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Revenu d'existence
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Kercoz



Joined: 20 Sep 2008
Posts: 967
Location: bordeaux

PostPosted: 15 Apr 2010 8:35    Post subject: Reply with quote

Extrèmisme extrème ,j'aime bien.
///La ville, de taille modeste, n'est pas forcément le symbole hypertrophié dont tu parles. Et comme expliqué, en ville, un urbain entretient aussi une 50aine de relations d'interaction sociale, pas forcément plus.////

Pour comprendre ce que je veux dire il faut saisir la force des interelations /interactions entre individus (faudrait au moins lire Goffman/rites relationnels).
Les 50/60 personnes sont une condition necessaire mais aussi exclusive.
En gros : unité de lieu et de temps (Theatre de la vie quotidienne). Pour que les relations conservent leur force , le choix ou la fuite (changement de quaretier ou de pseudo) ne doivent pas etre possible . C'est bien sur une aliénation forte mais necessaire a la valorisation de l'individu (par définition puisque structurant le binome indiv-groupe depuis des lustres).
L'agressivité intra-spécifique (K.LORENZ "l'agression..une histoire du mal"), de l'animal est inhibé (freiné)pour pouvoir se sociabiliser . Mais ceci n'est possible que par la connaissance intime des individu du groupe et le rejet de cette agressivité vers l'exterieur du groupe (les autres groupes)
//C'est pas Bisounours l'anthropo !//
Ce que tu propose : un choix de ces relationnels , implique une restructuration de groupes (motards, footeux, pédés ...) sans unité de lieux ......C'est confortable et jouissif de se regrouper entre semblables mais tres endogames donc pervers puisqu' accelerant l'entropie.
ça mène au communautarisme .
Les conflits et l'exclusion sont structurants du système (ZYZEK ), mais ds un système parcellisé fractal (villagescontre village) on sait faire depuis des lustres on a rodé ......Le faire de façon virtuelle homo contre petanque ..c'est pas gagné .
Je peux insulter les gros cons à 4x4 sur un forum .Mais si mon voisin a un 4x4 ...et 120 kg , je vais composer , surtout si sa fille est sympa ...
Le système fractal , utilisé ds ts les systèmes naturels est vertueux parce qu'il ne permet pâs l'extension d'une perversion ...JE pense meme que cette perversion reste vertueuse puisque structurante ds un modèle parcellisé (participe a la hirerarchisation en ne lui permettant pas l'obsénité de l'hypertrophie des hyperprofits)
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Youyou



Joined: 03 Mar 2010
Posts: 76

PostPosted: 15 Apr 2010 22:31    Post subject: Reply with quote

Kercoz, à force de te lire, je croit que j'ai bien, bien, BIEN compris la chose Clin d'oeil

Celà dit, on démarrait là sur le revenu inconditionnel de vie, et en attendant qu'on trouve un système pour revenir à une organisation parcellaire, on peut bien discuter de mesures plus immédiates non ? Clin d'oeil

Comme tu le dis justement, l'homme a vécu 99,9% de sont temps dans un système fractal. Or, depuis 3 siècles au moins, c'est fini. L'homme est un animal malade, drogué à la consommation, au gigantisme, à perdu ses limites, et du coup il faudra bien un changement progressif. Un drogué, en detox, n'est pas sevré du jour au lendemain sans assistance.

Il doit je pense bien nous rester 10 ans de pétrole abordable, ça laisse 10 ans avant le chaos, 10 ans pour inventer une transition un peu plus douce. (même si ça va chier forcément).
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niko



Joined: 17 Mar 2010
Posts: 29

PostPosted: 15 Apr 2010 23:20    Post subject: Reply with quote

Youyou wrote:

Il doit je pense bien nous rester 10 ans de pétrole abordable, ça laisse 10 ans avant le chaos, 10 ans pour inventer une transition un peu plus douce. (même si ça va chier forcément).


concernant le petrole, on est purement dans la spéculation depuis des décennies et je crois qu'on est simplement incapables de savoir combien ca durera.
Quand j'étais gosse il y avait un village pres de chez mes parents où des habitants avaient un jour découvert du pétrole. Une société pompait ce pétrole depuis un paquet d'années et financait grassement la commune pour exploiter ces puits. J'entendais souvent dire à l'époque "c'est un petit puit, dans 10 ans y aura plus rien". Ben ca fait maintenant 20 ans et ils pompent toujours comme des dingues...

Tout ça pour dire que selon moi la spéculation que l'on nous vend depuis des années n'est là que pour augmenter régulièrement les prix. Je sais pas si vous vous souvenez en 2008 le pétrole avait considérablement augmenté, du coup les gens commencaient pour la première fois à se limiter, et comme par hasard les prix sont redescendus aussi vite pour s'aligner sur ce que les gens étaient prets à payer.

Je te rejoins entièrement sur le fait qu'il est important de développer une autonomie énergétique et de réduire notre consommation de celle-ci. Mais je ne pense pas que le chaos arrivera du jour au lendemain... avec toutes les alternatives que les compagnies pétrolières ont rachetées et étouffées, je ne me fait pas de souci pour leur reconversion dans le bizness de l'énergie... Confus
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Kercoz



Joined: 20 Sep 2008
Posts: 967
Location: bordeaux

PostPosted: 16 Apr 2010 7:35    Post subject: Reply with quote

Niko , tu es completement autiste ou ds le scientisme pur jus.

////////Comme tu le dis justement, l'homme a vécu 99,9% de sont temps dans un système fractal. Or, depuis 3 siècles au moins, c'est fini. //////

Non , ça n'a vraiment été booosté que ds les années 60. Ds les années 50, les villes n'étaient que des villages agglomérés, (eglise , mairies , commerces par quartiers ...)
TTes les civilisations ont pratiqué la linéarité , mais en se limitant a qqs foctions lineaires et en s'appuyant sur le tissus agraire fractal traditionnel. C'est l'energie gratos puis lsuppression du temps de communication (transports des biens et des infos) qui a boosté le système en le faisant exploser .
Mais ttes les civilisations , en y prenant le temps se sont aussi effondrées par épuisement des ressources agraires.
Avec la pénurie d'abondance , et pour tomber de moins haut , une solution vertueuse , serait de refiler a qui le désirerait 3000 m2 de terrain , un toit et qqs poules .(gratos , réquisitionné sur des terrains inoccupés ou non valorisés, loués gratos , contrat 99ans, inaliénable ...)
Ca remettrait de la vie ds la campagne et un nouveau tissus social s'y développerait . La famille qui s'y installe a une possibilité de survie et peut développer d'autres activités /stratégies .
De ttes façons , l'urbanité est condannée a court terme .
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niko



Joined: 17 Mar 2010
Posts: 29

PostPosted: 16 Apr 2010 12:20    Post subject: Reply with quote

Kercoz wrote:
Niko , tu es completement autiste ou ds le scientisme pur jus.


peux-tu développer?

quand je dis simplement entre parenthèse qu'on est aujourd'hui absolument incapable de savoir combien il y a de pétrole sous terre, en quoi est-ce choquant??????
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Kercoz



Joined: 20 Sep 2008
Posts: 967
Location: bordeaux

PostPosted: 16 Apr 2010 13:20    Post subject: Reply with quote

Ce n'est pas choquant , c'est plutot faux , statistiquement .
Balade toi sur ce site et son forum :
http://www.oleocene.org/node/53

Il n'y a plus de stock de petrole "facile" . Les stats de decouvertes sont 10 fois plus faibles qu'il y a 20 ans, et les quantités ridicules au regard 1/des besoins actuels 2/ des besoins croiisants (pays emmergeants).
On débat depuis des années , et avec des gus moins blaireaux que moi et il n'y a pas de solutions technologiques : on va passer tres vite de 150 esclaves virtuels(kw) à 20 ou 30 (pas sur qu'ils soient virtuels).
Tu as aussi Malicorne je crois , le sirte de Jancovici qui peut t'expliquer l'impasse ou l'on est . On va te faire croire a des solutions techno pôur te faire avaler des solution sociétales .

Pour le scientisme , c'est normal , on l'est tous plus ou mouns c'est la croyance dominante . Une vraie croyance etant inconsciente par définition .
La "FOI" en qqs chose ou solutions de domaines que l'on ne maitrise pas .
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sylva



Joined: 18 May 2007
Posts: 228

PostPosted: 16 Apr 2010 13:40    Post subject: Reply with quote

Quote:
Tu as aussi Malicorne je crois , le sirte de Jancovici qui peut t'expliquer l'impasse ou l'on est . On va te faire croire a des solutions techno pôur te faire avaler des solution sociétales .

C'est MANICORE... Sourire
(ah les à-peu-près de Kercoz.... ) Clin d'oeil
cela dit Malicorne c'était un excellent groupe,... un lapsus de nostalgie peut-être ? Mort de rire
_________________
La Terre est bleue comme une orange. Paul Eluard
Il n'y a que la fiction qui dise le vrai. Vladimir Nabokov
Un écran, ça empêche de voir ; c'est sa fonction.
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Kercoz



Joined: 20 Sep 2008
Posts: 967
Location: bordeaux

PostPosted: 16 Apr 2010 13:54    Post subject: Reply with quote

He oui , ça ne me rajeunit pas !
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Youyou



Joined: 03 Mar 2010
Posts: 76

PostPosted: 16 Apr 2010 15:29    Post subject: Reply with quote

Kercoz wrote:

Non , ça n'a vraiment été booosté que ds les années 60. Ds les années 50, les villes n'étaient que des villages agglomérés, (eglise , mairies , commerces par quartiers ...)
TTes les civilisations ont pratiqué la linéarité , mais en se limitant a qqs foctions lineaires et en s'appuyant sur le tissus agraire fractal traditionnel. C'est l'energie gratos puis lsuppression du temps de communication (transports des biens et des infos) qui a boosté le système en le faisant exploser .

Ok pour la précision, mais il n'empêche, tu as 2 générations droguées à ce système. Et là c'est une drogue, OK, il n'ai pas facile de gommer les fondamentaux de l'espèce humain après des centaines de milliers d'évolution, mais gommer 2 sicèles de drogue, celà ne semble pas facile. Et je maintiens que la solution peut etre dans le compromis.


Kercoz wrote:
Mais ttes les civilisations , en y prenant le temps se sont aussi effondrées par épuisement des ressources agraires.
Avec la pénurie d'abondance , et pour tomber de moins haut , une solution vertueuse , serait de refiler a qui le désirerait 3000 m2 de terrain , un toit et qqs poules .(gratos , réquisitionné sur des terrains inoccupés ou non valorisés, loués gratos , contrat 99ans, inaliénable ...)
Ca remettrait de la vie ds la campagne et un nouveau tissus social s'y développerait . La famille qui s'y installe a une possibilité de survie et peut développer d'autres activités /stratégies .
De ttes façons , l'urbanité est condannée a court terme .

L'urbanité n'est elle pas un cycle ?
Condamnée ?
Les égyptiens, les Mayas, tous les peuples anciens ont vécu dans des grandes villes. Difficile de dire que c'est la raison de leur chute.

Beaucoup de région rurales, de mairies, donnent le terrain à des gens pret à y construire. Le souci c'est que personne ne veut y aller. Sur ce point je te rejoint en disant que pour certains, le chute sera vertigineuse.
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bug-in



Joined: 13 Mar 2003
Posts: 4057
Location: prox. Montpellier

PostPosted: 04 May 2010 9:16    Post subject: Reply with quote

Les miracles du revenu minimum garanti

http://www.courrierinternational.com/article/2010/04/29/les-miracles-du-revenu-minimum-garanti

Quote:
NAMIBIE
Dans le cadre d’un projet pilote, les habitants d’un village déshérité ont reçu chaque mois l’équivalent de 10 euros. Deux ans plus tard, le bilan est vraiment positif, se félicite Herbert Jauch [1], le responsable du programme.

On débat dans de nombreux pays de l’instauration d’un revenu minimum garanti (RMG) qui ne soit assorti d’aucune condition contraignante. Pourquoi la Namibie a-t-elle pris les devants avec ce projet pilote ?
HERBERT JAUCH La Commission d’orientation nationale a, dès 2002, recommandé le versement d’un revenu minimum à tous les citoyens pour mieux s’attaquer aux inégalités sociales. La Namibie est, selon les Nations unies, le pays qui présente les plus grands écarts de revenus au monde. Comme le gouvernement n’a pu se décider à instaurer un RMG, les Eglises et les syndicats ont lancé un projet pilote.

Pourquoi avoir choisi le petit ­village d’Otjivero ?
Nous voulions un endroit dans lequel il ne se passerait rien pendant au moins deux ans : pas de programme de création d’emplois, pas de projet d’aide au développement, pas de rentrées financières. Il ne devait y avoir que le revenu minimum, soit 100 dollars namibiens (environ 10 euros) par personne et par mois. Otjivero avait l’air d’être dans une situation tellement désespérée que nous avons pensé au début que le RMG ne servirait pas à grand-chose, hormis une légère réduction de la pauvreté.

Recevoir de l’argent sans condition, sans travailler, est-ce que cela peut faire bouger les choses ?
Ce sont des préjugés auxquels nous nous heurtons en permanence. Si les gens d’Otjivero ne travaillent pas, ce n’est pas parce qu’ils sont paresseux mais tout simplement parce qu’il n’y a pas de travail. Le fait est qu’ils n’ont pas dépensé cet argent pour s’acheter de l’alcool et qu’ils ne l’ont pas dilapidé pour rien.

Qu’en ont-ils fait ?
Nous avons pu observer une chose surprenante. Une femme s’est mise à confectionner des petits pains ; une autre achète désormais du tissu et coud des vêtements ; un homme fabrique des briques. On a vu tout d’un coup toute une série d’activités économiques apparaître dans ce petit village. Cela montre clairement que le revenu minimum ne rend pas paresseux mais ouvre des perspectives.

Vous auriez pu parvenir au même résultat avec des microcrédits ciblés.
Contrairement aux microcrédits et à beaucoup de programmes d’aide au développement classiques, le revenu minimum a un impact non seulement sur la production, mais aussi sur la demande. En Afrique, le pouvoir d’achat se concentre en général dans quelques centres, ce qui force les gens à quitter les campagnes pour les villes, où les bidonvilles finissent par s’étendre. Le RMG permet à des régions rurales de se développer, il crée des marchés locaux et permet aux gens d’être autosuffisants.

Quels effets avez-vous pu constater à Otjivero ?
Le nombre de personnes vivant au-dessous du seuil de pauvreté est passé de 76 à 37 %. Avant l’expérience, près de la moitié des enfants étaient sous-alimentés, aujourd’hui ils sont moins de 10 % ; 90 % finissent leur scolarité, avant, ils n’étaient que 60 %. Et la criminalité a baissé.

Pourquoi demandez-vous la création d’un RMG pour tous les Namibiens et pas seulement pour les pauvres ?
Cela demanderait beaucoup trop de travail et coûterait beaucoup trop cher de vérifier les besoins de chacun. De plus, il ne faut pas pénaliser les gens qui ont trouvé un travail ou qui se sont construit une existence. Celui qui gagne bien sa vie et qui est riche reverse le RMG à l’Etat par ses impôts.

La Namibie pourrait-elle se permettre de verser un revenu minimum à tous ses habitants ?
La Commission d’orientation l’a calculé depuis longtemps. Le RMG coûterait 5 à 6 % du budget national. Pour le financer, il faudrait relever légèrement le taux maximum d’imposition, qui est de 34 % actuellement, et la taxe sur le chiffre d’affaires. Le gouvernement pourrait également introduire des prélèvements sur les exportations de matières premières et lutter contre l’évasion fiscale.

Mais le versement du RMG serait très lourd à gérer.
Bien au contraire ! Les coûts de gestion représentent environ 10 %. A Otjivero, nous avons utilisé des cartes à puce personnelles pour l’identification des intéressés et ça s’est très bien passé. Et la poste namibienne affirme qu’il serait rentable pour elle d’ouvrir un bureau dans chaque ville en cas d’instauration du RMG. Même avec deux retraits d’argent sans frais par mois, ça vaudrait encore le coup.

Qu’est-ce qui empêche la Namibie d’introduire le RMG ?
Le gouvernement n’est pas encore tout à fait convaincu. Notre ministre de l’Economie a compris que le revenu minimum constituait un instrument simple et bon marché pour changer les choses. Il y a cependant des résistances du côté du ministère des Finances et de notre Premier ministre, qui émet encore des réserves.

L’expérience menée à Otjivero n’a-t-elle donc pas convaincu ?
La pression exercée par le Fonds monétaire international (FMI) n’est pas sans effet en Namibie. Le FMI a présenté des chiffres erronés sur le coût du RMG. Il prend par exemple en compte les plus de 60 ans, alors qu’ils ne sont pas concernés par le RMG. Il craint que la Namibie démontre que le RMG fonctionne. Ce système deviendrait alors très intéressant pour des pays comme le Brésil et l’Inde.

Comment réagissez-vous à cela ?
Nous faisons le tour du pays avec des gens d’Otjivero pour qu’ils racontent leur histoire. Et nous sommes soutenus partout ! Nous espérons pouvoir arriver à nos fins dans le courant de l’année prochaine. L’important, c’est que la pression de la base soit forte. Quand les électeurs l’exigeront, la SWAPO, le parti au pouvoir, ne pourra plus dire que ça ne l’intéresse pas.

[1]Ce chercheur spécialiste des syndicats a dirigé jusqu’en janvier 2010 l’Institut namibien des ressources et de recherche sur le travail (LARRI). Il est membre de la Basic Income Grant Coalition (BIG) de Namibie. Cette alliance, qui regroupe Eglises, syndicats, associations de jeunes et de femmes, a lancé le revenu minimum garanti en 2008. Grâce àce projet financé par des dons, les 1 000 habitants d’Otjivero âgés de moins de 60 ans ont reçu 100 dollars namibiens (10 euros) par mois pendant deux ans.


La perspective est hésitante, d'un côté favorable a l'autosuffisance, de l'autre au développement, a la consommation et a la demande... reste le problème central : le revenu garantie nécessite une ressource garantie à l'état afin qu'il la redistribue... d'ou vient cette ressource garantie ? Quel est donc ce mystérieu puits sans fond (non ce n'est pas le tonneau des danaïdes) dans lequel on puise indéfiniment ?
Au mieux, le revenue garantie, ne peu être qu'une solution de transition vers une proposition postcapitaliste plus fiable qui prendrait vraiment en compte qu'il n'existe pas de ressources illimité.
_________________
Pour des communautés libertaires écocentrique et affinitaire

Participer a libérer et cultiver les conditions locales et pérennes d’existences et d’autodéterminations des vivants, sans domination.
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Guest






PostPosted: 04 May 2010 14:29    Post subject: Reply with quote

Quote:
'ou vient cette ressource garantie ? Quel est donc ce mystérieu puits sans fond (non ce n'est pas le tonneau des danaïdes) dans lequel on puise indéfiniment ?

réponse un peu plus haut:
Quote:
Une femme s’est mise à confectionner des petits pains ; une autre achète désormais du tissu et coud des vêtements ; un homme fabrique des briques. On a vu tout d’un coup toute une série d’activités économiques apparaître dans ce petit village. Cela montre clairement que le revenu minimum ne rend pas paresseux mais ouvre des perspectives.
Ca ne s'appelle pas le keynésianisme?


Dams
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Kobayashi



Joined: 08 Apr 2004
Posts: 1885

PostPosted: 04 May 2010 18:39    Post subject: Reply with quote

Je sais pas si cela a été déjà discuté auparavant. Et si c'est vraiment juste ce que je dis. Mais il me semble que quand même, la base argumentative du discours sur le revenu d'existence, cela vient pas en partie des discours sur la fin du travail dans les années 90 ? Laissons faire l'automatisation du processus de production, le travail devient inutile, et ce développement qu'il faut accepter et accompagner, permettra la distribution d'un revenu à vie pour tous.

Sans s'interroger sur ce monde automate technicien, que les promoteurs du revenu d'existence présupposent ?

Youyou :

Quote:
Est ce que la croissance finance ou est ce que c'est le partage qui finance ? Par définition, la croissance augmente la richesse, et ne créé pas de partage.


Mais si, dans le processus de valorisation, il y a bien un partage qui est fait, le paiement de salaires, de cotisations sociales, etc. Mais c'est plutot le partage de quoi la question ? le partage de la valeur, d'une richesse spécifique, abstraite et socialement produite. On ne peut partager qu'un gâteau qui existe déjà. Et ce gâteau de la valeur n'existe pas comme posé là, naturel, stable et éternel, dans lequel il suffirait de puiser en tentant une sorte d'équilibrisme égalitaire entre ses différents fabricants (Sarkozy juste après la crise dans son excès de démagogie, avait dit " fini les conneries, il faut 1/3 pour le travail, 1/3 pour le capital, 1/3 pour l'investissement ", enfin tout ça est déjà lettre morte, c'était des rodomontades pour faire croire que la politique pouvait s'opposer à l'économique. Y'a vraiment que Paul Jorion pour être aussi idéaliste et croire un instant les promesses politiques). La valeur forme une machinerie sociale, extrêmement dynamique. Une société telle que nous la connaissons, avec le travail, l'argent, etc, sans plus value, cela n'existe pas. La croissance, n'est pas une simple idéologie ou une propagande, elle est structurelle au monde des médiations sociales présentes.

La politique ne pèse pas lourd face aux exigences tautologiques du sujet automate de la valeur qui se valorise, ce que les médias appellent " les nécessités économiques " et qui imposent leur marque concrètement et qu'on le veuille ou pas, dans tous les domaines de la reproduction indirecte de la vie. La marge de volonté est toujours très réduite, pour partager, ou pour faire autre chose.

Le cas typique c'est l'idéologie du " libre choix " que comporte le développement durable. Finalement, la durabilité d'un monde consisterait à mettre à plat, dans la conscience et le calcul de la raison, trois pieds d'un tabouret, pour que assis sur le tabouret ce soit le moins bancal possible (dans cette idéologie, il manquerait un pied, le tabouret se renverserait) :

- le pied économique.
- le pied social (bien être collectif).
- le pied environnemental.

Comme si il pouvait exister dans une société capitaliste, une sorte de statut d'égalité entre ces trois choses, comme si il n'existait pas socialement une objectivité économique déterminante, et des contradictions sans résolutions possibles entre ces 3 piliers. Il suffirait de faire les bons choix politiques pour équilibrer le tout, et en route pour une nouvelle histoire. Sauvons la planète, soyons plus social, pour sauvez le capitalisme ! (c'est le discours des Verts, du MODEM, etc, jusqu'à Georgescu-Roegen)

Généralement, ces partisans de l'illusion politique, prennent le fameux exemple d'un certain acteur, un maire qui déciderait de l'emplacement d'une nouvelle maison de retraite sur sa commune. Où ? en réfléchissant à l'équilibre entre les intérêts économiques, sociaux et environnementaux.

C'est vrai, avec un tel acteur, avec des limites, cela pourrait marcher (mais pas toujours, on rigole dès que l'on parle du quota de logements sociaux, ou autre, du genre construction en zone inondable, parce que le littoral est magnifique et que cela ramène plein de taxes communales). Mais prenons d'autres acteurs beaucoup plus importants dans le système dans lequel nous vivons, et qui consiste en une guerre économique que se livrent des masses de capitaux au travers de toute la planète (et qui au travers de l'augmentation de leur argent, nous font subsidiairement travailler). Pour ce genre d'acteurs (qui sont centraux) que sont les entreprises le " libre choix " pour eux, c'est un non-choix. On est dans un contexte de concurrence extrême où des masses de capitaux se font une guerre généralisée planétaire. Et c'est une guerre à mort que se déclarent les entreprises sur la planète, une lutte à mort pour la compétitivité, la productivité, les bas couts, les parts de marchés, les produits de substitution, etc. C'est toujours un pilier du tabouret qui les intéresse, et c'est normal, et ils ont raison dans le monde que nous formons avec eux en travaillant. Il y a une objectivité économique, et pas de possibilité d'équilibrage entre 3 paramètres, c'est illusoire, et c'est l'illusion du DD. Mais seul le MEDEF et les économistes bourgeois le savent. Cela ne marchera pas, car cela ne peut marcher dans la société que nous formons. Cela n'est pas une question de morale, d'avidité, etc, de quelques uns.

Pour moi, les partisans du revenu d'existence, font les mêmes erreurs que ceux du DD (comme de la gauche en général, c'est-à-dire tous ceux qui ontologisent le travail), il y a une espèce d'illusion dans la possibilité d'un capitalisme sans plus value, où carrément le seul pilier social (l'existence, la vie...) serait déterminant, et le pilier économique automatisé en serait le simple serviteur. La valorisation au service de la vie et de l'existence de l'humanité. Mais comment et où, avec ce monde existant, ils peuvent imaginer aujourd'hui la possibilité d'un tel truc ?

" Les enfants croient au Père Noel, les adultes votent " ( Pierre Desproges)

Quote:

" Le droit de vote, il y a des gens qui sont morts pour ça. Il y a aussi des gens qui sont morts pour défendre la chancellerie du Reich. Il y en a qui sont morts pour Verdun. On peut mourir pour la gloire et les honneurs, ou pour l'exemple, ou pour rien. Beaucoup de gens sont morts parce qu'il faut bien mourir un jour. Il y a aussi des gens qui sont morts pour avoir improprement manipulé un appareil électrique dans leur salle de bain comme Claude François (paix à son âme). "

Léon de Mattis, Mort à la démocratie, L'altiplano, 2007

_________________
Critique de la valeur et du travail

Brochure du Manifeste contre le travail de Krisis.

http://sortirdeleconomie.ouvaton.org/ (3 n° du bulletin)
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