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Critique du patriarcat

 
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bug-in



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PostPosted: 12 Jan 2011 15:16    Post subject: Critique du patriarcat Reply with quote

CRITIQUE DU PATRIARCAT
Je suis en train d'écrire une formulation de critique du patriarcat que je propose a la CGA Montpellier à laquelle je participe. J'ai de bon retour pour l'instant, alors je la partage au cas ou ça en intéresserai... C'est une réflexion inachevée.
Vous pouvez télédupliquer le PDF de 6 pages ici : http://www.mediafire.com/?6pl8iknc1jpdoly


Proposition de formulation d'une critique du patriarcat

J'ai découper la présentation en plusieurs points afin que l'on puisse identifier et séparer chaque arguments pour mieux critiquer et améliorer.
Résumé : Objectifs Théoriques.
1.Distinguer le patriarcat comme une domination générique, parmi d'autres (capitalisme, marchandisation, étatisme, religion, racisme).
2.Distinguer comme micro-domination à l'intérieur du patriarcat, a) la bicatégorisation sexuelle (pouvoir sur le continuum sexuant) ; b) l'autoritarisme du genre (fonctions [travaux manuel, proche des enfants], culture [vêtements, couleurs, beauté, comportement]) ; c) l'androcentrisme (distribution spécifique d'un capital de domination) ; d) l'hétéronormativité (normation vers l'hétérosexualité).
3.L'aliénation et ses lieux d'applications (travail, école, médias, propagande, famille, jouets, affections proches). Tous les humains sont des sujets pour le patriarcat (indépendamment de leur sexe, genre, orientation sexuelle, croyances, classes...).
4.Interaction entre les dominations mais avec des particularités (proposer un déploiement des interactions entre les micro-domination a l'intérieur du patriarcat [cumul des oppressions] et avec les autres formes de dominations, en distinguant des mixtes spécifiques [problème de la prostitution, du voile, des différences de salaires, de la marchandisation des accès au moyens de contraception].
Objectifs Pratiques.
1.S'organiser en prenant compte de la nature spécifique de ce problème : a) groupes mixtes, non-mixtes ; b) l'intime et le politique (individu/système) ; c) interclassisme et projet révolutionnaire ; d) grammaire et orthographe [-x, ou en indiquer deux, neutraliser].
2.Élaborer et proposer a travers des moyens simples et localisé, la possibilité de co-exister dans la diversité tout en affirmant sa personne et en refusant les théories et pratiques autoritaires. 3.Proposition d'une « motion »

THÉORIE
1.Une domination générique. Le patriarcat est un système de domination global qui n'est pas conditionné a l'existence d'un capitalisme ou d'autres systèmes de domination. Il peut aussi co-exister avec les autoritarismes, capitalismes, marchandisation, l'état, la hiérarchisation, les religions et les racismes.
Le patriarcat couvre son idéologie derrière l'attribution a des comportements différents de « maladie » ou « déviance » dont on ne pourrait sortir que grâce à des opérations chirurgicales, des thérapies de conversion sexuelle ou religieuse. Ces déviations mèneraient à la désintégration sociale, la chute de la société ou mineraient la survie de la race humaine. Il agit sur la base de dogmes, et d'idées reçus1. Tous les comportements favorable au patriarcats sont qualifiable de sexistes.
2.Dominations organisées par le patriarcat. On peu distinguer dans le patriarcat, 4 micro-dominations : l'une sur le continuum sexuel réduit a une norme binaire mâle / femelle (la bicatégorisation), une seconde sur le genre (l'autoritarisme du genre homme-femme), une troisième organise la distribution du capital de domination en priorité a l'homme (androcentrisme), enfin une dernière agit sur l'orientation sexuelle qu'elle tourne vers l'hétérosexualité (l'hétéronormativité).
a) L'observation de la possible distinction biologique de au moins deux formes sexuelles majoritaire chez les humains : un mâle2, une femelle3, sert d'appui pratique, visuel et biologique a la théorie du patriarcat. Il sort du domaine de la description, pour passer à celui de la normation : Il ne doit exister que deux sexes. Il nie alors l'existence réelle d'un continuum biologique du sexe4. Cette fiction, est la bicatégorisation, et elle va servir de support a d'autres micro-dominations.
b) Le patriarcat combat notre liberté de choisir et créer notre personnalité pour édicter des rôles sociaux (genres5) spécifiques auxquels il associe des fonctions et cultures particulières. Il érige des femmes et des hommes. Attribue aux femmes des fonctions plutôt proche des enfants et de la gestion de l'habitat ; aux hommes l'autorité, et la sécurité. La répartition culturelle de comportements exige des hommes qu'ils soient virils, rationnel et stoïque, et des femmes émotive, affective et soumises. Une norme de beauté et d'apparence est aussi instaurée, déterminant entre autre, une morphologie a obtenir (pour les enfants attendus, les femmes et de plus en plus les hommes) et des types de vêtements a porter (pantalon pour les uns, robe pour les autres) ; enfin une répartition symbolique est établie ou la femme est associée a la couleur rose, a l'humide, la nature, la nuit et l'homme au bleu, au sec, au jour et a la lumière6. Le problème n'est pas tant dans l'existence de rôle sociaux, ou genre, mais dans leur imposition et composition autoritaire. C'est pourquoi l'on peu parler d'autoritarisme du genre.
c) Le patriarcat instaure des genres-spécifiques, qui sont constitués par un rapport de force gradué. Les genres d'hommes et de femmes ne sont pas des genres librement choisis7 (qu'il ait été imité par désir ou contraint par la force) ou inventé, ils sont le fruit de l'androcentrisme, qui agit sur l'autoritarisme des genres en y instaurant une hiérarchie. On ne peut pas se complaire dans un genre qui, est en fait, une forme qui hérite d'un rapport de domination. C'est pourquoi il faut a la fois déconstruire ces genres et les abolir. Tant qu'il existera une domination (patriarcat, capitalisme, religions, etc...), le genre y sera probablement lié. L'androcentrisme donne plutôt le pouvoir a l'homme (qualifier de sexe fort) qu'a la femme (qualifier de sexe faible). Favorisant la domination de l'un sur l'autre (autorité, injures, coups, viols). Il ne faut pas confondre ici, homme et mâle, femme et femelle. Une personne qui s'identifie a un sexe qui ne se comporte pas comme il est attendu qu'il se comporte selon le genre que lui attribut le patriarcat, subira lui aussi les violences (il sera traité de garçon manqué ou de tapette).
d) Enfin, le patriarcat agit sur l'orientation amoureuse. A la place d'amours librement consenties, il réduit tout d'abord l'amour au rapport sexuel (car le sexe l'aide a s'ancrer dans le réel, la ou le genre est plus sujet a la virtualité) et établit la norme selon laquelle il faudrait être hétérosexuel : l'hétéronormativité. C'est le « système de pensée idéologique faisant de l'hétérosexualité la norme unique à suivre en matière de pratique sexuelle8 ». « Il peut inclure la présomption que chacun est hétérosexuel ou bien que l'attirance à l'égard de personnes de l'autre sexe est la seule norme et donc est supérieur. [Il] vise aussi la discrimination et les préjugés qui favorisent les personnes hétérosexuelles aux dépens des gays, lesbiennes, et bisexuels.9 » Cette norme ne fonctionne que si il y a bicatégorisation et autoritarisme duel du genre, hétéro signifiant l'autre, comme un opposé ou un complémentaire (le célibat n'est alors acceptable que comme état transitoire). Ici aussi le problème n'est pas d'être hétérosexuel, mais d'imposer et de réduire les orientations amoureuse a l'hétérosexualité.
3.Les aliénations. Ces fictions sont codées dans les imaginaires des personnes et à l'intérieur des règles et fonctionnements d'institutions. Loin de se limiter a l'intérieur du lieu d'habitat (bien qu'il puisse en être le principal lieu d'application), il est présent dans les lieux de travail, l'école, la famille (Quel sera le sexe du bébé ? Prénom sexué, garde-robe assortie, comportement différents selon le sexe/genre), les médias, les publicité (corps réïfié et propagation d'archétypes), des objets (indication des toilettes, jouets et livres pour jeunes) et des personnes qui compte affectivement (amis ou groupes sociaux qui exerce une pression).
Ces lieux, objets, personnes, ne sont pas que des relais potentiels mais en constitue l'amplification automatique. Un système élaborée de propagande. La propagande, ne doit pas être comprise comme la simple manipulation des informations ou connaissances, dont on pense que l'on pourrait se libérer plus ou moins facilement, par un décret de la raison ou une réflexion. Non. Il s'agit d'un puissant système de pression sociale, de violence, et de manipulation des émotions. Si la critique de la violence physique, est souvent visible et critiquée, l'aliénation en tant que violence symbolique et émotionnelle l'est moins. La manipulation affective en particulier est souvent ignorée, alors qu'elle est un levier extrêmement puissant. La peur et l'amour y sont manipulé au profit du patriarcat, et souvent par un biais non-conscient. Ces techniques constituent l'aliénation, c'est à dire des comportements favorable à la domination par les actrice-eur-s / populations qui subissent ces dominations.
Le patriarcat s'attaque a tout le monde (indépendamment de leur sexe, genre, orientation amoureuses, croyances, classes), ceux qui se plaisent dans leur genre, n'en sont pas libre, mais hérite d'un rapport de force. Personne ne choisi et construit librement sa personne. L'aliénation peu favoriser des comportements autodestructeur sans que l'on y prennent garde. Les mâles, hommes, hétérosexuel n'ont pas le monopole de la bicatégorisation, de l'autoritarisme du genre, de l'androcentrisme et de l'hétéronormativité10. Il se trouvera des dominés pour transmettre les dominations.
Cependant, des nuances sont importantes : si le patriarcat opprime hommes et femmes, il oppresse plus encore les femmes en structurant autour de l'homme viril le maximum de pouvoir11. Comme l'établi l'androcentrisme l'homme hérite de plus de pouvoir oppressif que la femme.
4.Interaction des dominations. Tout anarchisme devrait être antipatriarcal, mais toute critique du patriarcat n'est pas anarchiste. Une critique anarchiste du patriarcat n'ignore pas les interactions avec les autres formes de dominations. En cela l'antipatriarcat anarchiste, se distingue du mouvement Queer.
Queer est un terme anglais péjoratif à l'encontre des minorité genrées et sexuées (Lesbiennes, Gays, Bi, Transsexuels [LGBT]). Ces derniers se le sont réapproprié vers les années 1980. Le mouvement Queer se diffuse publiquement, à travers des universitaires (Gender Studies, Judith Butler) et des festivités (Gay Pride, devenue Pride, marche des « fierté »). Il a mené aussi à travers des actions communautaires a la critique des diversités sexuelles identifié comme troubles mentaux. Le queer est au patriarcat ce que le punk est au capitalisme. Essentiellement un mouvement plutôt qu'une protestation politique, bien que l'un et l'autre ne s'exclue pas.
Notre société n'est pas que patriarcale, elle fonctionne avec d'autres système oppressif : le racisme, l'état, le capitalisme, la marchandisation, la hiérarchisation, la religion. Quelque soit les différences de ses systèmes ils sont tous favorable a des rapports d'autorité et non d'égalité. Sur ce point ils se renforcent les uns les autres, et c'est pourquoi l'anarchisme les critique tous.
Le patriarcat mêlé au capitalisme entraine des maux spécifique. Ou les pratiques marchande surfent en colportant et amplifiant les normes de domination pour se maintenir. Si elle critique a l'occasion le patriarcat, c'est pour établir un marché de niche, diversifié sa marchandise ou redorer l'image de son industrie12. Notre libération ne doit pas être confondu avec la libération du capital (pour abolir la prostitution et refuser sa réglementation, il faut critiquer le salariat et l'inégalité économique). Et tant que le capital persiste, nous ne devons pas accepter d'inégalité économique basé sur le sexe13. Le problème n'est pas que des activités ménagère serait effectuée « gratuitement » par les femmes, mais plutôt que ces activités ne soient pas répartie de manière égalitaire et que les inégalité économique persistent et soient liées a l'exigence d'un travail.
Le patriarcat mêlé à la marchandisation, fait payer l'accès aux moyens d'avortement et de contraception et marchande l'égalité. Tout peu y être marchandise, y compris les vivants et leur corps.
Le patriarcat mêlé a l'étatisme entraîne des maux spécifique comme les nombreuses tentatives du vol du pouvoir décisionnel sur notre corps. L'une des plus évidente étant l'exigence posée sur le ventre des femelles (plus de naissance en temps de guerre, moins en tant de crise économique). L'État n'a pas a décider a notre place.
Le patriarcat mêlé à la hiérarchisation, laisse croire aux opprimé-e-s que c'est en montant dans la hiérarchie qu'il pourront se libérer de leur oppressions, alors que c'est en détruisant ces hiérarchies que l'on peu espérer une émancipation du plus grand nombre et des plus opprimé-e-s.
Le patriarcat mêlé a la religion entraîne des maux spécifiques contre l'avortement et des pratiques sexuelles, favorable a la formalisation et soumission des affections par le mariage, transmettant l'idéologie de la famille et un fort soutient a l'hétéronormativité, et enfin surcode les normes vestimentaires des genres (voile).
L'archétype favorisé n'est plus simplement le pur androcentrisme, mais se voit mêler a d'autres normes. Pour hérité de tout le panel de pouvoir oppressif, il est alors exigé a la fois d'être homme (viril) ET blanc ET favorable a un gouvernement ET aux hiérarchies ET riche économiquement ET plutôt religieux. Si l'on établissait une gradation des opprimés, celles et ceux qui subissent la plus grande oppression, sont déterminés comme « femme », ET de couleur ET refusant d'être gouverné ET refusant les hiérarchies ET pauvre économiquement ET athée. Patriarcat, racisme, étatisme, capitalisme, marchandisation, hiérarchisation, religion, entraine clairement la plus forte oppression sur les femmes de couleur sans-papier, pauvre économiquement et non chrétienne (pour notre société).

Nos pratiques
1.Une organisation spécifique. Le patriarcat nous traverse aussi. Conditionnant nos propres vues sur la question. L'histoire des anarchistes montre malheureusement qu'ils n'échappent pas aux comportements sexistes14. Mais elle montre aussi que des changements positifs ont été amorcés15.
a) Pratiques mixtes et non-mixtes. Historiquement le patriarcat après avoir établi des hommes et des femmes, les a associés a des lieux, fonctions ou moment spécifique, leur faisant subir la non-mixité. Mais les premières lutte contre le patriarcat on sus se libérer de cette image néfaste de la non-mixité, en organisant la non-mixité choisi, tout en permettant la mixité. Mixité et non-mixité doivent pouvoir être un mode d'organisation choisi si le besoin s'en fait sentir16.
Dans tous les cas, aucune organisation n'est exempte de difficulté : rien n'assure qu'elles ne reproduisent pas des ségrégations, violence et d'autres formes de dominations que nous cherchons a abolir par ailleurs ; la définition même de ses groupes constitue une étape importante (non-mixte ou mixte en quoi ? Sexe ? Genre? Affection ?). La question se pose enfin de savoir comment cela se gérerai à un niveau fédéral.
b) Intime et politique. Quand un acte sexiste a lieu de la part d'un agent, il est difficile (a moins de le connaître) de dire s'il l'a commis parce qu'il le désirai réellement ou parce qu'il est aliéné. La politique s'occupe des problèmes de groupe et de système. Il est bien plus pertinent de s'attaquer au patriarcat en tant que système et a ses collaborateurs (dealers) qu'a ceux qui vivent grâce a une société (drogués) qu'ils n'ont pas construit depuis ses origines, et qu'ils ne peuvent donc avoir entièrement choisi. Cette remarque valorise la recherche d'une auto-formation a de nouveaux comportements. On ne se libérera pas de cette oppression par simple décision mentale, mais par la formation autonome de comportement émancipateurs17. Par conséquent, il est inutile, voire nuisible (recherche d'une pureté [défini par qui ? Comment?], tribunal révolutionnaire) de critiquer les actes sexistes individuel en tant que parole du groupe a un niveau fédéral. Mais il est important localement de reconnaître et combattre les actes sexistes.
c) Interclassisme et révolution. Si le patriarcat est interclassiste, intersexe, intergenre, intersexualité et intercroyances, il ne fait pas disparaître ces différences. Des intérêts contradictoire coexistent entre ceux qui subissent le patriarcat. Tout le monde n'a pas un intérêt identique au renversement des oppressions. Celles et ceux qui appartiennent aux favoris de la société profitent, à des degrés divers, des systèmes de dominations. Si, par leur oppressions en tant que soumis-au-patriarcat, il peut y avoir des solidarité contre la domination patriarcale, il n'y a pas forcément rejet des dominations, parce que certains en tire avantage. Prétendre le contraire ou ignorer cette réalité est illusoire. Certains peuvent très bien lutter contre la domination patriarcale sans être ni contre le pouvoir en lui-même, ni pour l'égalité entre les individus, ni pour leur libération à partir d'une révolution sociale. Ils veulent simplement une part de ce pouvoir inégalement distribué. C'est pourquoi il ne faut pas oublier le projet de société révolutionnaire pour ne pas leur laisser le champ libre.
d) Orthographe et Grammaire. Une partie du patriarcat transpire de la grammaire et de l'orthographe. Une nouvelle fois, que doit on rendre visible ? Comment ne pas colporter les genres établie par la domination en contrebande ? Quelques soit les modalités que l'on choisi (-x, ou en indiquer deux, neutralisation18), on peu essayer de rendre visible ces problèmes à travers les affiches, tracts.
2. Diffusion de la critique du patriarcat. La critique du patriarcat doit être popularisée aussi bien a l'intérieur qu'a l'extérieur du groupe à travers des interventions (critique de la réïfication par la propagande marchande19, ateliers...) et en sortant de l'unique réaction contre les attaques religieuses et fascistes pour élaborer et proposer a travers des moyens simples (La modification chirurgicale individuelle peu servir mais ne règle pas les problèmes sociaux) et localisé (à l'université [crèches, partage de vécu]...), la possibilité pour chacun-e de co-exister dans la diversité tout en affirmant sa personne et en refusant les théories et pratiques autoritaires (refuser la distinction madame/mademoiselle, les mentions de veufs, divorcée etc, l'indication du sexe sur la carte d'identité, la contrainte morale du changement de nom associée au mariage).
3. Motion. Un texte si long et détaillé me semblait nécessaire pour fournir des explications claires, mais il est évident qu'il ne peu être une motion qui devrait être a mon avis courte et succincte20 (surtout si l'on veux l'ajouter dans ce qui fait principe a la CGA). Je propose donc cette formulation :
La CGA reconnaît et s'oppose au patriarcat, comme aux autres formes de dominations.
Elle s'oppose à la normation sexuelle exclusive en deux catégories (bicatégorisation), à l'autoritarisme et a la composition de genre par le patriarcat (et les autres dominations), a la distribution d'un capital de domination qu'il soit issus du patriarcat (androcentrisme) ou pas, et a la normation de l'amour en réduction à l'exclusive hétérosexualité (hétéronormativité).
Elle soutient la reconnaissance d'un continuum biologique, l'abolition des genres et la construction libre de sa personnalité, le libre déploiement de ses amours, l'avortement et les moyens de contraception libre et gratuit.
La CGA reconnaît que le problème concerne tout les individus, mais que les autres rapports d'inégalité continuent d'exister. C'est pourquoi la critique du patriarcat n'est ni exclus, ni ne constitue l'exclusivité de sa critique.

Vive l'anarchie ! A bas le patriarcat !
Florian
Matériaux de réflexions
OCL – Libération des femmes et projet libertaire, éd. Acratie, 1997.
Christine Delphy, L'ennemi Principal, 1.Économie politique du patriarcat, 2.Penser le genre.
Textes de Léo Vidal, que l'on peu trouver ici : http://1libertaire.free.fr/LeoThiersVidal10.html
Textes d'ainsi squattent-elles, ici : http://www.ainsi-squattent-elles.org
La domination masculine,(1998) de Pierre Bourdieu.
STS - Support Transgenre Strasbourg - http://www.sts67.org/

Notes :

1Parmi lesquels : l'orientation sexuelle serait un choix de mode de vie ou une mode. Dans ses versions dures, il y aurai des tentatives d'embrigadements. (« En tant que mère, je sais que les homosexuels ne peuvent biologiquement pas se reproduire, ils doivent donc recruter nos enfants » [Anita Bryant, Save Our Children]). Un mal vis a vis d'un dogme. (péché dans certaines religion, contre-nature dans les croyances païennes).
2« 'Mâle' si notre corps possède des testicules, un pénis nettement plus grand qu'un clitoris, un squelette de type masculin, plus de testostérone que d'estrogènes et les chromosomes XY. » STS - Support Transgenre Strasbourg - http://www.sts67.org/
3« 'Femelle' si notre corps possède des ovaires, un clitoris nettement plus petit qu'un pénis, un squelette de type féminin, plus d'estrogènes que de testostérone et des chromosomes XX. » STS - Support Transgenre Strasbourg - http://www.sts67.org/
4« Les exceptions à la règle existent, on parle alors d'intersexuation [...]. Les possibilités d'intersexuation sont d'ailleurs très nombreuses (rien que dans le domaine des variations génétiques, on en compte plus de 400), et plus fréquentes qu'on ne le croit. Beaucoup de personnes ne savent même pas qu'elles sont intersexuées [...]. » STS - Support Transgenre Strasbourg - http://www.sts67.org/
« Les castrations, greffes et autres injections d’hormones provoquent à volonté - ou presque - des inversions de sexe, partielles ou totales, provisoires ou définitives. Si ces travaux ont décrit au passage les mécanismes de l’hermaphrodisme et de l’intersexualité, ils ont montré aussi que les sexes mâle et femelle ne constituent que les états terminaux et fonctionnels (sur le plan reproductif) d’un processus admettant de nombreux états intermédiaires. Parallèlement, les endocrinologues et les biochimistes ont dû abandonner l’idée, conforme à la bicatégorisation anatomique du sexe, qu’il n’y avait que deux hormones sexuelles (une mâle et une femelle), produites par des organes spécifiques (le testicule et l’ovaire) ayant une fonction spécifique (la différenciation sexuelle). On s’est aperçu que les ovaires et les testicules produisent les deux types d’hormones, que les glandes surrénales les fabriquent également, qu’oestrogènes et androgènes sont très voisins sur le plan chimique et dérivent du même métabolisme. On a découvert, […] que sur le plan hormonal, mâles et femelles [...] ne se distinguent que par le rapport entre ces hormones. Le sexe, ainsi défini à partir des taux hormonaux, se répartit en réalité selon un continuum qui va du plus mâle au plus femelle. Mais la bicatégorisation, sans doute parce qu’elle est rassurante, est toujours rétablie par la pratique médicale qui ramène ces taux, très variables suivant les individus et les âges, à des taux moyens représentant des entités « homme » et « femme », en négligeant la variabilité hormonale individuelle. » Hélène Rouch, biologiste, Cedref, université Paris-VII.
5Le genre, contrairement au sexe, n'est pas un continuum, mais théoriquement devrait pouvoir constituer autant d'univers singulier qu'il existe de personnes. Mais les dominations préfères engendrer des rôles a partir duquel les personnes devront se construire une personnalité au rabais.
6On trouvera une présentation complète dans La domination masculine,(1998) de Pierre Bourdieu. Voir en particulier le Schéma synoptique des oppositions pertinentes dans le chap. 1.
7Certains proposent de « distinguer les personnes 'cisgenre' (celles dont l'identité physique et l'identité psychique coïncident) et les personnes transgenre (celles dont l'identité physique et l'identité psychique ne coïncident pas, et, en général, s'opposent). » STS - Support Transgenre Strasbourg - http://www.sts67.org/
Nous pensons que cette coïncidence est la pleine réalisation de l'aliénation. Celle où des personnes mise dans un rapport de force, l'oublie, pour accepter pleinement leur situation de dominé-e-s et de dominant-e-s. Léo Vidal, dans son texte contre le patriarcat, établi bien ce qu'il faut reconnaître pour sortir de ce problème : « Maintenant, je me trouve évidemment confronté au fait que je suis un homme. Que j'ai été élevé et socialisé en tant que membre du groupe oppresseur. Un instrument au service du patriarcat. En tant qu'individu, je reflète le masculin et le dominant, que je le veuille ou non. Je jouis de tous les avantages masculins et de l'oppression dans laquelle les femmes vivent. » http://1libertaire.free.fr/ContrePatriarcat01.html
8Grand dictionnaire (http://www.granddictionnaire.com/btml/fra/r_motclef/index1024_1.asp)
9Wikipedia, art. Hétérosexisme.
10« Les gens de toute orientation sexuelle, y compris les gays, les lesbiennes et les bisexuels, ont une capacité à posséder des convictions hétérosexistes, lesquelles sont issues de la notion culturelle essentialiste voulant que la masculinité (le mâle) et la féminité (la femelle) se complètent. » Wikipedia, art. Hétérosexisme.
11Le patriarcat s'il opprime principalement les femmes, opprime aussi les hommes en les enfermant dans un rôle social qu'il n'ont pas choisi [Emma Goldman].
12Aux genres sexués composés et imposés par le patriarcat, le capitalisme a su puiser et relayer d'autres genres plus ou moins sexués, qu'il met en scène à travers des zoos d'archétypes psychologiques : l'intellectuel-le, la-blonde, le-tas-de-muscle.
13Évidemment, ces différences sont présenté sous de fallacieux autres arguments, comme la qualification moindre et un travail moins pénible et dangereux. Voir OCL – Libération des femmes et projet libertaire, éd. Acratie, 1997. §.Capitalisme, patriarcat et syndicalisme.
14Voir l'article Anarchisme et Féminisme de Hélène Hernandez (grp. Pierre Besnard, FA) dans les actes du colloque de Perpignan de Novembre 1995, qui cite par exemple ces phrases de Proudhon : « La femme ne peut être que ménagère ou courtisane. » ; « La femme est un joli animal, mais c'est un animal. Elle est avide de baisers comme la chèvre de sel. » ; « Il faut absolument qu'un mari impose le respect à sa femme, et pour cela tous les moyens lui sont donnés : il a la force, la prévoyance, le travail, l'industrie. En aucune de ces choses, la femme ne saurait l'égaler. Le cœur de l'homme doit être de plein de volupté de commander chez lui. Sans cela, l'homme disparaît ».
A en croire, certains textes (De l'indignation sélective des mecs anars... en général de Léo Vidal), ce genre de problème, bien que sous d'autres formes existe encore aujourd'hui.
15Heureusement on trouve aussi des pratiques comme l'autogestion de son propre corps et le droit a l'avortement, contre les exigences des États et des églises. Ainsi que des mouvement comme Mujeres Libres qui rassembla 20 000 femmes anarchistes en Espagne en 1936.
16Un texte sur ce sujet : La non-mixité imposée comme modèle de domination vs la non-mixité choisie comme outil de libération du groupe ainsi-squatte-t-elle, 2010. http://www.ainsi-squattent-elles.org/nos-textes/article/la-non-mixite-imposee-vs-la-non
17Je copie cette réflexion intéressante des panthères roses pour un féminisme d'émancipation pas d'exclusion : « Nous pensons qu’il n’existe pas de préalable à l’engagement féministe : « chacunE arrive avec ses expériences, ses exigences, sa culture... et ses aliénations ! C’est dans la lutte et par le débat qu’on prend conscience des mécanismes d’oppression. Le collectif politique doit permettre de trouver les outils de libération... à condition qu’il soit bienveillant et à l’écoute des limites de chaque personne à un moment donné. La signature de textes explicites et fermes quant à leurs exigences féministes, la participation à des manifestations non ambiguës dans leurs objectifs féministes sont des actes suffisants pour être considérés féministes. Le port du voile par des femmes est une aliénation, ce n’est pas une raison pour dénier le droit d’être féministe aux femmes voilées. » http://www.pantheresroses.org/Ni-hommes-ni-femmes-Gouines-et.html
18Pratique connu au Québec, la neutralisation, consiste a faire une périphrase ou a remplacer un mot sexué par un qui ne l'est pas.
19L'image de la femme est le principal objet de manipulation utilisé par le capitalisme, mais non seulement il n'est pas le seul (l'image des hommes en prend aussi de sacré coup, même si cela demeure moindre), mais c'est toute la propagande marchande elle même qui pose problème. Je pense que si l'on peu critiquer certaines « publicité » a l'occasion d'action ciblé antipatriarcale, il ne faut pas se priver non plus de critiquer la publicité en général a d'autres occasions.
20Je suis tout de même surpris de voir la taille importante de la motion d'Alternative Libertaire. http://alternativelibertaire.org/spip.php?article378
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