paradigmes de la démocratie » (dir. Jacques Bidet), mai 1994.

Artous renvoie également à son livre Marx, L'Etat et La Politique pour "une lecture détaillée du statut du droit chez Marx (et des débats qui ont eu lieu à ce propos entre marxistes)".

Egalement mentionné, Jacques Michel : son livre Marx et la société juridique (Publisud, 1983) ; l'article Marx et le droit : une dramatique actualité (Actuel Marx, PUF, 2001).
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skum



Joined: 18 Oct 2009
Posts: 81

PostPosted: 27 Jul 2010 16:03    Post subject: Reply with quote

Une ébauche critique de la Théorie de Pasukanis rédigée par Tran Hai Hac dans son double volume (rigoureux) Relire « Le Capital ».

Quote:

La forme marchande d’individualité

(Extrait du Tome 1, « Le fétichisme de la forme valeur », pp. 175-180 + notes)

Les rapports capitalistes de production, en se constituant sous forme de valeur, de rapports marchands, déterminent en même temps les rapports qui s’établissent entre les individus en tant que propriétaires de marchandises. C’est seulement à titre de représentants de la marchandise qu’ils possèdent que les individus entrent en rapport les uns avec les autres et existent les uns vis-à-vis des autres. C’est par l’intermédiaire des rapports entre objets que la société conditionne les motivations des individus et les contraint à conformer leur comportement aux rapports sociaux de production. L’intégration, l’assujetissement des individus aux rapports sociaux de production résulte d’un double mouvement : 1) de détermination de la forme économique des objets par les rapports sociaux de production ; 2) de détermination des rapports des individus dans la production par les objets économiques qu’ils détiennent. Evidemment, les objets économiques ne conditionnent les rapports individuels dans la production que parce que, en tant que forme, ils sont eux-mêmes l’expression de rapports sociaux de production. Ainsi déterminés dans leur motivation et leur comportement, les individus agissent comme « représentants » des objets ; ou pour le dire autrement, il ne s’agit d’individus que pour autant qu’ils sont la « personnalisation » de rapports économiques. En tant que « porteurs » de fonctions déterminées par les rapports sociaux de production, en tant que « supports » de ces rapports, les individus prennent la forme économique de sujets, se posent comme sujets économiques.

1. La définition du sujet économique en tant que support des rapports économiques est essentielle. Le fait que le même concept de « support » serve à la fois à définir la forme de l’objet et du sujet, montre la transformation de problématique et le remaniement des concepts opérés par Marx entre ses écrits de jeunesse et Le Capital [1] . Dans les manuscrits de 1843-1844, l’analyse des rapports économiques est structurée par le couple sujet – objet ; dans Le Capital, l’analyse est structurée par le concept de rapports sociaux de production qui détermine, d’une part, une fonction d’objet, et d’autre part, une fonction de sujet. Dans les manuscrits de 1843-1844, c’est le sujet qui est moteur, principe de constitution des objets ; dans Le Capital, ce sont les rapports sociaux de production – les sujets de même que les objets n’étant ici que supports de ces rapports.

La forme sujet se constitue au niveau de la « réalité », c'est-à-dire que le sujet économique n’appréhende que le mouvement apparent, les connexions externes (l’échange de marchandises) à travers lequel se réalise le mouvement réel, la connexion interne (la reproduction des rapports capitalistes de production). Le mouvement réel, à travers le mouvement apparent, se trouve intériorisé par le sujet économique comme mobiles de ses actions. Dès lors, le sujet se pose comme sujet constituant, c'est-à-dire dont la subjectivité et les actes sont constitutifs du mouvement de la réalité. De là, le double statut objetctif – subjectif du concept de sujet économique : 1) forme sujet, individu assujetti aux rapports sociaux de production dont il est le support ; 2) libre subjectivité, individu autonome au sens de centre d’initiatives et de décisions, auteur et responsable de ses actes. A ce double aspect sujet constitué – sujet constituant du concept de sujet correspond un double statut du concept de réalité : 1) mouvement apparent déterminé par la reproduction des rapports sociaux de production dont il constitue la forme de manifestation ; 2) mouvement résultant du « comportement purement atomistique » de sujets dont l’activité est constitutive du procès économique [2]. Et dans cette double dimension du mouvement apparent, la détermination macroéconomique ne se réalise qu’au travers de comportements microéconomiques [3].

2. Dans le double aspect du concept de sujet, le sujet constituant est la forme que prend le sujet constitué dans la conscience des individus, c'est-à-dire au niveau idéologique – le propre de l’idéologie étant d’« interpeller les individus en sujet », selon l’expression de L. Althusser. L’idéologie interpelle l’individu en sujet de sorte que l’individu se soumette librement aux rapports sociaux de production, qu’il accomplisse de lui-même les actes de son assujetissement : « il n’est de sujet que par et pour leur assujetissement » [4]. Le Chapitre 2 du Capital indique que la personnalisation des rapports capitalistes de production se fait dans la forme sujet de droit, dans la forme de l’idéologie juridique structurée par le couple personne – chose [5]. Les individus, nous dit Marx, se constituent en sujets, en « personnes indépendantes » par la reconnaissance réciproque de leur caractère de « propriétaires privés de choses aliénables » ; le rapport des indvidus prend la forme du « rapport juridique » qu’est la relation contractuelle, « rapport de volontés dans lequel se reflète le rapport économique » [6]. L’échange marchand n’ayant lieu que par l’intermédiaire du contrat, « ici intervient l’élément juridique de la personne et de la liberté qu’elle inclut » [7].

Dans un texte des Manuscrits de 1857-1858, Marx précise que l’ordre marchand est celui de l’égalité et de la liberté des sujets. L’échange marchand pose l’égalité des individus qui ne sont déterminés que comme simples échangistes : il n’existe « absolument aucune différence entre eux » et « cette absence de différence est leur détermination économique ». C’est le rapport monétaire notamment qui réalise « l’égalisation sociale des individus » car, dans ce rapport, l’individu n’est que « l’individuation de l’argent » [8]. Parallèlement, l’échange marchand pose la liberté d’individus qui se reconnaissent réciproquement comme propriétaires privés : « aucun individu ne s’empare de la propriété de l’autre par la force » ; « chacun s’en déssaisit et l’aliène de son plein gré ». Tous réalisent leur intérêt privé et non un quelconque intérêt général, de sorte que « l’intérêt universel est précisément l’universalité des intérêts égoïstes » [9]. Bien que « les déterminations de la personne juridique, précisément celles de l’individu de l’échange », ont pu apparaître dans le droit romain dès l’antiquité, le sujet de droit égal et libre ne s’impose qu’avec le mode de production capitaliste. Car, « non seulement donc l’égalité et la liberté sont respectées dans l’échange qui repose sur les valeurs d’échange, mais l’échange de valeurs d’échange est la base réelle qui produit toute égalité et toute liberté » [10]. Certes, dans la société bourgeoise, l’individu n’est que marchand mais encore citoyen et, à ce titre, l’ordre démocratique le pose aussi comme sujet de droit égal et libre [11]. Cela étant, à ce niveau de l’analyse, nous ne nous attacherons qu’à la forme marchande de l’individualité [12].

On doit à E. Pasukanis la première tentative de théoriser la relation qui s’établit dans la production marchande entre la forme objet de valeur et la forme sujet de droit : « En même temps que le produit du travail revêt les propriétés de la marchandise et devient porteur de valeur, l’homme devient sujet juridique et porteur de droits » [13]. L’analyse proposée se heurte, toutefois, à la question de la « dualité » du droit public – privé : c'est-à-dire, d’une part, la norme juridique étatique qu’est la loi, et d’autre part, les rapports juridiques privés que constituent les contrats marchands ; autrement dit : d’un côté, le droit comme réglementation autoritaire, contrainte extérieure et, de l’autre, le droit comme autonomie du sujet, liberté garantie. La thèse pour laquelle opte E. Pasukanis est que la source véritable du droit se trouve dans le rapport marchand et non dans le rapport étatique : « La logique des concepts juridiques correspond à la logique des rapports sociaux d’une société marchande. C’est dans ces rapports et non dans l’agrément de l’autorité publique qu’il faut chercher la racine du système du droit privé ». De sorte que le droit public présuppose le droit privé dont il n’est que l’expression au niveau étatique, sa forme légale : « Le droit public ne peut exister qu’en tant que reflet de la forme juridique privée dans la sphère de l’organisation politique ou alors il cesse de manière générale d’être un droit » [14]. Autrement dit, c’est le sujet de droit, ce sont les rapports juridiques privés qui engendrent la loi et non l’inverse : « Le sujet comme porteur et destinataire de toutes les prétentions possibles, la chaîne des sujets liés les uns aux autres par des prétentions réciproques, telle est la structure juridique fondamentale qui correspond à la structure économique, c'est-à-dire aux rapports de production d’une société reposant sur la division du travail et l’échange. L’organisation sociale qui dispose de contrainte est la totalité concrète à laquelle nous devons aboutir après avoir conçu auparavant le rapport juridique dans sa forme la plus pure et la plus simple » [15].

Une telle thèse ne peut être défendue que parce que E. Pasukanis conçoit l’échange marchand de façon incorrecte comme un rapport privé marchandise – marchandise, alors qu’il s’agit d’un rapport polaire marchandise – monnaie. Car dès lors que l’échange marchand est conçu comme un rapport monétaire, la monnaie affirme un caractère dual étatique – privé, du même ordre que la dualité public – privé du droit [16]. De même que pour la monnaie, on dira que l’ambivalence du droit signifie : 1) que le droit [la monnaie] ne se réduit pas à la loi [à la monnaie centrale] et qu’il existe une émission décentralisée de droits privés [de monnaies privées] ; 2) mais que pour valoir, les droits privés [les monnaies privées] doivent se conformer à la loi [à la monnaie centrale] qui en quelque sorte anté-valide l’émission privée de droit [de monnaie] ; 3) ceci étant, lorsque les porteurs de droits [de monnaie] perdent confiance dans leur validité, la légitimité de la loi [de la monnaie légale] se trouve remise en cause. Il s’ensuit que le rapport juridique privé ne peut être conçu en l’absence d’une instance centrale, l’Etat [17]. Cela signifie aussi que le droit ne peut être pensé comme un simple « reflet » du rapport marchand : il en constitue, au contraire, une condition constitutive [18].

3. Dans le mode capitalise de production, l’individu est constitué en sujet en tant que porteur de fonction déterminée par les rapports de production, « fonctionnaire » de ces rapports [19]. Cette réduction de l’individu au statut de porteur de fonction est le fait non de l’analyse marxiste mais du mode capitaliste de production. Le concept de sujet désigne en effet non pas l’« homme », qui est une abstraction indéterminée en dehors des rapports sociaux qui le définissent, mais toujours une forme d’invidualité déterminée, produite par le rapport social de production. Partant de ce que l’homme « ne peut s’individualiser que dans la société », Marx montre que la société bourgeoise produit une forme spécifique d’individualité-sujet qu’est l’« individu isolé », forme dans laquelle « les divers liens sociaux apparaissent à l’individu comme de simples moyens pour atteindre ses buts particuliers, comme une nécessité extérieure » [20]. La constitution de l’homme en individualité est ainsi le fait des rapports sociaux, l’homme s’individualisant de manière différente dans chaque société. La société bourgeoise se caractérise par son mode de production d’individus dans lequel l’individu se conjugue au privé, les hommes se percevant – à travers la monnaie et le droit – comme individus autonomes, sujets indépendants, et se représentant les rapports sociaux comme « un lien qui leur est extérieur », « un simple moyen d’objectiver leur individualité » [21]. L’indépendance des personnes et leur caractère privé ne représentent pas des déterminations d’un quelconque homme générique, mais une forme historique d’individualité sociale, c'est-à-dire d’assujetissement de l’individu à des rapports sociaux déterminés de production ; il ne s’agit pas d’une indépendance en soi des individus, mais d’une indépendance formelle, au sens où l’indépendance des individus est ici la forme que prend leur dépendance sociale [22] ; de même qu’il s’agit non pas d’un caractère privé en soi de l’individu, mais d’un caractère privé formel, au sens où le privé est la forme que prend ici l’individualité sociale [23]. Selon Marx, « ces caractères sociaux déterminés n’ont nullement leur origine dans l’individualité humaine en général, mais dans les rapports d’échange entre hommes produisant des produits sous la forme déterminée de la marchandise ». Dans cette forme d’individualité, celle de l’« individu isolé » où l’individualité sociale est réduite aux caractères sociaux d’acheteur et de vendeur de marchandises, se trouve l’explication de l’« homme abstrait » mis en scène par l’économie politique. Aussi, Marx rejette-t-il la critique humaniste de l’économie politique, car « autant il est stupide de concevoir ces caractères économiques bourgeois d’acheteur et de vendeur comme les formes sociales éternelles de l’individualité humaine, autant il est faux de les déplorer en voyant en eux l’abolition de l’individualité. Ils sont la manifestation nécessaire de l’individualité à un stade déterminé du procès social de la production » [24].


NOTES

[1] J. Rancière, « Le concept de critique et la critique de l’économie politique des Manuscrits de 1844 au Capital », in L. Althusser et al., Lire le Capital, Maspero, 1973, vol. 3, p. 76.
[2] Le Capital, Livre I, 4e éd., p. 106.
[3] Nous rejoignons ici l’analyse des connexions « exotériques » de A. Lipietz. [A. Lipietz, Le monde enchanté, Maspero, 1983, p. 117].
[4] L. Althusser, « Idéologie et appareils idéologiques d’Etat », La Pensée, juin 1970, pp. 29 et 36.
[5]E. Balibar, Cinq études du matérialisme historique, Maspero, 1974, p. 214.
[6] Le Capital, I, 1, pp. 98 et 95.
[7] Contribution, p. 220.
[8] Manuscrits de 1857-1858, 1, pp. 181-182 et 187.
[9] Manuscrits de 1857-1858, 1, pp. 183-184.
[10] Manuscrits de 1857-1858, 1, pp. 185-186.
[11] Ce double aspect renvoie à la séparartion entre « société civile » et « Etat », et correspond à la distinction entre droits de l’« homme » (membre de la société civile) et droits du « citoyen » (membre de l’Etat). Cf. « A propos de la question juive », Œuvres III, pp. 347-381.
[12] L’articulation de l’ordre marchand et de l’ordre démocratique est examinée lors de l’étude du concept de la force de travail. Voir infra, $ 623.
[13] E. Pasukanis, La théorie générale du droit et le marxisme, EDI, 1970, p. 102.
[14] E. Pasukanis, ibid., pp. 85 et 92-93.
[15] E. Pasukanis, ibid., pp. 88-89.
[16] B. Théret, Régimes de l’ordre économique de l’ordre politique, PUF, 1992, pp. 97-98.
[17] Tout logiquement, E. Pasukanis défend une conception superstructurelle de l’Etat comme « moment secondaire et dérivé » par rapport à la société civile [ibid. p. 80]. Il se réfère pour cela à un passage de La Sainte Famille [p. 147] : « C’est donc la nécessité naturelle, ce sont les propriétés essentielles de l’homme, tout aliénées qu’elles semblent, c’est l’intérêt qui tient unis les membres de la société bourgeoise dont le lien réel est donc constitué par la vie civile et non par la vie politique ; […] La superstition politique est seule à se figurer de nos jours que la cohésion de la vie civile est le fait de l’Etat, alors que, en réalité, c’est au contraire la cohésion de l’Etat qui est maintenue du fait de la vie civile ». Dans ce texte de 1844, Marx effectue une critique de l’aliénation étatique chez Hegel et opère un renversement à la Feuerbach de la relation entre Etat et société civile. Mais, dès 1845, dans L’Idéologie allemande [p. 31], apparaîtra chez Marx une nouvelle problématique fondée sur une relation polaire société civile – Etat moderne. Nous reprendrons la question dans notre conclusion générale.
[18] J. Bidet, Théorie de la modernité, PUF, 1990, p. 170.
[19] Théories sur la plus-value, 1, pp. 183 et 321.
[20] Fondements, 1, p. 12.
[21] Contribution, p. 217.
[22] « L’enchaînement social, qui naît de la rencontre des individus indépendants, apparaît vis-à-vis d’eux comme une nécessité objective et en même temps comme un lien qui leur est extérieur : c’est cela qui représente précisément leur indépendance. L’existence en société […] apparaît donc aux individus eux-mêmes comme quelque chose d’extérieur et même, dans l’argent, comme un objet tangible ». [Contribution, p. 217].
[23] « Il faut, en face d’eux, sujets indépendants, que la communauté existe comme quelque chose de matériel, également indépendant, extérieur, fortuit. C’est précisément la condition pour qu’ils puissent entretenir des rapports sociaux à titre de personnes privées ». [Contribution, p. 218 ; Fondements, 2, p. 612].
[24] Contribution, p. 65.[/i]


Edit / Deux textes de Michel Miaille :

La critique du droit

Le droit comme système social
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Kercoz



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PostPosted: 21 Aug 2010 10:24    Post subject: Reply with quote

skum wrote:


Edit / Deux textes de Michel Miaille :



Le droit comme système social

T'es un type énervé et assez pénible/agressif , mais tu as de bonnes lectures .
Merci pour ce lien . Il semblerait d'apres Miaille , que les systèmes complexes et la TH. du Chaos soient devenus des systèmes autopoiétiques .
Il manque qd meme une ref au "droit nature" ds sa démarche . Non pas le droit naturel des liberaux , mais le droit originel issu (selon moi pompé sur Lorenz/goffman) des rites structuraux qui se substituent a l'agressivité pour permettre la socialisation .
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ktche



Joined: 15 Jun 2004
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PostPosted: 21 Aug 2010 10:49    Post subject: Reply with quote

Kercoz wrote:
Il semblerait d'apres Miaille , que les systèmes complexes et la TH. du Chaos soient devenus des systèmes autopoiétiques


Est-ce que ce commentaire n’avait pour but que d'introduire la même rengaine ? Dans ce cas, se reporter ici : http://forum.decroissance.info/viewtopic.php?t=8065

Par ailleurs, Miaille explique justement qu'une théorie générale des systèmes autopoiétiques doit s'écarter de toutes les élucubrations cybernétiques à base d'analogie foireuse et d'emprunt aux mathématiques et à la biologie (genre théorie du chaos)
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Kercoz



Joined: 20 Sep 2008
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PostPosted: 21 Aug 2010 12:31    Post subject: Reply with quote

Renommer un concept permet de s'en approprier une dose de paternité .
Tout comme E.MORIN (paradigme perdu), qui zona ds les années 70/80 aux states alors que des colloques sur la TH.du Chaos y pullulaient et qui ds sa 2e edition , ne cite jamais le terme chaos , en parle a ttes les lignes (Complexité) et passe son introduction a essayer de justifier une sois disante antériorité .
Il suffit de parcourir les pages de GG sur l'auto- poiétique pour s'en convaincre : ex:
http://1libertaire.free.fr/Guattari19.html
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Kercoz



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PostPosted: 21 Aug 2010 15:36    Post subject: Reply with quote

ktche wrote:
Kercoz wrote:
Il semblerait d'apres Miaille , que les systèmes complexes et la TH. du Chaos soient devenus des systèmes autopoiétiques



Par ailleurs, Miaille explique justement qu'une théorie générale des systèmes autopoiétiques doit s'écarter de toutes les élucubrations cybernétiques à base d'analogie foireuse et d'emprunt aux mathématiques et à la biologie (genre théorie du chaos)


Le texte semble etre de Niklas Luhmann, qui ne crache pas sur les math :

http://www.zfog.de/files/mitarbeiter/book_luhmann.pdf
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ktche



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PostPosted: 21 Aug 2010 16:56    Post subject: Reply with quote

En quoi les positions de Miaille et Luhmann sur l'autopoïèse peuvent être vues comme compatibles ?

Le problème des contributions basées sur de simples requêtes google, c'est qu'elles aboutissent rapidement à des incohérences...

Pourquoi cherches-tu à mimer des modes de contributions qui t'échappent ?
Peut-être imagines-tu que ceux-ci ne sont que du bluff et qu'en bluffant à ton tour, tu peux entretenir une forme d'échange ?
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Kercoz



Joined: 20 Sep 2008
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PostPosted: 21 Aug 2010 17:59    Post subject: Reply with quote

skum wrote:

Edit / Deux textes de Michel Miaille :

La critique du droit

Le droit comme système social


Le second texte, qu'il faut lire pour sa pertinence , n'est pas de Miaille , me semble t il . C'est donc du lien sur Luhmann dont je remercie Skum.
Je félicite K'tch pour sa cohérence(rapide) et ses contribution qui m'échappent (son niveau et sa forme d'échange etant pour moi hors d'atteinte)
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ktche



Joined: 15 Jun 2004
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PostPosted: 21 Aug 2010 22:10    Post subject: Reply with quote

La vision de l'autopoïèse par Luhmann n'est qu'une extension de la vision cybernétique où les systèmes sont appréhendés comme des "automates à information" et, de son point de vue réductionniste, le droit est considéré comme un sous-système du système général de la société dans son ensemble.

La critique que mène Miaille en s'intéressant aux conditions de production du droit, à la façon qu'il a de se produire lui-même compte tenu du contexte social dans lequel il se déploie, invalide toute vision cybernéticienne, quels que soient les raffinements mathématiques qu'on y ajouterait pour "coller" à la complexité du réel.

L'idée que les systèmes sociaux sont modélisables, sert principalement à maintenir l'illusion qu'une cohésion globale est simultanément possible, naturelle et automatique (et donc souhaitable pour ceux qui veulent aligner le vivant sur les machines).

Est-ce que tu comprends que l'approche de Luhmann contribue à légitimer les organisations à grande échelle que tu dénonces par ailleurs (et à juste titre, même si elles sont critiquables pour d'autres raisons que leur seule taille) ?
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Kercoz



Joined: 20 Sep 2008
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PostPosted: 22 Aug 2010 9:26    Post subject: Reply with quote

ktche wrote:


L'idée que les systèmes sociaux sont modélisables, sert principalement à maintenir l'illusion qu'une cohésion globale est simultanément possible, naturelle et automatique (et donc souhaitable pour ceux qui veulent aligner le vivant sur les machines).

Est-ce que tu comprends que l'approche de Luhmann contribue à légitimer les organisations à grande échelle que tu dénonces par ailleurs (et à juste titre, même si elles sont critiquables pour d'autres raisons que leur seule taille) ?

Je comprends juste que tu te réfugies derriere des certitudes qu'il te serait difficile de remettre en cause ""aligner le vivant sur des machines" ! qui te parle de ça ? la cosmologie se set des math depuis laplace, Poincaré, Le CHAOS et LASKAR , ses modelisations sont pertinentes et la caricature de la machine ne te suffit plus.
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bug-in



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PostPosted: 22 Aug 2010 11:15    Post subject: Reply with quote

Je suis le débat Clin d'oeil

Quote:
Je comprends juste que tu te réfugies derriere des certitudes qu'il te serait difficile de remettre en cause

En l'occurence on pourrait te renvoyé ce propos, puisque tous les posts que tu fait tourne systématiquement autour des mêmes certitudes. Tu ne réponds pas a la critique, tu reste juste sur ta ligne, meme quand ktch' te tend une perche.
C'est dommage a mon avis.
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Pour des communautés libertaires écocentrique et affinitaire

Participer a libérer et cultiver les conditions locales et pérennes d’existences et d’autodéterminations des vivants, sans domination.
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Kercoz



Joined: 20 Sep 2008
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Location: bordeaux

PostPosted: 22 Aug 2010 11:36    Post subject: Reply with quote

skum wrote:
Une ébauche critique de la Théorie de Pasukanis rédigée par Tran Hai Hac dans son double volume (rigoureux) Relire « Le Capital ».


Quote:

La forme marchande d’individualité

(Extrait du Tome 1, « Le fétichisme de la forme valeur », pp. 175-180 + notes)

3. Dans le mode capitalise de production, l’individu est constitué en sujet en tant que porteur de fonction déterminée par les rapports de production, « fonctionnaire » de ces rapports [19]. Cette réduction de l’individu au statut de porteur de fonction est le fait non de l’analyse marxiste mais du mode capitaliste de production. Le concept de sujet désigne en effet non pas l’« homme », qui est une abstraction indéterminée en dehors des rapports sociaux qui le définissent, mais toujours une forme d’invidualité déterminée, produite par le rapport social de production. Partant de ce que l’homme « ne peut s’individualiser que dans la société », Marx montre que la société bourgeoise produit une forme spécifique d’individualité-sujet qu’est l’« individu isolé », forme dans laquelle « les divers liens sociaux apparaissent à l’individu comme de simples moyens pour atteindre ses buts particuliers, comme une nécessité extérieure » [20].


Je ne suis pas perméable a ce genre de litterature qui demande du temps ne serait ce que pour acceder au langage initiatique (pouvoir).
Pourtant , il me semble que par d'autres biais j'arrive aux memes résultats qui sont mentionnés ds cet extrait .
Je ne cherche qu'a y ajouter ce qui me semble essentiel : a savoir l'aspect structurel comme cause de la déviance .
Qd jeparl de "divider l'individu" je dis la meme chose .
Qd je dis que l'unité de base de l'etre humain n'est ni l'individu , ni ses doigts (Weber /les fourmis) , mais le groupe originel ...et que pour augmenter la taille du groupe , le système revient a l'individu comme unité et meme dépèce l'individu en "fonctions" , pour les regrouper et aire du "gain de productivité" .....j'avance une these structurelle .
These qui peut facilement se justifier par plusieurs entées :
-l'entrée sociologique : l'affect etant necessaires aux interaction structurants et la taille réduite du groupe nécessaire a l'affect
-l'entée historique : 99,99% de l'existence Sapiens s'est formaté et a formaté le groupe sur ce modèle ...sortir de ce modèle ne peut qu'etre traumatisant .
- l'entrée mathématique de modélisation des systèmes .... mais Ktch est nul en math ...
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