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tract sur la Réforme du système de retraites
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skum



Joined: 18 Oct 2009
Posts: 81

PostPosted: 22 Oct 2010 21:20    Post subject: Reply with quote

Quote:
Les retraites on s’en fout, on veut plus bosser du tout !

(Tract distribué à la manif du 7 septembre 2010 à Périgueux / Non Fides, mercredi 20 octobre 2010)

Une énième réforme des retraites fait encore une fois descendre les gens dans la rue. Et pourquoi ? Préserver ce qu’il reste du droit de se reposer d’une vie d’exploitation, d’humiliations et de souffrances en attendant la mort ? Conserver la relative garantie qu’apporte une pension (souvent de misère) de pouvoir encore payer ses factures ou son mouroir (pudiquement appelé maison de retraite ou hôpital) ?


En réalité la plupart des gens n’y croient plus depuis longtemps et ne sortent que pour exprimer leur colère et leur dégoût avant de retourner à leur vie de labeur ou de chômage, sans pouvoir nourrir un quelconque espoir dans ces journées d’action fantoches appelées par les syndicats. Car si l’envie de lutter était vraiment là, les syndicats, ces partenaires sociaux dont la seule finalité est aujourd’hui de contenir la rage populaire, seraient notre première cible.

Tous font l’apologie du travail et du salariat, tous négocient en notre nom la paix sociale avec nos bourreaux et trompent la confiance de celles et ceux qui les suivent en leur faisant croire que lutter c’est faire les traîne-savates de temps en temps dans la rue et attendre les chiffres du ministère de l’intérieur devant sa télé le soir. Sûr qu’ils tremblent les bourges devant ces hordes apathiques réclamant à grands cris le droit de se faire exploiter et de jouir de loisirs produits par d’autres exploité-e-s (les fameux droit au travail et pouvoir d’achat) ! Ami-e-s, on se fout vraiment de nos gueules…

Alors nous le disons clairement : rien à foutre des retraites, du pouvoir d’achat et de ce monde pourri que l’on voudrait nous faire défendre. On en à ras le bol de trimer pour avoir le droit de recommencer le lendemain, que ce soit pour une durée de 40 ou 42 ans. Même vendre une heure de nos vies nous paraît abject ! Bien sûr, comme tou-te-s, nous y sommes (souvent) contraints mais cela ne veux pas dire que nous nous y résignons.

Plutôt que de perdre notre temps en de vaines protestations et revendications, nous voulons créer un rapport de force qui rende possible la fin de l’exploitation et de la misère, pas leur aménagement.

Nous voulons brûler nos prisons, pas y installer le câble et la clim’. Nous voulons créer un monde où nous pourrons utiliser nos têtes et nos mains en accord avec nos cœurs pour faire des choses qui profitent à nous-mêmes et aux autres, pas pour engraisser les patrons et l’Etat.

Oui, nous sommes des révolutionnaires, mais en cette sombre époque, n’est-il pas urgent de (re)penser à la révolution ? Pas celle qui consiste à remplacer une élite par une autre, mais celle qui permet à chacun de vivre libre et responsable, solidaire entre égaux. Ceci ne dépend que de toi, lui et elle, en somme : de nous.

Cessons de creuser nos tombes en de vaines négociations,
Nous n’aurons que ce que nous saurons créer.


Source : http://www.non-fides.fr/?Les-retraites-on-s-en-fout-on-veut

http://www.collectif-libertaire.net/
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skum



Joined: 18 Oct 2009
Posts: 81

PostPosted: 25 Oct 2010 16:24    Post subject: Reply with quote

Quelques vieilleries...

Quote:
NI RETRAITES NI INTERMITTENCES :
(La vie c’est maintenant et à chaque instant)
GREVE GENERALE PERMANENTE ET DEFINITIVE !


La vie est trop courte pour la perdre en élections, revendications, soumissions, et autres humiliations. Pour être réduite à un QCM géant. Pour se retirer après 37,5 ans d’absence. Pour être indemnisé, quels que soient taux et durées. La vie ne s’échange contre aucun dédommagement !

Nous ne risquons rien d’autre que de devenir vivants, nous sommes déjà morts.


NOUS NE SAVONS PAS CE QUE NOUS VOULONS :

NOUS VOULONS CE QUE NOUS NE SAVONS PAS !


Le Gang Déprimeur

Source : http://legangdeprimeur.free.fr/tracts/niretraitesniintermittences.jpg






Quote:
POURQUOI JE DÉMISSIONNE DU SYNDICAT



[...]
Ce n’est pas la faute de mauvais dirigeants qui « trahiraient » et qu’il suffirait de virer, c’est la fonction même des syndicats, fondamentalement réformistes, bornant leur horizon à la défense de la condition des ouvriers dans le cadre du capitalisme sans jamais remettre en cause le capitalisme lui-même. Quand la crise pousse spontanément les ouvriers à entrer en lutte contre ce système, à refuser leur condition d’esclaves et à revendiquer leur condition d’hommes libérés du capital, des organisations bâties sur le terrain de la défense du salariat ne peuvent que faire faillite.
[...]
Aujourd’hui [1981], l’intégration des syndicats au capitalisme est définitive. Il est illusoire d’espérer les transformer de l’intérieur, de s’en servir comme une arme pour la lutte de classe et l’émancipation de la classe ouvrière, comme je l’ai moi-même cru. Ce n’est pas une arme, même mauvaise de la lutte de classe, c’est un obstacle. Ce n’est pas une question de mauvais militants, c’est la nature et la fonction même des syndicats qui est en cause, bornant leur activité à une illusoire amélioration du sort des ouvriers à l’intérieur du système...

Source : http://www.infokiosques.net/spip.php?article625


Quote:
QU’ILS S’EN AILLENT TOUS,

QU’IL N’EN RESTE PLUS UN SEUL ! *


À quoi ça sert réellement un gouvernement ? Est-ce un produit de première nécessité ? Pour quelles raisons déléguer nos vies et entretenir tous ces parasites ?

À quoi ça sert un syndicat ? A part à renforcer les gouvernements et leurs rackets ? Pour quelles raisons les laisser décider de quand et comment occuper la rue ? Et pourquoi seulement occuper la rue ?

A quoi ça sert un jour de grève et une manif’ tous les mois et demi ? Parce qu’entre temps il faut bien manger ? Pour quelles raisons ne pas s’organiser pour produire nous même ce dont nous avons besoin ?

C’est quoi la vie ? Qu’est-ce qu’on en fait ? Qu’est-ce qu’on veut ? Qu’est-ce qu’on expérimente ?

Nous avons besoin de manger, de boire, de nous abriter, de sentir le soleil sur notre peau, de respirer, d’aimer, d’être en vie - toutes choses devenues hasardeuses et problématiques à force d’exploitation, de manipulation, de soumission, d’obéissance - ; en quoi cela nécessite-t-il des intermédiaires, des gouvernements, des investisseurs, des syndicats, un fond monétaire international ?

La « crise » permet d’accentuer la misère et la soumission : il y en a pour réclamer « plus de mesures sociales face à la crise économique »... De la vaseline et des jeux télévisés ! En ce jour anniversaire - ou presque - de la Commune de Paris, une seule solution : QU’ILS S’EN AILLENT TOUS !

Paris, le 19 mars 2009

Le Gang Déprimeur

legangdeprimeur[at]free.fr

* Que se vayan todos, que no quede ni uno solo !

À ces cris, en décembre 2001, des millions d’Argentins prennent la rue (et la gardent malgré de nombreux morts et blessés) pour exiger le départ du gouvernement. En quelques jours quatre gouvernements se succèdent. Des assemblées de quartier se créent...

Source : http://claudeguillon.internetdown.org/article.php3?id_article=253
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skum



Joined: 18 Oct 2009
Posts: 81

PostPosted: 04 Nov 2010 11:04    Post subject: Reply with quote

Texte écrit sous le coup de l'énervement, et diffé par les étudiant-e-s et sympathisant-e-s de la CNT-AIT... à diffuser !!

Quote:
Le réformisme tue.

C’est donc (enfin) reparti. La fac est en grève, face à la réforme moisie des retraites. Travailler plus pour crever plus tôt. Oui mais voilà, si le fait d’être en grève est plutôt positif (même si une grève devrait être générale, autogestionnaire, illimitée et expropriatrice…) c’est la même rengaine qu’à chaque « mouvement ».

En effet, c’est le moment parfait pour les petit-e-s chefaillon-ne-s et autres carriéristes de se montrer au grand jour, face à la masse servile des étudiant-e-s. On y échappe pas. Le but ? Que les revendications de l’AG soient celles du parti/du syndicat. A la tribune, se succèdent les futur-e-s bureaucrates, et les mêmes tiennent la table. Le résultat est garanti. Un « comité de mobilisation » se crée ? Le « collectif jeune » (MJS, JC, Jeune Vert, NPA jeunes, UNEF et SUD Etudiant-e) n’en a que faire et continue son travail. Les revendications sont les siennes (retraite à 60 ans, 37,5 annuités, taxer le Kapital…). Et le « comité de mob » ?? Bin ce sont les mêmes personnes, ainsi que de rares futur-e-s encarté-e-s (parce que ça finit toujours comme ça).

Nous anarchosyndicalistes ne faisons parti d’aucun de ces collectifs, ni ne manifestons avec eux. Pourquoi ? C’est simple. Le réformisme flagrant des revendications nous dégoute, et encore, ce n’est rien par rapport au contrôle exercé par les organisations politicos/syndicales (et vice-versa) sur les grévistes. Le réformisme, c’est faire croire qu’en améliorant légèrement les conditions de vie, le système serait viable. C’est refuser d’abattre le système qui nous broie. C’est vouloir gérer la misère, comme le font les ainé-e-s du PS, PCF ? NPA, CGT et compagnie. C’est que oui m’sieur dame, 2012 arrive… Or, on ne gère pas la misère, on la détruit. Mais pour ça, il faut remettre en cause le salariat, source même de l’exploitation éhontée, et l’Etat, dont le rôle historique (quelle que soit sa « couleur ») est de nous réprimer, contrôler, enfermer, exploiter…

Le réformisme est l’allié naturel du capitalisme et de l’Etat. Leurs intérêts ne sont jamais remis en cause, simplement, c’est du « capitalisme à visage humain ». C’est pour cela que les organisations (ici étudiantes) ont la hantise de se faire déborder, de voir que leurs revendications on en veut pas (par exemple, lors du CPE, la création d’une tendance « NI CPE, Ni CDI » alors que les réformistes gueulaient « CPE non non non, CDI oui oui oui »). C’est pour ça que lorsque l’on a soumis à l’AG des propositions allant à leur encontre (dissolution du collectif jeune, et 60 ans c’est déjà trop), les carriéristes ont refusé de les soumettre au vote…

Enfin, il ne suffit pas de gueuler, mais bel et bien de proposer, de construire. Nous appelons à la création de collectifs autonomes, sans les chefs des syndicats et partis, où l’on décide nous même de ce qu’on veut faire, et comment. Parce que ce sont aussi ces gens là qui nous baladent depuis mars… Réinventer les pratiques de lutte, autogérer, prendre en main collectivement nos vies…

Le réformisme tue. Vive la Résistance Populaire Autonome ! Vive la guerre sociale !

« Grève, boycott, sabotage. Les patron-ne-s ne comprennent que ce langage ! »

http://cnt.ait.caen.free.fr/forum/viewtopic.php?p=43819#p43819


Texte donné à Claude Guillon dans la manifestation parisienne du 28 octobre 2010. En cliquant sur la signature en référence, on peut accéder aux autres textes produits par Le Gang Déprimeur.

Quote:
GLISSEMENT DE TEMPS SUR TERRE
Rapport de l’observateur Ospkd concernant les habitants de la planète Terre *

(Je rédige ce rapport dans l’une des langues autochtones, afin de mieux vous imprégner de leur façon de penser. Une notice linguistique fera l’objet d’une prochaine communication. Les concepts en italique seront détaillés dans une annexe ultérieure.)

Ça fait un bon moment déjà que j’observe la Terre et j’avoue humblement que je ne comprends pas tout. La majeure partie de l’activité de son espèce la plus agitée est pour le moins déroutante : celle-ci semble globalement passer son temps à détruire tout ce qui pourrait lui être utile et agréable, et à construire des choses qui lui sont au mieux inutiles, le plus souvent nuisibles. Son fonctionnement psychologique parait organisé autour de deux pôles principaux, opposés et complémentaires à la fois : d’un côté la domination, le pouvoir et l’autorité, de l’autre l’obéissance et la soumission.

Je sais, il faut faire un effort pour se familiariser avec ces notions, qui vous seront étrangères comme elles l’ont été pour moi au début de mon observation. La façon dont ses membres se pourrissent la vie avec l’argent par exemple, comment ils s’abîment dans ce qu’ils appellent travail (c’est à dire une activité dont l’intérêt pour celui qui la pratique et pour l’ensemble de la collectivité n’apparaît pas évident, qui semble plutôt relever d’une tradition ou d’une sorte d’envoûtement, et dont les sujets qui en sont privés, se sentant alors perdus, se mettent à remuer dans tous les sens comme les poulets qu’ils décapitent en certaines occasions - une autre de leurs traditions que je ne comprends pas), sont des mystères à la profondeur insondable. Cela ressemble à un gigantesque jeu sado-masochiste, pour prendre une référence dans leur culture.

Leurs civilisations dominantes ont exterminé les groupes qu’ils qualifient de primitifs, c’est à dire qui ne s’adonnaient ni à l’argent ni au travail. De manière générale, ils n’ont pas une grande considération pour les autres espèces qui peuplent leur planète. Lorsque c’est possible, ils soumettent tout ce qui n’est pas “ eux ”, qu’ils estiment inférieur. Lorsqu’ils envisagent des êtres extraterrestres, c’est pour craindre qu’ils leur soient supérieurs et leur fassent subir un sort similaire. Ils ont une tendance marquée à l’expansionnisme et il n’est pas à exclure qu’ils tentent de coloniser notre planète s’ils en apprenaient l’existence. Il paraît donc dangereux, dans l’état actuel des choses, d’entrer en contact avec eux. D’un autre côté leur exploration de l’espace les fera tôt ou tard tomber sur nous. Notre intérêt est qu’alors ils aient changé d’état d’esprit. Ce qui donne l’impression d’être possible par moment, une espèce d’ambivalence ayant l’air de les habiter.

Lorsqu’ils font ce qu’ils nomment grève notamment (ce qui est actuellement le cas dans la contrée où je me trouve), leurs journées se mettent à ressembler aux nôtres : ils se parlent davantage, ils tentent de s’organiser par eux-mêmes pour les choses indispensables (nourriture, etc.), ils se mettent à penser dans tous les sens, ils remettent les aspects de leurs vies en question, bien souvent le duo pouvoir/soumission se met à leur paraître absurde. Leur temps n’est plus le même. Leur temps leur appartient. (Je ne parle pas ici, bien sûr, de certains syndicalistes ou militants, qui, à ce qui m’a été donné de voir, passent le plus clair du leur - de temps - à essayer de rendre les moments de grève aussi tristes et ennuyeux qu’une de leurs journées de travail.)

Il apparaît clairement que lorsque certains d’entre eux tentent de reprendre leur temps, ceux qui ont une position dominante au sein de leur organisation s’y opposent ; vraisemblablement parce qu’ils considèrent que c’est à eux d’en disposer à leur aise. Comment une chose pareille est-elle possible ?!... Et, plus surprenant encore, il y en a parmi eux, qu’ils portent ou non un uniforme, dont la façon singulière de perdre leur temps est d’empêcher les autres de retrouver le leur ! Ceux-là sont tout aussi dépossédés que n’importe qui, mais paraissent trouver satisfaction à exercer quelque pouvoir subalterne. En résumé, leur organisation repose sur d’obscures systèmes hiérarchiques, d’incompréhensibles constructions sociales et n’a d’autre finalité que la perpétuation de son propre fonctionnement. De telles attitudes, à l’échelle individuelle ou collective, ne peuvent sérieusement être interprétées que comme relevant d’une pathologie aiguë, comme révélant un état avancé de décomposition de ce qui constitue la vie.

Cependant, je perçois la possibilité d’un glissement de temps généralisé sur Terre. Je vois nombre d’entre eux désirer confusément autre chose, je vois la vie se débattre avec les surprenantes péripéties dans lesquelles elle s’est empêtrée en cet endroit précis de l’univers. Je ne peux m’empêcher d’éprouver de la tendresse pour ceux qui tentent de résister aux tendances dominantes de leur espèce que j’ai décrites ici. Leur souffrance doit être immense. La vie, nous avons eu maintes fois l’occasion de le constater, peut rejaillir là où on l’attend le moins. Un grand télescopage est possible, du temps subjectif peut émerger et toutes ces stupidités qui les encombrent peuvent disparaître aussi vite qu’une étoile s’éveille. C’est pourquoi j’ai décidé, contre votre avis, de prolonger mon séjour. Je vous tiens au courant de l’évolution de la situation.

Terre, octobre 2010

* Ce rapport, on ne sait trop comment, a atterri chez l’un de nos membres.

Le Gang Déprimeur

Source : http://claudeguillon.internetdown.org/article.php3?id_article=300
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